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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 09:01

PRIÈRE POUR OBTENIR LE PARADIS…

Mon Jésus crucifié, faites-moi connaître les magnifiques récompenses que vous préparez aux âmes qui vous aiment.

Donnez-moi un tel désir du paradis, qu'oubliant la terre,  j'y fasse ma demeure continuelle, et que le reste de ma vie, je n'aspire plus qu'à sortir de cet exil, pour al­ler vous voir face à face et vous aimer parfaitement dans votre royaume éternel.

Je ne mérite pas ce bonheur, je sais même que mon nom a été autrefois inscrit au livre des condamnés à l'enfer ; mais aujourd'hui  que j'ai la confiance de me trouver en état de grâce, ah ! Je vous en conjure par le sang que vous avez versé pour moi sur la croix, inscri­vez-moi au Livre de vie.

Vous êtes mort pour me donner le droit d’acquérir le para­dis ; je le veux ; je le désire ardemment, et j'espère l'obtenir par vos mérites,

Ô mon sauveur ; j'espère vous y aimer un jour de toutes mes forces et y être tout consumé d'amour pour vous : là m'oubliant moi-même, oubliant tout ce qui n'est pas vous, je ne penserai qu'à vous aimer.

0 mon Jésus, quand viendra cet heureux jour ?...

Vous avez tout fait pour moi, aidez moi a tout faire pour vous faire connaître et aimer. Amen

Je m’engage à réciter le chaque jour, cet acte de contrition :

 

« Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ, mon Sauveur, je me propose - moyennant votre sainte grâce - de ne plus vous offenser et de faire pénitence.» AMEN

 

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Published by elogofioupiou - dans Méditations et prières
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 09:23

Respect au Siège de Pierre…                               

Respect au vraie et saint Père Paul VI, toujours vivant…

(Le Devoir, 26 oct. 73), Un communiqué de presse en marge de l'assemblée générale des évêques du Cana­da, à Ottawa (22-26 oct.) dûment signé par un respon­sable, nous laisse pour le moins songeur !... On y trouve de brèves citations, attribuées à un « professeur de théo­logie de l'Université de Montréal (jésuite), qui jouit du respect et de l'estime de l'épiscopat ».

Il s'agissait d'informer les évêques canadiens sur la manière de préparer le Synode des Évêques à Rome, en octobre 1974. La dite information met en garde les évê­ques contre le « document préparatoire au prochain Sy­node Romain ». L'orateur invitait les évêques à se « li­bérer très largement de ce document », document quali­fié de « très centralisateur. »

Par ailleurs, on sait partinemment qu'un tel docu­ment romain, ayant pour thème « l'évangélisation », est préparé par des équipes de spécialistes très variés, et sous l'œil attentif du Pape (PAUL VI) lui-même.

On n'a pas omis non plus de laisser filtrer un peu de fiel contre « la Curie Romaine ». Ce n'est pas nouveau. -Mais c'est étrange, et dans la logique des faits: un évêque a fait remarquer « qu'au niveau québécois, il faudrait réévaluer le rôle des paroisses, qui sont pour certaines d'entre elles, devenues « de petits diocèses ». Si nous transposons cette remarque, nous pouvons dire: au ni­veau canadien, il faudrait réévaluer le rôle des diocèses, dont quelques-uns sont devenus de « petites Romes ». Il est difficile de blâmer un curé de paroisse de se méfier de la « curie diocésaine », quand dans tel ou tel diocèse, on se « méfie de la Curie Romaine »... C'est la logique des faits. . . C'est brutal; c'est très malheureux, et très malsain pour le peuple de Dieu.

Les gens du peuple appellent cela  «se mettre un doigt dans l'œil ».

Inconsciemment ou non, se rencontrent chez nous, comme dans d'autres pays, des dynamiteurs du Magistère de l'Eglise.

Notre cher Saint-Père Paul VI le disait clairement le 23 juin 1972: « Plusieurs éléments semblent viser la dissolution du Magistère ecclésiastique, entre autres la subsidiarité entendue comme autonomie; l'Égli­se locale (ou diocésaine) voulue presque comme séparée et libre et se suffisant à elle-même. » (Oss. Rom. 7-7-72).

Autre chose ambiguë et inquiétante : le savant pro­fesseur, parlant de « l'évangélisation », dit aux évêques « qu'il y a en réalité deux Églises » : une d'avant Vatican II. ... et l'autre de Vatican III. . : Était-ce une boutade « futuriste » ? Ou une insinuation avant-gardiste ? ... 

Saint Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites, parle avec plus de pondération et de sagesse, quand il énonce la première règle de « penser avec l'Eglise » : « Laissant tout jugement propre, nous devons tenir l'esprit prêt et prompt à obéir en tout à la véritable Épouse du Christ notre Seigneur, qui est notre Sainte Mère l'Eglise hié­rarchique. »

Cette élémentaire vérité catholique est encore bon­ne, non seulement pour tous les fils de saint Ignace, mais pour tous chrétiens, qui ont le « sens catholique ».

Combien sont plus encourageantes et plus rassuran­tes les nobles paroles de l'héroïque Cardinal de Pologne Wyszinski, prononcées aux heures sombres où S. S. Paul VI publia sa courageuse Encyclique HUMANAE VITAE, en 1968: « Quiconque, disait le Cardinal, voudrait défen­dre la discipline, la Foi, l'obéissance au Pape pourrait toujours compter sur l'adhésion unanime des évêques de Pologne. » (Cf. Mgr RUPP, Héros de l'Est, p. 24).

C'est le moment moins que jamais de jeter la mé­fiance, l'inquiétude, le malaise, le doute, la suspicion dans le Peuple de Dieu, sur l'entourage du Pape, sur le « ROC DE PIERRE ». Le Saint-Père vient de le rappeler avec vigueur, le 29 juin 1973:

« Notre humble et faible personne. . . est précisément chargée de transfuser en vous ce don de force, de cons­tance, de certitude, d'impassibilité, d'impavidité qui a son image dans la stabilité du roc que Jésus a choisi comme symbole d'une réalité qu'il a mise à la base de son Eglise. C'est la vertu dont, aujourd'hui, l'Eglise a le plus besoin, alors qu'elle se trouve assaillie par tant de forces visant à l'affaiblir, à la déprimer, à la démolir, l'Eglise a besoin de la fermeté dans la foi, dans l'unité, dans l'effort apostolique, contre les infiltrations de dou­te, contre l'admission de pluralismes équivoques et auto-destructeurs, contre la désagrégation de la charité ecclésiale. La fermeté est le bouclier qui doit nous protéger nous-mêmes contre nos flexions intérieures, contre l'im­pétueuse confusion idéologique de notre monde. . . »

Ces immuables vérités, il faut les «CRIER AVEC CENT MILLE LANGUES », selon la vibrante clameur de sainte Catherine de Sienne.

Extrait de : RETOUR AU MAGISTÈRE. Mgr Joseph Louis Beaumiere (1974)

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 10:21

Dévotion et fidélité au Siège Apostoli­que…                  

S. S. Paul VI: pour le IVe Centenaire du collège Germanico-Hongrois, à Rome (10 oct. 1973)

Le premier 'enseignement qui résulte d'un regard rétrospectif est la fécondité spirituelle de l'enracinement de votre établissement au coeur même de la catholicité : si l'on a pu, en Allemagne et dans les pays limitrophes, contenir le mouvement centrifuge qui avait été provo­qué par la crise luthérienne et rendre une vitalité nou­velle à l'Eglise qui y existait, cela fut possible, en gran­de partie, grâce à l'action inlassable des Pasteurs issus de votre Collège. Rome développa en eux une mentalité universelle et catholique, indiqua les lignes essentielles de l'action à poursuivre.

De ceci se dégage un deuxième enseignement. Il ne suffit pas d'avoir une bonne connaissance de l'ambian­ce historique dans laquelle on vit : il est bien plus im­portant d'avoir conscience de la continuité d'un patri­moine de sagesse et de vertu, éprouvé par une expérien­ce multiséculaire dont votre Collège est l'heureux héri­tier. Du reste, le culte des saines traditions fait partie de la pédagogie ecclésiastique authentique. C'est pour­quoi, vous insérer dans ce flux continuel signifie, chers élèves, mettre à profit ces richesses d'incomparable va­leur qui sont vôtres et qui sont de l'Eglise, signifie aussi conserver au Collège Germanico-Hongrois sa physiono­mie, sa noblesse, s'a particulière et providentielle fonc­tion dans le contexte ecclésial de notre époque.

L'heure présente — et il n'est pas nécessaire d'en rappeler les ferments — exige une volonté renouvelée de valoriser et d'appliquer les principes fondamentaux qui ont favorisé, tout au long de ces siècles, une florai­son aussi splendide d'âmes, totalement adonnées au bien de l'Eglise, des âmes qui ont laissé des traces indélébiles dans l'histoire religieuse de leurs propres nations. Le quatrième centenaire d'une Institution comme celle-ci donne sérieusement à penser; c'est le signe d'une vitali­té perpétuelle demeurée intacte même au milieu des transformations des temps qui évoluent; il rappelle au premier plan la nature, la fonction, la mission, la respon­sabilité des Séminaires dans la vie de l'Eglise.

Aujour­d'hui comme en ce temps-là: pour les études spécifiques qui doivent être accomplies dans une vision tout ensem­ble christocentrique, ecclésiologique, spéculative et éga­lement ouverte aux instances du rattachement à la cul­ture actuelle; pour la ligne sereinement et fortement formative de la discipline; pour le climat pastoral, orienté, vers les âmes selon les exigences concrètes de chaque diocèse, selon le génie propre de chaque peuple. Il con­vient donc de regarder en arrière afin de puiser de nou­velles énergies pour mieux bondir en avant.

Il est vrai que pour aller au devant des nouvelles exigences du temps, votre Collège ne peut demeurer fixé sur des normes adaptées à la vie d'il y a quelques siècles, mais qui ne feraient que produire un effet con­traire dans le climat présent. Les jeunes qui aujour­d'hui se préparent au sacerdoce ont en eux-mêmes des besoins, des exigences qu'il serait téméraire de ne pas prendre en considération. Déjà le Concile Vatican II, concient de « l'extrême importance de la formation des prêtres », parce que « le renouveau tant désiré de toute l'Eglise dépend en grande partie du ministère sacerdo­tal » (déc. Optatam totius, Préambule), avait tracé les lignes d'une pédagogie ecclésiastique renouvelée; lignes reprises et développées dans le document Ratio funda-mentalis institutions sacerdotalis, publié le 6 janvier 1970 par la S. Congrégation pour l'Education Catholique. Nous n'ignorons pas les difficultés de cette entreprise qui requiert des éducateurs responsables, doués d'un sage discernement et d'un prudent équilibre. Il faut toute­fois' tenir bien compte du fait que, dans la formation sa­cerdotale, il y a des normes qui restent, dans leur subs­tance, immuables au cours des siècles, et qui, demain comme aujourd'hui, conserveront toute leur valeur, car elles jaillissent de la nature même de l'Ordre sacré.

A ce propos permettez-nous, chers jeunes gens, de tirer au clair certains points qui, s'ils sont mal compris, peuvent avoir de funestes conséquences pour l'Eglise.

Dans la formation des candidats au sacerdoce, on demande aujourd'hui une plus grande ouverture aux problèmes de la société et de l'homme modernes. Cela est légitime, pourvu que l'on ne tombe pas dans l'exagération contraire.    Si le prêtre doit vivre dans le monde, il ne doit cependant pas être du monde.   Et si, pour lui, l'ex­cessif détachement est nuisible, n'est pas moins nuisible la tendance à supprimer, comme il arrive trop souvent, toute différence dans la manière de parler, d'agir et ain­si de suite, dans le but de se tenir plus proche du monde. Ne nous faisons pas d'illusion; si le prêtre ne parvient pas à maintenir cette distinction qui est nécessaire pour être l'homme de Dieu, le ministre du Christ, le témoin d'une vie transcendante et spirituelle, il se transforme peu à peu en ce sel insipide dont parle l'Evangile.

On relève aussi qu'aujourd'hui l'on apprécie de plus en plus les valeurs de la liberté, de la personnalité, de la responsabilité. C'est donc à juste titre que l'on de­mande, en vue d'un efficace aggiornamento des méthodes éducatives dans les Séminaires, d'instaurer un climat de plus grande liberté et de majeure responsabilité, qui sont les conditions indispensables du développement de la personne du candidat à la prêtrise. Cela ne justifie toutefois pas l'attitude de ceux qui voudraient supprimer toute structure, abolir toute réglementation, laisser plei­ne liberté aux initiatives personnelles se fiant à une bon­té naturelle qui ignore le péché originel et ses consé­quences. Certainement, la jeunesse doit être entraînée à la liberté; mais la vraie liberté est une conquête, et pour y parvenir, l'homme et plus encore l'aspirant au sacerdoce au cours de la période de sa formation, a besoin d'assistance extérieure. Une excessive passivité chez l'élève est nuisible, mais ne l'est pas moins la pré­tention de celui qui veut s'éduquer tout seul, sans aucu­ne intervention de l'éducateur. Aussi, la discipline dans la vie de séminaire doit-elle, comme l'affirme le Conci­le « être considérée non seulement comme un auxiliaire efficace de la vie commune et de la charité, mais comme un élément nécessaire dans l'ensemble de la formation, pour acquérir la maîtrise de soi et le plein développe­ment de sa personnalité ». (Dec. Optatam totius, numé­ro 11).

Aujourd'hui, on met aussi un fort accent sur la vie du prêtre comme vie de service, à l'exemple du Christ, « homme-pour-autrui », selon une heureuse expression bien connue. Il faut toutefois préciser que le service du prêtre qui veut rester fidèle à soi-même, est un service essentiellement spirituel. Aujourd'hui, il importe de bien se le rappeler devant les multiples tendances à séculari­ser le service sacerdotal et à le réduire à une simple fonc­tion principalement philanthropique et sociale. C'est sur le plan des âmes, dans leurs relations avec Dieu et dans leurs rapports intérieurs avec leurs semblables, que se qualifie la fonction spécifique du sacerdoce ca­tholique.

L'hospitalité romaine qui vous est offerte vous faci­lite d'une certaine manière l'acquisition de cette forma­tion, mais elle donne aussi à votre préparation une spé­cificité et un caractère typique incomparables, grâce à cette forte expérience spirituelle qu'un prêtre ou un as­pirant à la prêtrise peut faire de manière toute particu­lière à Rome, près de la tombe du Prince des Apôtres. Mettez donc ce temps de grâce à profit pour consolider votre foi et en rendre la pratique plus vive, plus sincère et plus fertile à l'exemple de Pierre, précisément. Votre Collège pourra ainsi continuer d'être, comme par le passé, une pépinière d'apôtres, un point de contact de la Rome catholique avec vos pays, un témoignage vivant de leur dévotion et de leur fidélité au Siège Apostoli­que.

Extrait de : RETOUR AU MAGISTÈRE. Mgr Joseph Louis Beaumiere (1974)

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 11:45

En 1973, mille grands séminaristes au Vietnam-sud…

Un prêtre vietnamien, l'abbé Pham Nang Tirih raconte dans quel climat de vie héroïque vivent aujourd'hui ses compatriotes. Cependant c'est une véritable explosion des vocations sacerdotales !

Pendant qu'en Europe et en Amérique le nombre des candidats au sacerdoce diminue de façon inquiétan­te, nous ne savons où loger nos propres candidats viet­namiens. Nos trois Instituts de Théologie de Saigon Vinhlong et Hué et le Séminaire Pontifical de Dalat sont surpeuplés.

Selon les statistiques de 1971, la population du Sud-Vietnam (17,414,000) compte 10% de catholiques (1,782,600). On y dénombre 1,953 prêtres vietnamiens, dont 366 religieux. Cela donne une moyenne d'un prêtre pour 900 catholiques. 808 étudiants en théologie et 3,641 petits séminaristes laissent entrevoir, pour les années à venir, un fort accroissement du nombre des prêtres. Fin 1973, les étudiants en théologie atteindront le millier, dont les deux tiers au moins, d'après les expériences antérieures, atteindront leur idéal et seront prêtres.

Vénération pour le prêtre

Indiscutablement, depuis le fond des âges, le peuple vietnamien a toujours manifesté de la vénération à ceux qui «renoncent au monde», qu'il s'agisse des bonzes, des prêtres, des religieux et religieuses, des catéchistes et des séminaristes. Le catholique vietnamien se sent lié à eux par une parenté spirituelle, La piété filiale, très en honneur chez nous, est encore sublimée par notre foi chrétienne. Le prêtre, séculier ou régulier, indépen­damment de ses fonctions particulières, est d'abord « Père ».

Personne ne peut oublier ce qualificatif, s'il s'adresse soit à un curé ou un vicaire, soit à un profes­seur ou à un vicaire général.

L'évêque est le « Révé­rend Père»

(Le vraie Pape, S.S. Paul VI)* le «Saint-Père».

Quant-est il aujourd’hui, soit 43 ans après ? *

Nous verrons bientôt comment s’est amorcée la démolition au Canada, espérant que ce fut différant au Vietnam-sud. *

Extrait de : La grande revue romaine LE CHRIST AU MONDE

(1974, no. 2 pp. 128-133) nous apporte une encourageante nouvelle : Mille grands séminaristes au Vietnam-sud, cité dans le :

RETOUR AU MAGISTÈRE. Mgr Joseph Louis Beaumiere (1974)

* Note du blog Elogofioupiou.over-blog.com

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 15:23

NOTRE CREDO CATHOLIQUE ET LA SOUFFRANCE…

La souffrance nous est utile parce que nous avons besoin d'être éduqués.

Supposez un homme décidé à se suicider et qui, pour arriver à ses fins, commence par prendre une bonne dose d'arsenic; après quoi il enduit ses vête­ments de pétrole et y met le feu; puis il se jette du haut d'un quatrième étage, en ayant soin, en même temps, de se couper la gorge. Pensez-vous que Dieu puisse empêcher cet homme de mourir ? Évidement il le peut, mais il est très improbable qu'il le veuille.

En disant que Dieu est Tout-Puissant nous voulons dire qu'il peut faire tout ce qui n'est pas contre la raison, par exemple faire qu'un rond soit carré, parce que cela implique une contradiction dans les termes. Mais cela ne signifie pas qu'il soit empêché par une force extérieure de faire sa volonté, les lois de la raison font partie de la vérité et la vérité, en un sens, fait partie de Dieu. Plus exactement, c'est Dieu même, ce Dieu est Vérité. » Il peut rendre la vie à un mort; il ne fera jamais que la femme d'un défunt ne reste veuve (à moins, bien entendu, qu'elle ne se remarie).. Tout ceci ©st un peu en marge de notre sujet, mais je n'ai pas cru inutile de vous faire observer que Dieu ne peut pas faire ce qui est contradictoire; et la chose n'est pas si claire pour certains esprits.

Dieu est aussi notre Père. Les Juifs le disaient déjà : « Sans doute, vous êtes notre Père. » Et saint Paul va jusqu'à affirmer que « toute pater­nité tire son nom de la paternité divine au ciel et sur terre ». (Eph., m, 15.) Les païens eux-mêmes appelaient « Père » leurs misérables divinités et le nom de Jupiter ne signifie pas autre chose que : ce Père là-haut dans le ciel. »

Mais c'est surtout Nôtre-Seigneur qui nous a révélé la paternité de Dieu, ce Votre Père qui est dans les deux ». (Mat. XXIII, 29) est une expres­sion habituelle sur ses lèvres. Nous n'avons que l'embarras du choix parmi les versets de l'Évan­gile pour le constater et vérifier le sens donné à cette expression, Dieu est notre Père, parce qu'il nous connaît dans notre fond le plus intime, ce Votre Père qui voit dans le secret. » (Mat. vi, 4.) Il nous est impossible de ruser avec lui ! Et il s'intéresse à tout ce qu'il a fait : un passereau ne tombe pas à terre sans .sa permission... il se soucie des créa­tures, même si elles ne se soucient pas de lui. « Il fait lever le soleil sur les bons et sur les méchants et tomber la pluie sur le juste et sur l'injuste. » (Mt., VI, 26-33.) Tous ses desseins sont inspirés par la bienveillance et, si nous ne pouvons pas tou­jours le constater, nous en sommes assurés par la foi.

« Un père de la terre donnera-t-il une pierre à son fils si celui-ci demande du pain ? Eh bien ! Votre Père céleste ne donnera-t-il pas de bonnes choses à ceux qui le lui demandent ? » (Mt., VII, 7-11.) Une des caractéristiques les plus frappantes de l'enseignement du Christ, c'est la confiance qu'il nous inspire à l'égard de Dieu notre Père. Et c'est là le fondement même du christianisme.

Cette paternité n'est pas un mot vide de sens. La notion a pu varier, il est vrai, au cours des âges et des civilisations. Ainsi, dans l'ancienne Loi romaine, l'autorité du père était extrêmement rigoureuse et allait jusqu'au droit de vie et de mort. Le père est celui à qui l'on doit, avant tout, l'obéissance, et qui l'exige étroitement. Notre époque est loin de cette conception. Sans supprimer l'autorité paternelle, nous la voyons grandie par son origine divine et par son but : elle est toute orientée vers le bien de l'en­fant. Elle nous apparaît encore dominée par l'amour. Quelle différence entre l'ancienne notion de paternité et celle que nous en avons ! Laquelle des deux devons-nous avoir à l'esprit quand nous appelons Dieu « Notre Père » ? La chose est claire.

La bonté paternelle qui est ici en cause n'est pas à confondre, notez-le, avec la débonnaire faiblesse d'un père qui passe tout à l'enfant. Vous savez tous ce qu'on entend par un enfant gâté, et que pareille chose existe, hélas ! bien que vous vous défendiez d'être vous-même « cette chose ». Une nouvelle méthode d'éducation veut, paraît-il, qu'on évite absolument de dire à un enfant : « Ne fais pas ça ! » Je vous assure qu'il suffit d'un voyage de quelques heures en chemin de fer avec de petits enfants pour être édifié sur la valeur de la méthode ! Un père qui ne dit jamais « non » aura pour résultat un enfant gâté. L'expérience souffre peu d'exceptions, Pensez un peu au sens de cette expression : Enfant gâté ! Cela ne veut pas dire seulement que cet enfant est odieux pour son entourage, mais que sa nature même a été faussée, déformée; on l'a laissé devenir mauvais. Il ressemble à ces fruits qui ont pourri pour n'avoir pas été cueillis à temps; à ces pommes de terre violacées et pleines de trous qu'on doit jeter à la poubelle, parce qu'elles ne sont plus bonnes à rien.

C'est le devoir des parents, à moins que, pour de bonnes raisons, ils ne les confient momentané­ment à des éducateurs sérieux, de former leurs enfants et de les aider à rectifier ce qu'il y a de défectueux dans leur nature.

Eh bien ! Dieu est notre éducateur à tous tant que nous sommes. S'il nous donnait absolument tout ce que nous demandons, s'il suffisait de nous jeter à genoux et de dire : « Mon Dieu, donnez-moi un jour de congé, s'il vous plaît » pour avoir notre jour de congé le lendemain, nous devien­drions ni plus ni moins que des enfants gâtés, égoïstes, pleins de nous-mêmes, paresseux. Dieu travaille sans cesse à notre éducation, jusqu'à ce que nous soyons tels qu'il nous veut. Il ne serait pas un vrai père, s'il agissait autrement. Voilà qui devrait suffire à nous faire accepter de bon coeur tout ce qui nous arrive, d'agréable ou non, dans ce monde de misère.

Je dis : « dans ce monde de misère », parce que nous sommes en effet des créatures déchues, il ne faut pas l'oublier. Depuis le péché originel notre nature est portée au mal et ce n'est qu'en nous soumettant à une discipline, en surmontant ce qui nous est contraire, que nous pourrons la maintenir dans la ligne droite.

Il est une autre raison pour que ce monde où nous sommes nous paraisse moins confortable que ne l'était le paradis terrestre pour nos premiers parents. C'est le fait que Dieu, en nous accordant la liberté a, pour ainsi dire, rendu les vies humaines dépendantes les unes des autres. Parce qu'un homme a le pouvoir de faire souffrir son prochain, ce prochain est nécessairement exposé à souffrir : les deux vont ensemble par définition. Le roi Hérode, en voulant la mort de l'Enfant-Dieu, mettait par le fait même les petits Inno­cents en danger de mort.

Vous me direz qu'au dernier moment Dieu peut toujours intervenir pour arranger les choses, fût-ce par un miracle, et empêcher les hommes de se nuire entre eux. Évidemment, Dieu le pourrait, mais s'il le faisait toujours, la liberté humaine ne serait plus qu'une illusion.

Il est impossible, dans un monde déchu, que des êtres humains, libres d'agir à leur guise, ne soient pas les uns pour les autres une cause de souf­france : Dieu veut donner cette limite à son pou­voir. Il laisse faire le mal pour ne pas rendre illu­soire la liberté de l'homme.

Je vous entends dire : « C'est très bien, mais cela n'explique pas toute la souffrance humaine. Qu'une personne puisse souffrir pendant des années entières d'un mal qui la torture, ou qu'une ville florissante devienne en une seconde un amas de ruines, par suite d'un tremblement de terre, la liberté n'a rien à y voir. Personne ne peut être responsable de pareilles tragédies, sinon Dieu, qui, étant Tout-Puissant, aurait pu empêcher le désastre et qui, étant Père, n'aurait pas dû le permettre. »

Il faut le dire et le redire : la souffrance nous est utile parce que nous avons besoin d'être éduqués. Elle nous façonne et nous rend conformes à l'idéal que Dieu s'était proposé en nous créant. Il veut que nous soyions détachés des biens de la terre; et comment y parvenir si rien ne nous man­que ? Il veut nous apprendre la patience. Et com­ment l'apprendrons-nous, si nous n'avons rien à endurer ? Il veut que nous lui fassions aveuglément confiance, et la condition sine quoi non d'une telle confiance, c'est de ne pas savoir, de ne pas même chercher à savoir les raisons de sa conduite à notre égard. Il nous veut humbles, et nous ne cultive­rons pas l'humilité, si tout va selon nos désirs. Tout cela, nous le comprenons sans difficulté, n'est-il pas vrai ? Mais il y a plus encore.

La souffrance est une dette contractée envers Dieu par nos péchés, dont elle est la punition. Chacun de nous est un être moral, caractérisé non seulement par le fait de sa liberté, qui lui permet de choisir entre le bien et le mal, mais par le fait d'être responsable de son choix et de mériter une sanction dans le cas où le choix a été mauvais. Dieu aurait pu faire qu'il en soit autrement, par exemple nous faire monter au ciel tout droit, mais ce n'eût pas été digne de notre nature humaine. Il a préféré que nous ayons des comptes à régler avec lui, avant d'aller au ciel, et les comptes se règlent par la souffrance, soit en ce monde, soit au Purgatoire. C'est comme s'il nous disait : « Tu es mon enfant, et parce que tu es mon enfant, je ne vais pas te traiter comme une chose inerte, que l'on met ici ou là, sans qu'elle ait rien à y voir. Ta volonté doit, librement, deve­nir une même chose avec la mienne, et c'est pour en arriver là que ta volonté doit accepter de ma part les châtiments mérités par tes fautes. Ainsi, le moment venu de te prendre au ciel avec moi, il n'y aura plus cet horrible trou entre ma volonté et la tienne; toute divergence aura disparu. Tu vas subir la peine qui t'est due, comme à tout pécheur; de cette façon-là seulement ma volonté sera pleinement satisfaite. »

Comprenez-vous cela ? C'est un peu dur peut-être, mais c'est, il me semble, ce que les saints nous apprennent. Les saints ! Ah ! Ils nous disent bien d'autres choses encore ! Ils nous disent que Jésus-Christ a souffert et que c'est l'honneur de ceux qui le servent d'avoir à souffrir avec lui, de pouvoir unir leurs souffrances aux siennes, comme la Sainte Vierge au pied de la croix. Ils nous disent pourquoi ce sont, bien souvent, les meil­leurs et non les pires qui sont les plus éprouvés. Que les meilleurs veulent souffrir, aiment souf­frir pour ressembler au Christ Jésus. Peut-être sommes-nous encore loin de telles dispositions ! A la moindre migraine, nous nous plaignons d'être maltraités ! Et nous pensons ensuite : « Si j'avais à accepter une grande souffrance, une longue mala­die, par exemple, ou de mauvais traitements, que ferais-je, moi qui accepte si mal une légère épreuve ? »

Eh bien ! Rassurez-vous. Ceux qui ont l'expé­rience de la souffrance humaine : docteurs, infir­mières, font une constatation encourageante. Ils disent que, dans l'ensemble, ceux qui ont de grandes souffrances les portent courageusement, sans se plaindre, et même avec beaucoup plus de résignation qu'on ne pense. Espérons qu'il en sera ainsi pour nous, quand notre tour viendra de rece­voir de la divine Providence le lot de souffrances qu'elle nous a assigné. (Ndblog.  Aujourd’hui les douillets demandent l’aide à mourir. Quel gâchis, c’est l’équivalent de se suicider.)

En conclusion : Dieu est Tout-Puissant, mais il ne pouvait faire qu'un monde existe, dans lequel les uns auraient la possibilité de nuire, sans que les autres aient celle de souffrir : un tel monde est inconcevable. Dieu est notre Père. Mais, comme nous appartenons à une humanité déchue, nous devons être soumis à un régime disciplinaire, sous peine de devenir des « enfants gâtés ». Il nous punit, pour nous rendre meilleurs que jamais, parce que, si nous recevons bien la punition imposée par lui, nous nous associons à celle que Jésus-Christ a voulu subir pour nous. Nous devenons, pour de bon, de vrais enfants de Dieu, et nous aurons le droit de dire, quand le ciel s'ouvrira devant nous : « Voyez, ô Père, comme j'ai bien rempli mon devoir de répara­tion ! Maintenant, me voilà ! »

Extrait de : LE CREDO  Mgr Ronald KNOX. (1959)

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 09:29

S. S. Paul VI et les vocations sacerdotales…  (21 nov. 1973)   

Ne pas minimiser l'importance de la présence du prêtre

Il nous semble que le premier travail est de faire prendre conscience plus profondément aux fidèles de la valeur et du caractère indispensable du ministère sacer­dotal sur le plan du salut. Il faut réagir contre une mentalité répandue qui tend à minimiser l'importance de la présence du prêtre, après que le Concile ait telle­ment valorisé le sacerdoce commun des fidèles. Cela voudrait dire que l'on ne comprend pas le plan de Dieu, qui au contraire a voulu appeler dans l'Eglise ceux qui croient en lui et les sauver en en faisant un peuple hié­rarchiquement constitué. Cette nécessité indispensa­ble s'avère plus évidente encore aujourd'hui : d'une part, en raison des conditions spirituelles du monde moderne, qui tend toujours davantage à se séculariser et à perdre le sens du sacré; d'autre part, parce que l'Eglise s'enga­ge de plus en plus au service de l'humanité; à long ter­me, ce service ne pourrait être assuré sans la vertu sanc­tificatrice et l'autorité pastorale de ceux qui ont été cons­titués « intendants des mystères de Dieu » (1 Cor., 4, 1).

Confiance en Dieu et dans les jeunes.

Nous reconnaissons certainement les multiples et graves, difficultés que vous devez rencontrer pour sur­monter l'actuelle crise des vocations, laquelle a des ra­cines vastes et profondes. Chez certains, ces difficultés auront peut-être pu faire naître une tentation de doute ou de découragement sur la réelle possibilité, en un monde aussi intoxiqué par le matérialisme et l'hédonis­me, de faire entendre aux jeunes la voix du Christ qui leur dit aujourd'hui comme hier, et même plus qu'hier: « Viens et suis-moi ». Voici alors notre seconde recom­mandation: travaillez avec confiance. Confiance en Dieu parce que les vocations, avant d'être l'œuvre de l'homme, sont principalement l'œuvre de Dieu. En aucune ma­nière nous ne devons douter que Dieu veuille pourvoir aux besoins de son Eglise à laquelle il a promis assistance jusqu'à la fin des temps (cf. Mt 28, 20). Et puis con­fiance dans les jeunes dont la générosité n'est pas moin­dre aujourd'hui qu'hier. Nous pensons que le manque de vocations dépend, certes, en grande partie du milieu familial et social qui rend la conscience des nouvelles générations réfractaire à l'appel du Christ. Mais nous croyons aussi dans l'immense richesse d'énergie qui se trouve chez les jeunes de notre temps, si ouverts aux grand idéaux de justice, si soucieux d'authenticité, si disponibles pour se donner à leurs frères. Si nous les voyons si sensibles devant l'humanité qui souffre des injustices, de la faim, de la violence, comment se rési­gner à penser qu’ils ne peuvent pas l'être aussi devant une humanité qui demande avec non moins de force la présence de Dieu et sa grâce distribuée par le ministère du prêtre ? Nous pensons donc qu'ils sont encore nom­breux ceux qui sont capables de suivre généreusement et fidèlement l'idéal d'une existence consacrée au Christ et aux âmes jusqu'à l'héroïsme.

Ce n'est pas en présentant le sacerdoce sous un jour plus facile qu'on le fera désirer davantage

Mais comment présenter cet idéal ? Nous répon­drons qu'aux jeunes, qui sont généreux et forts par na­ture, cet idéal doit être présenté dans toute sa dimension, sans cacher ou atténuer les sévères exigences qu'il comporte, mais en montrant bien leur haute signification et leur valeur surnaturelle. On doit même croire que cette présentation exerce un attrait plus grand sur les jeunes qu'une présentation humainement plus ac­ceptable et apparemment plus facile, mais qui risque de dénaturer le caractère éminemment et essentiellement spirituel du service sacerdotal. Ce n'est donc pas en pré­sentant le sacerdoce sous un jour plus facile qu'on le fera désirer davantage. Ce n'est pas dans ce sens que l'on devra s'orienter pour développer quantitativement et qualitativement les vocations et pour répondre aux be­soins pressants de l'Eglise aujourd'hui.

Les séminaires.   Réagir contre le relâchement

Mais, comme vous le savez bien, le problème des vo­cations ne se limite pas au recrutement des candidats au sacerdoce. Il faut aussi tout un ensemble d'efforts et de soins pour que le germe déposé par Dieu dans le coeur des jeunes puisse parvenir à maturation et surtout fruc­tifie et soit persévérant. Cela nous conduit tout natu­rellement à parler des séminaires, qui devront re­tenir votre attention d'une façon toute particulière. Il faudra s'employer résolument à relever leur ni­veau spirituel et à en faire vraiment ce qu'ils ont toujours été dans l'Eglise: des lieux privilégiés de piété, d'étude, de discipline. On devra à tout prix dissiper le climat de conformité au monde, de relâchement dans l'esprit de prière et d'amour de la croix, qui malheureu­sement tente de pénétrer dans beaucoup d'entre eux, si nous ne voulons pas voir compromis les efforts les plus généreux dans ce domaine si délicat et si vital pour l'Eglise.

Extrait de : RETOUR AU MAGISTÈRE. Mgr Joseph Louis Beaumiere (1974)

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 11:07

S. S. Paul VI et le vrai   prêtre catholique…     

(17 février 1972)

Prenons garde à une chose importante. Dans toute cette problématique, à la fois interne et externe, de no­tre sacerdoce, une question domine les autres, et en un certain sens les récapitule toutes. Elle est désormais devenue monnaie courante dans la discussion complexe qui nous concerne. C'est la question le l'identité du prêtre : Qui est le prêtre ? Dans la religion chrétienne existe-t-il véritablement un prêtre ? Et, s'il existe un ministre de l'évangile, quelle figure doit-il avoir ?

Les tentations se sont insinuées jusqu'au fond même de la conscience intime du prêtre pour détruire en lui la bienheureuse certitude intérieure de son statut ecclésial : « Tu es Sacerdos in aeternum-», et la remplacer par une interrogation obsédante : Qui suis-je ? Ne suffisait-elle pas, la réponse de l'Eglise donnée depuis toujours, qui nous a été transmise par les années de séminaire, allumée comme une lampe inextinguible au centre de notre âme, et devenue comme connaturelle à notre propre menta­lité ?

Interrogation aussi superflue que dangereuse à première vue, oui certes. Mais le fait est qu'elle a été lancée, comme une flèche, dans le coeur de nombreux prêtres, et surtout de quantité de jeunes au seuil de l'or­dination, et dans le coeur de quelques-uns de nos frères dans le sacerdoce arrivés à l'âge mûr. Les prêtres qui se sont trouvés sur ce récif ont eu tendance à douter d'eux-mêmes, de l'autorité de l'Eglise. Une telle tendan­ce peut être légitime en soi, mais elle se transforme bien vite en tentation et en déviation, dans l'impossibilité où l'on est d'y trouver une réponse satisfaisante. On est alors allé chercher l'identité du prêtre dans l'état civil profane, dans la sociologie en particulier, ou la psycholo­gie, ou même dans la comparaison avec des dénomina­tions chrétiennes détachées de la racine catholique, ou enfin dans un humanisme qui prend toutes les apparen­ces d'un axiome : le prêtre est avant tout un homme, un homme complet, un homme comme tous les autres...

Nous nous limitons ici à une affirmation fondamen­tale : la définition de l'identité du prêtre, nous devons la chercher dans la pensée du Christ. Seule la foi peut nous dire qui nous sommes et ce que nous devons être.

a) Nous sommes des appelés.

Demandons donc humblement à notre Maître Jésus : qui sommes-nous ? Ne devons-nous pas nous interroger sur la façon dont il nous considère, dont il nous veut ? Quelle est, devant lui, notre identité ?

Une première réponse nous est donnée tout aussi­tôt. Nous sommes des appelés. Notre Évangile commen­ce par notre vocation. (Il nous semble que nous avons le droit de reconnaître dans l'histoire des Apôtres notre histoire à nous, prêtres.)

C'est Jésus qui prend l'initiative. Lui-même le fait remarquer : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, niais c'est moi qui vous ai choisis. » (Jn 15).

Ce dessein évangélique nous concerne personnelle­ment. Je le répète : nous sommes des appelés. La fa­meuse question de la vocation touche la personnalité et le destin de chacun d'entre nous. Quelles qu'aient été l'évolution et l'éducation de notre vocation, celle-ci cons­titue ce qu'il y a de plus intéressant dans l'histoire per­sonnelle de notre vie. Il serait stupide de vouloir la ré­duire à un ensemble de circonstances banales et extérieures. Il faut plutôt souligner les soins toujours plus rigoureux et attentifs avec lesquels l'Eglise cultive, choi­sit et assiste les vocations sacerdotales; il y a là un élé­ment de certitude pour conformer notre identité que, bien souvent aujourd'hui, on dépèce artificiellement pour la déclarer inauthentique. Pourtant, il est bien difficile de nos jours qu'une vocation ecclésiastique soit fondée sur des motifs intérieurs et extérieurs que l'on puisse honnêtement attaquer.

Nous devons plutôt penser à certains aspects de cet­te vocation qui est venue frapper à notre porte. Elle a marqué le moment où notre liberté a joué à plein. Celle-ci a pensé, réfléchi, voulu, décidé. Elle a provoqué le grand choix de notre vie. Analogue au oui de celui qui contracte mariage, notre réponse, à l'opposé de la versatilité de l'homme dépourvu d'un idéal qui le dépasse, a engagé notre existence, la forme, la mesure et la durée de notre offrande. C'est pour cela qu'elle est la page la plus belle, la plus idéale de notre histoire d'homme : prenons garde de la dévaluer ! Et tout aussitôt elle a marqué de son formidable oui notre vie, qui sera désor­mais mise à part, différente de celle des autres. Saint Paul le dit de lui-même : «mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu », un oui qui en un seul instant nous a arrachés à tout ce qui nous appartenait : « laissant tout, ils le suivirent» (Luc, 5, 11); un oui qui nous met en apparence dans le camp des idéalistes, des rêveurs, des fous, des ridicules; mais aussi, grâce à Dieu, dans le camp des forts, de ceux qui savent pour quoi ils vivent, pour qui ils vivent. C'est à tout cela que nous sommes appelés. Mis à part du monde, oui, mais non séparés de ce monde pour lequel nous devons être avec le Christ et pour le Christ ministres du salut....

b) Nous sommes des disciples

Nous sommes donc appelés, mais dans quel but ? No­tre identité s'enrichit d'une autre note essentielle : nous sommes des disciples. Le terme disciple est corrélatif à un autre terme qui ne peut faire défaut, celui de maître. Qui est notre Maître ? C'est le moment de le rappeler : « Vous n'avez qu'un Maître, et tous vous êtes des frères. Vous n'avez qu'un docteur, le Christ » Par le fait même que les appelés sont des disciples, ils seront élevés à la fonction de maîtres chargés d'enseigner, non .leur propre doctrine, cela est clair, mais celle qui leur a été révélée par le Christ, d'une façon analogue, en dépit de la distance infinie, à ce que le Christ a dit de lui-mê­me : « Ma doctrine n'est pas de moi, mais de Celui qui m'a envoyé. » (Jn 7, 16.) C'est pourquoi, dans la mesure où nous sommes des disciples, nous pouvons dire égale­ment que notre identité sacerdotale comporte une attri­bution de magistère : nous sommes disciples et nous sommes maîtres; nous sommes des auditeurs de la Pa­role du Christ et des messagers de la Parole elle-même.

Le caractère de disciples du Christ comporte, vous le savez, Frères très chers, un double devoir fondamen­tal pour la vie du prêtre en quête d'authenticité : le premier est celui du culte de l'enseignement du Christ. Si cet enseignement se ramifie en de nombreuses direc­tions, toutes tendent vers des buts essentiels à la défini­tion du prêtre. Énumérons-les rapidement : écouter. Écouter la voix de l'Esprit du Christ, c'est-à-dire les as­pirations qui ont une véritable origine surnaturelle; écouter la voix de l'Eglise quand elle parle dans l'exer­cice de son magistère, soit ordinaire, soit extraordinaire; écouter l'écho de la voix du Seigneur dans celui qui nous parle en son nom, comme l'évêque ou le maître spirituel, ou l'ami à la bonté éclairée; écouter aussi la voix du Peuple de Dieu quand elle nous rappelle à nos devoirs ou nous demande parfois quelque service conforme à notre ministère. Écouter en étudiant les sciences sacrées (bien souvent les laïcs sont mieux informés des matiè­res de leur compétence que nous des doctrines religieu­ses.) Écouter enfin en nous livrant à l'oraison mentale, à la méditation : nous savons bien à quel point celle-ci sert d'aliment à notre vie personnelle et spirituelle.

c) Nous sommes des apôtres.

Dans la pensée de Jésus, il y a encore une note es­sentielle pour notre identité. C'est le fait que, de disci­ples, il nous a promus apôtres. Écoutez, comme en syn­thèse de ce que nous sommes en train de dire, l'évangéliste saint Luc : « il appela ses disciples et en choisit douze, auxquels il donna le nom d'apôtres ». L'applica­tion aux prêtres de ce titre souverain d'apôtres ne nous paraît pas abusive, servatis servandis; ni même la re­cherche, en ce titre même, des pouvoirs et des fonctions propres au prêtre du Christ.

Chacun de nous peut dire : je suis apôtre. Que veut dire ce mot d'apôtre ? Il veut dire envoyé. Envoyé par qui ? Et envoyé à qui ? La réponse à l'une et l'autre question, c'est Jésus lui-même qui nous la donne le soir de la Résurrection : « Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Réfléchissez à cela. Il y a de quoi rester frappé de stupeur : d'où vient mon sacer­doce et vers quoi tend-il ? Qu'est-il, sinon un chemin de vie divine qui, en prolongeant la mission de salut, à la fois divine et humaine du Christ, sert à communiquer les mystères divins à l'humanité ? ...

Que l'on nous considère, dira saint Paul, comme intendants «des mystères de Dieu». Nous sommes des ministres de Dieu. C'est-à-dire des serviteurs : nous ne donnerons jamais un sens assez plein à ce terme, re­latif à notre personne et encore plus à notre mission, par lequel le Christ a voulu définir la sienne aussi bien que la nôtre, dans une profonde humilité, dans une par­faite charité : «... vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ». Mais en même temps, quelle dignité, quels pouvoirs comporte un tel service : c'est celui d'un ambassadeur ! « Nous sommes en am­bassade pour le Christ, comme si Dieu exhortait par nous. » Et il y a aussi les pouvoirs sacramentels qui fe­ront de nous les instruments de l'action même de Dieu dans les âmes. Ce n'est plus notre seule activité humai­ne qui nous caractérise, mais l'investiture des vertus di­vines agissant dans notre ministère. Une fois compris le sens et la valeur sacramentelle de notre ministère, c'est-à-dire de notre apostolat, toute une série d'autres défini­tions peuvent donner un éclairage spirituel, ecclésial et même social au prêtre catholique, de manière qu'on puis­se l'identifier parmi tous, aussi bien au-dedans qu'au-dehors de la société ecclésiastique.

Il est non seulement le presbytre qui préside aux actes religieux de la communauté, mais il est véritable­ment l'indispensable et l'exclusif ministre du culte offi­ciel accompli in persona Christi et en même temps in nomine populi, l'homme de la prière, le seul à pouvoir offrir le sacrifice eucharistique, celui qui redonne vie aux âmes mortes, le trésorier de la grâce, l'homme des bé­nédictions. Lui, le prêtre-apôtre, il est le témoin de la foi, le missionnaire de l'Évangile, le prophète de l'espérance, le centre où progresse et se récapitule la communauté, le constructeur de l'Eglise du Christ fondée sur Pierre.

Et voici enfin son titre propre, humble et sublime : il est le pasteur du Peuple de Dieu, l'ouvrier de la cha­rité, le protecteur des orphelins et des petits, l'avocat des pauvres, le consolateur de ceux qui souffrent, le père des âmes, le confident, le conseiller, le guide, l'ami de tous, l'homme « pour les autres » et, s'il le faut, le héros volontaire et silencieux.

Si l'on regarde bien le visage anonyme de cet homme solitaire, sans foyer, on découvre l'homme qui ne sait plus aimer comme hom­me, parce que tout son coeur il l'a donné, sans rien rete­nir en propre, à ce Christ qui s'est donné lui-même jus­qu'à la croix pour lui, et à ce prochain qu'il s'est donné comme but d'aimer à la mesure du Christ. Tel est, en effet, le sens de sa belle et grande immolation dans le célibat : en un mot, c'est un autre Christ. Là se trouve en définitive l'identité du prêtre. Nous l'avons entendu répéter tant de fois : c'est un autre Christ. Alors pour­quoi avoir peur ?

Crions-le AVEC  CENT  MILLE LANGUES: LE PRÊTRE EST UN AUTRE CHRIST !

Extrait de : RETOUR AU MAGISTÈRE. Mgr Joseph Louis Beaumiere (1974)

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 10:15

Importante exhortation finale de S.S. Paul VI

La vie religieuse, est la vie d'Eglise…                          

Parlons quelque peu maintenant de la vie religieuse. Eglise, Sacerdoce, Vie religieuse, voilà de grandes et su­blimes réalités qui se tiennent intimement.

Dans la substantielle conférence donnée à des reli­gieuses à Rome, le 3 mars dernier, le regretté Cardinal Daniélou disait : « II n'y aurait pas de vie religieuse s'il n'y avait pas d'Eglise, s'il n'y avait pas de sacrements, et par conséquent s'il n'y avait pas de sacerdoce ». (Doc. C., 21-4-74).

Soyons réalistes

Dans le contexte historique actuel, il faut porter une attention spéciale à la vie religieuse. Inutile d'enchaî­ner d'interminables et stériles jérémiades sur la vie re­ligieuse ébranlée aujourd'hui. Il suffit de regarder avec réalisme et courage l'état de chose actuel chez nous. C'est l'image de ce qui se passe un peu partout dans le monde. Avec cette différence qu'au Québec nous méritons, sem­ble-t-il, une mention peu «honorable». C'est humiliant, gênant et douloureux ! Mais hélas ! C’est vrai.

Le jugement du Cardinal Daniélou à ce sujet est aus­si juste qu'accablant. Ce n'est pas le fait d'un esprit pes­simiste. Il voit les choses avec une extrême lucidité et justesse. «On ne fondera jamais, dit-il, une vie religieuse authentique sur des opinions théologiques erronées. Et il est certain qu'une des grandes menaces pour la vie religieuse, aujourd'hui, c'est un fatras d'opinions théolo­giques contestables qui, en minimisant l'aspect surnaturel du don de Dieu, par là même détruit à la base ce qui permet à l'a vie religieuse de se construire... Dans une période troublée comme la nôtre, la responsabilité de la vie religieuse dans l'Eglise est très grave. Je veux dire par là que la pire corruption est celle des choses excellentes. Corruptio optimi pessima. Autant une vie religieuse fidèle et fervente est bénéfique pour l'Eglise, autant une vie religieuse dégradée est détestable. C'est une de nos peines d'entendre dire par des évêques que c'est par des religieux et par des religieuses que le mal a commencé à se faire dans leur diocèse. » (Doc. C. 21-4-74).

Voilà des affirmations qu'on n'écrit pas à la légère. S'il faut un grand courage pour les dire, il en faut aussi pour y réfléchir salutairement, et surtout pour réagir avant qu'il ne soit trop tard.

On parle de renouveau partout dans l'Eglise, depuis 1964. En général la vie religieuse a fait des bonds en avant, mais aussi elle a subi un formidable assaut dans le domaine de ce renouveau. Nous paraissons arriver à une sorte de point mort où il faut évaluer ce renouveau. Dans beaucoup de milieux la vie religieuse s'est détério­rée en voulant se renouveler. C'est un malheur pour l'Eglise. Le Cardinal Daniélou le disait avec énergie : « Le renouveau de la vie religieuse a toujours été, dans tous les siècles, le point de départ des renouveaux de l'Eglise. Et la corruption de la vie religieuse — voyez le XVIe siècle —, a toujours été un des signes de la dé­cadence dans l'Eglise. »

Depuis quelques années, des instituts religieux pré­parent plus ou moins inconsciemment leur décadence. Qu'on relise l'histoire de la ruine de grands monastères ou de puissantes abbayes des siècles passés ! "Trop de richesses, écrit D. Rops, trop de terres à gérer, peut-être aussi trop d'études... au détriment du travail et de l'ef­fort ascétique »... Tout cela faisait dire un jour à un célèbre Abbé de Cluny, Pierre le Vénérable : « A l'ex­ception d'un petit nombre de moines, le reste n'est qu'u­ne synagogue de Satan. Que peuvent-ils revendiquer des moines, si ce n'est le nom et l'habit ? » (Vol. 3, 163). C'é­tait au Xlle siècle.

Suis-je loin de la vérité, si je dis aujourd'hui : « Trop de gros salaires, un trop large train de vie à mener, trop de réunions, cours ou sessions à suivre... N'y a-t-il pas là une porte ouverte à l'esprit du monde ? N'y a-t-il pas là une ruse du démon ? »

Le Souverain Pontife ne dit-il pas que le religieux, dans la civilisation actuelle, est exposé à se laisser « en­traîner par une recherche sans frein de ses aises ? ... Pour beaucoup le risque s'est accru d'être englué dans l'appât et la sécurité de l'avoir, du savoir et du pouvoir ». (Évang. Test, n.19).   Le danger et le mal ne sont sûre­ment pas illusoires.

Saint Bernard nous parle

Comme nous venons de faire allusion au Xlle siècle, le nom de saint Bernard vient spontanément à l'esprit : il a tellement marqué son siècle. Faisons appel à son témoignage, qui ne manque pas de valeur. Dans une homélie sur les gloires de la Vierge Marie, il en arrive à parler des moines (disons aussi des religieuses, pour notre temps) :

 « O douleur de mon âme, s'écrie saint Bernard, j'en vois beaucoup, après avoir méprisé les pompes du siècle à l'école de l'humilité, devenir de plus en plus orgueil­leux ... J'en vois d'autres qui, après s'être enrôlés dans la milice du Christ, s'engagent de nouveau dans les affaires du monde, et se replongent dans les cupidités ter­restres ... Sous prétexte de bien général, ils vendent leurs paroles aux riches et leurs salutations aux dames ». Ce qui pourrait signifier dans le langage contemporain : ils donnent de nombreux cours universitaires à gros sa­laires; ils enseignent des choses qu'ils ne croient guère et ne pratiquent peut-être pas; ils fréquentent les milieux sociaux et y rencontrent beaucoup de mondaines, etc ...

Quant à l'habit religieux, « on se met plus en peine de les soigner que d'acquérir les vertus ». S. Bernard compare certains moines à des «femmelettes», qui ne se soucient que de toilettes. Que dirait-il des religieuses sé­cularisées qui, par leurs nouveaux atours, rivalisent avec les femmes du monde ? ... « Laissant de côté toute pen­sée religieuse, ajoute-t-il, ces soldats du Christ ne voient qu'une parure, non une armure, dans l'habit qu'ils por­tent ... Ainsi ramenés aux goûts du siècle, ils deviennent semblables aux chiens de l'Écriture (Prov.26) qui retour­nent à leur vomissement » (Oeuvres de S. Bernard, vol. 2, p. 766).

Pauvres humains que nous sommes ! Par delà les siècles, nous les reconnaissons. Ils se rejoignent dans les mêmes faiblesses, les mêmes misères !

Aujourd'hui encore, dans trop de cas, l'armature du costume religieux a fait place à la parure. De tous côtés, on obéit à l'agressivité massive d'un monde sécularisé.

Le fléchissement actuel de la vie religieuse se pré­sente sous trois aspects :

Un premier celui de l'abandon total, ou du retour dans le monde. On se désengage avec une légèreté et une faiblesse qui scandalisent les bons chrétiens. N'in­sistons pas; le nombre de sécularisées est alarmant.

Un deuxième aspect celui de la vie de plus en plus mondaine de nombreuses religieuses, vivant à la manière de laïques assez relâchées. Là aussi on sème le scandale et on soulève de sérieuses critiques, qui condamnent à bon droit une vie désaxée. Et puis, le malheureux exem­ple de nombreux clercs et religieux ne fait qu'aggraver la situation.

Le troisième aspect se manifeste par le tarisse­ment des vocations. « La preuve que l'Eglise est vivante dans un pays, c'est qu'elle suscite les vocations religieu­ses. Et là où il n'y a pas de vocations religieuses, on peut dire que l'Eglise marche mal.» (Daniélou).

Quand on croit à l'Eglise et à la vraie vie religieuse, quand on aime l'Eglise et la vie religieuse, il faut faire quelque chose. Et ça presse !

Réagissons

1 Tout d'abord allons puiser aux sources. Non pas à telle citerne crevassée du Père untel ou de la Commis­sion X ou Y. Mais aux sources vives et inépuisables de l'Eglise : doctrine traditionnelle, documents pontificaux, enseignements du Magistère, esprit et écrits des Fonda­teurs. Que ceux qui s'occupent de vie religieuse soient, selon le mot du Cardinal Daniélou, « les maîtres spiri­tuels et théologiques qui représentent l'authentique pen­sée de l'Église. Il faut un souci d'unité très profond avec le Souverain Pontife et avec les orientations données par le Souverain Pontife, précisément en ce qui concerne la vie religieuse, dans Perfectae caritatis ».

Sans cesse il faut revenir à quatre documents de base : Lumen Gentium, chapitre VI; Décret Perfectae caritatis; Motu proprio Ecclesiae sanctae; l'Exhortation apostolique Evangelica Testificatio. Les ignorer est un signe d'infidélité à l'Eglise, gardienne et Mère de la vie religieuse.

2 — Il faut s'arrêter à quelques idées-clefs sur la vie religieuse. La fonction de la vie religieuse est de témoi­gner de la fécondité de la grâce communiquée par les sa­crements, «de témoigner, non pas de ce dont l'homme est capable, mais de ce dont Dieu est capable, suivant le mot de l'Évangile : « En vous voyant, ils rendront grâce à Dieu ».

On comprend dès lors la qualité de l'engagement en­vers Dieu dans la vie religieuse : un engagement total, définitif, sans retour en arrière. Les saints voeux en sont l'expression. « Tout ce qui est grand est définitif : le mariage est définif, le sacerdoce est définitif, la vie reli­gieuse est définitive. Et c'est une des aberrations de no­tre temps que de penser qu'on puisse n'être un prêtre, un époux ou un religieux que pour un certain temps. C'est la négation du don». (Gard. Daniélou).

3 — Un danger actuel pour la vie religieuse est la tendance à assimilier la religieuse au prêtre. Des reli­gieuses rêvent de devenir prêtres ! C'est vraiment du rêve ! Par leur mission, elles n'ont rien à envier au prêtre. Dans l'Eglise chaque fonction a sa nécessité et sa valeur. «Un des drames de l'Eglise, actuellement, ajoute le Cardinal, c'est que chacun veut prendre la pla­ce des autres. Les laïcs veulent jouer aux prêtres et les prêtres veulent jouer aux laïcs. A ce moment-là, rien ne marche plus et tout est confondu. »

Ce ton ne déplairait pas à sainte Catherine de Sienne !

Si les religieuses comprennent bien la finalité de leur vie consacrée, si les prêtres comprennent eux aussi la pleine fonction de leur ministère, si chacun reste à sa place à plein temps, l'Église y gagnera.

4— La vie religieuse, pas plus aujourd'hui qu'autre­fois, ne peut pactiser avec le monde. Flirter avec le mon­de, c'est flirter avec le démon. Et celui qui flirte ou « s'amuse avec le diable ne pourra se réjouir avec le Christ», selon le mot de saint Pierre Chrysologue.

Sainte Thérèse d'Avila

C'est dans un semblable contexte historique que sain­te Thérèse d'Avila, au XVIe siècle a entrepris son œuvre de réforme. La Madré Theresa nous offre le double avantage d'une réussite de quatre cents ans et d'une doctrine spirituelle sûre, sanctionnée par son récent titre de Docteur de l'Eglise. Toute vie religieuse, peu importe sa finalité apostolique, peut y recourir en toute sécurité.

En face d'un ennemi qu'elle savait ne pas vouloir désarmer, Thérèse dresse une artillerie qui ne faiblira pas : prier et se sacrifier pour l'Église et ses ministres. « Le monde est en fièvre, disait-elle à ses soeurs; les hommes semblent désirer que le Christ soit de nouveau condamné; ils veulent détruire l'Eglise, la réduire au ras du sol. Ce n'est pas le moment de prier pour les inten­tions de moindre importance ».

En Espagne, elle multiplie les fondations, véritables bastions de la chrétienté menacée. Après sa mort, la France est littéralement gagnée : 30 monastères au XVIIe siècle « Le catholicisme renaît de ses cendres, écrit Mgr Rupp, l'action centrifuge est stoppée, la sainte­té de nombreux personnages éclate, le clergé se réforme, la charité fait des miracles, des séminaires se constituent et font florès. Saint-Sulpice, l'Oratoire, La Mission et les Missions étrangères donnent à la France religieuse une armature spirituelle sans égale ». (Mgr Rupp, Docteurs, p. 127).

Il est urgent de nous mettre à l'école de sainte Thé­rèse d'Avila.

Si de nos jours quelque âme courageuse veut con­server ou redonner à la vie religieuse son vrai caractère, elle peut s'attendre à rencontrer des adversaires de tail­le. « La médiocrité universelle et le pullulement des sots » de l'époque de sainte Thérèse peuvent encore se rencon­trer aujourd'hui. La vie religieuse subit un terrible choc par l'ambiance délétère qui l'enveloppe. Même l'œuvre de sainte Thérèse est attaquée.

 « Ceux qui de nos jours, écrit Mgr Rupp, veulent détruire son œuvre au nom d'un aggiornamento mal compris, qui trahit papes et concile, ne savent pas ce qu'ils font. Ils veulent des carmélites non cloîtrées, ba­vardes, sans pénitence, sans office, vouées à je ne sais quelles tâches humanitaires assez triviales, tout le temps sur la route... Le Doctorat de Thérèse est une consé­cration, par l'Eglise infaillible, de son enseignement... Il rappelle son mot d'ordre : prière, pauvreté, solitude ... retour aux traditions primitives ... Puissent les Carmels sortis de leurs gonds y revenir et retrouver la tradition élianique... Il est temps. La santé, peut-être même la survie du monde chrétien en dépend largement ». (Doc­teurs, page 124).

Si des Carmels ont subi une telle agression, rien d'é­tonnant que « dans l'assaut livré à l'Église par Dame Folie », depuis quelques années, on voit faiblir tant d'ins­tituts religieux, qui ne possédaient pas leur armature spirituelle.

Point n'est besoin de partager les misères des hu­mains dans le monde pour connaître les nécessités spi­rituelles du peuple. Le Concile déclare nettement : « Il ne faut pas penser que les religieux (ses), du fait de leur consécration, deviennent étrangers aux hommes et inu­tiles dans la cité terrestre». (Lum. Gent. n.46). Loin de là!

Ce n'est pas des soeurs sécularisées qu'il nous faut, accomplissant des tâches de bonnes filles dans le mon­de : infirmières, assistantes sociales, professeurs, etc... . Mais des religieuses consacrées dont l'engagement est reconnaissable et reconnu. Le peuple attend des religieu­ses, non pas le témoignage d'œuvres humaines, tel le courage, la force, la générosité, l'habileté, mais le témoi­gnage d'oeuvres divines, d'œuvres de sainteté.

Voici l'exemple assez récent d'une religieuse mis­sionnaire en Palestine pendant un bon demi-siècle. Mor­te en 1927, Soeur Joséphine de Jérusalem est de l'époque que les malins appellent « avant-concile », donc de l'époque des « bonnes soeurs », conduites comme des enfants par une Règle rigide, incapables d'initiatives, formées dans le même moule ! Donc des mineures !

Cependant l'apostolat de cette religieuse a suscité le respect des foules musulmanes, des hauts fonctionnaires de l'État et des pays étrangers, et même des savants comme les Pères Lagrange et Vincent, O.P. C'est qu'elle se comportait, comme d'ailleurs des milliers d'autres, en vraie religieuse, qui ne cachait pas son identité. « Déjà au début du siècle, comme le fait remarquer justement L'A­mi du Clergé (16-5-74), par sa conduite, Sœur Joséphine dénonce à l'avance l'erreur des religieuses qui croient bien faire en se sécularisant. Elle leur rappelle cette vérité vieille comme le christianisme que la sainteté au­thentique est le meilleur garant d'un humanisme complet et équilibré. »

Comme conclusion à ces pages, l'exhortation finale de S.S. Paul VI devrait faire l'objet d'une méditation salutaire pour toute âme consacrée, désireuse de répon­dre à sa vocation :

« Nous vous supplions, nous dit le Saint-Père : gar­dez la simplicité des « tout petits » de l'Évangile. Sachez la retrouver dans le coeur à coeur secret avec le Christ, ou dans l'accueil direct de vos frères. Vous connaîtrez alors le tressaillement de joie dans l'action de l'Esprit Saint de ceux qui sont admis aux secrets du Royaume. Ne cherchez pas à devenir de ces sages et habiles que tout conspire à multiplier, auxquels ces secrets sont ca­chés. Soyez vraiment des pauvres, des doux, des affamés de sainteté, des miséricordieux, des cœurs purs, de ceux par qui le monde connaîtra la paix de Dieu ». (Évang. Test. n.54).

Pour crier ces vérités à toutes les religieuses du monde CENT MILLE LANGUES suffiraient-elles ?

Extrait de : RETOUR AU MAGISTÈRE. Mgr Joseph Louis Beaumiere (1974)

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 11:45

Savez-vous pourquoi vous vivez…

« La plupart des hommes n'ouvrent les yeux qu'une seule fois. C'est au moment de la mort... Et l'on s'empresse de les leur fermer ! (H. Bordeaux)

Cependant, il faut vivre. Dès lors, tout homme doit choisir une attitude pratique devant les problèmes de la vie.

Quelle sera l'attitude pratique de ces indifférents ? Souvent ce sera celle que leur dicte l'intérêt ou le caprice.

N'ayant pas réfléchi personnellement à la vie, ils empruntent à gauche et à droite quelques lambeaux de doctrine, les assemblent grossièrement et revêtent ce costume d'arlequin, fait de vieux res­tes de toutes couleurs.

A tout moment, ils modifient leur costume pour s'adapter au goût du jour et au rythme de leur fantaisie.

C'est ainsi qu'ils seront tantôt catholiques, tantôt protestants, aujourd'hui communistes, demain capitalistes : catholiques, parce que les traditions de famille ou les conve­nances l'exigent d'eux, à certains moments de la vie ; protes­tants parce qu'ils jugent devoir « protester » contre certaines me­sures de l'Eglise catholique à laquelle néanmoins ils désirent ap­partenir ; communistes, si le voisin est mieux loti qu'eux ; capitalistes, le jour où ils ont quelque bien à défendre.

Aujourd'hui ils se proclameront les défenseurs de la justice parce qu'ils ont été victimes des agissements d'un scélérat ; mais demain, ils jetteront par-dessus bord les plus élémentaires pres­criptions de la morale parce que cela les gêne.

Ils se plaindront que la main-d'œuvre manque ; mais ils au­ront soin de ne pas avoir d'enfants.

Leur solution est donc de vivre au jour le jour, au gré de leurs impressions agréables ou désagréables, portés par le flux des événements et le reflux des profits immédiats !

«Pour la plupart des hommes, l'essentiel de la vie, c'est le tem­porel, ce qui passe, ce qui touche les sens. Le spirituel peut être vérité en théorie mais en pratique c'est une nuée ...

Beaucoup sont dans la vie sans jamais s'être demandé pourquoi  ils vivent ? Ils obéissent à l'instinct obs­cur qui s'accroche à la vie. Mais ils n'ont pas découvert ce qu’ils doivent faire dans la vie.

Au jour le jour ils s'arrangent pour être le mieux ou le moins mal possible. Ils travaillent, si c'est nécessaire, pour vivre ; sinon ils ne font rien. Ils prévoient, dans la mesure de quelques fins immédiates. La mort, ils évitent d'y penser. Et ils y restent, parce qu'ils y sont et n'attendant rien de plus, après et après. »

(Chan. J, Leclercq, Dialogue de l'homme et de Dieu.)

c) à cause des conséquences qu'ils prépayent

Beaucoup évitent de chercher une solution parce qu'ils se ren­dent compte que la vérité, s'ils la trouvaient entraînerait avec elle certaines exigences morales qui leur font peur.

« Ce furent, je le dis franchement, la crise de l’adolescence et la honte de certains aveux Qui me firent renoncer à mes habitudes de piété. Bien des hommes nui sont dans ce cas conviendraient, s'ils étaient sincères, que ce qui les éloigna d'abord de la religion, ce fut la règle sévère qu'elle impose à tous au point de vue des sens, et qu'ils n'ont demandé que plus tard, à la raison et à la science, des arguments métaphysiques qui leur permettent de ne plus se gêner. » (François Coppée, La bonne souffrance, p. 5)

«Mon expérience de onze ans d'internat de lycée et celle de mes quatre années d'École normale m'ont montré que, dans le plus grand nombre de cas, le jeune homme cesse d'être catholique moins pour des raisons d'ordre intellectuel que pour des raisons d'ordre moral. C'est parce qu'il n'a plus le cœur pur qu'il se détourne de Dieu et qu'il se refuse à ces règlements de comptes que sont let confessions et surtout la communion pascale. »

(Jean Guiraud, Pourquoi je suis catholique.)

«Ce recul intellectuel (dans la croyance en Dieu) est ordinaire­ment la conséquence d'un déchet moral. Sous l'influence d'une passion, on en arrive à désirer que Dieu ne soit pas et, sous l'ac­tion de ce désir, on finit par se persuader que Dieu n'est pas. »  (Duplessy, Apologétique, I, 89)

 « L'homme, en se détachant de la foi, se détache surtout d'une chaîne insupportable à ses plaisirs. Je n'étonnerai aucun de ceux qui ont traversé les études de nos lycées en affirmant que la pré­coce impiété des libres-penseurs en tunique, a pour point de départ quelque faiblesse de la chair accompagnée d'une horreur de l'aveu au confessionnal. Le raisonnement, quel raisonnement !  Arri­ve ensuite et fournit des preuves à l'appui d'une thèse de négation acceptée d'abord pour les besoins de la pratique. »

(Bourget, Essais de psychologie contemporaine)

« L'histoire de saint Augustin se répète pour chacun de nous : la perte de la Foi coïncide toujours avec l'éveil des sens. Ce n'est pas la raison qui  détourne de Dieu l'adolescent,  c'est la chair.

L'incrédulité ne fait que fournir des excuses à la vie nouvelle qu'il mène. » (Louis Bertrand, Vie de St-Augustin)

d) à cause de leurs préoccupations matérielles

Groupons à part tous ces honnêtes gens qui, ayant reçu souvent une éducation chrétienne, ont perdu la foi parce que les nécessi­tés matérielles de la vie absorbent tout leur temps. Combien d'ou­vriers, par exemple, en sont là ? Ce n'est pas légèreté ; ce n'est pas refus des obligations qu'entraînerait la vérité ; mais c'est la dureté de l'existence qui les empêche de garder vivante leur foi.

e) à cause de l’abandon de la Vérité par la fausse église et son concile hérétique.

Cette contradiction avec ce que la sainte Église a toujours enseigné comme étant la VÉRITÉ et ne pouvait changer, les gens pensent qu’on leur a menti. Alors que c’est aujourd’hui qu’on leur ment en prétendant canoniser Luther,  un des excommuniés qui ne s’est jamais repenti... etc.

Note : cette dernière réflexion est du bloggeur.  Deo Gratias

Extrait de : La Solution du Problème de la Vie.  (F. Lelotte  S.J.)

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 11:26

La danse du soleil il y a 100 ans à Fatima, le 13 octobre…

 

 

 

Le 13 octobre 1917, dans la campagne portugaise, 70 000 personnes assistaient médusées à l'un des plus grands miracles du XXe siècle.

Le 13 octobre 1917, près de 70 000 personnes, provenant de toutes les régions du Portugal, se rassemblent à la « Cova da Iria » (Fatima). Depuis plusieurs semaines circule la nouvelle de l’apparition de la « Dame » et du miracle qu’elle a promis d’accomplir. Au milieu de citoyens ordinaires se trouvent aussi des nobles, des ingénieurs, des médecins, des notaires et, évidemment, des journalistes et des photographes.

Du ciel, complètement couvert par les nuages, tombe une pluie incessante. François, Jacinthe et Lucie arrivent, acompagnés de leurs familles. Ils atteignent à grand peine le chêne sur lequel se pose habituellement la « Dame » et commencent à réciter le chapelet. Cependant, à midi, la pluie continue de tomber. Lucie ordonne de fermer les parapluies et la foule obéit. Peu après, la Vierge apparaît, plus lumineuse que d’ordinaire.

Lucie demande : « Qui êtes-vous et que voulez-vous de moi ? ». La Vierge répond qu’elle est « Notre-Dame du Rosaire » et qu’elle veut que soit bâtie en ce même lieu une chapelle en son honneur. Elle conseille de réciter constamment le rosaire puis conclut : « Tous doivent se convertir, demander pardon pour leurs péchés et ne plus blesser Notre Seigneur ».

Après ces paroles, elle ouvre ses mains qui se reflètent sur le soleil. À ce moment, pendant que Lucie crie : « Regardez le soleil », le miracle se produit : les épais nuages se dispersent et le soleil commence à tournoyer, à changer de couleur, à danser dans le ciel puis à s’approcher progressivement de la terre.

Voici le témoignage du docteur Almeida Garrett :

« Soudain, j’entendis la clameur de centaines de voix, et je vis toute cette multitude s’étendre à mes pieds, tourner le dos à l’endroit vers lequel, jusque-là, convergeaient toute leur impatience, et regarder le soleil du côté opposé… Je me tournai à mon tour vers ce point qui attirait tous les regards, et je pus voir le soleil apparaître comme un disque au bord net, à l’arête vive, qui luisait sans blesser la vue… Il ne pouvait se confondre avec le soleil vu à travers le brouillard – il n’y en avait d’ailleurs pas à ce moment – car il n’était ni voilé, ni brouillé. À Fatima, il conservait sa lumière et sa chaleur, et se dessinait nettement dans le ciel, avec ses arêtes vives, comme une large table de jeu… Le plus étonnant est d’avoir pu fixer aussi longtemps le disque solaire étincelant de lumière et de chaleur, sans avoir mal aux yeux et sans abîmer leur rétine. On entendit une clameur, le grand cri d’angoisse de la foule. En effet, le soleil, conservant son mouvement rapide de rotation, sembla pouvoir se détacher du firmament, et, rouge sang, avancer vers la Terre, menaçant de nous détruire sous son poids énorme. Ce furent des secondes terrifiantes. »

L’évêque de Leiria, dans sa lettre pastorale sur le culte à Notre-Dame de Fatima, écrivit : « Le phénomène solaire du 13 octobre 1917 fut encore plus merveilleux et laissa une impression indélébile chez ceux qui eurent le bonheur d’y assiter. Il a été constaté par des personnes de toutes les classes sociales, des croyants, des non-croyants, des journalistes des principaux journaux portugais et des personnes qui se trouvaient à plusieurs kilomètres ».

Jacinthe et François, après de grandes souffrances, vont au paradis. En revanche, la Vierge dit à Lucie : « Dieu veut que tu restes dans le monde pour faire connaître mon Cœur Immaculé… Ensuite tu iras au paradis ». Lucie entre au couvent de Coimbra où elle demeure jusqu’à sa mort le 13 février 2005.

DANSE DU SOLEILFATIMAMIRACLESAINTE VIERGEVIERGE MARIE – Wikipédia

 

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