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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:12

Homélie de Paul VI, 25 décembre 1970…                         

Déc. 1970. Paul VI a célébré la messe de minuit, dans la chapelle Sixtine, en présence du corps diplomatique. Il a prononcé l'homélie suivante.

Messieurs et chers amis,

Nous devons avant tout nous rendre compte du motif de cette célébration nocturne. Pourquoi sommes-nous ici ? Que sommes-nous venus faire ? Rendre hommage à une habitude traditionnelle ? À une simple singularité rituelle ?

Non, ce qui nous tire de notre sommeil, ce que nous nous sentons obligés de commémorer avec une conscience vigilante est un fait historique, un événement d'une impor­tance suprême et unique, un message que nous sommes incapables de définir en termes adéquats et que notre intel­ligence ne réussit pas à comprendre entièrement. Une expression théologique, exubérante de réalité historico-humaine et d'insondable mystère, le présente à notre esprit émerveillé et incrédule, à notre foi et à notre joie : il s'agit de l'Incarnation. Il s'agit du Verbe de Dieu qui s'est fait homme. Quelque imparfaite et problématique que puisse être l'idée que nous avons de Dieu, de son existence, de sa transcendance, du rapport créateur et existentiel de la divinité avec les choses finies, que nous connaissons, et avec l'histoire humaine qui se déroule dans le temps, nous ne pouvons nous empêcher d'être ébahis par l'hypothèse que nous reconnaissons ici comme un fait réel et accompli : c'est le Verbe de Dieu, Dieu lui-même, qui entre personnellement sur la scène terrestre et humaine, et assume en lui une vie humaine en tout semblable à la nôtre (hormis le péché, Hébr. 4, 15), existant ainsi toujours un quant à la personne, mais avec une double nature, divine et humaine. Et comme Fils de l'Homme, lui Fils de Dieu a vécu plusieurs années sur cette terre, il s'est rendu visible, avec un visage humain, il a grandi, il a travaillé, parlé, souffert parmi nous; bref, il s'est révélé, et il a accompli une mission qui ne peut pas ne pas regarder l'humanité entière et atteindre la destinée de tout homme, passé, présent et futur, de ce monde.

Ainsi en est-il. Tremblant et stupéfait, Nous répétons l'annonce de cette naissance extraordinaire, la naissance du Christ, le Verbe de Dieu fait chair, le Messie de l'histoire, le Sauveur du genre humain; et Nous faisons nôtres les paroles de l'ange du Seigneur : « Rassurez-vous, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle (la Bonne Nouvelle, l'Évangile par excellence) qui sera une grande joie pour tout le peuple : aujourd'hui, dans la cité de David (Bethléem), un Sauveur vous est né, qui est le Christ Seigneur » (Luc, 2, 10-11).

Ce n'est pas là une légende littéraire, ni un mythe fantas­tique; c'est un fait réel et concret, d'une nature et d'une importance telles que toute l'histoire humaine en demeure atteinte; c'est pour le rappeler que nous sommes ici, pour le célébrer, pour repenser encore à l'influence qu'il a sur nous. Ainsi se rouvre pour nous une méditation que chacun d'entre nous aura, d'une façon ou de l'autre, cent fois commencée; méditation sur le christianisme, sur sa réalité, sur son effica­cité, sur le rapport qu'il a avec nous — ou du moins qu'il devrait avoir avec nous. Et par christianisme, en fin de compte, Nous entendons le Christ, son être, sa parole, son immanence dans la foi et dans la vie des hommes, sa présence aujourd'hui devant nous, sa figure apocalyptique, demain : le Christ, clef de toute question et de tout destin.

Oh, Messieurs et Amis, que j'ose appeler frères ! Laissons-nous tous dominer par cette pensée extraordinaire : le Christ, le Verbe de Dieu descendu en forme humaine sur la scène du monde. Mais que cette pensée, loin d'engendrer en nous la crainte (ce qui serait pourtant tout à fait naturel), nous envahisse de joie et d'allégresse, comme nous l'a demandé le message céleste. Cette joie sera le cadeau que nous ferons à Jésus-Christ pour sa naissance parmi nous; ce sera notre offrande; notre humble effort d'accueil et de compréhension. Noël, nous le savons, est une fête joyeuse; elle nous apparaît bien telle dans l'amour et dans la tendresse de cette nouvelle vie qui naît (cf. Jean 16, 21), dans la délicieuse faiblesse de l'enfance, dans le cadre de l'intimité si simple et sublime du foyer domestique.

Mais il y a plus. Noël n'est pas seulement la sublimation de la vie naissante, fruit de l'amour, étincelle de nouveauté et d'innocence, gage d'un monde meilleur, que nous espérons pour demain, celui de la nouvelle génération. Ce n'est pas seulement une joie qui naît de la terre. Observez bien : c'est une joie qui vient d'en-haut, c'est la révélation de la bonté infinie de Dieu, le signe d'un dessein mystérieux qui touche le monde et les hommes, c'est une pensée d'amour infini qui a ouvert le ciel clos du mystère impénétrable de la vie intime du Dieu inconnu, et l'a communiqué à la terre, comme une pluie illuminante et vivifiante. L'Apôtre Paul nous dit que « la grâce de Dieu est apparue, salutaire pour tous les hommes » (Tit. 2, 11), et l'Apôtre Jean : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (Jean 3, 16). Nous nous trouvons devant une conception universelle des destins suspendus sur l'humanité, et qui ont même pénétré dans la trame de l'histoire : c'est une conception de salut, une conception de clémence et d'amour, une conception tellement optimiste que même les malheurs, les souffrances, et la mort elle-même y trouvent une issue positive, pour le bien de l'homme (cf. Rom. 8, 28, 31). Telle est la vérité sur la vie, telle est la philosophie qui remporte la victoire sur toutes les expériences et sur toutes les tentatives pour expliquer les choses et les faits et dire le dernier mot sur la réalité du monde.

Notre dernier mot à Nous, qui sommes spécialement obligé d'observer le monde dans ses expressions les plus générales et les plus significatives, et d'en peser la valeur selon leur classification définitive, notre dernier mot serait au contraire facilement pessimiste, il déboucherait sur le doute, sur l'absurde, sur le néant. Nous serions des hommes myopes, aveugles, des hommes déçus, des hommes tentés par le scepticisme et le désespoir: où va le monde ? Que vaut la vie ? Qu'est-ce que la civilisation ? Peut-on vraiment envisager de faire régner sur terre l'ordre, la justice, la paix, l'amour? Tels serions-Nous, et telles seraient les conclu­sions de notre sagesse déçue, s'il n'y avait pas Noël, c'est-à-dire l'inauguration d'une économie de salut et d'espérance ! Les efforts du Sisyphe que nous sommes ne l'ont pas instau­rée, mais elle nous est donnée par un Amour transcendant qui n'a ni mesure ni regret, et veut faire de nous, de l'huma­nité, un peuple nouveau, un peuple bon et heureux (cf. I Petr. 2, 5, 9).

Noël, fête de joie et d'espérance, fête qui anime le devenir humain orienté vers une plénitude qui ne faillira pas.

Saluons-la et célébrons-la comme notre fête et comme la fête du monde.                        Paul VI  pape.

 

Extrait des Actes Pontificaux   (202-203)

Texte original français dans L'Osservatore Romano des 28-29 décembre 1970.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 15:44

La façon idéale de bien prier…                                    

Que le soir, où la réunion est plus facile, toute la famille, le père, la mère, les enfants, les domestiques, s'assemblent donc, et que les cœurs unis ensemble présentent par la voix de l'un d'eux les vœux et la prière de tous. Alors il se fera comme un apaisement de toutes choses ; les nuages de la vie quotidienne disparaîtront ; l'air deviendra plus serein, les nuits seront plus calmes, les jours suivants seront plus heureux. Dieu, selon sa promesse, descen­dra au milieu de cette famille réunie et apportera avec lui ses plus précieuses bénédictions. Puis les anges recueilleront, cha­que soir, ces prières toutes puissantes parce qu'elles seront fon­dues ensemble ; ils les porteront devant le trône de l'Agneau et formeront ainsi pour chaque famille, dans les hauteurs des cieux, une source toujours abondante qui suffira à tous les besoins et deviendra pour chaque membre comme une riche propriété à la fois indivise et particulière.

Cette pratique de la prière en commun est simple ; elle est facile ; elle demande seulement un peu de bonne volonté chez les chefs de la maison ; elle assure en retour un gage quotidien et toujours fécond des grâces du ciel ; et on peut lui appliquer ces paroles de l'Écriture : "Toutes sortes de bien s'introduiront avec elle dans l'intérieur de votre maison ; elle sera comme un berceau pour abriter votre famille ; elle donnera la joie et l'allégresse " (SAG. VII).

Que l'époux et l'épouse, que Dieu a unis pour partager les mêmes peines et les mêmes joies, prient ensemble. Sans la prière une union ne peut être vraiment heureuse et bénie du ciel.

Que les enfants prient avec les parents. Et l'enfant saura-t-il jamais prier, s'il n'a pas appris la prière sur les genoux de sa mère, d'abord, ensuite aux côtés de son père ? Le père et la mère ne doi­vent pas se contenter de dire à leurs enfants : allez prier, mais bien : venez, prions ensemble. Cette prière faite en commun dans la famille est une école sainte où les enfants apprendront la vénération qu'ils doivent aux auteurs de leurs jours. Ils entoure­ront de leur profond respect ce père qui sait découvrir son front et s'agenouiller humblement devant le Père qui est aux cieux ; ils vénéreront cette mère qui se prosterne avec foi devant le Seigneur qui a donné la vie à ses enfants. Ah ! Qu'elle est belle la famille, qu'elle est digne de l'admiration des anges la famille qui prie, qui voit chaque jour tous ses membres s'agenouiller sans exception devant Dieu comme elle va s'asseoir à la table pater­nelle ! La demeure de cette famille est alors un oratoire où l'on offre à Dieu un sacrifice de louanges par des prières et des hymnes sacrés. Tous les membres de la famille sont présents à ce pieux rendez-vous. Tous unissent leurs voix pour adorer et remercier l'Auteur de tout bien.

Les enfants prient pour les auteurs de leurs jours ; et la prière de l'enfant a une si grande influence sur le cœur de Dieu ! C'est pour cela que le poète a dit :

"Petits enfants à tête blonde,

Vous dont l'âme est un encensoir,

Priez ; la prière est féconde ;

Un enfant peut sauver le monde, en joignant ses mains chaque soir. "

Que les parents prient pour leurs enfants ; qu'ils suivent le conseil que leur donne le Prophète Jérémie : " Levez vos mains vers Dieu et Dieu bénira l'âme de vos enfants. " Il est certain que leur prière aura une efficacité toute particulière.

Qui nous rendra ces jours bénis où la prière du soir était, comme une fête quotidienne, pour toutes les familles ? Quand la journée était finie, le père assemblait ses enfants, ses domestiques ; tous s'agenouillaient humblement devant l'image du Dieu Sauveur, image qui souvent était une chère et pieuse relique léguée par les ancêtres dont elle avait entendu les vœux et béni les larmes. Ils adoraient ensemble la majesté souveraine et demandaient au Père céleste, avec le pain qui nourrit le corps, le pain plus pré­cieux encore qui nourrit l'âme. Ils saluaient avec amour la Vierge Marie qui les avait protégés tout le jour, puis récitaient avec une foi vive ce symbole qui aurait ravi d'admiration tous les sages de l'antiquité. Venait ensuite le décalogue, ce code parfait d'une morale sublime qui produit les saints.

Après avoir ainsi vivifié le souvenir de la loi qui devait les guider chaque jour, ils donnaient un souvenir aux morts longtemps pleures et imploraient la protection de l'ange gardien. Faisant ensuite un retour sur eux-mêmes, ils s'accusaient avec componction des fragilités de là journée et s'engageaient à éviter le mal, à faire tout le bien possible dans l'avenir. Le père bénissait l'assemblée et chacun se retirait heureux pour prendre un repos d'autant plus paisible qu'il n'était pas troublé par l'illusion ou par le re­mords.

De ce doux poème qui renfermait le culte domestique résultaient d'immenses avantages pour la religion et la société. Quelle pieuse et sainte pratique que celle qui existe dans un grand nombre de nos familles chrétiennes et qui devrait être répandue partout, tellement elle est légitime, je veux dire la prière avant et après les repas. N'est-il pas juste, puisque nous tenons tout de Dieu, n'est-il pas juste de le remercier de la nour­riture qu'il nous donne ?

Les riches, dont la table est chargée de toutes sortes de mets pendant que les pauvres meurent de faim à leur porte, ne seraient-ils pas ingrats de ne pas remercier le Seigneur qui se montre bon pour eux jusqu'à leur donner non seulement le nécessaire mais encore l'utile et l'agréable ?

Les pauvres des biens de ce monde mais riches des biens de l'éternité, selon la parole d'un Père de l'Église, n'ont peut-être qu'un pain arrosé de leurs larmes, mais c'est à Dieu qu'ils le doivent ; mais s'il le leur a donné en moindre abondance qu'à d'autres, s'il le leur fait gagner péniblement, à la sueur de leur front, c'est qu'il veut leur faire apprécier un autre pain, le pain qui leur fera oublier leur pauvreté ; car il apporte avec lui une douceur et une consolation toutes célestes.

Extrait de : La Prière - Olivier Elzéar Mathieu. Archevêque de Régina   (1925)

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:19

Donnez à Dieu les prémices de votre jour­née …              

La prière du matin est le baptême de la journée, celle du soir, l'adieu filial avant le repos, est le baptême de la nuit. Il n'est pas d'heure plus favorable pour la prière que celle du matin. La première pensée n'est-elle pas pour ce que l'on aime ? Le mondain pense à ses plaisirs, l'homme d'affaire à ses intérêts, l'ambitieux aux honneurs et le chrétien pense à Dieu. Le cœur monte naturellement vers les objets chéris comme la plante au soleil. Aussi dire de quelqu'un qu'il est notre première pensée, c'est dire qu'il est notre premier amour. Or qui le mérite plus que Dieu ? Si le péché originel n'avait pas égaré la direction de nos facultés, ce mouvement serait chez nous instinctif, irrésis­tible, comme celui de l'enfant qui le matin se précipite dans les bras de son bon père. Et puis ce père est là qui sollicite de nous le premier élan de l'âme. Il se compare dans l'Écriture à un voyageur matinal qui se tient debout à la porte et y frappe pour qu'on lui ouvre : " Que notre pre­mière parole soit pour lui dire d'entrer. "

C'est justice que Dieu soit servi le premier et qu'aussitôt introduits dans ce beau palais, nous commencions par saluer le maître de la maison avant de nous occuper ou de ce qui le rem­plit ou de ceux qui l'habitent.

Milton, dans son poème du Paradis perdu, montre le premier

homme transporté et ravi dès qu'il ouvre les yeux et qu’il voit le fir­mament étendu sur sa tête et il fait dire à Adam: "Je m'élançai, je bondis vers le ciel comme pour l'atteindre. " Voilà quel doit être l'élan spontané de notre cœur impatient de s'élever vers Dieu dès que notre lever nous introduit près de lui.

Et quand est-ce que nous prierons si nous ne prions pas le matin ? La création tout entière semble nous adresser l'invitation : " Venez, adorons Dieu qui nous a donné tous cela." L'univers s'anime comme un temple qui vient de s'ouvrir : les plantes don-nent leur encens, le soleil rallume ses feux comme un flambeau sacré ; les oiseaux, avant de chercher leur pâture, envoient dans les airs leurs premiers chants ; toutes les créatures vivantes font entendre leurs premiers cris, et ces millions de voix qui montent de partout, ce sont des voix de prière, d'adoration, d'action de grâces qui ensemble, à leur manière, composent l'hymne de la nature à la gloire de Dieu. Et l'homme pourrait-il rester muet lorsque tous les êtres de la création bénissent le Seigneur ? A ce concert général de toutes les créatures, une seule voix ferait défaut et ce serait la voix de l'âme intelligente qui seule peut lui donner sa signification et son prix ! " Car, dit saint Augustin, cet hymne inconscient de la création est comme une musique très harmonieuse sous laquelle il n'y aurait pas de paroles et qui ne rendrait en conséquence que des sons presque vides de sens. Qui donc, sous cette vague har­monie des choses, va mettre un langage et lui prêter une âme ? Ce sera l'homme qui fera ce solo dont la voix du monde entier n'est que l'accompagnement. A lui de traduire, en un langage humai­n, cette langue universelle de la terre et des cieux. Voilà ce que le monde entier lui demande de dire pour lui. "

Que notre première pensée, notre premier acte, quand nous nous levons le matin soit pour renouveler nos sentiments reli­gieux qui ont été interrompus par le sommeil de la nuit, pour ado­rer Dieu, le remercier de la nouvelle journée qu'il nous accorde, lui demander les grâces nécessaires afin de la passer saintement.

N'oublions pas que de la prière du matin dépend ordinaire­ment la journée tout entière ; car c'est elle qui ouvre la voie aux actions qui la suivent. Elle donne à nos œuvres une impulsion salutaire, un bon mouvement qu'il est facile ensuite de suivre avec la grâce de Dieu. " Donnez à Dieu les prémices de la jour­née, disait saint Jean Climaque ; car la journée tout entière appartiendra à celui qui en a pris possession le premier. "

On dit qu'autrefois, quand les premiers rayons du soleil avaient touché la célèbre statue de Memnon, dans la journée, elle rendait des sons harmonieux. Et nous, quand, dès le matin, nous nous serons placés en face du divin soleil de justice, qui est Jésus-Christ, quand nous aurons laissé pénétrer dans notre âme ses rayons lumineux, pendant la journée, nous rendrons des sons harmonieux, nous ferons bien et nous ferons du bien.

La prière du matin est le baptême de la journée ; celle du soir, l'adieu filial avant le repos, est le baptême de la nuit. Dès le matin, notre premier regard s'est élevé vers Dieu ; que notre dernière pensée soit encore pour lui. Remercions-le des faveurs qu'il nous a accordées ; demandons-lui pardon des fautes que nous aurions pu avoir commises. " Quel homme ne rougirait pas de terminer le jour sans louer Dieu, dit saint Ambroise, lorsque les petits oiseaux célèbrent le commencement du jour et de la nuit avec des chants suaves et harmonieux ! "

Bien que le bon Dieu écoute toujours favorablement celui qui prie avec de bonnes dispositions, la prière faite en commun a néanmoins pour lui un attrait tout particulier ; tellement que Jésus-Christ a promis de se trouver en personne avec ceux qui s'assemblent pour prier en son nom : " En quelque lieu que se trouvent deux ou trois personnes assemblées en mon nom, dit-il, je me trouve au milieu d'elles et je prie pour elles " (math. 18). Combien ce motif doit encourager les familles à se réunir pour prier ! Malheureusement cet usage, autrefois si généralement répandu, se perd chaque jour, même parmi les familles les plus chrétiennes. Les prêtres dans le ministère ne sauraient trop tra­vailler à la faire revivre. C'est un si puissant moyen de réveiller la foi et la piété dans les paroisses.

Une famille est une personne morale qui a dans son existence ses besoins et ses épreuves, ses satisfactions et ses joies. Il est donc de son devoir de s'adresser à Dieu, comme telle, pour le re­mercier des bienfaits qu'il lui accorde et lui demander ses grâces.

Ah ! Si on comprenait bien toutes les bénédictions que la prière en commun attire sur les maisons, avec quel empressement on y aurait recours !

Extrait de : La Prière - Olivier Elzéar Mathieu. Archevêque de Régina   (1925)

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 15:19

 Le pape-imposteur instrument de la destruction…

Même en 2017, les sédévacantistes, croient tout savoir sur le    pontificat de Paul VI, mais ils sont très loin du compte…

Tant que le Pape Paul VI put encore paraître publiquement et tenir ses allocutions dans lesquelles il défendait sans cesse avec ténacité la doctrine traditionnelle de l'Église contre les novateurs de la Foi, les conjurés secrets du Vatican ne purent faire passer leurs idées visant à la création d'une religion mondiale que très prudemment derrière le dos du Pape Paul VI.

L'un des nombreux exemples illustrant ce fait est la suppression des exorcismes du baptême par un décret de la congrégation des rites du 15 mai 1969 dont le Pape Paul VI, trois ans et demi plus tard, ne savait visiblement encore rien. On peut le déduire d'une allocution du pape qui fit sensation en son temps, allocution sur le diable du 15 novembre 1972 dans laquelle il mentionnait expressément les exorcismes du baptême comme moyen de délivrance par le Christ de la domination du diable sur l'homme. Donc pendant au moins trois ans et demi le Pape ne sut rien de cette rupture radicale, décrétée derrière son dos, avec la tradition immuable de l'administration des sacrements !

Avec la création du pape-imposteur et la totale dépossession des pouvoirs du Pape Paul VI, la réalisation des buts des conjurés secrets fut facilitée et accélérée. En voici deux exemples.

Le changement de fonction de l'extrême-onction

L'extrême-onction « ne doit être administrée qu'à des malades pour la vie desquels on craint » (concile de Florence, 1439) ; ceux « que l'on considère comme quittant la vie, raison pour laquelle on l'appelle aussi le sacrement des mourants » (Concile de Trente, XlVe séance, 1551) ; « Quand le fidèle commence à tomber en danger de mort à cause de la maladie ou de la faiblesse due à l'âge » (IIe Concile du Vatican, Constitution de la liturgie, Art.

Avec le nouveau rite, la nature de l’extrême-onction fut changée, en pratique, prenant de plus en plus le sens d’une prière pour la guérison. Actuellement, dans bien des églises, les personnes d'un certain âge reçoivent déjà « l'onction des malades » pendant l'office du dimanche. Ce changement de fonction dirigé d'en haut de l'extrême-onction contre la tradition doctrinale immuable et la déclaration nette des trois conciles est l’une des nombreuses mesures prises dans le dessein de détruire méthodiquement la nature des sacrements, en tant que forme prescrite par le Christ, de l'application des grâces de salut.

Le raffinement avec lequel fut étouffée la protestation des théologiens conservateurs contre cette démolition systématique de l'édifice de la foi de l'Église, est montré par l'exemple suivant :

Le 5 octobre 1975, le pape-imposteur administra l'Extrême-onction à Rome, sur la place Saint-Pierre, à cinquante malades de divers pays ; qui allait alors oser encore élever la voix contre le changement de fonction de l'Extrême-onction, devenue une prière pour la guérison, si, de façon évidente, le pape lui-même administre ainsi le sacrement :

La photo montre cette scène. On y reconnaît le pape-imposteur à l'oreille décollée, aux lunettes à double foyer posées sur la courbure du nez, au visage rond et au menton peu accentué.

On voit également le visage indigné d’un jeune prêtre à gauche qui, il y a peu de temps, au séminaire, avait bien compris ce qu'était la nature de l'Extrême-onction et doit maintenant voir comment celui qu'il pensait être le pape, circulant parmi les rangs des pèlerins loin d'être des moribonds, signant avec le pouce, sans signe de croix, la paume de la main et le front de chacun, avec un peu d'huile, falsifie l'Extrême-onction en en faisant une « onction des malades » ! Se doutait-il, ou bien savait-il, qu'il était impossible que cet homme soit le Pape Paul VI ?

(Note de J.-Bte. André.) Si de telles choses ont pu avoir lieu aux dépens de Paul VI, et ce avant l'existence du sosie, cela en dit long sur ce que vaut la déclaration sur la liberté religieuse de 1965. Les sédévacantistes, par exemple, croient tout savoir sur le pontificat de Paul VI, mais ils sont loin du compte. …

Inspiré de : L’IMPOSTURE DU SIÈCLE…       

http://www.lasurviedupapepaulvi.com/2014/06/l-imposture-du-siecle-theodor-kolberg.html

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 16:01

QUAND FAUT-IL PRIER…                                    

"Il faut toujours prier et on ne peut se lasser de prier," (Luc, xvIII) disait, le Sauveur à ses Apôtres. Quel est le sens de ces paroles ? Signifient-elles que nous sommes obligés de prier sans cesse, d'une manière actuelle et non interrompue ? Devons-nous continuellement réciter des prières vocales ou même pratiquer l'oraison mentale d'une manière constante et continue ? Évi­demment non. Les hommes appelés à vivre en société ont à rem­plir de nombreux devoirs qui seraient incompatibles avec un semblable précepte. Si quelques saints ont eu des grâces et une vocation spéciale pour mener sur la terre une vie à peu près angélique, il ne s'ensuit pas que cette vie soit un précepte, ni même un conseil s'adressant à la généralité des hommes. Il ne faut donc pas donner ce sens aux paroles de Jésus-Christ.

Pour accomplir ce commandement de Dieu, il suffit de faire son devoir là où la Divine Providence nous a placés, de soumettre entièrement et généreusement notre volonté à celle de Dieu, de lui offrir toutes nos actions, toutes nos joies et toutes nos souf­frances, dans le dessein de lui plaire.

Le chrétien prie toujours s'il accomplit cette parole d'Origène : " Toute action du juste faite selon Dieu et sa loi sainte, est une prière." Le chrétien prie toujours s'il se conforme à cette maxi­me de saint Bonaventure : " On ne cesse pas de prier quand on ne cesse pas de bien faire, et la prière du cœur et des œuvres a plus de valeur que celle des livres. "

"La prière, dit saint Basile, consiste dans les actions que l'on fuit, dans tout le cours de sa vie selon les règles de la vertu."

" Ce n'est pas en vain que l'Apôtre nous dit de prier sans cesse, écrit| saint Augustin ; et néanmoins nous ne pouvons pas sans cesse fléchir les genoux, lever les mains au ciel et demeurer prosternes sur la terre. Il y a donc une autre prière continuelle. Cette prière, quelle est-elle ? Notre désir de bien servir Dieu. Quels que soient vos embarras et vos occupations, si, au milieu de tout cela, vous désirez le repos de la vie éternelle, votre prière n'est point interrompue. "

Saint Jean Chrysostome dit : " Il n'est aucun lieu ni aucun temps qui nous empêche de prier ; car il n'est pas nécessaire pour prier de fléchir les genoux, de lever les mains au ciel, de se frapper la poitrine. Ayez l'esprit toujours fervent et le cœur plein de charité et vous faites une excellente prière en allant, en venant, on peut ainsi prier partout et prier longtemps. "

Ce grand Saint ajoute que chaque bonne œuvre est un instru­ment de musique et que faire une bonne action, c'est chanter un cantique à Dieu. " Chrétiens, dit-il, le Prophète nous annonce qu'il loue Dieu tout le  jour ; mais  qui peut comprendre  et goûter cette parole ? Je vais vous indiquer un moyen de louer Dieu toute la journée si vous le voulez.  Faites bien tout ce que vous faites et vous avez loué Dieu ; vous quittez l'église après avoir chanté les louanges du Seigneur et vous vous mettez à table : observez les règles de la tempérance et vous avez fait une prière ; vous allez trouver le repos de la nuit, ne vous levez pas pour mal faire et vous avez loué Dieu ; vous vous livrez au   commerce ;   évitez   la fraude   et  vous   avez   chanté   un hymne au Seigneur : vous cultivez la terre, évitez les querelles avec votre voisin et vous avez prié. Préparez-vous à louer Dieu ainsi tout le jour par l'innocence de vos œuvres. Lorsqu'un chré­tien se retire de l'église, il semble qu'il ne loue plus le Seigneur ; mais s'il ne cesse pas de bien vivre, il ne cessera pas de prier. La prière n'est interrompue que lorsqu'on s'éloigne de la justice. Menez toujours une bonne vie et alors, malgré le silence de vos lèvres, votre vie est un cri perpétuel et les oreilles du Seigneur sont inclinées vers vous. Prenez la lyre des bonnes œuvres ; que la perfection de votre vie soit un chant qui ne se taise jamais. Alors vous louez Dieu en traitant une affaire ; vous louez Dieu quand vous mangez ; vous louez Dieu quand vous dormez. Vous me demandez où est votre prière et moi je vous demande où elle n'est pas. "

"La vie tout entière du juste, dit Origène, est une longue et magnifique prière."

Il suffit donc d'avoir une intention pure, un désir ferme de plaire à Dieu, et aussitôt chacune de nos pensées, de nos actions, chacun de nos sentiments, notre silence, notre sommeil même, deviennent un hymne à Dieu. Il nous est donc facile de trans­former toute notre vie en une belle prière. Chaque matin, la route nous est tracée par le devoir de la vie sociale et chrétienne. Il suffit de nous y élancer avec une foi vive et le désir de faire la volonté de Dieu. Rien ne sera changé à notre existence, sinon les dispositions de notre cœur et la joie qui mondera plus souvent les facultés de notre âme. Nos occupations seront les mêmes ; elles deviendront seulement moins pénibles et plus faciles à sup­porter, parce que la piété pénétrera notre vie tout entière pour la fortifier et la consoler. Nous ne quitterons jamais Dieu parce que, si, comme les Anges, nous remplirons tous nos devoirs en sa présence, nous serons comme eux plongés dans l'essence divine.

L'histoire rapporte qu'un saint jouait avec ses compa­gnons ; on en vint à parler de la mort et chacun devait dire ce qu'il ferait en ce moment suprême, et tous de s'écrier qu'ils se proster­neraient les genoux en terre, invoquant la miséricorde de Dieu. " Pour moi, réplique le saint, je continuerais à jouer." Quelle aimable réponse ! Quelle vaste doctrine en un seul mot ! En jouant bien, le saint faisait ce que la Providence atten­dait de lui en ce moment et il n'est pas de plus sublime perfec­tion : faire à chaque instant la volonté de Dieu, accomplir à chaque heure du jour le devoir qui se présente ; il n'est pas de meilleur moyen de se sanctifier, il n'est pas de pratique plus sûre pour se préparer au jugement de Dieu.

L'univers est beau ! Belle est la nature dans la fécondité de son sein, dans l'harmonie de ses lois, dans la majesté inviolable de son cours. Belle est l'immensité des espaces où se balancent, comme les navires, les astres que la main de Dieu y sema au premier jour. Mais il n'y a pas de plus beau spectacle que l'hom­me qui a constamment à cœur de faire son devoir, qui a toujours son âme dans ses deux mains et, l'œil fixé sur Dieu, la plie à la vertu, la façonne à la justice, comme on façonne un marbre à la beauté.

Si nous étions des anges, nous pourrions nous contenter de ce genre de prière : faire la volonté de Dieu ; les anges ne prient pas autrement. Unis à Dieu, ils le voient, ils l'aiment par un acte continuel et ininterrompu ; et toujours plongés dans l'Océan divin, ils aiment en exécutant les ordres du Très Haut et ils les exécutent en aimant. Mais, sur cette terre d'exil et de pénitence, la misère et la faiblesse de notre nature, la corruption du péché, les incertitudes de la volonté, l'inconstance des désirs, tout nous fait une obligation de choisir certaines heures où nous puissions vaquer d'une manière plus spéciale à la prière, où ce saint exercice devienne notre affaire principale, où nous concentrions toutes les puissances de notre âme pour nous occuper exclusive­ment de Dieu et de nos besoins spirituels.

Extrait de : La Prière - Olivier Elzéar Mathieu. Archevêque de Régina   (1925)

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 12:27

Comment les messages de Bayside peuvent contribuer à nous éclairer…

Saint Michel Archange le 21 août 1974 : « Satan a maintenant entre les mains beaucoup de positions dirigeantes dans la maison de Dieu, dans la Ville Éternelle de Rome. Des traîtres entourent votre Vicaire. Ses souffrances sont grandes. Ils ont déjà choisi son successeur. »

La Vierge Marie le 6 avril 1977 : «Comme je vous l'ai déjà dit dans le passé, l'homme du nom de Benelli a paru à Rome pour s'immiscer auprès du Siège de Pierre et pour amener la domination complète du 666 sur le siège de Pierre !... Mes enfants, on tente de destituer  votre Vicaire, le Pape Paul, du siège de Pierre! Lisez les messages, les précédents messages du ciel, et instruisez-vous de leur lecture ! »

Une photo miraculeuse prise avec un appareil polaroid, il y a plus de deux ans, au lieu de pèlerinage de Bayside, pendant les heures de prière publique réparatrice, est une documentation photographique tout-à-fait extraordinaire pour la nomination de Benelli au cardinalat. La photo, qui se développe aussitôt après la prise de vue, devant de nombreux témoins, ne montra pas la statue et les gens en prière, mais un portrait du substitut à la secrétairerie d'état à cette époque, l'archevêque Monseigneur Benelli !

[En réalité, la Vierge voulait dire que Benelli allait placer le « pire antipape de l'histoire » sur le Siège de Pierre. Telle était la signification de la phrase « amener le règne du 666 à Rome ». Car ce Benelli fait partie des conjurés qui ont installé Wojtyla. Comme l'ont expliqué les exorcismes suisses, ce prélat était franc-maçon de notoriété, « dénoncé par les âmes privilégiées », donc il ne pouvait « s'élever au pontificat », car cela eût attiré les soupçons.] Note de J. Bte André.

Cette photo miraculeuse fut reproduite dans le livre de Frère Vincent de Paul T O S F : « The abominations of désolations : Anti-Christ is here now ! » (Les abominations des désolations : L'Antéchrist est arrivé), qui a paru aux U.SA. Le 15 août 1975. La première page de ce livre porte la marque de Copyright : « © Brother Vincent de Paul T O S F, 1975 ».

Ce qu'il y a de surprenant sur cette photo c'est que la même photo fut reproduite deux ans plus tard, à l'occasion de la nomination de Benelli au cardinalat, dans l'Osservatore Romano ! [Cette photographie miraculeuse est effectivement très surprenante et porte un coup aux détracteurs de Bayside, une fois de plus. On s'expliquerait mal que le démon puisse, deux ans à l'avance, faire apparaître la photographie qui allait être publiée dans l'Osservatore Romano ; cela va certainement au-delà de ce qu'il connaît et peu deviner.  (J.-B. A.)]

 

Les deux photos se ressemblent à s'y méprendre, si bien que personne ne croirait qu'il s'agit d'une photo d'origine surnaturelle et d'une autre d'origine naturelle. …

Puis on fit célébrer par  le faux ou le vrai ( ?) Pape Paul VI à la basilique Saint-Pierre une messe commémorative pour le Pape Jean XXIII devant le Corps Diplomatique, des membres de la curie et des invités d'honneur.

C'était sans doute une façon de fournir un document prouvant que… que le Pape Paul VI était encore là, et maintenant en activité, et par là-même que lui seul avait pu convoquer le consistoire et nommer Benelli cardinal.

Les louanges largement répandues de la soi-disant fidélité de Benelli au Pape Paul VI, que fit le pape-imposteur pendant le consistoire public, eurent visiblement deux objectifs :

Premièrement il devait être apporté par le « pape » lui-même ( ?) un document prouvant qu'en aucun cas on ne travaillait derrière son dos et contre sa volonté à la curie, qu'au contraire toutes les directives et tous les décrets de Rome qui étaient visiblement en contradiction avec la tradition doctrinale immuable, venaient réellement du pape lui-même.

Deuxièmement, les flatteries pénétrantes que le « pape » adressa à Benelli devaient sans doute donner l'impression que Benelli était l'homme de confiance du Pape Paul VI en tant que successeur sur le siège de Pierre.

C'est un but semblable que servit sans doute également l'allocution de Benelli à son installation à Florence, dans laquelle il dit : « Il me semble venir à vous les mains vides. Mais j'ai un modèle qui sera toujours sous mes yeux comme un éclatant idéal : le Pape Paul VI qui pendant de nombreuses années de conversation presque quotidienne m'a enseigné comment il faut servir l'Église. En toute modestie, je vais essayer de tenir compte de ses agissements dans les miens et de vous faire ainsi participer à son charisme en tant que Pasteur de l'Église universelle, comme cela m'a été donné en partage ces dix dernières années. Si je réussis à vous faire un peu de bien et à vous aider à devenir meilleurs, ce sera un mérite du pape qui me l'aura enseigné.» (L'Osservatore Romano, édition hebdomadaire en langue allemande du 22 juillet 1977).

Peut-on imaginer plus grand contraste entre les paroles et les actes d'un homme ? Que disait donc la Sainte Vierge à Bayside ?

« Giovanni Benelli, quel chemin as-tu pris ? Tu es sur le chemin de l'Enfer et de la damnation ! » -

« Mais ceux à qui il a fait confiance l'ont trompé, ont complètement établi leur domination sur sa mission. » -

« Trois hommes dirigés par Satan ! »

« Ces directives ne sont pas écrites de la plume du Pape Paul VI. Elles sont écrites de la plume de Benelli et de Villot ! » -

« Il me faut maintenant faire savoir que ces changements, les changements qui donnent de mauvais fruits, ne vous ont pas été donnés par le Saint-Esprit et par votre vicaire le Pape Paul VI. C'est le filet jeté par Satan. Beaucoup sont actuellement des marionnettes ; les ficelles sont tirées par Benelli, Villot, Casaroli et leurs partisans ! »

« Ceux à qui il (Paul VI) a fait confiance se sont tournés contre lui, ont mangé à sa table, avaient joui de sa confiance, pour le tromper ensuite ! » -« Beaucoup de choses qu'on prétend venir du Saint-Père ne viennent pas de lui, mais de ceux qui l'entourent, qui sont actuellement complètement au pouvoir ! » -

 

Note du blog : Il faut prier pour le retour du saint Père  PAUL VI.  Ayons confiance en la Divine Providence, son retour est pour bientôt. Ave Maria UDP

Inspiré de : L’IMPOSTURE DU SIÈCLE…  ( Jean Baptiste André )

http://www.lasurviedupapepaulvi.com/2014/06/l-imposture-du-siecle-theodor-kolberg.html

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 15:46

Sixième  qualité de la prière - Prier avec persévérance…      

Prions aussi avec persévérance surtout si Dieu diffère de nous accorder ce que nous lui demandons.

Nôtre-Seigneur a voulu nous donner l'exemple de la persévé­rance dans la prière en demeurant quarante jours dans le désert. Souvent aussi il se retirait du milieu de la foule et il passait des nuits entières en prières. (Luc, VI) Dans le jardin des Olives, trois fois il se prosterne, ré­pétant les mêmes paroles ; au milieu de son agonie il priait avec une ferveur plus soutenue. (Luc, xxII)

Notre Divin Maître n'avait pas besoin d'une prière longue et persévérante pour être exaucé de son Père, il lui suf­fisait d'un regard intérieur plus prompt que l'éclair ; mais il a voulu nous montrer par son exemple que la persévérance était nécessaire à nos demandes, que Dieu, par des raisons de sagesse et de miséricorde, différait quelquefois de nous exaucer et qu'il fallait faire violence au ciel par la continuité de nos désirs. " Sa­chez, dit l'Esprit Saint, que Dieu exaucera vos demandes, si vous persévérez dans vos prières " (judith, VI).

Jésus enseigna un jour cette vérité par une parabole: "Si quel­qu'un d'entre vous avait un ami et qu'il allât le trouver pendant la nuit, en disant : prête-moi trois pains parce qu'un de mes amis, qui est en voyage vient d'arriver chez moi et je n'ai rien à lui donner. Cet homme lui répond : ne m'importunez point ; ma porte est déjà fermée ; je ne puis me lever pour vous donner. Si l'autre persévère à frapper, quand même celui-ci ne se lèverait pas parce qu'il est son ami, je vous assure qu'il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait ce dont il a besoin. Je vous dis de même : demandez et il vous sera donné ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira ; car quiconque demande reçoit et l'on ouvrira à celui qui frappe. "

Remarquons bien que Nôtre-Seigneur ne nous dit pas seule­ment de prier, mais encore de chercher, de frapper à la porte de son Cœur et de ne point nous lasser, de redoubler sans cesse nos coups jusqu'à ce que la porte s'ouvre, étant assurés qu'elle se rouvrira  si nous persévérons à la pousser.

" Ne nous lassons jamais de prier, dit saint Augustin ; car si Dieu ne nous donne pas aussitôt ce que nous lui demandons, ce n'est pas qu'il veuille nous refuser; mais, s'il en agit ainsi, c'est afin de nous donner plus d'estime pour la grâce qu'il nous aura accordée. "

Il nous faut faire une sainte violence au Cœur de Dieu par des prières ferventes et souvent répétées qui le pressent et l'importu­nent. Si Dieu ne nous exauce pas, c'est parce que nous nous las­sons de demander; car il entre souvent dans les desseins de Dieu de ne pas nous accorder de suite les choses que nous lui deman­dons afin d'éprouver notre foi, notre confiance et notre fidélité, afin de nous faire multiplier nos prières qui sont des actions très agréables à son cœur et très méritoires à ses yeux.

" Si Dieu, dit saint Bernard, diffère quelquefois de nous exaucer ce n'est que pour nous obliger à redoubler nos prières avec plus de ferveur.  S'il nous accordait aussitôt ce que nous lui de­mandons, nos prières deviendraient plus rares et moins pres­santes, ses grâces moins précieuses. "

Ne sommes-nous pas souvent nous-mêmes cause des retards dont nous nous plaignons ? Ce que nous désirons vivement, le demandons-nous avec l'humilité, la piété, la ferveur qui ren­dent nos prières acceptables et immédiatement efficaces ? Sans cloute Dieu nous a dit : " Tout ce que vous demanderez vous sera accordé;" et fidèle à sa promesse, il est toujours prêt à nous exaucer ; mais encore faut-il que nos prières répondent aux exigences de son infinie majesté.

Puis, dans l'ordre providentiel, chaque chose a son temps et ce temps est celui que Dieu sait être le plus favorable à l'effusion de ses dons et à l'efficacité de ses grâces. Ce qui est différé, dit saint Augustin, n'est pas refusé mais nous sera donné en temps convenable.

Ne soyons pas impatients. Si Dieu, répondant à notre empres­sement, nous exauçait toujours aussitôt que nous exprimons un désir, nous serions exposés à nous attribuer des droits que nous n'avons pas; à méconnaître la bonté toute gratuite de notre bienfaiteur et à nous fermer par l'ingratitude le trésor de ses bienfaits.

Le Seigneur veut dans notre propre intérêt nous faire appré­cier ses dons. Telle est la faiblesse humaine, telle est notre in­gratitude que nous oublions facilement les bienfaits qui nous ar­rivent par un cours naturel et facile ; nous oublions et la grandeur du don et la libéralité du bienfaiteur. Nous ne faisons plus atten­tion à la lumière du soleil, parce que tous les jours elle apparaît à une heure déterminée ; mais si l'astre du jour différait de quel­ques heures son retour à l'horizon, ce serait un cri d'effroi dans l'univers tout entier et nous comprendrions mieux ce que nous vaut sa présence. Le Seigneur diffère quelquefois de nous enten­dre et ce délai nous fait mieux sentir le besoin que nous avons de la grâce et la précieuse faveur qui nous est accordée ; alors nous apprécions davantage le bienfait du ciel ; nous le traitons avec plus de respect ; nous le faisons fructifier avec plus d'empresse­ment et un plus généreux amour.

Au lieu de nous étonner, de nous désoler, de nous décourager des retards divins, admirons avec saint Jean Chrysostôme " l'ad­mirable industrie d'un père tendre qui veut nous retenir auprès de lui. " S'il nous exauçait au premier appel de nos misères, peut-être que nous lui fausserions bien vite compagnie. En nous fai­sant attendre ses dons, il nous oblige à ne point le quitter. Et en insistant auprès de lui, nous prolongeons un acte religieux qui, le reconnaissant comme la source de tous biens, rend hommage à sa toute puissance, à son infinie bonté : acte méritoire qui ne peut rester sans récompense.

Quelquefois Dieu refuse de nous exaucer et plusieurs raisons de sagesse et de bonté expliquent cette conduite à notre égard. Il peut arriver que nous demandions des choses nuisibles à notre salut et même à notre bonheur temporel ; il peut arriver que nous sollicitions dans le détail des événements humains précisé­ment ce qui empêcherait notre principal et légitime désir. Quand bien même il paraîtrait que Dieu n'entende pas notre prière, quand bien même toutes choses sembleraient tourner contre nous, comment savons-nous que nous ne sommes pas exaucés ? Notre vue est si bornée et Dieu est infiniment sage. Il peut se faire qu'il réponde à nos ardents désirs précisément à l'instant où nous nous croyons rebutés.

Saint Augustin nous fait comprendre admirablement cette vérité, en nous citant l'exemple des prières de sa mère. Il était alors un enfant prodigue il avait résolu de quitter l'Afrique pour se rendre à Rome afin de pouvoir vivre en­core plus librement et de se soustraire à la surveillance et aux tendres reproches de sainte Monique. Déjà il avait retenu sa place sur un navire prêt à se mettre à la voile ; mais sa mère qui soupçonnait les desseins secrets du malheureux ne le quittait pas. Par ses paroles flatteuses et ses beaux discours, il parvint enfin à lui persuader de passer la nuit dans une chapelle voisine, et tandis que la pau­vre mère y versait d'abondantes larmes et priait pour son fils, celui-ci prenait la fuite et s'éloignait d'elle. " Quelle grâce, s'é­crie saint Augustin, quelle autre grâce, vous demandait-elle, sinon de m'empêcher de mettre à la voile ? Mais vous, qui dans la profondeur de vos décrets, aviez décidé de satisfaire le plus ardent de ses désirs et de me convertir, vous lui refusiez cette grâce parce que vous saviez que mon voyage en Italie serait plus tard l'occasion de ma conversion. "

Quelquefois Dieu qui nous aime refuse nos demandes. Nous ne devrions pas nous en plaindre. Il agit comme un père qui ne veut pas donner un instrument dangereux à son enfant, malgré ses pleurs et ses gémissements. Quand un malade, brûlé par la soif, demande un verre d'eau fraîche, le médecin exauce son désir en refusant et ce refus est un bienfait. Ainsi le Seigneur qui est le père des hommes et le médecin de la pauvre humanité souffran­te, écoute nos prières alors même qu'il semble les rejeter ; il les exauce de la manière qu'il sait le plus utile. " Souvent, dit saint Augustin, Dieu ne nous accorde pas ce que nous voulons afin de nous accorder ce que nous aimerions mieux, si nous savions toutes choses ; " et alors nous pouvons vraiment dire que Dieu nous écoute davantage en nous refusant, qu'il nous exauce mieux et d'une manière plus utile.

Nôtre-Seigneur disait un jour à sainte Catherine de Sienne ces paroles qui résument tous les avantages de la conformité à la volonté de Dieu : " Croyez, ma fille, que Dieu peut, connaît et veut tout ce qui est votre bien, beaucoup plus que vous ; et que par conséquent, l'adversité et la prospérité sont réglées et dirigées pour votre bien, avec beaucoup plus de sollicitude qu'un père et qu'une mère n'en mettent à procurer le bonheur de leur fils uniquement aimé. "

Quand Dieu n'écoute pas nos prières, ses refus ne sont pas sans compensations. Aux biens que nous demandons il sub­stitue d'autres biens et cela si mystérieusement que ce n'est qu'à la longue et en réfléchissant sur sa conduite à notre égard que nous pouvons nous rendre compte de l'efficacité de nos prières.

Nous demandons des biens temporels, Dieu les remplace par des biens spirituels ; il refusera de nous donner la richesse, mais il ornera notre âme de courage dans une vie de sollicitude et de labeurs plus honorable et plus saine pour notre vertu que la vie facile où nous aurions pu nous amollir et nous corrompre.

Il refusera de nous rendre la santé et de guérir nos infirmités, mais il nous donnera la patience et la résignation qui font le mérite des souffrances de cette vie.

Il refusera, malgré nos instantes supplications et nos larmes, de nous conserver des parents, des amis que nous voudrions re­tenir en ce monde ; en les ravissant à notre amour, il nous fera comprendre la fragilité des affections terrestres et la nécessité de nous rapprocher de lui, de nous jeter dans ses bras, de reposer notre cœur en cet unique et saint amour qui faisait dire à l'Apôtre : " Qui pourra nous ravir l'amour de notre Dieu?" (ROM. VIII).

Nos prières ne sont donc pas inefficaces ; quand Dieu refuse de nous accorder ce que nous lui demandons. Un jour nous connaî­trons le secret de ses miséricordieuses compensations, nous y admirerons sa sagesse et sa bonté, nous confesserons qu'il a bien fait toute chose. (marc, VII).

Extrait de : La Prière - Olivier Elzéar Mathieu. Archevêque de Régina   (1925)

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 15:54

Comment Benelli a-t-il pu devenir cardinal sans tricher…

Le remplacement du Pape PAUL VI, par un sosie, ne s’est pas fait sans complicité et instantanément. On y travaillait depuis plusieurs années.

Au Consistoire du 17 juin 1977, le substitut à la secrétairerie d'État du Vatican, l'archevêque titulaire Mgr ( ?) Benelli, fut nommé cardinal. ? Ceux qui connaissent les circonstances et ses ambitions pour la curie, qui aboutirent finalement à ôter tout pouvoir au Pape Paul VI et à l'emprisonner brutalement, tiennent pour exclu que le Pape Paul VI ait pu nommer Benelli cardinal, lui qui est l'un des principaux responsables de ces événements.

Benelli a-t-il, par hasard, montré un repentir effectif, s’est-il réconcilié avec le Pape, a-t-il jamais promis de réparer l'injustice faite au Pape Paul VI depuis des années et le grave préjudice porté à l'Église ?

Il faudrait alors, tout d'abord, que la totale liberté d'action fut redonnée au Pape Paul VI. Sinon, on ne peut sans doute parler que d'une auto­nomination de Benelli en accord avec ses frères maçons cachés au Vatican, dans laquelle l'acteur agissant comme pape à s'acquitter du cérémonial protocolaire.

Était-ce donc le Pape Paul VI qui convoqua et dirigea le consistoire ? Était-ce le Pape Paul VI qui tint les discours, qui posa la barrette de cardinal sur la tête de Benelli et lui mit l'anneau au doigt ?

Les discours du pape à l'occasion du Consistoire sont publiés dans l'Osservatore Romano (édition hebdomadaire en langue allemande, 7ème année, N-26, du 1er juillet 1977).

Dans le discours pendant la partie secrète du Consistoire, ce qui frappe, ce sont surtout les attaques massives réitérées contre l'ancien archevêque Monseigneur Lefebvre. Jamais pendant tout son pontificat le Pape Paul VI n'avait attaqué et accusé ou compromis en public aucune personne, amie ou ennemie, et moins que quiconque un confrère dans l'épiscopat.

[(J.-B. A.) Comme un Mgr Ghika, il ne répondait pas à la violence par la violence. Son arme était la douceur. C'est ainsi qu'il avait converti des masses d'ouvriers communistes lorsqu'il était archevêque de Milan. Les biographies de Paul VI insistent sur son calme presque légendaire et sur sa grande maîtrise de lui-même. Il ne se mettait presque jamais en colère. Même lors de l'attentat à la bombe, il demeura serein, comme on le voit dans les archives de l’INA.]

Il ne le fit même pas quand une commission cardinalice établie par le pape exigea au nom du pape le retrait de nombreuses erreurs doctrinales du « catéchisme hollandais » et que le cardinal Alfrink déclara en public que le « catéchisme hollandais » ne serait modifié sur aucun point.  [(J.-B. A.) Impudente et vile effronterie. Voici les serviteurs dont disposait notre malheureux pape. ]

Et il ne le fit pas quand ce cardinal avec ses acolytes ruina presque entièrement une province ecclésiastique autrefois florissante par sa désobéissance et son entêtement en face du Pape et de l'Église.

La façon grossière de rabrouer en public les dissidents est en totale contradiction avec la façon délicate et pleine de tact du Pape Paul VI. Ce n'est qu'avec le pape-imposteur qu'elle s'introduisit dans la diplomatie vaticane.

Si cette allocution avait pour but d'éveiller l'impression que c'était le Pape Paul VI qui avait tenu ce discours, cette attaque contre Mgr Lefebvre fut une faute de régie manifeste.

Mais c'est surtout l'allocution dans la salle d'audience pendant la partie publique du Consistoire, le 27 juin 1977, que le Pape Paul VI n'aurait jamais pu tenir. Il ne s'agit dans cette allocution que d'un « seul thème, qui semble être fondamental et spécifique pour cette solennité » : la fidélité. « C'est précisément celui-ci » était-il dit dans l'allocution, « que nous avons voulu souligner cette année par l'annonce d'un Consistoire ».

Les nouveaux cardinaux, cela fut souligné, « se distinguent tous, justement, de façon tout spéciale, par cette vertu : la fidélité absolue. Celle-ci a été vécue par eux... dans un don sans réserve au Christ, à l'Église, au Pape, avec persévérance, inébranlablement et sans faux égards. En remplissant ces difficiles missions, ceux que nous appelons à partir d'aujourd'hui nos fils bien-aimés, ont donné à l'Église tout entière un incomparable témoignage de fidélité. Nous sommes heureux de pouvoir témoigner ici, ouvertement, de cette fidélité : surtout de la vôtre, Cardinal Benelli, qui nous avez été si proche depuis longtemps déjà, en particulier dans les dix dernières années, pendant lesquelles en tant que substitut de la secrétairerie d'état, vous avez mis à exécution toujours consciencieusement nos directives et décisions... ».

Pour saisir toute l'ampleur de l'hypocrisie qui est contenue dans ces termes, il faut avoir quelques faits sous les yeux :

Avec la réforme de la curie (1967), la secrétairerie d'état vint se placer à la tête de toutes les organisations du Saint-Siège. Toutes les relations du pape avec les différentes congrégations vaticanes et les offices de la curie, avec l'épiscopat mondial, avec les représentants du Saint-Siège dans les différents pays, avec les gouvernements, les organisations et les individus passèrent désormais par la secrétairerie d'état, par le secrétaire d'état, le Cardinal Villot et ses deux collaborateurs les plus étroits, le substitut a la secrétairerie d'état, l'archevêque titulaire  Giovanni Benelli (l'archevêque-titulaire Giuseppe Caprio depuis la nomination de Mgr Benelli au cardinalat et comme archevêque de Florence), et le secrétaire du « Conseil pour les affaires publiques de l'Église », l'archevêque-titulaire Monseigneur Agostino Casaroli dont la charge consiste dans l'entretien des relations avec les gouvernements étrangers.

Or, si depuis la réforme de la curie, les contradictions entre les déclarations orales -du Pape Paul VI dans les audiences générales et les autres allocutions officielles d'une part, et les ordonnances écrites du pape d'autre part devinrent de plus en plus grandes et frappantes, la source de ces contradictions ne pouvait se trouver qu'ici, dans la secrétairerie d'état, chez Villot —Benelli —Casaroli.

Nous nous souvenons de ce que la Sainte Vierge a dit à Bayside à ce sujet, le 27 septembre 1975 : «Antonio Casaroli, tu te condamnes toi-même à l'Enfer : Giovanni Benelli, quel chemin as-tu pris ? Tu es sur le chemin de l'Enfer et de la damnation. Villot, conducteur du mal, éloigne-toi de ces traîtres ; tu n'es pas inconnu du Père Éternel ; tu pactises avec la synagogue de Satan, la loge maçonnique! Crois-tu qu'il ne te faudra pas payer pour la destruction des âmes dans la maison de mon Fils ?... ».

« Le plan diabolique de Satan est d'orienter la haine du monde vers le Vicaire, le pape Paul VI, à Rome. Le plan de Satan est d'amasser sur ses épaules toutes les erreurs et tous les méfaits. Mais ceux à qui il a fait confiance, l'ont trompé, ont entièrement mis la main sur sa mission. Il y a actuellement, en langage figuré, trois papes à Rome, sans compter Paul VI. Trois hommes qui sont dirigés par Satan. Actuellement, vous ne pouvez rien accepter de ce qui vient de Rome, car ces bulles pontificales ne viennent pas du Pape Paul VI, et ces directives ne sont pas écrites de la plume du Pape Paul VI. Elles sont écrites de la plume de Benelli et de Villot...

Il me faut maintenant faire savoir que ces changements qui ont produit de mauvais fruits, ne vous ont pas été donnés par le Saint-Esprit et par votre Vicaire le Pape Paul VI. C'est le filet jeté par Satan. Actuellement, beaucoup sont des marionnettes. Les ficelles sont tirées par Benelli, Villot, Casaroli et leurs partisans. »

Le 2 octobre 1975 : «Je vous ai avertis qu'il y a maintenant trois papes dans la ville de Rome. Je le répète, ils ont mis en place un imposteur, car ils ont renversé le Pape Paul VI, votre véritable père. C'est l'imposture du siècle ! ... Il faut que l'imposture soit dévoilée à l'humanité. C'est la seule façon d'empêcher que le trône de Pierre ne capitule et ne tombe entièrement aux mains des puissances de l'Antéchrist 666... »

Le 5 juin 1976 : «Le Saint-Père, le Pape Paul VI, souffre beaucoup, mes enfants. Ceux auxquels il a fait confiance se sont tournés contre lui, ont mangé à sa table, ont joui de sa confiance pour le tromper ensuite ! Oh ! Mes enfants, vous n'écoutez pas. Vous suivez vos voies, le coeur endurci, et vous avez fermé vos oreilles à mes avertissements ! »

Le 21 août 1976 : « Votre Saint-Père, le Pape Paul VI, porte sa croix avec une grande dignité. Sa force s'épuise, il a accepté la vie de martyr. Priez pour lui, mes enfants, il y a beaucoup de traîtres autour de lui. Il n'y en a que très peu qui sont restés fidèles. »

Le 7 septembre 1976 : « Ne disloquez pas l'Église de mon Fils ! Ne vous séparez pas du Saint-Père ! Restez pour le protéger, car il y a beaucoup d'ennemis autour de lui. Vos mass-médias, mes enfants, sont dirigés, de même que les autres moyens de communication. Il faut que vous soyez très prudents dans ce que vous lisez actuellement, car on vous trompe souvent ! Bien des choses qu'on prétend venir du Saint-Père, ne viennent pas de lui, mais de ceux qui l'entourent et qui sont actuellement complètement au pouvoir. »

Voilà donc les faits au sujet de la « fidélité » de Benelli ! Il ne se peut pas que le Pape Paul VI ait jamais tenu ces allocutions ! Ces louanges pour sa nomination au cardinalat, c'est Benelli lui-même qui les a écrites ! Car l'acteur qui paraît en tant que pape n'est qu'un instrument de la troïka Villot —Benelli —Casaroli. Les discours qu'il a à lire sont écrits à la secrétairerie d'état, sous la rédaction de Benelli et de Villot.

Si déjà les discours permettent de voir que le Consistoire du 17 juin 1977 n'était pas sous la, direction du Pape Paul VI, ce fait est nettement éclairci par les photos des cérémonies de la nomination au cardinalat, qui sont parues dans l’Osservatore Romano et beaucoup d'autres journaux et revues.               (À suivre)

Inspiré de : L’IMPOSTURE DU SIÈCLE…        Pages 73-77 http://www.lasurviedupapepaulvi.com/2014/06/l-imposture-du-siecle-theodor-kolberg.html

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 15:30

Cinquième  qualité de la prière : Prier avec confiance

Cette humilité, si elle est vraie, si elle est chrétienne, ne nuit en rien à la confiance qui est une ferme et entière persuasion que Dieu nous accordera tout ce que nous lui demanderons de juste et de raisonnable.

C'est la confiance qui rend tout particulièrement .la prière agréable à Dieu. " Tout ce que vous demanderez, dit Jésus-Christ, croyez que vous le recevrez et il vous sera accordé selon votre désir."  Au paralytique qui venait lui demander sa guérison, il lui dit : « ayez confiance si vous voulez que je vous rende l'usage de vos membres."  Et il disait à cette pauvre femme travaillée par une douloureuse maladie de douze ans ; ayez confiance, ma fille, vous serez guérie. " " Si quelqu'un, dit l'Apôtre, a besoin des grâces du ciel, qu'il les demande à Dieu qui communique ses dons avec largesse. "

Ce point est de la plus haute importance ; car plus notre con­fiance sera grande, plus notre prière sera puissante. " Notre confiance, dit saint Ignace, sera la mesure des grâces que nous recevrons de Dieu ; si la confiance est grande, les grâces seront abondantes."

"Si le mérite de notre prière vient de la charité, dit le Doc­teur Angélique, son efficacité vient de la confiance." Saint Ber­nard va même jusqu'à dire que la confiance est l'unique moyen d'être exaucé, parce qu'elle proclame davantage l'infinie miséri­corde de Dieu.

Nôtre-Seigneur a révélé à sainte Gertrude que «celui qui prie avec confiance lui fait en quelque sorte une telle violence qu'il est forcé de l'exaucer en tout ce qu'il demande

Dieu est d'autant plus vulnérable sous ce rapport qu'il a plus envie de nous accorder ses dons que nous de les recevoir ; que ses mains sont non seulement ouvertes, pour répandre sa béné­diction mais percées de part en part et que la miséricorde en découle à l'insu de la justice. Aussi saint Jean Climaque appelle la prière " une pieuse tyrannie qui s'exerce contre Dieu. "

C'est là ce qui explique la sainte audace des âmes généreuses qui souvent parlaient à Dieu avec une familiarité et un air de commandement que l'homme comprend à peine. Et le Seigneur autorise des paroles étranges sur les lèvres de ses serviteurs. "O mon Dieu, vous ne devez pas me refuser cette faveur, disait sainte Thérèse, comment cela peut-il s'allier avec votre miséricorde ? Comment l'amour que vous avez pour moi peut-il le souffrir ? Non, Seigneur, cela ne peut se tolérer ; est-ce que j'agirais ainsi à votre égard ? "

Il faut toujours prier avec le ferme espoir que Dieu ne restera pas sourd à notre voix. Considérons la confiance de la Sainte Vierge aux noces de Cana. Elle désire que son Fils opère un mira­cle; elle se contente de l'avertir qu'il n'y a plus de vin. Jésus lui fait entendre que le temps de faire des prodiges n'est pas encore venu et que cette heure est fixée par Dieu et non par un homme. Marie ne va-t-elle pas perdre courage après une décla­ration semblable ? Non. Assurée que sa prière n'a pas été faite en vain, elle recommande aux serviteurs de faire tout ce qui leur sera commandé, et quelques instants plus tard, elle voit sa con­fiance qui triomphe. Jésus avance pour elle l'heure des miracles et change l'eau en vin.

Puis les raisons de cette confiance ne manquent pas. D'abord qui pourrait douter que Dieu soit assez puissant pour nous accor­der tout ce que nous lui demandons ? Nos besoins ont beau être grands, ils sont toujours infiniment moindres que la toute puis­sance de Dieu.

Et Dieu veut nous secourir dans tous nos besoins ; son bon­heur est de nous être utile et tout ce qu'il nous accorde ne dimi­nue en rien ses trésors inépuisables.

Un père ne peut rien refuser à ses enfants ; il est heureux quand il peut les combler de ses bienfaits ; son bonheur est de les rendre heureux. Or Dieu notre père par excellence, puisque c'est lui qui nous a créés du néant et rachetés au prix de son sang-adorable. Comment donc pourrions-nous ne pas avoir une con­fiance sans bornes en un père si bon pour ses enfants ?

Puis Dieu a promis solennellement d'exaucer toutes nos de­mandes. Pourrions-nous après cela manquer de confiance en lui ? Dieu étant la vérité même ne peut nous tromper. "Ah ! comment, dit saint Augustin, pouvons-nous craindre de n'être pas exaucés ? Dieu qui est la vérité même a promis de nous ac­corder ce que nous lui demandons dans la prière. Nous devons être certains qu'il ne nous exhorterait pas à lui demander ses grâces s'il ne voulait pas nous les donner. Autant nous sommes sûrs que Dieu ne peut manquer à sa parole, autant nous devons recourir à lui avec confiance. "

Suivons donc le conseil que nous donne saint Jacques : "Ap­prochons-nous de Dieu avec confiance et Dieu s'approchera de nous " (st jacques, IV).

Extrait de : La Prière - Olivier Elzéar Mathieu. Archevêque de Régina   (1925)

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 12:52

Quatrième qualité de la prière : Prier avec humilité

" Dieu, dit un pieux auteur, est la vérité et il ne peut écouter favorablement ses créatures qu'autant qu'elles restent dans la vérité. " Or la vérité, c'est que la créature n'est rien et que Lui est tout. Tenons-nous donc dans notre néant et aussitôt la bonté divine jettera sur nous un regard de complaisance. "

La foi nous fait voir les grandeurs infinies de Dieu ; elle nous montre aussi l'abîme incommensurable de notre néant, de notre indignité, et elle est nécessairement accompagnée de l'humilité. Saint François d'Assise s'écriait souvent: " Qui êtes-vous, Sei­gneur, et qui suis-je ! Ah ! Que vous êtes grand et que je suis petit. Votre droite a semé les mondes dans l'espace comme les grains de sable sur les bords de la mer, pendant que je ne suis moi-même qu'une pauvre créature sans force et sans puissance. Vous êtes tout et je ne suis rien. Non seulement je ne mérite pas de m'entretenir avec vous, mais je ne suis pas même digne de paraître en votre présence. Il faut toute votre charité, ô mon Dieu pour me supporter devant votre Majesté. "

Humilions-nous donc profondément devant le Seigneur, si nous voulons rendre nos prières efficaces. L'humilité n'est pas de la bassesse, c'est la vraie grandeur de l'homme dont toute la grandeur consiste à être soumis à Dieu. Reconnaître ses misères, sa faiblesse, son impuissance, c'est demeurer dans le vrai et mon­trer qu'on se sent homme ; chercher sa force dans la force de l'Être infini est une preuve de profonde sagesse ; s'abaisser devant Lui est la plus belle gloire de la créature.

La vertu d'humilité nous est spécialement nécessaire quand nous prions le Seigneur ; l'acte même de la prière est l'acte d'un suppliant, disons même, c'est l'acte d'un mendiant, pour ne rien changer à l'expression de saint Augustin. Mais le mendiant ne doit pas s'enorgueillir ; l'humilité est son attitude naturelle et le seul sentiment qui lui convienne.

Que fait le mendiant qui vient implorer votre charité, dit saint Augustin ? Il frappe timidement à votre porte. Admis en votre présence, c'est d'une voix tremblante et voilée par les larmes qu'il vous raconte en longs détails l'histoire de ses infortunes. S'il a des plaies, il vous les montre; s'il est père de famille, il vous dira que ses petits enfants n'ont pas mangé depuis la veille et que sa pauvre femme consumée par la fièvre, privée du nécessaire, succombe au désespoir sur son grabat. Ces récits vous émeuvent; ces plaies vous font pitié et vous donnez sans compter. "Or, poursuit le grand docteur, la prière n'est que le cri d'une grande misère auprès d'une grande miséricorde. "

Nous devons donc prier comme des pauvres qui demandent l'aumône, des malades qui attendent leur guérison, des criminels qui sollicitent leurs grâces, disant avec saint Augustin : "Vous êtes un véritable médecin et je suis un pauvre malade acca­blé de toutes sortes d'infirmités ; vous possédez tous les biens et je suis plongé dans le plus profond dénuement de toutes choses ; vous êtes infiniment miséricordieux et je suis accablé sous le poids d'une infinité de péchés. "

Non seulement Dieu met son bonheur à exaucer les cœurs humbles, mais il leur accorde bien souvent plus qu'ils ne lui de­mandaient. L'exemple de l'enfant prodigue le montre clairement puisque le meilleur traitement qu'il croyait pouvoir espérer de son père, c'était d'être reçu au nombre des serviteurs de sa maison, et voilà que, contre son attente, il est rétabli dans son ancien état et jouit de tous les avantages d'un fils bien-aimé.

L'Écriture Sainte nous enseigne de la manière la plus expresse la nécessité de l'humilité dans la prière et l'efficacité de son pou­voir sur le cœur de Dieu. "La prière de celui qui s'humilie perce les nues, dit l'Esprit Saint, et elle ne redescend point avant d'a­voir été accueillie favorablement par le Très Haut. (Ec.. 35) ; car " Dieu ne méprise jamais le cœur qui s'humilie ; (Ps. 1) " "La prière des humbles vous a toujours plu, ô.mon Dieu, disait Judith, exaucez-moi, car je suis une humble suppliante qui espère en votre miséricorde. "

Voyez comment priait le Roi Prophète quand il s'écriait : " Qu'est-ce que l'homme, ô mon Dieu, pour que vous daigniez vous souvenir de lui ! Ayez pitié de moi, Seigneur, parce que je suis pauvre et infirme, parce que je suis un ver de terre et non pas un homme, parce que je suis un pécheur et que j'ai été conçu, dans l'iniquité " (Ps. 50).

Voyez comment priait le Prince des Apôtres quand il disait à Jésus-Christ: " Éloignez-vous de moi, Seigneur, parce que je suis un pécheur " (Luc, v),

Telle était aussi la prière de cette femme pécheresse qui, péné­trée d'un vif regret de ses crimes, vint se jeter aux pieds du Sau­veur et les arrosa de ses larmes, sans oser proférer un seul mot, se contentant de laisser parler sa douleur.

Jésus-Christ nous prouve cette vérité d'une manière frappante par le trait du pharisien et du publicain. " Deux hommes mon­tèrent au temple pour prier ; l'un était un riche pharisien et l'autre un pauvre publicain. Le pharisien, homme plein de suf­fisance et d'orgueil, se tenait debout et priait ainsi : Je vous rends grâces, Seigneur, de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes qui sont voleurs, injustes, et même comme ce publi­cain. Je jeûne deux fois la semaine ; je donne la dîme de tout ce que je possède. Le publicain, au contraire, se tenait humble­ment prosterné au bas du temple et n'osait pas lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : " Seigneur, ayez pitié de moi, je suis un pécheur." Le publicain, nous affirme le Divin Maître, se retira pleinement justifié, grâce à l'humilité de sa prière et l'orgueilleux pharisien s'en retourna plus coupable ; car quiconque s'élève sera abaissé et quiconque s'abaisse sera élevé" (Luc XVIII).

Imitons ces beaux exemples ; qu'un profond sentiment de notre infirmité accompagne toujours notre prière. Ne craignons pas de trop nous abaisser, la grâce est comme les fleuves : elle descend toujours en fuyant les lieux élevés ;  elle descend et coule dans les vallées.

Saint Bonaventure dit que l'âme qui est humble, est disposée " à recevoir toutes sortes de grâces, comme la cire molle est dis­posée à recevoir toutes sortes d'impressions, et il ajoute que, dans le festin que Joseph fit à ses frères, ce fut le plus petit qui eut la meilleure part.

Il est donc de notre intérêt de ne jamais nous présenter à Dieu sans l'humilité ; non seulement notre prière n'aurait aucun prix à ses yeux, mais encore elle serait rejetée avec mépris. Nous ne devons jamais rien demander à Dieu sans reconnaître aupara­vant que nous sommes indignes d'obtenir ce que nous sollicitons de son infinie bonté ; car rien ne convient mieux à celui qui demande que le sentiment de sa misère.

Extrait de : La Prière - Olivier Elzéar Mathieu. Archevêque de Régina   (1925)

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