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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 02:26

S.S. PAUL VI aura 120 ans le 26 septembre…

Si vous avez encore la foi catholique, pouvez-vous offrir, avec nous quelques prières pour notre saint Vicaire en  exil.

Père céleste, le Vicaire de votre Fils sur la terre, le Pape Paul VI, le guide la barque de l'Église, est aux prises avec de terribles tempêtes.  La haine et la trahison de ses ennemis à l'intérieur comme à l’extérieur, menacent votre Saint Église.  Paul VI est empêché d'exercer son office et son rôle de successeur de Pierre.  
Son appel à l'aide : " Sauvez-nous, Seigneur, nous périssons! "  Bouleverse nos cœurs de la même manière que le cri de l'apôtre Pierre qui toucha le coeur de Jésus-Christ.  

Père miséricordieux, nous Vous supplions par le Coeur Sacré de Jésus et par le Coeur Douloureux et Immaculé de Marie,  de délivrer notre Pape Paul VI de ses entraves et des liens qui l’empêche encore de donner à notre Église la paix et l'ordre.  

Très Sainte trinité, ayez pitié du Pape Paul VI !  

Marie, Mère de l'Église et Divine Pastourelle, et vous les anges et les saints, intercédez pour le Pape Paul VI!  

Saint Pierre et Saint Paul et vous les apôtres, les Pontifes romains qui sont dans les cieux, bénissez, protégez, fortifiez et tenez par la main le Vicaire de Jésus-Christ qui peine sur la terre ! 

Ainsi soit-il !  

O très puissant patriarche, saint Joseph, patron de l'Église universelle, votre Église vous a toujours invoqué dans ses anxiétés et ses tribulations, abaissez donc du trône élevé de votre gloire un regard de compassion sur le monde catholique.

Que votre coeur paternel s'émeuve à la vue de l'épouse mystique et du vicaire de Jésus-Christ brisés par la douleur et persécutés par des ennemis puissants.

Je vous en conjure par les angoisses si amères que vous avez endurées ici-bas, séchez, dans votre bonté, les larmes de notre vénéré Pontife Paul VI ; défendez-le, délivrez-le, et intercédez pour lui près du donateur suprême de la paix et de la charité, afin que toute adversité disparaisse, toute erreur soit dissipée, et que l'Église entière puisse servir Dieu dans une liberté parfaite. Amen.

Puis réciter 1 dizaine de chapelet à cette intention.  

Notre-Dame de Lourdes, soutien de la Sainte Église, protégez Notre Saint Père le Pape Paul VI, remplissez-le toujours des lumières du Saint-Esprit, conservez-le à notre amour filial. Que nous soyons toujours fidèles à sa voix, que ceux qui se sont égarés reviennent au sein de l’Église pour consoler le coeur de notre Pontife bien-aimé.
Oh ! De grâce, notre Avocate, tournez vers nous vos regards pleins de miséricorde. O notre Mère, daignez venir en aide au Pape Paul VI !

Personne n'est plus digne que vous de parler au Coeur de Jésus; Nous ne connaissons pas de miséricorde au-dessus de la vôtre, après celle de Jésus, pour prendre nos intérêts et faire triompher la cause du retour de notre vénéré Pontife sur la chaire de Pierre.  Écoutez favorablement nos prières et daignez les exaucer,  Ô notre bien-aimée Souveraine !

Saint Michel Archange, protecteur de la Sainte Église et notre défenseur dans le combat, intercédez pour nous ! 

Nous vous remercions pour lui.

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 18:51

Notre-Dame de la Merci

Dans les notes sur la vie de saint Pierre Nolasque et de saint Raymond de Pennafort on peut voir que la Sainte Vierge manifesta d'une manière authentique son désir qu'un Or­dre fût institué pour le rachat des captifs, notamment de ces malheureux chrétiens qui si souvent étaient faits prisonniers par des pirates musulmans et couraient le plus grave danger de perdre la foi et la vie.

Pour conserver le souvenir de cette faveur et en témoigner à Dieu une particulière reconnaissance, le Pape Paul V institua la fête de Notre-Dame de la Merci, ordonnant qu'elle se célébrerait dans l'Ordre de ce nom.

In­nocent XII l'a étendue à toute l'Eglise, et l'a fait insérer au martyrologe romain, en la plaçant au 24 septembre. La très sainte Vierge n'a cessé de protéger l'Ordre qu'elle avait fondé ; il produisit en effet, sous ses auspices, des hommes d'u­ne charité admirable, qui, non contents d'employer les aumô­nes des fidèles au rachat des captifs, se sont souvent donnés eux-mêmes, pour rendre la liberté à ceux dont la foi était en péril au milieu de ces peuples barbares.

Pendant de longs Siècles, Marie s'est montrée, en Afrique, la douce consola­trice des affligés et des exilés.

Extrait des Lectures Méditées (1933)

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 08:52

Neuvaine à Saint Michel Archange

Si chacun a bien sûr à coeur de se placer personnellement sous la protection du Grand Archange et de le prier à ses intentions particulières ; chacun a aussi le devoir de recommander instamment la Sainte Eglise à la protection du Prince des Armées Célestes dans les combats qu’elle doit mener aujourd’hui contre l’esprit des ténèbres, et également d’invoquer l’archange victorieux très spécialement pour la France, que plusieurs de nos Souverains ont placée d’une manière spéciale sous sa protection.

Conformément à l’usage de l’Eglise, nous proposons d’accomplir cette neuvaine préparatoire à la fête de Saint Michel en la faisant débuter le 20 septembre, de sorte qu’elle s’achève le 28 au moment des premières vêpres de la fête.

Chaque jour de la neuvaine :

  1. Réciter le « Confiteor » ;
  2. Puis réciter cette prière :
    Saint Michel Archange, rempli de la Sagesse de Dieu, fort dans le combat, venez à mon aide, soutenez-moi dans les difficultés, les épreuves, quand je souffre, quand je doute, quand je pleure. Obtenez-moi le courage, la force, la volonté, pour ne pas me laisser abattre. Saint Michel Archange, soyez mon défenseur et mon protecteur contre les forces du Mal. Me confiant en l’intercession du Bienheureux Archange Saint Michel, je Vous supplie, Seigneur, Père, Fils et Saint Esprit, de m’accorder la grâce…
  3. Réciter ensuite la prière attribuée à chaque jour (voir ci-dessous).
  4. Terminer en récitant un « Pater noster », un « Ave, Maria » et un« Gloria Patri », suivis de l’invocation :
    « Saint Michel Archange, priez pour nous, défendez-nous !».

Premier jour : en l’honneur des Anges.

Glorieux Archange Saint Michel, grand zélateur de la gloire de Dieu et protecteur de l’Église universelle, vous à qui le Tout-Puissant a confié la mission de recevoir les âmes à la sortie du corps pour les présenter au très juste Juge ; daignez me secourir dans mon dernier combat. Accompagné de mon bon Ange gardien, venez à mon aide et chassez loin de moi tous les esprits infernaux. Ne permettez pas qu’ils m’épouvantent alors. Fortifiez-moi dans la Foi, l’Espérance et la Charité, afin que mon âme, portée par vous à son juge, soit introduite aussitôt au lieu du repos, pour y régner éternellement avec son Rédempteur, dans la société des Esprits bienheureux.
Ainsi soit-il.

* * *

 Deuxième jour : en l’honneur des Archanges.

Archange Saint Michel, qui avez pour mission de recueillir nos prières, de diriger nos combats et de peser nos âmes, je rends hommage à votre beauté, – si semblable à celle de Dieu, qu’après son Verbe éternel aucun autre esprit céleste ne vous est comparable, – à votre pouvoir sans limites en faveur de ceux qui vous sont dévots; à votre volonté, harmonieusement unie à celle du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, pour le bien de l’homme. Défendez-moi contre les ennemis de mon âme et de mon corps. rendez-moi sensible au réconfort de votre assistance invisible et les effets de votre vigilante tendresse.
Ainsi soit-il.

 * * *

Troisième jour : en l’honneur des Principautés.

Ô Saint Michel, Prince trois fois saint de la Milice sacrée, chargé par Dieu d’organiser et conduire les phalanges angéliques, très digne de tout culte, de toute louange et de tout éloge : éclairez mes sens intérieurs, fortifiez mon pauvre cœur agité par les tempêtes de cette vie, élevez vers les hauteurs de la céleste sagesse mon esprit incliné vers les choses de la terre ; affermissez mes pas chancelants et ne permettez pas que j’abandonne le sentier qui conduit aux Cieux ; guérissez les plaies de mon âme ; faites disparaître la trace de toutes les souffrances qu’engendrent en moi mes misères et mes malheurs.
Ainsi soit-il.

 * * *

Quatrième jour : en l’honneur des Vertus.

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du redoutable jugement. prince très glorieux, souvenez-vous de nous, partout et toujours. Quand vous combattiez le dragon, on entendit dans le ciel la voix de ceux qui disaient : « Salut, honneur et gloire au Dieu Tout-Puissant ! » La mer se souleva, la terre trembla, quand vous descendîtes du Ciel, venez au secours du peuple de Dieu.
Ainsi soit-il. 

* * *

Cinquième jour : en l’honneur des Puissances.

Saint Michel Archange, vous que la sainte Église vénère comme son gardien et protecteur, à vous le Seigneur a confié la mission d’introduire dans la Céleste Félicité les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de paix d’écraser Satan sous nos pieds afin qu’il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l’Église. présentez au Très-Haut nos prières, afin que, sans tarder, le Seigneur nous fasse Miséricorde. Vous-même, saisissez le dragon, l’antique serpent, qui est le diable et Satan, et jetez-le enchaîné dans l’abîme, pour qu’il ne séduise plus les nations.
Ainsi soit-il.

 * * *

Sixième jour : en l’honneur des Dominations.

Ô vous, qui êtes le prince et le Porte-Étendard des bons Anges, assistez-moi toujours dans votre bonté et sauvez-moi. Des légions de l’ange des ténèbres préservez-moi, afin que, sous votre conduite, je partage la lumière des bons Anges. Devant le trône du Juge Suprême, soyez mon défenseur, plaidez ma cause et conjurez la colère du Juste Vengeur. Que, par vous, à mes travaux, à mon repos, à mes jours et à mes nuits soit donnée la prospérité ; que ma pensée soit toujours prête pour les œuvres de Dieu.
Ainsi soit-il.

* * *

Septième jour : en l’honneur des Trônes.

Grand défenseur du peuple chrétien, Saint Michel Archange, pour remplir dignement la mission qui vous a été confiée de défendre l’Église, terrassez l’hérésie, exterminez les schismes et confondez l’incrédulité. Multipliez vos victoires sur les monstres infernaux qui veulent détruire notre Foi. Que l’Église de Jésus-Christ accueille de nouveaux fidèles et s’agrège des royaumes entiers afin qu’elle puisse peupler le Ciel d’âmes élues, pour la plus grande Gloire du Divin Rédempteur, à qui vous-même devez vos triomphes, vos mérites et votre éternelle félicité.
Ainsi soit-il.

* * *

Huitième jour : en l’honneur des Chérubins.

Saint Michel, Prince de la Milice des Anges, je vous invoque, exaucez-moi. Je vous supplie de prendre mon âme, au dernier jour, sous votre très sainte garde et de la conduire au lieu de rafraîchissement, de la paix et du repos, où les âmes des saints attendent dans la joie ineffable le jugement à venir et la gloire de la résurrection glorieuse. Que je parle ou me taise, que je veille, que je marche ou me repose, gardez-moi dans l’accomplissement de toutes mes œuvres, dans tous les actes de ma vie. Préservez-moi des tentations des démons et des peines de l’enfer.
Ainsi soit-il.

* * *

Neuvième jour : en l’honneur des Séraphins.

Prince très Glorieux de la Milice Céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants répandus dans l’air. Venez au secours des hommes que Dieu a faits à l’image de Sa propre Nature, et rachetés à grand prix de la tyrannie du démon.
Ainsi soit-il.

POSTED BY PIERRE-ALAIN DEPAUW ON 20 SEPTEMBRE 2017 IN BRÈVEEXPORT MCINEUVAINE À SAINT MICHEL ARCHANGERELIGION CATHOLIQUE 

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 08:38

Sommes nous des mé­chants serviteurs…                

Nous sommes les débiteurs de Dieu, par le fait même que nous existons, puisque nous ne sommes que des créatures, que nous n'avons pas en nous-mêmes la raison de notre existence et que nous tenons de la libéralité gratuite de Dieu tout ce que nous avons et tout ce que nous som­mes, et dans l'ordre de la nature et dans l'ordre de la grâce : Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu, dit saint Paul : ( I Cor, IV, 7.).

Mais ce n'est pas de ces dettes que nous de­mandons à Dieu la remise, ce lui serait injurieux et ce serait monstrueux, car de ces dettes, nous avons toujours le moyen de nous acquitter, et c'est par la reconnaissance que nous en témoi­gnons à notre Créateur et le bon usage que nous faisons de ses dons.

Les dettes dont nous demandons la remise, ce sont les péchés dont nous sommes coupables et les peines et châtiments qu'ils méritent. Le péché, explique saint Thomas d'Aquin, est bien une dette que nous contractons envers Dieu, dans le sens strict du mot, parce que, par le péché, nous usurpons contre son droit.

Le droit de Dieu, en effet, c'est que nous accomplissions sa volonté de préférence à la nôtre, parce que nous lui appartenons tout entier ; comme créatures, nous sommes son bien, sa chose. Or, selon l'axiome de droit qui traduit un principe fondamental de justice contre lequel rien ne peut prévaloir : les fruits de toute chose appar­tiennent à son propriétaire : les fruits de notre nature, de notre personne consistent dans l'exer­cice de nos facultés; nous ne pouvons donc jamais légitimement disposer de nous-mêmes, de ce qui nous appartient contre la volonté con­nue et manifestée de Dieu ; cet usage abusif qui constitue le péché est donc bien une usurpation du droit de Dieu et crée de nous à lui une dette dont sa justice l'oblige à poursuivre contre nous le recouvrement.

Or, cette dette, qu'il s'agisse du péché mor­tel ou même du péché véniel, nous sommes, par nous-mêmes, totalement incapables de l'acquit­ter ; nous ne pouvons offrir, de ce qui nous appar­tient, une réparation adéquate, puisque, en réalité, rien ne nous appartient et que nous ne nous appartenons pas à nous-mêmes ; il reste donc que le seul moyen, en notre pouvoir, c'est de sollici­ter humblement de Dieu la remise gratuite de notre dette.

Nous savons d'ailleurs par la foi que Dieu, en nous remettant nos dettes, ne lèse pas les droits de sa justice, parce qu'elle a été une fois pour toute satisfaite par une réparation d'un prix infini, par le sacrifice sanglant de la divine Victime, Nôtre-Seigneur Jésus-Christ ; donc quand nous deman­dons à Dieu la remise de notre dette, selon ce que Nôtre-Seigneur nous l'a appris lui-même, c'est équivalemment lui demander qu'il veuille bien nous appliquer les fruits de la Passion, pour  satis­faire à sa justice au moyen des mérites infinis de son divin Fils.

Et comme nous sommes tous pécheurs, que, comme nous le déclare l'apôtre saint Jean, " si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous ", parce que " le juste lui-même tombe sept fois par jour ", que, même le péché pardonné, il reste une peine temporelle à acquit­ter en ce monde ou en l'autre, et que d'ailleurs, tant pour obtenir le pardon du péché que pour accomplir les œuvres satisfactoires qui diminue­ront la peine, nous avons besoin de la grâce de Dieu qui nous y dispose, il suit que ce sont tous les hommes sans exception qui doivent dire du fond du cœur : Pardonnez-nous nos offenses.

La prière est ainsi la première condition de la remise de nos dettes envers Dieu, et cela appa­raît si clairement aux esprits les plus bornés ou les plus infatués qu'il n'est personne qui ne se soumette facilement à cette condition si bénigne.

Mais il en est une autre condition indiquée par Nôtre-Seigneur dans la demande même que nous fai­sons du pardon, condition qui, d'après ces ter­mes, apparaît avec le caractère de condition sine qua non, en tant qu'elle constitue de Dieu à nous, comme de nous à Dieu, un véritable con­trat, à titre onéreux pourrait-on dire, qui engage les deux parties, dès que la condition est remplie, et cette condition est indiquée par les dernières paroles de notre demande : comme nous-mêmes faisons remise à nos débiteurs ; et comme la réa­lisation de cette condition ne va pas sans diffi­cultés, il s'ensuit que tout l'effort de notre esprit, pour avoir la pleine intelligence de cette prière, doit porter sur cette condition même.

C'est bien une condition que Nôtre-Seigneur nous impose, une condition stricte, indispen­sable, car ce qu'il n'a pas fait pour les autres de­mandes de sa prière, il revient sur celle-là pour la commenter, dès qu'il a indiqué les sept deman­des : " Si, en effet, vous pardonnez aux hommes leurs péchés, votre Père céleste vous pardon­nera, lui aussi, vos fautes. Mais si vous ne par­donnez pas, ne comptez pas sur le pardon de votre Père céleste. " (Math., vi, 14-15.)

C'est donc bien une condition formelle, pré­cise, indispensable, à la fois positive et négative : Pardonnez et Dieu vous pardonnera. Si vous refusez le pardon, Dieu aussi vous le refuse. Et c'est une condition uni­que; Dieu ne nous demande pas autre chose pour nous pardonner: condition positive unique.

Tout ce que nous pouvons faire, par ailleurs, sans l'accomplissement de cette condition: les prières les plus ferventes, les aumônes les plus abondantes, les mortifications les plus héroïques, rien ne peut suffire à nous obtenir le pardon : condition unique négative.

Il faut bien le reconnaître, le pardon des in­jures, des offenses du prochain est difficile, c'est ce que là religion de Jésus présente de plus hé­roïque, de plus sublime, de plus parfait, parce qu'il s'agit ici, comprenons-le bien, d'un pardon sincère, d'un pardon qui vienne vraiment du cœur: d'un pardon entier et sans réserve, d'un oubli complet des torts du prochain ; c'est une œuvre au-dessus de la nature, à l'opposé de toutes les tendances naturelles ; c'est ce qu'il y a de plus parfait dans la charité, c'en est l'épreuve aux deux sens du mot, car le pardon sincère et complet est l'exercice le plus difficile de l'amour de Dieu, et donc sa manifes­tation la plus sûre et la moins sujette à l'illusion.

Mais précisément la chose la plus désirable pour un chrétien digne de ce nom, pour celui qui pense à son salut et comprend que c'est pour lui la grande, l'unique affaire, c'est de savoir, avec la plus grande certitude qui puisse lui être donnée ici-bas, qu'il aime vraiment Dieu, d'un amour véritable et non illusoire et d'imagination, puisque à cet amour de charité que nous ressen­tons pour Dieu correspond toujours infaillible­ment l'amour de Dieu pour nous et l'abondance de ses secours de grâce. Eh bien, de tous les témoignages que nous pouvons nous donner de notre amour pour Dieu, il n'en est pas de plus sûr que le pardon sincère que nous accordons à ceux qui nous ont offensés. Et pourquoi? parce qu'il n'y a que l'amour pour Dieu et un amour déjà parfait qui puisse nous déterminer à ce par­don. Ce n'est point la nature qui nous y porte, puisqu'au contraire c'est une victoire contre la nature ; ce n'est point le monde, puisqu'il professe les maximes toutes contraires; Dieu seul est donc le motif de ce pardon, le seul amour de Dieu en est le principe, et si l'illusion est encore possible dans le pardon que nous croyons accor­der sincèrement, elle ne peut exister dans la conclusion que nous établissons du pardon dès qu'il est sincère, à l'existence en nous de la véri­table charité.

D'un autre côté, si le pardon des offenses est ce qui coûte le plus à notre nature, il faut dire aussi que, avec le secours de la grâce qui ne nous fait jamais défaut, c'est ce qui dépend le plus de nous et de notre volonté. Or, il n'y a rien de plus possible pour nous que ce qui dépend unique­ment de nous et n'est soumis à aucune autre condition de temps, de lieu, d'âge, de santé, etc. Pour pardonner, il nous suffit de le vouloir: le pardon est dans la volonté, et tous les actes qu'il entraîne ne sont que les conséquences de l'acte de volonté et en même temps des preuves de sa sincérité.

Ainsi d'une part, parce que le pardon des offenses est une victoire de la grâce sur la nature et a pour principe habituel la charité, Dieu ne déroge pas à sa justice et à ses lois, s'il est per­mis de parler ainsi, en en faisant l'unique condi­tion pour pardonner lui-même; et d'un autre côté parce que ce pardon est toujours en notre pouvoir, avec le secours assuré de sa grâce, Dieu manifeste toute l'étendue de sa miséricorde en ne posant que cette unique condition pour nous pardonner.

Car enfin, quelle proportion y a-t-il entre l'of­fense que nous recevons et l'injure que nous fai­sons nous-mêmes à Dieu par le péché? Et pour­tant !

" Nous exagérons sans mesure les fautes qu'on fait contre nous ; et l'homme, ver de terre, croit que le presser tant soit peu du pied c'est un attentat énorme, pendant qu'il compte pour rien ce qu'il entreprend hautement contre la sou­veraine majesté de Dieu et contre les droits de son empire! " (Bossuet.)

Nôtre-Seigneur a mis lui-même en lumière dans une parabole ce contraste tout à notre avantage et l'iniquité qu'il y a pour nous à ne pas souscrire à un marché qui nous est si avantatageux : c'est la parabole du roi qui fait remise de dix mille talents à l'un de ses serviteurs, touché qu'il est par ses supplications : " Mais ce servi­teur ne fut pas plutôt sorti que, trouvant un de ses compagnons qui lui devait cent deniers, il le prit à la gorge et l'étranglait en disant : Paie-moi ce que tu me dois.

Son compagnon, se jetant à ses pieds, le conju­rait en disant: Accordez-moi quelque délai et je vous paierai tout.

Mais il ne le voulut point et il alla le faire mettre en prison jusqu'à ce qu'il payât sa dette. "

Nous savons ce que pensa le prince et ce qu'il fit quand ce fait odieux lui fut rapporté : " Mé­chant serviteur, je t'avais remis toute ta dette, parce que tu m'en avais prié. Ne devais-tu donc pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'avais eu pitié de toi ?... " (Math., XVIII, 23-35.)

Ne retenons pour le moment, de cette para­bole, que le contraste expressif qu'établit Nôtre-Seigneur entre la gravité de nos offenses envers lui et le peu de gravité que représentent toujours les offenses dont nous avons à nous plaindre de la part de nos frères et dont notre imagination, notre susceptibilité, notre orgueil font souvent tous les frais. Mais si grave relativement que puisse être l'offense que nous avons reçue, en­core est-il qu'elle est d'un homme comme nous, tandis que nos offenses vis-à-vis de Dieu revê­tent, parce qu'elles s'adressent à une majesté infinie, un caractère de malice quasi infinie que Dieu seul, parce que seul il se connaît, peut apprécier à sa juste valeur. Ainsi cette clause de pardon fait ressortir la mansuétude, la miséri­corde de Dieu qui, pouvant exiger de nous une satisfaction adéquate à l'offense, se contente d'une satisfaction si disproportionnée.

Je vous adore, divin Sauveur Jésus, comme mon souverain Maître, auquel j'appartiens, à qui je dois compte de tout ce que je suis, de tout ce que je fais, de mes pensées, de mes désirs, de mes paroles, de mes actes et qui, de tout, me demanderez un compte rigoureux au jour de vos  justices. J'adore cette justice infinie que vous avez apaisée par le sacrifice de votre précieux Sang sur la croix. J'adore votre infinie sagesse qui se manifeste si éclatante dans la condition que vous posez à votre pardon, c'est-à-dire à l'acquisition du ciel: cette condition même est aussi une preuve de votre amour pour nous; car si aujourd'hui peut-être c'est à moi de pardonner à mon frère, demain c'est lui qui devra user en­vers moi de miséricorde ; ainsi cette loi du pardon n'est qu'une manifestation de l'ardent désir de votre cœur, que vous exprimiez au soir de la Cène :

" O Père, que tous soient un, comme tu es en moi et que je suis en toi ; qu'ils soient tous un en nous... Moi en eux et toi en moi afin qu'ils soient consommés dans l'unité. "

Extrait du : Pater Médité devant le très Saint Sacrement. Père Albert Bettingger. (Imprimatur 1915)

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 14:50

Nous devons solliciter le pardon et nous devons pardonner…

«Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés».

Les trois premières demandes de l'Oraison dominicale ont pour objet la gloire de Dieu et notre fin dernière, c'est-à-dire la béatitude, la possession de Dieu ; la quatrième demande se rapporte aux moyens positifs de sanctification.

Les trois dernières demandes concernent les moyens négatifs, c'est-à-dire la suppression des obstacles au salut, car, dit saint Thomas d'Aquin, nous sommes ordonnés à la béatitude. Or, le premier des obstacles à l'obtention de la béatitude, c'est le péché, et tout d'abord le péché mortel qui nous exclut formellement du royaume de Dieu, selon cette expression de l'Apôtre (I Cor., vi, 9): " Ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adul­tères... ne seront héritiers du royaume de Dieu. "

Puis le péché véniel et la peine temporelle qui reste due après que le péché mortel a été pardonné, car ce sont là des obstacles à l'obtention de la béatitude, des dettes qu'il nous faut néces­sairement acquitter avant de recevoir la récom­pense.

C'est à la suppression de ces obstacles que répond la 5e demande: Pardonnez-nous nos offenses...

Dans la méditation de cette 5e demande, nous trouverons le motif de l’Adoration dans la con­sidération du souverain domaine de Dieu contre lequel le péché usurpe ; de sa justice qui en pour­suit l'expiation ; de sa miséricorde qui ne met que deux conditions au pardon 

Nous devons le solliciter et que nous pardonnions nous-mêmes.

Nous trouverons les motifs de l'Action de grâ­ces tout d'abord dans la considération du bien dont cette obligation du pardon faite à tous est la source dans l'ordre social  et dans la consi­dération des secours puissants que nous offrent les exemples de Jésus et son Eucharistie pour pardonner de tout cœur, afin d'obtenir nous-mêmes le pardon de Dieu.

Le motif de la Réparation dépendra de nos résistances à cette loi de pardon et des illusions que nous entretenons trop souvent en nous sur ce sujet.

Et notre Prière aura pour objet de demander au Cœur adorable de Jésus, par l'intercession de notre très sainte Mère, la grâce de mettre notre vie en plein accord avec cette demande que nous répétons si souvent. (A suivre)

Extrait du : Pater Médité devant le très Saint Sacrement. Père Albert Bettingger. (Imprimatur 1915)

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 00:53

Formule pour une sincère communion  spirituelle… 

SEIGNEUR très saint, Père tout-puissant, Dieu O  éternel, je vous remercie parce que, dans votre miséricorde, et sans aucun mérite de ma part, vous avez daigné me nourrir du corps précieux et du sang de  votre  Fils,  notre   Seigneur  Jésus-Christ, quoique je sois pécheur et votre serviteur indigne.

Comme je ne puis vous recevoir dans une sainte  et réelle communion, voici mon saint désir : Devant Vous, je me reconnais comme un pécheur et humblement je vous demande pardon et miséricorde pour mes péchés, par les mérites des Saints Plaies de Seigneur Jésus-Christ.

Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ, mon Sauveur, je me propose, moyennant votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Faites, je vous en prie, que cette communion  spirituelle soit sincère et serve  salutairement à m'obtenir le pardon. Faites-en une arme pour ma foi et un bouclier de bonne volonté.

Puisse-t-elle me libérer de mes vices et étouffer les flammes de mes mauvais désirs. 

Qu'elle fasse croître  ma charité et ma patience, mon humilité et mon obéis­sance,  et  toutes  les  vertus. 

Qu'elle  me soit  une défense contre les embûches de tous mes ennemis, visibles et cachés.

Qu'elle apaise et mette le calme dans tous  les  mouvements  désordonnés  tant  de l'esprit que de la chair.

Que j'adhère fortement et uniquement  à vous,  le  seul vrai  Dieu,  qui  êtes l'heureuse consommation de ma fin.

Et, je vous en prie, daignez me conduire, moi pécheur, à ce festin où, en union avec votre Fils et le Saint-Esprit, Vous êtes pour vos saints, la vraie lumière, la satisfac­tion complète, l'allégresse éternelle, la joie entière et le bonheur parfait.

Par le même Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il. 

Inspiré de la Prière de Saint Thomas D'Aquin

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 11:04

NOTRE MÈRE IMMACULÉE…                     

VOUS êtes, ô Mère, notre Mère Immaculée, et ce mot remplit notre âme de rêve et de regrets, de doute et d'inquiétude...,  et aussi d'espoir.

RÊVE ! Est-ce possible ? Une nature toute en splendeur et en équilibre; où rien n'est médiocre; où rien n'est trouble; où tout s'harmonise: et l'enthousiasme et la sérénité, et le parfait amour et le parfait détachement, la vie la plus intense et le recueillement de l'immensité par les nuits calmes. Rien, rien de nos incertitudes, de nos inconstances, de nos fièvres, rien de nos violences ou de nos affaissements, rien surtout de nos tentations, rien de nos péchés, de nos inquiétudes et de nos remords. Immaculée ! Sans tache! Toute belle!

REGRETS de n'être pas comme elle... et de sentir cette anarchie installée au cœur de notre être! Folies d'indépendance, orgueils mesquins et sottes rébellions, superbe d'intelligence et larmes d'impuissance à con­naître le tout de rien, rêveries où l'on se leurre d'un réel qui fait mal par un irréel qui déçoit, vanités qui fixent l'âme sur les frivolités ridicules, amours d'un jour que l'on croit éternelles, et surtout ces appels troublants que l'on ose à peine nommer et qui devien­nent parfois si violents qu'ils couvrent toutes les saintes voix. Misère ! Misère !... Et c'est avec tout cela qu'il faut cheminer vers Dieu. Et Vous êtes, Vous, ô Marie, l'Immaculée!!!

DOUTE ! Est-ce possible? Tout ce qui n'est pas sem­blable à nous, nous paraît une chimère. Nous ne con­naissons d'humanité que la nôtre et celle que nous avons perpétuellement sous les yeux : indigente, inconstante, frêle et fragile, folle et frivole, orageuse ou médiocre, tentée ou terne... Et nous ne pouvons croire qu'un exemplaire de cette humanité existe, tellement sem­blable à nous et tellement dissemblable aussi.

INQUIÉTUDE ! Dissemblable! O Marie, ne l'êtes-Vous pas tellement que Vous ne nous comprenez pas ? Vous ignorez tant de choses que nous connaissons, nous, cruellement dans notre âme et notre chair. Vous ignorez les révoltes d'une volonté orgueilleuse : Vous êtes le parfait Fiat. Vous ignorez l'impatience de l'intelligence devant les mystères : Vous êtes la parfaite Croyance...  Vous ignorez ces désirs fous de vie extérieure, prodiguée au dehors dans le mouvement et le bruit : Vous êtes le parfait Recueillement. Vous ignorez l'amour-propre, la vanité : Vous êtes la parfaite Servante du Seigneur. Vous ignorez les rapines faites par l'orgueil à la gloire de Dieu : car Vous êtes le Chantre parfait de la louange divine : « Magnificat ». Vous ignorez pratiquement toutes nos faiblesses et toutes nos fautes.

ESPOIR ! O Mère, Vous nous comprenez pourtant! Car Vous êtes notre Mère. Sans connaître le Mal en Vous, Vous le connaissez dans ces autres Vous-mêmes que sont Vos malheureux enfants. Vous avez l'intel­ligence profonde que l'on a de ceux que l'on aime, de leur faiblesse, de leur inconstance et de leurs bons désirs aussi.

Si vous êtes 1'Immaculée, ô Mère, c'est parce que nous ne le sommes pas.

Si vous êtes la Mère du Christ, c'est parce qu'il a dû venir nous racheter de nos fautes. Si Vous êtes notre Mère, c'est parce que Vous avez dû nous racheter avec Lui. Si Vous êtes notre Avocate, notre Médiatrice, c'est parce que, pécheurs, nous n'osons affronter, sans Vous, la Majesté divine.

O Mère, n'oubliez pas que toute Votre grandeur est faite de toute notre faiblesse et sauvez-nous.

 

Extrait de : AU LARGE – Méditations pour Étudiants. (1960)   Jean Le Presbytre

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 09:33

LA CHARITÉ,  c’est…          

LA CHARITÉ est la définition même de Dieu. Jaillie du Père et du Fils, elle est leur   amour substantiel qui a nom : Saint-Esprit.

Le Verbe s'est fait chair pour l'apporter aux hommes et la répandre dans leur cœur par l'Esprit; elle est celle qui nous fait saluer Dieu : notre Père.

Le Christ l'a révélée, les Apôtres  l'ont  annoncée. Saint Jean, saint Paul, tous les saints l'ont continuel­lement sur les lèvres et dans l'âme.

Elle est le levier divin qui soulève notre cœur jusqu'au cœur de Dieu pour qu'il habite à jamais en Lui.

Elle est l'amour humain purifié, universalisé, divinisé. Elle ne cherche pas son propre avantage, et, sans le chercher,   elle   le   trouve.   Elle   n'interdit nullement d'aimer ses proches et ses amis; au contraire  elle l'ordonne,  mais elle dilate le cœur à la mesure de l'univers.

Toutes les affections humaines, pourvu qu'elles soient légitimes, elle les respecte, elle les élève, elle les bénit, elle les voit et les vit en Dieu.

Elle est la Reine dont la présence exige la présence de toutes les vertus, sinon elle n'est plus qu'une illusion. Elle est le Soleil dont la chaleur doit se communiquer à tous les actes de la vie.

Elle est le signe du chrétien.

Elle a fait l'admiration des païens et les a convertis au christianisme.

Son absence chez beaucoup qui revendiquent le Christ pour Maître, est le grand scandale qui empêche beau­coup d'âmes de voir la vérité.

Plus   que  jamais...

...elle doit refleurir dans les cœurs chrétiens, car nous vivons dans un monde de violence et de haine qui semble s'inspirer du mot de Nietzsche : « Soyons ennemis, mes amis; efforçons-nous divinement les uns contre les autres ».

Écoute cette voix de la haine à son paroxysme chez un chef bolchéviste : « Nous haïssons la chrétienté et les chrétiens; même les meilleurs d'entre eux doivent être considérés comme nos pires ennemis. Ils prêchent l'amour du prochain et la miséricorde, ce qui est con­traire à nos principes. L'amour chrétien est une entrave au développement de la révolution. A bas l'amour du prochain! Ce qu'il nous faut, c'est la haine. Nous devons savoir haïr; c'est à ce prix seulement que nous conquer­rons l'univers » (Lounatscharsky).

Comparons maintenant avec ce que dit le Christ : « Mes petits enfants, voici que je vous donne un commandement nouveau, c'est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés. Le monde connaîtra que vous êtes mes disciples si vous vous aimez ».

Saint Jean :

« Mes petits enfants, aimons-nous les uns les autres, car la charité vient de Dieu; et tout qui aime, c'est qu'il est né de Dieu et qu'il connaît Dieu. Celui qui n'aime pas, ne connaît pas Dieu, car Dieu est charité ».

Concluons, ce qu'il nous faut acquérir c'est la charité. Nous devons savoir aimer. C'est à ce prix seulement que nous conquerrons l'univers.

Extrait de : AU LARGE – Méditations pour Étudiants. (1960)   Jean Le Presbytre

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:17

L'ESPÉRANCE, Celle qui étonne Dieu…                             

« La foi, ça ne m'étonne pas, dit Dieu...

« La charité, dit Dieu, ça n'est pas étonnant...

« Mais l'espérance... voilà ce qui m'étonne  Moi-même.

« Ça, c'est étonnant » (Péguy).

L'espérance étonne Dieu, pourquoi ? Parce qu'elle est un des plus beaux hommages que tu puisses Lui offrir. Hommage de ta confiance.

Espérer, c'est attendre, c'est chercher, c'est professer que ce que tu possèdes, n'est pas tout; que tu as besoin d'autre chose, de l'Infini, de Dieu. Dans l'espérance il y a une affirmation con­stante de l'existence de Dieu et du besoin que j'ai de Lui pour m'achever. Dieu dit : « La foi que j'aime le mieux c'est l'espérance » (Péguy).

Hommage de ta fidélité. Il faut bien le dire, le jeu de la Providence dans les affaires de ce monde est parfois bien mystérieux. L'espérance pourtant nous maintient fidèles. Elle nous fait croire que « Dieu écrit droit sur des lignes penchées » et que tout ce qui nous paraît désaccord — et qui l'est peut-être à cause du péché, — se résoudra dans une merveilleuse harmonie finale. Et cela aussi, cette invincible fidélité, voilà ce qui plaît à Dieu et l'étonné. « Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se passe et qu'ils croient que demain ça ira mieux... J'en suis étonné moi-même » (Péguy).

Celle   qui fait marcher le monde.

« L'Espérance est une petite fille de rien du tout.

« C'est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes.

« C'est elle, cette petite, qui entraîne tout...

« Et qui fait marcher tout le monde » (Péguy).

Le poète a raison. L'espérance est la source de tous nos progrès. C'est elle qui nous pousse en avant. Lors­qu'elle meurt dans une âme, c'est la fin de tout. « Le désespoir est un plongeon en soi » (V. Ghika), et même un plongeon dans le néant. Il équivaut à dire : « Je ne pourrai jamais, tout effort est vain, je ne veux plus vouloir ». C'est déserter, c'est s'avouer vaincu. Déses­poir! Seul péché en face duquel Dieu Lui-même semble désarmé!

Mais tant que la petite espérance brillera au fond de ton cœur, elle y fera des merveilles. C'est elle qui te jettera vers de nouveaux efforts après des échecs répétés; c'est elle qui te retirera, prodigue, de ton péché, pour te ramener à la maison du Père; c'est elle qui, après t'avoir fait prendre des résolutions, te les fera reprendre. Source intarissable d'élans toujours nouveaux, elle est bien capable de te conduire sur les cimes.

Celle qui donne déjà et qui promet encore.

L'espérance n'est pas simplement une prometteuse de beaux jours, elle est celle qui donne dès aujour­d'hui.

Elle n'est pas le trafiquant vulgaire que beaucoup s'imaginent et qui nous dirait : Travaille, souffre, plus tard tu recevras ton salaire. Elle est celle qui, par avance, nous donne le Dieu de notre joie et la joie de notre Dieu. Elle nous fixe telle­ment en Lui, que nous nous rions de toutes les tribu­lations qui nous assaillent.

On sait bien qu'il nous reste, Lui, quand tout s'écroule, et l'on jette un regard de défi au monde en disant avec saint Paul : « Qui me séparera de l'amour du Christ ? » L'espérance nous établit dans une sécurité totale, une paix qui surpasse tout sentiment. Elle nous rend supé­rieur à tous les accidents et nous garde debout parmi toutes les ruines.

Et ce bonheur de Dieu, qu'elle fait déjà nôtre aujour­d'hui, elle nous promet qu'il deviendra plénitude et éternité. Car « le chrétien est un homme qui commence et qui est assuré de ne jamais finir.» (François Mauriac).

Extrait de : AU LARGE – Méditations pour Étudiants. (1960)   Jean Le Presbytre

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 00:19

CROIRE, là est  le   bonheur…              

Tu ne l'apprécies peut-être pas à sa juste valeur, le bonheur de croire, toi qui as trouvé la Foi dans ton berceau. Mais interroge ceux qui ont dû la conquérir de haute lutte, et tu comprendras mieux quel inesti­mable trésor tu possèdes.

« Salut, grande Nuit de la Foi. Voici la Nuit qui, mieux que le jour, nous documente sur la Route » s'écrie Claudel, le poète converti.

La Foi est en effet un guide qui nous trace un chemin sûr à travers les obscurités de ce monde. Elle ne dissipe pas toutes les énigmes, elle ajoute même de l'obscurité, mais c'est une obscurité peuplée de constellations lumineuses, qui permettent au voyageur que nous sommes, d'aller de l'avant sans hésitation.

« A mesure que j'approfondissais le Credo, écrit le philo­sophe converti, G. Dumesnil, mon émerveillement pouvait se comparer à celui d'un de ces héros de contes extraordinaires qui, s'enfonçant dans l'orifice d'une caverne horrifique et ténébreuse, débouche dans les splendeurs d'un domaine enchanté ». La Foi est en effet un enrichissement incomparable de notre intelligence et de notre vie, parce qu'elle nous met en possession des secrets de la vie divine et de sa communication à nos âmes; elle prélude à la vision face à face, qui nous fera jouir de Dieu infiniment.

Un   bonheur   à   conquérir.

Car la Foi a ses exigences. Elle veut une entière soumission : de notre intelligence; une fois que celle-ci a reconnu que c'est Dieu qui lui parle par l'intermédiaire du Christ et de l'Église, elle n'a plus qu'à se prosterner devant ces vérités qui la dépassent, et à se laisser emprisonner par une intelligence qui en sait plus qu'elle : l'intelligence de Dieu; de notre volonté; car toutes les vérités que la Foi nous impose ont leur répercussion sur toute notre vie; elles indiquent un chemin à suivre qui conduit vers la lumière et la joie, mais qui se présente d'abord comme terriblement escarpé; de notre âme tout entière; car plus encore que les choses humaines, les vérités divines demandent qu'on les aborde de toute son âme pour les pénétrer, les posséder, les savourer.

Un   bonheur  à   protéger.

Car la Foi a des ennemis en toi et autour de toi.

En toi, c'est la vanité, l'orgueil, la négligence à t'in­struire, la légèreté, l'insouciance, la sensualité, la pré­tention intellectuelle, la fausse science ; prochainement : les études trop spécialisées, te confinant dans un domaine humain qui seul te paraîtra intéressant et important; plus tard enfin : le désir d'une situation brillante, l'amour de l'argent, et un embourgeoisement progressif qui tue chez tant d'hommes l'estime des valeurs spiri­tuelles.

Autour de toi : l'ambiance matérialiste; un monde qui n'a pas l'air de se soucier de la grâce, ni du Christ, ni de Dieu; des journaux, des livres qui omettent le surnaturel, ou le nient, ou le combattent; des délas­sements savamment combinés pour paganiser insensi­blement mais sûrement l'âme.

Dis-moi, sauras-tu tenir ? Sauras-tu approfondir ta Foi, en acquérir une connaissance d'homme ! Sauras-tu la pro­téger courageusement contre les influences mauvaises et pour cela observer les règles de vigilance que l'Église t'impose ? Sauras-tu faire passer ta Foi dans toute ta vie, car « si l'on ne vit pas comme l'on pense, on finit par penser comme l'on vit » (Bourget).

Saurais-tu mourir, s'il le fallait, pour défendre ta Foi ?

Extrait de : AU LARGE – Méditations pour Étudiants. (1960)   Jean Le Presbytre

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