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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 22:42

 

Avant le péché originel, Adam et Ève étaient fort différents…  

Avant le péché originel, Adam et Ève étaient fort différents de ce que nous, misérables humains, som­mes à présents ; mais à cause de l'usage qu'ils firent du fruit défendu, ils reçurent un devenir formel et tem­porel, et tout ce qui en eux était spirituel se mua en chair, matière, instrumentant et réceptivité. Aupara­vant, ils étaient un en Dieu, et leur volonté ne faisait qu'une avec celle de Dieu ; désormais, ils sont divisés en leur volonté propre, qui est égoïsme, concupiscence, impureté. En cueillant le fruit défendu, l'homme se détourna de Dieu, son Créateur, et ce fut comme s'il  usurpait le pouvoir de créer. Dans l'être humain, toutes les forces, les actions et les qualités, et leurs relations entre elles et avec la nature entière, sombrèrent au niveau de la matière, dans l'ordre corporel, et empruntèrent toutes sortes de formes et d'expressions. A l'origine, l'homme avait été établi par Dieu maître de toute la création ; désormais, tout se trouvait en lui abaissé au niveau de la nature, il était comme un seigneur que ses esclaves eussent soumis et lié, et il devait à présent lutter et combattre contre ces escla­ves. Je ne suis guère capable d'exprimer ces choses : c'est comme si l'homme avait possédé en Dieu l'origi­ne et le centre de toutes choses, et comme s'il les avait ramenées à soi, si bien que ces choses étaient deve­nues ses maîtres.

J'ai vu l'intérieur de l'homme, tous ses organes, comme l'image de toutes les créatures et de leurs rela­tions entre elles ; (Créé à l'image de Dieu et à sa ressemblance, l'homme récapitule en soi toute l'harmonie mystérieuse de l'univers. (NdT); il récapitule en lui toutes choses, des astres jusqu'aux plus petits animaux, comme si ceux-ci étaient par la chute de l'homme tombés eux-mêmes dans le corporel et le périssable (Le péché est un désordre qui. non seulement lèse celui qui le com­met, mais atteint toute l'harmonie du plan divin de la Création. (NdT). Tout ceci s'harmonisait en l'homme, mais il brisa cette harmo­nie et dut désormais travailler, lutter et souffrir à cause de sa faute. Je ne peux exprimer cela plus clai­rement, car je suis moi-même un membre de l'huma­nité déchue.

L'homme a été créé pour combler les rangs laissés vides par les anges rebelles. Sans le péché originel, il se fût multiplié jusqu'à ce que le genre humain atteignît le nombre des anges déchus, et la création eût alors été achevée. Si Adam et Ève avaient vécu une seule génération sans pécher, ils ne seraient jamais plus tombés ensuite. Je suis assurée que le monde ne finira pas tant que le nombre des anges rebelles ne sera pas obtenu et que tout le froment n'aura pas été séparé de la balle.

J'ai eu un jour la vision globale de TOUT le péché, en son incommensurable étendue, et de TOUT le salut. J'ai contemplé clairement tous les mystères, je les ai compris avec précision, mais il m'est bien impossible d'exprimer cela en paroles. J'ai vu le péché, depuis la chute des anges et la faute d'Adam, jusqu'à nos jours, avec la totalité de ses innombrables ramifications, et j'ai vu également toutes les préparations de la Rédemption et du Salut, jusqu'à la venue et la mort de Jésus. Jésus m'a montré le prodigieux mélange et l'in­croyable désordre qui règnent en toutes choses, et tout ce qu'il a accompli depuis l'origine pour 1a purifi­cation et la restauration de l'univers.

Lors de la chute des anges, beaucoup décrits mauvais vinrent sur la terre et infestèrent les airs ; j'ai vu nombre de choses saturées et possédées de toutes sortes de façons par leur fureur.

Le premier homme était une image de Dieu, il était comme le ciel. Tout était un avec lui et en lui : sa forme était une expression de la forme divine. Il devait recevoir et posséder la terre et les créatures, mais en les tenant de Dieu et en l'adorant. Cependant, il était libre, c'est pourquoi il fut confronté à l'épreu­ve, à ce qui lui était interdit : manger du fruit de l'Ar­bre. A l'origine, tout était uni et semblable ; lorsque s'éleva la petite hauteur, la colline lumineuse sur laquelle se tenait Adam, et lorsque se creusa la vallée toute blanche et semée de fleurs minuscules, comme de la poussière, le Tentateur s'approcha.

Après la chute, tout changea. Toutes les formes de la création se réalisèrent et s'éparpillèrent, tout ce qui était uni se diversifia, tout ce qui était un se multiplia ; Adam et Ève ne restèrent plus tournés vers Dieu seul, mais se fixèrent en eux-mêmes ; c'est alors qu'ils ne furent plus un, mais deux, (Le péché est rupture de l'unité qui a sa source en Dieu, il est divi­sion : Adam et Ève. se détournant de Dieu, sont divisés et s'affrontent désormais. (NdT), puis bientôt trois, et fina­lement une multitude. Ils étaient des images de Dieu, ils devinrent simplement le complément l'un de l'au­tre, produisant en eux-mêmes l'image du péché. Ils furent ainsi entraînés dans une relation avec le cercle des esprits rebelles. Ils conçurent à partir d'eux-mêmes et furent tributaires du sol, et les anges déchus établirent leur domination sur eux et sur la terre, si bien qu'il en résulta une infinie variété de péchés, de culpabilité, de misères, à cause du mélange des hom­mes entre eux et de leur dispersion dans la nature amoindrie par la faute originelle.

Mon Fiancé (C'est ainsi qu'Anne-Catherine Emmerick nommait Jésus-Christ. (NdT) me montra toutes ces choses très clairement, de façon précise et compréhensible, de façon bien plus exacte que tout ce que nous percevons des événements de la vie quotidienne, et je pensais qu'un enfant serait tout à fait capable de les compren­dre. Pourtant, je ne peux plus guère exprimer ces réa­lités.

Il me fit voir le plan et les voies du Salut depuis l'origine, et tout ce qu'il a accompli. J'ai reconnu l'inexactitude de cette idée selon laquelle Dieu n'avait pas besoin de se faire homme, ni de mourir sur la croix, étant fort capable de procéder tout autrement pour nous sauver, grâce à sa Toute-Puissance. En fait, il a réalisé tout ceci en toute perfection, miséricorde et justice. Dieu ne connaît point de nécessité. Il réalise tout ce qu'il produit. Il est Celui qui est.

J'ai vu Melchisédech comme un ange, préfigurant le Christ. Prêtre Eternel venu sur la terre. Comme le sacerdoce est en Dieu de toute éternité, il était prêtre dans l'ordre éternel, en tant qu'ange.

J'ai vu tout ce qu'il a fait pour préparer, fonder, éta­blir et préserver la race humaine, et pour la guider. J'ai vu également Hénoch et Noé, leur rôle et leur signification. Et, à côté de toutes ces figures, il m'a été montré l'empire de l'enfer, toujours à l'œuvre dans l'éclosion, les agissements et les mille formes d'un culte idolâtrique terrestre, charnel, diabolique. Toutes ces choses empruntaient des expressions précises et comparables, issues de pulsions intérieures et secrè­tes, qui incitaient et menaient au péché et à la disper­sion, qui en est la conséquence.

C'est ainsi que tout m'a été révélé, d'Abraham à Moïse, de Moïse aux prophètes, toujours en relation et en correspondance avec notre monde actuel. Ainsi, par exemple, cet enseignement sur une question préci­se : pourquoi les prêtres n'ont-ils plus le pouvoir d'ai­der en opérant des guérisons, pourquoi ne parviennent-ils plus ou si peu à exercer ce charisme ? Ce don du sacerdoce m'a été montré à l'époque des prophètes, ainsi que son origine : j'ai vu, par exemple. Élisée donner son bâton à Gechasi son serviteur, pour le poser sur l'enfant de la Sunamite, qui était mort. Or dans ce bâ­ton se trouvait renfermée toute la puissance d'Élisée, sa mission, de façon toute spirituelle. Ce bâton était le prolongement de son bras, c'était son bras même. C'est à cette occasion que j'ai vu l'origine de la crosse des évêques, du sceptre des rois, et leur pouvoir, tel que la foi le communique, en les liant de façon particulière à ceux qui sont investis d'une mission, et en les tenant à l'écart de tout le reste. Mais Gechazi n'y croyait pas assez, et la mère éplorée s'imaginait ne pouvoir obtenir du secours que d'Élisée lui-même, si bien que des doutes occasionnés par l'obscurcisse­ment humain avaient fait obstacle à la force de Dieu communiquée à Élisée et à son bâton. Je vis cepen­dant Élisée s'allonger sur l'enfant, bouche contre bou­che, main contre main, poitrine contre poitrine, et, par sa prière, ramener l'âme de l'enfant dans le corps. J'ai eu à cette occasion l'explication de cette forme de thaumaturgie, et de sa relation avec la mort de Jésus qu'elle préfigurait. En Élisée, la foi et la grâce divine ouvrirent de nouveau à l'homme les portes du salut et de la rédemption qui avaient été closes par le péché, à la tête, au côté, aux mains et aux pieds (Ces portes sont les Plaies du Christ, que le chrétien doit reproduire en son âme. (NdT). Élisée se coucha, telle une croix de vie déjà préfigurée, sur l'en­fant mort, image d'une croix aux sources fermées, (La croix est instrument de mort, mais, par la mort du Christ elle est devenue dispensatrice de vie. (NdT)  et, par sa prière et sa foi, fit de nouveau circuler en lui la vie et la santé, réparant et expiant les fautes des parents, commises par la tête, le cœur, les mains et les pieds, qui avaient causé la mort de l'enfant.

J'ai vu en même temps que tout cela des symboles sur la mort de Jésus en Croix et sur ses saintes Plaies, et l'harmonie qui existe en tout. Mais j'ai contemplé la plénitude de ce don de la résurrection et de la guérison qui se répandait depuis la mort de Jésus sur la croix dans tout le sacerdoce de son Eglise, et en particulier dans les chrétiens à la foi éminemment solide : car c'est à la mesure de notre vie en Jésus et de notre crucifixion en LUI que les portes de la grâce manifestées par ses Plaies sont ouvertes en nous. J'ai appris beaucoup de choses sur l'imposition des mains, sur la puissance de la bénédiction et sur son action au loin, et tout me fut expliqué précisément en cet exemple du bâton d'Élisée, bâton qui est en quelque sorte prolongement de la main et porteur de sa puis­sance.

Il m'a été montré pourquoi les prêtres, à l'heure actuelle, répandent si rarement des grâces de bénédic­tion et de guérison ; cela m'a été représenté sous forme de symboles, comme toutes les réalités de cet ordre. J'ai vu trois artistes qui modelaient des figures de cire.

Le premier utilisait de la belle cire blanche ; il était lui-même très habile et travaillait avec facilité, mais avait la tête toute pleine de sa propre suffisance et ne portait pas l'image du Christ dans son cœur, si bien que son œuvre avorta. Le second modelait de la cire pâle, mais il était rempli d'amour-propre et prenait son ouvrage si peu à cœur qu'il ne fit rien de bon. Quant au dernier, fort maladroit, il pétrissait avec aliénée et naïveté de la vulgaire cire jaune, et, bien qu'il travaillât avec beaucoup de difficultés, il fit un très bon ouvrage et une image forte expressive malgré la grossièreté de l'exécution. De même, les prêtres tout occupés à disserter de choses mondaines et imbus de sagesse humaine et de fausse science ne pro­duisent rien de bon, alors que quelques-uns, par leur seule pauvreté et simplicité, manifestent la puissan­ce du sacerdoce dans la bénédiction et la guérison. En toutes ces choses, c'était comme si j'allais à l'école, et mon Fiancé m'enseignait comment, de sa conception à sa mort, il avait souffert et expié et répa­ré, et je voyais tout ceci en des représentations de sa vie uniquement. J'ai vu également que l'on pouvait, par la prière et en offrant ses propres souffrances, obtenir la conversion et le salut de nombreuses âmes qui ne travaillent guère sur la terre et sont captives du péché mortel.

J'ai vu aussi comment les Apôtres se sont dispersés sur la plus grande partie de la terre, pour y briser la domination de Satan et y porter la bénédiction, et comment certaines régions étaient tout particulière­ment au pouvoir de l'ennemi : mais Jésus, par son sacrifice parfait, a obtenu aux hommes la puissance de sa bénédiction et l'a solidement établie en eux, en leur envoyant autrefois, et maintenant encore, son Esprit de Sainteté. Et il m'a été montré que ce don, destiné par la force de la bénédiction à soustraire la terre et les pays à la domination de Satan, se trouve évoqué en ces paroles : « Vous êtes le sel de la terre. » C'est pour cela que le sel entre également dans la composition de l'eau bénite.

En ces visions, j'ai vu également combien scrupu­leusement on s'adonne avec passion aux occupations charnelles et temporelles, si bien que toutes les prati­ques issues du refus des bénédictions célestes constituent le sens même de la vie pour beaucoup : prodiges du royaume de Satan, culte de la nature, superstition, magie, magnétisme, science tournée vers l'humain, arts superficielstous les moyens en somme de far­der la mort, de rendre le péché agréable et d'endormir la conscience — sont pratiqués avec une superstitieuse ferveur par ceux-là mêmes qui prétendent déceler dans les mystères de la religion catholique des formes caractéristiques de superstition. Et pourtant ces mys­tères pourraient se célébrer par des rites différents, tandis que ces gens-là mènent leur vie et toutes leurs activités mondaines de façon extrêmement consciencieuse selon des normes analogues — de sorte que seul vienne à être négligé le Royaume du Dieu fait hom­me. C'est ainsi que j'ai également constaté combien on accorde d'importance à toutes les occupations mondaines, au détriment du service de Dieu.

Extrait de : Les mystères de l’ancienne Alliance. Anne Catherine Emmerick.

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 16:31

Le péché originel et ses conséquences…

Vision d’Anne  Catherine Emmerrick. Je vis Adam et Ève se promener pour la première fois dans le Paradis. Les animaux venaient à leur ren­contre et les escortaient, s'attachant davantage à Ève qu'à Adam... Ève s'occupait en général beaucoup plus qu'Adam de la terre et des créatures, elle regardait plus souvent le sol autour d'elle, et semblait plus curieuse. Adam était plus calme, plus tourné vers Dieu.

Parmi tous les animaux, il s'en trouvait un qui s'at­tacha plus que tous les autres à Ève ; c'était une bête extrêmement familière, enjôleuse et docile ; je n'en connais aucune à quoi je puisse la comparer. (Dans Gen. 3. 1 s. le serpent est présenté comme l'animal le plus rusé des champs. Mais il est montré non pas tant comme animal que comme créature diabolique qui mène nos premiers parents à la chute par sa ruse... Le serpent se dresse en paroles contre Dieu, en L'accusant de mensonge, et il se révèle en même temps comme l'ennemi des hommes en poussant par ses discours Adam et Ève à la révolte contre la volonté de Dieu ; (NdT)

Cette bête était en effet toute lisse et mince, comme si elle n'avait pas d'os, ses pattes de derrière étaient courtes et elle marchait debout. Sa queue pointue trainait sur le sol, et elle avait de petites pattes courtes, très haut, près de la tête. Sa tête était ronde et exprimait une ruse remarquable : cette bête avait une langue fine toujours en mouvement. La couleur de son ventre, de sa poitrine et de sa gorge était à peu près blanc jaunâ­tre, et tout son dos était tacheté de brun, presque comme une anguille. Cette bête avait environ la taille d'un enfant de dix ans. Elle tournait toujours autour d'Ève, si docile et folâtre, si agile et si curieuse de tout et de rien qu'Ève éprouvait beaucoup de plaisir en sa compagnie. Mais pour moi, cette bête avait je ne sais quoi d'effrayant, et je la vois toujours aussi distincte­ment. Je n'ai pas vu qu'Adam ou Ève l'aient touchée. Il y avait avant le péché une grande distance entre l'homme et les animaux et je n'ai jamais vu nos pre­miers parents toucher un animal ; et si les animaux étaient plus confiants envers l'homme, ils n'en res­taient pas moins à l'écart.

Lorsqu'Adam et Ève revinrent à l'endroit lumi­neux, une silhouette éclatante, comme celle d'un homme majestueux aux cheveux blancs étincelants, vint à eux et sembla leur donner tout ce qui les entou­rait, leur désignant tout en quelques mots, et aussi leur ordonner quelque chose. Ils n'avaient nulle crain­te, mais écoutaient avec candeur. Lorsque cette sil­houette disparut, ils parurent plus satisfaits, plus heu­reux, ils semblaient mieux comprendre et découvrir un ordre plus grand en toutes choses : et ils en éprouvaient une très vive reconnaissance, mais Adam plus qu'Ève, qui pensait à son bonheur et à ces choses plus qu'à la reconnaissance car elle n'était pas aussi tour­née vers Dieu qu'Adam, son âme se penchait plus vers la nature. Je crois qu'ils se sont promenés trois fois dans le Paradis.

Puis je vis Adam sur la colline lumineuse où il avait été plongé dans le sommeil, lorsque Dieu tira la femme de son côté : il rendait grâce et s'émerveillait. Il se tenait tout seul sous les arbres. Quant à Ève, je la vis s'approcher de l'Arbre de la Connaissance, comme si elle voulait se tenir près de lui. La bête était de nouveau prés d'elle, encore plus folâtre et plus agi­le : Ève fut toute conquise par le serpent et se complut particulièrement en sa compagnie. Alors le serpent grimpa dans l'Arbre, assez haut pour que sa tête fût à la hauteur de celle d'Ève ; il s'agrippa au tronc avec ses pattes et, tournant la tête vers Ève, il lui parla. Il lui dit que si Adam et elle mangeaient de ce fruit de l'Arbre, ils deviendraient libres et ne seraient plus des esclaves ; qu'ils connaîtraient la façon dont ils se mul­tiplieraient.

Adam et Ève avaient déjà reçu de Dieu l'ordre de se multiplier. Mais j'appris qu'ils ne connaissaient pas les desseins de Dieu à ce sujet, et que, s'ils les avaient sus et avaient néanmoins péché, la Rédemption eût été impossible.

Dés lors, Ève ne cessa de penser à ce que lui avait dit la bête, et elle s'enflamma du désir d'en savoir plus ; il se passa en elle quelque chose qui l'abaissait, et j'en frémis. Alors elle se tourna vers Adam, qui se tenait paisiblement sous les arbres, et l'appela, et il vint ; Ève courut à lui, puis fit demi-tour ; il y avait en elle une hésitation et un trouble. Elle marcha, comme si elle voulait dépasser l'Arbre, mais elle s'en appro­cha, du côté gauche, et se tint derrière le tronc...

L'Arbre était plus touffu au sommet, et ses longues branches flexibles recouvertes de feuilles retombaient jusqu'à terre. A l'endroit où se tenait Ève, un fruit particulièrement beau pendait.

Lorsqu'Adam arriva près d'elle, Ève lui prit le bras et lui fit part de ce qu'avait dit cette bête qui parlait, et Adam écouta aussi. Lorsqu'Ève prit le bras d'Adam, c'était la première fois qu'elle le touchait : lui ne la toucha pas, mais tout devint plus obscur autour d'eux.

Je vis que la bête montrait le fruit, sans oser toute­fois le cueillir pour Ève. Mais lorsqu'Ève convoita le fruit, la bête le cueillit et le lui tendit : c'était le fruit d'une grappe de cinq, le plus beau, celui qui se trou­vait au milieu des autres.

Je vis alors qu'Ève s'approcha d'Adam avec le fruit et le lui donna, et que sans son consentement à lui, il n'y aurait pas eu de péché. Je vis que le fruit semblait s'ouvrir dans la main d'Adam qui parut y voir des images. C'était comme s'ils avaient révélation de ce qu'ils devaient ignorer. L'intérieur du fruit était cou­leur de sang et parcouru de veines. Je vis qu'Adam et Ève s'obscurcissaient et qu'ils se tassaient dans leur taille. L'éclat du soleil sembla se ternir. La bête sauta de l'Arbre et je la vis s'enfuir à quatre pattes. Mais je n'ai pas vu qu'Adam et Ève aient mangé le fruit avec leur bouche, comme nous faisons : le fruit disparut entre eux.

Je vis qu'Ève avait déjà péché lorsque le serpent était dans l'Arbre, car elle lui avait remis sa volonté. Je compris à ce sujet quelque chose que je suis inca­pable d'exprimer en paroles : c'était comme si le ser­pent représentait la forme, le symbole de leur volonté, comme celui d'un être par lequel ils pouvaient tout faire et tout atteindre. Et Satan se glissa en cela.

Le péché ne se trouva pas accompli par le seul usage du fruit défendu ; ce fruit renferme en soi la faculté d'une reproduction tout arbitraire, reproduction dans l'ordre des sens, qui sépare de Dieu : il est le fruit de cet arbre qui plonge ses branches dans la terre pour se reproduire en poussant ainsi de nouveaux sur­geons, ceux-ci se multipliant à leur tour de la même façon, même après la chute. Aussi, ayant consommé le fruit dans la désobéissance, l'homme se sépara de Dieu, et la concupiscence s'implanta en lui, et par lui dans toute la nature humaine. Cette usurpation des propriétés du fruit eut en l'homme, qui voulut ainsi satisfaire son désir propre, de funestes conséquences : la division, la déchéance de la nature, le péché et la mort.

Après la création d'Ève, Dieu avait accordé à Adam une bénédiction porteuse d'une faculté permet­tant à l'homme de se reproduire dans la sainteté et la pureté ;  (L'union charnelle ne constitue nullement le péché originel qui. ainsi que le souligne Anne-Catherine Emmerick. est avant tout désobéissance et faute dans l'ordre spirituel. La forme actuelle de la reproduction n'est qu'une conséquence du péché originel. (NdT); cette bénédiction fut retirée à Adam à cause de l'usage qu'il fit du fruit défendu, car je vis le Sei­gneur passer derrière Adam lorsque celui-ci quitta sa colline pour rejoindre Ève (C'est lorsqu'Adam répondit à l'appel d'Ève qui se trouvait près de l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. (NdT)  et lui retirer quelque cho­se ; et il me sembla que le Salut du monde devait sortir de ce que Dieu avait repris à Adam. (Ce que Dieu avait retranché d'Adam devint le « dépôt sacré » dont il sera question dés le chap.  12. (NdT)

Un jour, à la fête de la Sainte et Immaculée Concep­tion de Marie, Dieu m'accorda une vision de ce mystère : je vis la vie physique et spirituelle de tous les hommes comme contenue en Adam et Ève, et gâtée par la chute et mêlée au mal, ce dont les anges déchus tirèrent une grande puissance. Mais je vis également la seconde Personne de la Divinité descendre vers Adam et lui retirer la bénédiction divine, avec une lame recourbée, avant qu'il consentît au péché. Au même moment, je vis la Vierge Marie sortir du côté d'Adam, comme une petite nuée lumineuse qui s'éleva vers Dieu.

Lorsqu'Adam et Ève eurent consommé le fruit, ils furent comme ivres, et leur consentement au péché provoqua de grands changements en eux. Car, le ser­pent étant auprès d'eux, ils étaient pénétrés de son influence, et l'ivraie s'introduisait parmi le bon grain.

La circoncision a été établie comme un signe de châtiment et d'expiation : de même que le premier surgeon de la vigne est émondé, pour éviter que le vin ne devienne aigre, mauvais et inutilisable, de même l'homme fut soumis à ce rite, comme s'il devait par là retrouver sa noblesse.

Lorsque la réparation de la chute m'était montrée sous forme de visions, je voyais Ève qui, à peine issue du côté d'Adam tournait déjà la tête vers le fruit défendu et courait vers l'arbre pour l'entourer de ses bras. Mais je voyais en même temps, dans une vision opposée, comment Jésus, né de la Vierge Immaculée, se hâtait vers la Croix et la serrait dans ses bras, et comment la descendance de nos premiers parents, souillée et dispersée par la faute d'Ève, retrouvait sa pureté grâce aux souffrances de Jésus ; il m'a été montré comment la convoitise et ses troubles doivent être extirpés de la chair par les douleurs de l'expiation. (Le thème de l'expiation est l'un des plus importants dans la vie et les écrits d'Anne-Catherine Emmerick. (NdT)

J'ai toujours ainsi compris les mots de l'Épître aux Galates selon lesquels le fils de la servante n'a point de part à l'héritage : par ce terme « ser­vante » on doit entendre la chair et les soumissions serviles qu'elle engendre. (Ces soumissions ne sont pas limitées à la sexualité, mais se manifestent dans toutes les convoitises de la chair : gourmandise, paresse, envie,  intempérance, luxure etc. (NdT)

Le mariage est un état de pénitence, qui exige le renoncement, la prière, le jeû­ne, la pratique de l'aumône et dont le but est l'accrois­sement du Royaume de Dieu.

Extrait de : Les mystères de l’ancienne Alliance. Anne Catherine Emmerick.

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 15:56

Corée du Nord VS États-Unis d’Amérique…

Que va-t-il se produire entre la Corée du Nord et les Etats-Unis ?

Publié par Simon ANDRE sur 10 Août 2017, 15:03pm

Vous êtes certainement au courant de la montée des tensions entre la Corée du Nord et les Etats-Unis... 

Il est tout-à-fait possible que ces tensions aboutissent à la troisième guerre mondiale. La Corée du Nord possédera la bombe H dans six mois environ selon les prévisions des experts. Il est à prévoir que les Etats-Unis décident d'empêcher ce pays de posséder cette technologie. J'ai même tendance à penser que c'est l'entrée en guerre des Etats-Unis avec la Corée du Nord qui déclenchera les grands évènements, à commencer par un krach obligataire. La guerre mondiale n'arriverait qu'après...

Aujourd'hui, compte tenu de la puissance technologique des armées modernes, il semble quasiment impensable qu'une guerre mondiale se produise sans une faillite du système financier. Aucun peuple ne voudrait en effet arriver à une telle extrémité, excepté à la rigueur si son existence même était immédiatement et gravement menacée. La faillite du système monétaire est quelque chose qui privera beaucoup d'êtres humains de leurs moyens de subsistance, et cela plongera malheureusement une large portion de l'humanité dans une sorte de violente anxiété instinctive. La confiance entre les nations sera anéantie par l'effondrement de la monnaie et le commerce international sera énormément entravé, de telle sorte que chaque nation manquera de biens plus ou moins nécessaires ou utiles à la vie; aucun pays, même la Chine, n'est totalement autonome. Toutes les nations ont besoin de commercer, surtout les petits pays ou ceux qui manquent de ressources vitales.

Ne soyons pas abattus malgré tout... C'est assurément très triste de voir que plusieurs milliards d'êtres humains vont mourir, mais c'est le salaire du péché et la justice de Dieu.

Ce qui compte est de prier le plus possible pour le salut des âmes, afin qu'une proportion aussi grande que possible d'êtres humains soit sauvée.

http://mission-divine-econe.over-blog.com/2017/08/que-va-t-il-se-produire-entre-la-coree-du-nord-et-les-etats-unis.html

 

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 15:40

 

Création d’Adam et Ève…

J’ai (Anne Catherine Emmerick) vu qu'Adam fut créé non pas au Paradis, mais à l'emplacement où devait par la suite s'élever Jérusa­lem. Je l’ai vu sortir, éclatant et blanc, d'une colline de terre jaune, comme d'un moule. Le soleil brillait, et je pensais, car j'étais alors une enfant, que le jour avait fait sortir Adam de la colline ! Il était comme né de la terre, qui était vierge : Dieu la bénit et elle devint sa mère. Il ne sortit pas soudain de la terre, il y eut un instant jusqu'au moment où il parut. Il était dans la colline, allongé sur le côté gauche, le bras replié sur la tête, et une légère nuée le recouvrait comme d'une gaze. Je vis une forme dans son côté droit et compris que c'était Êve, qui fut tirée de lui par Dieu, au Para­dis. Dieu l'appela, et ce fut comme si la colline s'ou­vrait, et Adam en sortit peu à peu. Là, il n'y avait pas d'arbre, simplement des petites fleurs. J'avais vu éga­lement les animaux sortir chacun de la terre, un par espèce, et les femelles s'en détacher.

J'ai vu Adam emporté au loin, dans un jardin situé très haut, le Paradis. Dieu conduisit les animaux devant Adam, au Paradis, et Adam leur donna un nom ; et ils le suivirent et ils jouaient autour de lui. Tout lui était soumis avant le péché. Êve n'avait pas encore été tirée de lui. Tous les animaux auxquels il avait donné un nom le suivirent plus tard sur la terre.

Je vis Adam dans le Paradis, non loin de la source au milieu du jardin ; il semblait sortir du sommeil, parmi les fleurs et les plantes. Il était auréolé d'une lueur blanche, mais son corps était plus proche de la chair que de l'esprit. Il ne s'étonnait de rien, ni de soi-même, et se promenait parmi les arbres et les ani­maux, comme s'il était habitué à tout, comme quel­qu'un qui inspecte ses champs.

Je vis Adam près d'une colline, allongé près de l'eau sous un arbre, le bras gauche replié sous la joue. Dieu fit tomber le sommeil sur lui et, souriant très  légèrement, Adam fut ravi en extase.

Alors Dieu tira Êve du côté droit d'Adam, à l’endroit où Jésus fut plus tard percé par la lance. Je vis Êve fine et petite ; elle devint rapidement plus grande, Jusqu'à atteindre sa taille définitive et être parfaite­ment belle. Sans le péché originel, tous les hommes seraient ainsi nés au cours d'un doux sommeil. La colline se fendit en deux et je vis apparaître, du côté d'Adam, un roc comme composé de cristaux de pier­res précieuses, et du côté d'Êve une vallée toute blanche, comme recouverte de petits fruits blancs et fins comme du froment.

Lorsqu'Êve eut été formée, je vis que Dieu donnait ou plutôt répandait, quelque chose sur Adam. C'était comme si, du front, de la bouche, de la poitrine et des mains de Dieu, qui apparaissait sous figure humaine, s'écoulaient des flots de lumière qui se réunissaient en un globe éclatant : ce globe entra dans le côté droit d'Adam, d'où Êve avait été tirée. Adam seul reçut ceci : c'était le germe de la bénédiction de Dieu. Dans cette bénédiction était une trinité. La bénédiction qu'Abraham reçut de l'ange était identique, apparais­sant sous la même forme, mais pas aussi lumineuse. Êve se tenait radieuse devant Adam, et Adam lui tendit la main. Ils étaient comme deux enfants, indiciblement beaux et nobles. Ils étaient tout brillants, revêtus de rayons comme d'une gaze. Je voyais un large flot de lumière sortir de la bouche d'Adam, et sur son front comme une auréole de majesté. Autour de sa bouche était un soleil de rayons, qu'il n'y avait pas chez Êve. Je vis leur cœur, exactement comme celui des hommes maintenant, mais des rayons enve­loppaient leurs poitrines, et au milieu du cœur de cha­cun je voyais une auréole brillante, dans laquelle se tenait une petite figure qui semblait serrer quelque chose dans la main ; je pense que cela représentait la troisième Personne de la Divinité. De leurs mains et de leurs pieds aussi je vis jaillir des rayons lumineux. Leurs cheveux retombaient de la tête en cinq mèches lumineuses, deux à partir des tempes, deux derrière les oreilles et une de l'arrière de la tête.

J'ai toujours eu le sentiment que les portes du corps humain avaient été ouvertes par les Plaies de Jésus, qu'elles avaient été refermées par le péché originel et que Longin avait ouvert au côté de Jésus la Porte de la nouvelle naissance à la vie éternelle.

J'ai vu les mèches lumineuses, rayons sur la tête d'Adam, comme sa plénitude, son auréole, l'achèvement  des  autres  rayonnements ;  et  cette  auréole retrouve sa place sur les âmes et les corps glorieux.

Nos cheveux sont cette gloire déchue, éteinte, obscur et la comparaison entre notre chair actuelle et celle d'Adam avant la chute est du même ordre que celle de nos cheveux avec les rayons qui couronnaient Adam.

Adam tendit la main à Êve ; ils quittèrent le lieu de la création d'Êve pour se promener dans le Paradis, contemplant tout avec bonheur. Ce lieu de la création d'Êve était le plus élevé du Paradis, tout y était splen­deur et lumière, plus que partout ailleurs.

Extrait de : Les mystères de l’ancienne Alliance. Anne Catherine Emmerick.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 00:18

Le blog MPI est-il vraiment catholique…

Permettez-moi d’en douter ? Si Francesca de Villasmundo  était catholique, lorsqu’il parle de Bergoglio, il le nommerait non comme pape, mais comme faux pape, parce qu’il prêche une doctrine que la véritable Église a toujours condamnée.

Dans un autre article, il cite le  Pape François : « l’avenir de l’Église est plus autour de la parole de Dieu, qu’autour de l’eucharistie ». L’article est bien fondé, mais l’erreur c’est d’appeler pape une personne qui ne peut pas l’être, ni lui, ni Ratzinger ni J.-P 2, car S.S. PAUL VI est toujours bien vivant. Celui qui est mort le 8 août 1978, c’était le sosie Allessandro Falchi.

Voici le texte d’un vrai Pape : (Saint Pie X, 17 avril 1907).

« … les rebelles ne sont que trop ceux qui professent et répètent, sous des formes subtiles, des erreurs monstrueuses sur l'évolution du dogme, sur le retour au pur Évangile c'est-à-dire à l'Évangile émondé, comme ils disent, des explications de la théologie, des définitions des Conciles, des maximes de l'ascétisme, sur l'émancipation de l'Eglise, à leur manière nouvelle, sans se révolter afin de ne pas être chassé, sans se soumettre néanmoins pour ne point manquer à ses propres convictions ; enfin, sur l'adaptation aux temps présents, en tout, dans la manière de parler, d'écrire et de prêcher une charité sans foi, très indulgente envers les incroyants, mais qui ouvre à tous la voie de la ruine éternelle"

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 15:42

 

PROMESSES DE NOTRE-SEIGNEUR …       (9)

Notre-Seigneur ne se contente pas de confier à Sœur Marie Marthe ses saintes Plaies, de lui exposer les motifs pressants et les bénéfices de cette dévotion, en même temps que les conditions qui lui assurent le succès... Il sait aussi multiplier les encourageantes promesses. Ces promesses revien­nent si fréquemment et sous des formes si variées, que force sera de nous limiter ; la pensée, d'ailleurs, reste au fond toujours la même.

La dévotion aux saintes Plaies ne saurait décevoir:

« Il ne faut pas craindre, ma fille, de vous reposer dans mes Plaies, parce que là, on ne sera jamais trompé, lors même que les choses paraîtraient impossibles.

« J'accorderai tout ce que l'on me demandera par l'invocation aux saintes Plaies. Il faut en répandre la dévotion.

« Vous obtiendrez tout, parce que c'est le mérite de mon Sang qui est d'un prix infini.

« Avec mes Plaies et mon Cœur divin, vous pouvez tout obtenir. »

Les saintes Plaies sanctifient et assurent l'avan­cement spirituel :

« De mes Plaies sortent des fruits de sainteté. De même que l'or purifié dans le creuset devient plus beau, de même, il faut mettre ton âme et celles de tes Sœurs en mes Plaies sacrées ; là, elles se perfectionneront comme l'or dans la fournaise... Vous pouvez toujours vous purifier dans mes Plaies.

« Mes Plaies répareront les vôtres...

« Ceux qui les honorent recevront une vraie connaissance de Jésus-Christ.

« En les méditant, tu y trouveras toujours un nouvel amour.

« Mes Plaies couvriront toutes tes fautes. »

Les saintes Plaies donnent du prix à tout :

« Ma fille, plonge tes actions dans mes Plaies et elles deviendront quelque chose. — Toutes vos actions, même les moindres, trempées dans mon Sang, acquerront par cela seul un mérite infini et contenteront mon Cœur!...

« En les offrant pour la conversion des pécheurs, encore que les pécheurs ne se convertiraient point, vous aurez devant Dieu le même mérite que s'ils s'étaient convertis. »

Les saintes Plaies sont un baume et un réconfort dans la souffrance :

« Lorsque vous avez quelque peine, quelque chose à souffrir, il faut vite l'apporter dans mes Plaies.

« Il faut souvent répéter auprès des malades cette aspiration : Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes Plaies ! Cette prière « soulagera l'âme et le corps. »

Les saintes Plaies ont une efficacité merveilleuse pour la conversion des pécheurs :

Un jour, Sœur Marie Marthe, saisie d'angoisse à la pensée des crimes de la terre, s'écriait : «Mon Jésus, prenez soin de vos enfants, ne regardez pas leurs péchés. »

Le divin Maître, répondant à son appel, lui apprit l'aspiration que nous connaissons déjà : « Mon Jésus, pardon et miséricorde, etc. », puis Il ajouta :

« Beaucoup de personnes éprouveront l'efficacité de cette aspiration. — Je désire, poursuivit le Sauveur, que les Prêtres la donnent souvent à leurs pénitents au saint Tribunal.

« Le pécheur qui dira la prière suivante : Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur « Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes, obtiendra sa conversion. »

Les saintes Plaies sauvent le monde et assurent une bonne mort :

« Mes saintes Plaies vous sauveront infailliblement..., elles sauveront le monde.

« Il faut expirer la bouche appuyée sur ces sacrées ouvertures... Il n'y aura pas de mort pour l'âme qui expirera dans mes Plaies, elles donnent la vraie vie. »

Les saintes Plaies donnent tout pouvoir sur Dieu :

« Vous n'êtes rien par vous-même, mais votre âme, unie à Jésus, devient puissante; elle peut même faire plusieurs choses à la fois : mériter et obtenir pour tous les besoins, sans qu'il soit nécessaire de rien particulariser. »

Posant sur la tête de la chère privilégiée sa main adorable, le Sauveur ajoutait :

« Maintenant, tu as mon pouvoir. C'est toujours à ceux qui n'ont rien comme toi, que je me plais à donner le plus de grâces. — Mon pouvoir est dans mes Plaies: avec elles tu deviens puissante... Oui, tu peux tout obtenir, tu as tout pouvoir ! Tu as même, en quelque sorte, plus de pouvoir que Moi ; tu peux désarmer ma justice, car encore que tout vienne de Moi, je veux être prié, je veux qu'on me demande. »

Les saintes Plaies seront, en particulier, la sauve­garde de la Communauté.

La situation politique devenant chaque jour plus critique, raconte notre Mère, en novembre 1873, nous avons fait une neuvaine aux saintes Plaies de Jésus. Aussitôt, Notre-Seigneur en témoigna sa joie à la confidente de son Cœur. Puis il lui adressa ces réconfortantes paroles :

 « J'aime tant ta Communauté  qu'il ne lui arrivera jamais de mal. »

« Que ta Mère ne s'arrête pas aux nouvelles du temps, car souvent les nouvelles du dehors sont fausses. Ma parole seule est vraie! — Je vous le dis, vous n'avez rien à craindre... Si vous laissiez la prière, alors, oui, vous auriez à craindre... — Ce chapelet de la miséricorde fait contre poids à ma Justice, il arrête ma vengeance. »

Enfin, ratifiant de nouveau le don de ses saintes Plaies à la Communauté, Notre-Seigneur lui disait : « Voilà ton trésor !... Le trésor des saintes Plaies renferme des couronnes que vous devez prendre et donner aux autres en les offrant à mon Père pour guérir celles de toutes les âmes. — Un jour, les âmes, à qui vous aurez obtenu une sainte mort par vos prières, se tourneront vers vous pour vous remercier... — Tous tes hommes paraîtront, en ce jour du Jugement, devant Moi, et je montrerai alors mes épouses privilégiées qui auront purifié le monde  par mes saintes Plaies... Un jour viendra, où vous  verrez ces grandes choses!...

 « Ma fille, ceci est pour vous humilier et non pour vous enorgueillir... Sache bien que tout ceci n'est pas pour toi, mais pour Moi, afin que tu m'amènes des âmes!... »

Parmi les promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ, deux seraient à signaler tout spécialement : celles qui concernent l'Église et celles qui concernent les Âmes du Purgatoire.

(À suivre)

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation1937

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 14:09

LE DIVIN CŒUR DE JÉSUS …                

Si le Sauveur découvrait ainsi toutes les beautés et toutes les richesses de ses divines Plaies à l'humble Converse, pouvait-Il ne point lui ouvrir les trésors de sa grande blessure d'amour ?

« Voilà la Source où vous devez tout puiser ! » disait-Il, en lui montrant ses Plaies dans une splendeur lumineuse et celle de son Cœur sacré, brillant, parmi les autres, d'un éclat incomparable :

« Viens seulement ici dans la Plaie de mon divin Côté... c'est la Plaie de l'amour d'où il sort des flammes bien vives. »

Jésus lui accordait, parfois plusieurs jours de suite, la vue de sa très sainte Humanité glorieuse. Il se tenait alors auprès de sa servante, s'entre­tenait familièrement avec elle, comme autrefois, avec notre sainte Sœur Marguerite-Marie Alacoque. Et cette dernière, qui ne quitte jamais le Cœur de Jésus, disait : « C'est ainsi que Notre-Seigneur se montrait à moi », tandis que le bon Maître réitérait ses amoureuses invitations :

« Viens dans mon Cœur, tu ne craindras rien... Mets ici tes lèvres pour y puiser la charité et la répandre dans le monde... Mets ici ta main pour y prendre mes trésors. »

Un jour, Il lui fait part de son immense désir de répandre les grâces dont déborde son Cœur : « Prends, parce que la mesure est comble. Je ne puis plus les contenir tant j'ai envie de les donner. »

Une autre fois, c'est une invitation à utiliser encore et toujours ces trésors : « Venez recevoir l'épanchement de mon Cœur qui désire déverser son trop-plein ! Je veux verser en vous de mon abondance, parce que, aujourd'hui, j'ai reçu en ma miséricorde des âmes sauvées par vos prières. »

A chaque instant, sous des formes diverses, ce sont des appels à une vie d'union avec son Cœur sacré : « Tiens-toi bien collée à ce Cœur pour prendre et répandre mon Sang.»

« Si vous voulez entrer dans la lumière du Seigneur, il faut vous cacher dans mon Cœur divin... Si vous voulez connaître l'intimité des entrailles de la miséricorde de Celui qui vous aime tant, il faut vous aboucher sur l'ouverture de mon Sacré Cœur avec respect et humilité.

« Voilà votre centre. Personne ne pourra vous empêcher de l'aimer, ni vous le faire aimer sans que votre cœur y corresponde. Tout ce que les créatures diront ne peut vous enlever votre trésor, votre amour!... Je veux que vous m'aimiez sans appui humain. »

Ici, Notre-Seigneur insiste, en adressant à toutes ses épouses une exhortation pressante : « Je veux que l'âme religieuse soit détachée de tout, car pour venir à mon Cœur, il ne faut point d'attache, point de fil qui tienne encore à la terre : il faut aller à la conquête du Seigneur dans le seul à seul avec Lui; il faut chercher ce Cœur dans votre propre cœur. »

Puis Il revient à Sœur Marie Marthe, mais à travers sa docile servante, Il vise toutes les âmes et plus spécialement les âmes consacrées :

« J'ai besoin de ton cœur pour me dédommager et me tenir compagnie... — Je t'apprendrai à m'aimer, car tu ne sais pas le faire : la science de l'amour de Dieu se donne à l'âme qui regarde le Crucifié et lui parle cœur à cœur. Dans chacune de tes actions, il faut être unie à moi. »

  • Et Notre-Seigneur lui fait comprendre les conditions et les fruits merveilleux de l'union intime à son Cœur divin :

« L'épouse qui ne se met pas sur la poitrine de son Époux dans ses peines, dans son travail, perd son temps. Lorsqu'elle a fait des fautes, il faut qu'elle se couche sur mon Cœur avec grande confiance. Dans ce foyer ardent disparaissent vos infidélités ; l'amour les brûle, les consume toutes!...Il faut m'aimer, tout m'abandonner. — Il faut vous reposer sur le Cœur de votre Maître comme saint Jean. — Vous lui procurez une très grande gloire en l'aimant ainsi. »

Ah ! Que Jésus désire notre amour ! Il le mendie !

Apparaissant un jour dans toute la beauté de sa Résurrection, Il dit à sa Bien-Aimée : « Avec cela, ma fille, je mendie comme le ferait un pauvre...  — J'appelle mes enfants un à un..., je les regarde avec complaisance quand ils viennent à Moi... Je les attends!... »

Prenant vraiment l'aspect d'un mendiant, Il lui répétait encore, plein de tristesse : « Je mendie de l'amour, mais le plus grand nombre, même parmi les âmes religieuses, me refuse cet amour !... Ma fille, aime-Moi purement pour Moi-même, sans avoir égard au châtiment ou à la récompense. » Lui dési­gnant notre sainte Sœur Marguerite-Marie dont le regard dévorait le Cœur de Jésus : « Celle-ci m'a aimé, de cet amour pur et uniquement pour Moi tout seul !... »

Et Sœur Marie Marthe s'essayait à aimer de ce même amour. Comme un foyer immense, le Sacré Cœur l'attirait à Lui par des ardeurs indicibles... Elle se portait vers son Bien-Aimé dans des élans d'amour qui la consumaient..., mais qui, en même temps, laissaient en son âme une suavité toute divine ! Et Jésus lui disait : « Ma fille, quand je me suis choisi un cœur pour m'aimer et faire mes volontés, j'y allume le feu de mon amour. — Cependant je n'avive pas ce feu sans interruption, de peur que l'amour-propre ne gagne quelque chose et que l'on ne reçoive mes grâces par habitude. — Je me retire de temps en temps pour laisser l'âme à sa propre faiblesse. Elle voit alors qu'elle est toute seule..., elle fait des fautes : ces chutes la tiennent dans l'humilité... Mais je n'abandonne pas pour ces fautes l'âme que j'ai choisie, je la regarde toujours. Je ne suis pas si délicat : je pardonne et je reviens...

« Chaque humiliation vous lie plus intimement à Moi.

« Je ne vous demande pas de grandes choses, je veux l'amour de votre cœur tout simplement.

« Serre-toi contre mon Cœur, tu découvriras toute la bonté dont il est rempli. — C'est là que tu apprendras la douceur et l'humilité. Viens, mon enfant, te jeter là-dedans. Cette union n'est pas seulement pour toi, mais pour tous les membres de ta Communauté.

« Il faut que, par l'humilité et l'anéantissement, vos cœurs s'unissent au mien... — Ah! Ma fille, si tu savais combien mon Cœur souffre de l'ingratitude de tant de cœurs!... — Il faut unir vos peines à celles de mon Sacré Cœur.

« Dis à ta Supérieure de venir déposer dans cette ouverture toutes les actions de tes Sœurs, même les récréations : elles seront là comme dans une banque et elles y seront bien gardées. »

Détail touchant, entre mille autres : lorsque Sœur Marie Marthe rendit compte ce soir-là, elle ne put s'empêcher de s'interrompre pour demander à sa Supérieure : « Ma Mère, qu'est-ce que cela veut dire ce mot de banque ? » C'était la question de sa candide ignorance...

C'est plus particulièrement encore aux âmes chargées de la conduite des autres, directrices ou supérieures, que le Cœur de Jésus s'ouvre avec ses richesses : « Tu feras un grand acte de charité en offrant chaque jour mes divines Plaies pour toutes les directrices de l'Institut.

« Tu diras à ta Maîtresse qu'elle vienne remplir son âme à la Source, et demain, son cœur sera plein pour répandre mes grâces sur vous. — Je donnerai à toutes les grâces de comprendre les maximes de mon Sacré Cœur. Par le travail et la correspondance de l'âme, toutes y arriveront à l'heure de la mort.

« Ma fille, tes Supérieures sont les dépositaires de mon Cœur, il faut que je puisse mettre dans leurs âmes tout ce que je voudrai de grâces et de souffrances. Dis à ta Mère de venir prendre en ces Sources (son Cœur et ses Plaies) pour tes Sœurs... Elle doit regarder mon Sacré Cœur et tout lui confier, sans se soucier du regard des hommes. »

(À suivre)

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation1937

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 18:37

LA DÉVOTION À LA COURONNE D'ÉPINES…  

Une chose frappante, c'est que Jésus réclame pour son auguste Chef couronné d'épines, un culte très spécial de vénération, de réparation et d'amour.

La Couronne d'épines fut pour Lui une cause de souffrances particulièrement cruelles : « Ma couronne d'épines m'a fait plus souffrir que toutes mes autres Plaies, confie-t-il à son épouse, elle a été ma plus cruelle souffrance après le Jardin des Olives. Pour l'alléger, il faut bien observer votre Règle. »

Elle est, pour l'âme fidèle jusqu'à l'imitation, une source de mérites : « Voilà, dit-il, cette tête qui a été percée pour ton amour et par les mérites de laquelle tu dois être couronnée un jour. Heureuse l'âme qui aura bien contemplé et encore mieux pratiqué!... — Voilà où est votre vie; marchez-y simplement et vous marcherez assurément.

« Si vous contemplez ma couronne d'épines sur la terre, vous serez un jour ma couronne de gloire au Ciel.

« Pour un instant que vous contemplerez cette couronne ici-bas, je vous en donnerai une pour l'Éternité... C'est elle, c'est la couronne d'épines qui vous vaudra celle de gloire. »

Elle est le don de choix que Jésus fait à ses privilégiés : « Ma couronne d'épines, je la donne à mes privilégiés. Elle est le bien propre de mes épouses et des âmes favorisées. — Elle est la joie des Bienheureux, mais pour mes bien-aimés sur la terre, elle est une souffrance. (A la place de chaque épine, notre Sœur voyait sortir un rayon de gloire impossible à décrire.) Mes vrais serviteurs essayent de souffrir comme moi, mais aucun ne peut atteindre le degré de souffrance que j'ai enduré. »

De ces âmes-là, Jésus sollicite une plus tendre compassion pour son Chef adorable. Entendons ce cri du cœur qu'il adresse à Sœur Marie Marthe en lui révélant sa tête ensanglantée, toute percée, et exprimant une souffrance telle, que la pauvrette n'aurait su en quels termes la rendre : « Voilà Celui que tu cherches..., vois dans quel état Il est!... Regarde..., arrache les épines de mon Chef en offrant à mon Père le mérite de mes Plaies pour les pécheurs... — Va à la recherche des âmes. »

On le voit, dans ces appels du Sauveur, toujours revient, comme un écho de l'éternel sitio, la préoc­cupation des âmes à sauver : « Va à la recherche des âmes. »

« Voilà ton instruction : la souffrance pour toi,les grâces que tu dois prendre pour les autres. Une seule âme qui fait ses actions en union avec les mérites de ma sainte Couronne gagne plus que la Communauté tout entière. »

A ces rudes appels, le Maître sait joindre les encouragements qui enflamment les cœurs et font accepter tous les sacrifices. C'est ainsi que, dans le courant d'octobre 1867, Il se présente aux yeux ravis de notre jeune Sœur, avec cette couronne tout irradiée d'une gloire étincelante : «Ma couronne d'épines illuminera le Ciel et tous les Bienheureux !  Sur la terre, il y a quelques âmes privilégiées à qui je la montrerai, mais la terre est trop ténébreuse pour la voir. »

Le bon Maître va plus loin. Il l'associe à ses triomphes comme à ses souffrances... Il lui fait entrevoir la glorification future. Lui appliquant avec de vives douleurs cette sainte Couronne sur la tête : « Prends ma Couronne, et dans cet état  mes Bienheureux te contempleront. »

Bonheur des Justes, la sainte Couronne est, par contre, pour les méchants, un objet de terreur. — C'est ce qu'entrevit un jour Sœur Marie Marthe dans un tableau offert à sa contemplation par Celui qui aimait à l'instruire en lui dévoilant les Mystères de l'au delà.

Tout  illuminé des splendeurs de  cette  divine Couronne, apparut à ses yeux le Tribunal où les âmes sont jugées. Il en passait continuellement devant le Juge souverain. Les âmes qui avaient été fidèles pendant leur vie se jetaient avec confiance dans les bras du Sauveur. Les autres, à la vue de la sainte Couronne, et au souvenir de l'amour de Notre-Seigneur qu'elles avaient méprisé, se pré­cipitaient, terrifiées, dans les abîmes éternels...

Si impressionnante fut cette vision, que la pauvre enfant, en la racontant, tremblait encore de crainte et d'épouvante.

(À suivre)

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation1937

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 13:01

Prière de S. S. Pie XI…  (1926)

Notre Saint Père le Pape a composé lui-même et recommandé à la ferveur de tous les fidèles l'admirable prière que voici:

Très aimable Jésus, Nôtre-Seigneur, qui au prix de votre précieux Sang, avez racheté le monde !

Tournez vos regards miséricordieux sur la pauvre humanité qui gît encore en si grande part plongée dans les ténèbres de l'erreur et dans l'ombre de la mort; faites que sur elle resplendisse, dans tout son éclat, la lumière de la vérité.

Multi­pliez, Seigneur, les apôtres du saint Évangile ; rendez leur zèle plus fervent, leurs fatigues plus fécondes, en les bénissant de votre grâce afin que par leur travail, les infidèles Vous connaissent et se convertissant à Vous, leur Créateur et leur Rédemp­teur.

Rappelez les brebis errantes à votre bercail, ramenez les rebelles au sein de votre Sainte et Unique Eglise.

Hâtez, ô très aimable Sauveur, l'heureuse arrivée de votre règne sur la terre; attirez tous les hommes à votre très doux Cœur  afin que tous puissent participer aux ineffables bienfaits de votre Rédemption, dans le bonheur éternel du ciel.

Ainsi soit-il

Indulgence de 300 jrs pour tous les fidèles, chaque fois qu'avec un cœur contrit, ils récitent cette prière.

Indulgence plénière une fois par mois aux condi­tions ordinaires, pour ceux qui la récitent tous les jours.

Pénitencerie apost., 18 mai, 1926.

Permis de réimprimer: Québec, 13 août 1935.

B.-PH. Garneau, V. G.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 09:01

 

L’UNION MYSTIQUE, vous en connaissez la valeur …

Je conçois maintenant l'indissoluble so­lidarité des âmes.

Une influence cachée va de l'une vers les autres, et des autres vers l'une.

Chacun est comptable, en une maniè­re, des souffrances d'autrui, chacun doit rendre compte des péchés et des crimes qui ont été, sont et seront commis.

Nous devons et pouvons nous secourir, nous pouvons donner satisfaction à Dieu pour une âme, par des actions et des prières.

De combien d'âmes les saints n'ont-ils pas obtenu le sa­lut par leurs œuvres et leurs souffrances ?

Nous sommes enchaînés les uns aux autres, miraculeusement, divinement, par la Com­munion des Saints.

Mon Dieu, que tout cela est beau et ado­rable !

Je vous rends grâce, Père qui êtes aux cieux, pour le don de la foi, pour tou­tes les choses dont vous nous comblez, nous pauvres enfants, qui jamais ne vous aurions trouvé sans Votre secours et qui, parfois, étions si tristes à cause de l'effroyable soli­tude de nos cœurs.

Oh ! Vous connaître, Vous approcher à genoux, pleurant d'a­mour ! C'est ineffable, c'est accablant, c'est infiniment doux !

Par des routes noires et désertes, Vous nous avez conduits vers Vo­tre Fils, vers Jésus, que j'aime...

pierre van der meer, après sa conversion.

Mon Jésus mon Sauveur, je Vous aime, je Vous adore et je Vous remercie.

Père Éternel, je vous offre les plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes.

AINSI SOIT-IL

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