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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 00:10

Les richesses ne sont pas les seules réalités de ce monde qui excitent nos désirs. Tout nous attire, de ce qui peut satisfaire en nous quelque appétit, ou le tromper, ou le reporter, qu'il le sache ou non, vers quelque autre chose.

 

«Singulière fortune, où le but se déplace, Et, n'étant nulle part, peut être n'importe où, Où l'homme, dont jamais l'espérance n'est lasse, pour trouver le repos court toujours comme un fou

 

Ces vers de Baudelaire expriment notre in­quiétude; ils font prévoir nos déceptions; ils tracent la voie du désenchantement final, et dé­noncent notre folie sans nous montrer le chemin de la sagesse.

 

Que nous sommes loin, dans l'âge contempo­rain, de cette sagesse libératrice! Porte à porte, la déraison vit avec nous et elle nous menace. L'homme abaisse ses visées à mesure que gran­dissent ses pouvoirs. On dirait que son vœu le plus cher est de devenir esclave des forces qu'il a domptées, des machines qu'il a construites, des monuments qu'il dresse et des objets qu'il a forgés.

 

Il y a dans cet entraînement collectif un grave péril pour l'esprit chrétien. Quand on laisse se développer dans la terre de l'âme les racines du vain désir, elles s'y enchevêtrent de plus en plus et finissent par tenir la terre prisonnière. « Un homme a-t-il jamais dit qu'il désirait sa perte ? » demandait Job. Il ne l'a jamais dit ni pensé; mais il a pu y courir à toute vitesse, en désirant, sous le faux nom de bien, ce qui nous perd.

 

Le poète Hafiz y songeait, quand il distinguait, chrétien sans le savoir, entre le désir pro­fond qui est en nous, le témoignage des pensées créatrices et les désirs passionnés qui nous jettent au bien apparent, aux vanités, aux satisfactions immédiates que blâme la conscience, à l'avarice, aux ambitions, aux coupables amours. « Comment trouver le chemin qui mène au pays où vit ton désir? Demandait-il. En renonçant à tes désirs. » Ce pluriel et ce singulier sont éloquents, désirs sont en fait, souvent, les ennemis de notre désir, c'est-à-dire de la tendance intime de notre être, qui est fait pour le bonheur vrai, l'appelle, et dénonce par ses échecs la folie de le chercher là où il n'est pas.

 

Mais là où Baudelaire ricanait, le poète persan conseille; il donne la solution, non au positif tout à fait, ne sachant sous quelle forme, au vrai, doit nous être livré le vrai bien, mais soup­çonnant celui-ci et invitant à lui ouvrir les portes. « La couronne d'excellence, écrit-il, c'est le re­noncement. » Quel renoncement ? Évidemment pas celui qui nie le désir vrai, puisqu'au con­traire on veut couronner ce désir-là et consacrer son excellence, puisqu'on le déclare vivant et habitant un pays dont on entend indiquer le chemin. Ce qu'on voue au renoncement, ce sont les vains désirs que caresse, pour son malheur, l'aberration humaine, et la formule rejoint alors celle de l’Imitation de Jésus-Christ, plus simple et plus pleine de sens encore : « Tout donner, pour tout obtenir. »

 

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 05:44

La pauvreté n'est pas une béatitude, mais l'esprit de pauvreté. « Bienheureux les pauvres en esprit », nous dit l'Évangile. L'esprit n'en est pas moins dans une certaine dépendance de l'état, sans quoi le même Évangile n'eût pas fait preuve de commisération et de souci à l'égard des « pauvres riches ».

 

Ce n'est pas la pauvreté, même en esprit, qui est le dernier mot du Sermon sur la Montagne; ce dernier mot est l'amour; mais la pauvreté en esprit est le premier, parce que l'attachement aux richesses et à ce qu'elles représentent est le grand ennemi de l'amour. Au contraire, devant l'homme détaché de ses biens, la plupart des tentations de ce monde se retirent.

 

Le bonheur de la pauvreté se réalisera en sa plénitude le jour où, par la mort, nous aurons tout perdu et où Dieu seul sera notre richesse. Mais cette heure bienheureuse peut s'anticiper; nous pouvons être « comme morts », selon le vœu de l'Apôtre, en ce que nous ne vivons plus de ce qui occupe uniquement d'inconscients mortels.

 

La richesse est le moyen de notre « établisse­ment » : si nous voulons nous établir sur la terre et y faire décidément notre demeure, les ri­chesses temporelles nous conviennent; mais nous devons au contraire les mépriser, en tout cas les subordonner aux richesses spirituelles, si nous voulons, comme saint Paul nous y invite, nous établir et avoir dès maintenant notre fré­quentation dans le ciel.

 

Les gens du monde s'habillent richement, se logent somptueusement parce qu'ils sont du monde; sur un chantier, en voyage, un autre accoutrement est meilleur. Un chrétien qui se sent voyageur, qui édifie sa vie spirituelle et vou­drait contribuer à « l'édification » de l'humanité elle-même, se trouve bien dans des effets de voyage ou de travail.

 

Au surplus, la pauvreté selon l'esprit n'est pas uniquement ce que l'on croit tout d'abord ; il en est une en tout cas beaucoup plus profonde et qui ne concerne plus les biens extérieurs. Elle est faite d'un renoncement du cœur, qui consent à l'abdication de soi-même en même temps qu'il oublie tout le reste, qui ne s'inquiète point, ne se préoccupe point,   donnant   sa générosité sans réserve, rapportant tout à Dieu, se référant à Lui pour l'appréciation de toutes choses et de soi-même, se laissant posséder, juger, guider, éprou­ver ou réjouir uniquement par ce Maître, voyant dans les efforts accomplis son action et, dans les résultats, son œuvre.

 

Tel est le bienheureux état dont Jésus même nous a donné l'exemple. Jésus n'a pas subi la misère; il a choisi la pauvreté; il a pratiqué le détachement pur et l'abandon total entre les mains de son Père. C'est ainsi qu'il représente éminemment en sa personne l'éclat des vrais biens.

 

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 13:50

        

Nous ne pouvons pas nous dispenser d'entendre et de peser ce mot sévère de l'Évangile : « Malheur à vous, riches ! » Ce n'est pas une malédiction;  c'est l'expression d'une commisération et d'une crainte.

 

Dans son ordre, qui est l'ordre de la matière, l'or à une sorte d'infini pouvoir. La concupiscence, qui appartient au même ordre, inclut un infini de désir. Multipliez ces deux infinis l'un par l'autre, vous risquez la monstruosité et le malheur que vise ici l'Évangile.

 

L'âme du riche, quand elle essaie de prendre essor, est tirée en bas par des préoccupations qui menacent toujours de devenir obsédantes. Le souci d'acquérir, d'administrer, de défendre et de jouir s'interpose entre lui et les hautes pen­sées qui demandent la liberté du cœur et sa quiétude. Son azur ne va-t-il pas se ternir, sa vue se troubler et se perdre dans le sensible ?

 

L'homme et l'argent sont comme ces amis dont on dit que toujours l'un des deux domine l'autre. Si ce n'est pas l'homme qui domine l'argent, c'est l'argent qui domine l'homme, qui le dimi­nue, qui le durcit ou le corrompt, ou bien les deux ensemble.

 

Or, que sert à l'homme, nous dit le Seigneur, de gagner l'univers, si c'est au détriment de sa vie ? Rien ne sert d'avoir une maison ou une auto, si c'est pour y loger, pour y véhiculer un propre à rien ou un indigne.

 

Un riche peut être bon; un homme attaché aux richesses, ne le sera jamais. Et il est difficile d'être riche sans s'agripper aux richesses.

 

Au début, il faut soutenir sa vie; plus tard, son élargissement; ensuite, ses prétentions, par­fois ses folies ou ses frénésies. Le besoin, alors, est indéfini, et plus on est riche apparemment, plus on se sent pauvre, et plus on risque d'accumuler les défauts ou les vices de ces deux états. Un riche peut en venir à n'être plus qu'un accessoire de sa fortune, au lieu d'en être le pos­sesseur, ou à s'en montrer, si sa conscience glisse, l'esclave avili.

 

Misère de ces  « grands » dont la vie réelle, celle du dedans, est si petite! De ces gens « du monde » pour qui le vrai monde, celui de l'âme, est un   inconnu! L'Évangile les a avertis en termes durs; il n'a pas frappé le gong avec un gant, mais avec un marteau de fer. C'est une miséricorde.

 

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 09:03

Ce qu'on appelle des richesses, ce sont des biens dont on jouit, des biens extérieurs; mais ma richesse à moi est en moi-même, et je ne suis vraiment riche que des biens que je possède quand je suis dépouillé et seul.

 

Il importe moins d'avoir quelque chose que d'être quelqu'un. Une tête et un cœur bien meublés font pardonner aisément des mains vides. L'argent et ce qu'il représente ne sont que des serviteurs lointains.

 

Comment peut-on voir une vraie richesse dans ce qui est appelé à s'évanouir et à disparaître, tandis que nous restons? Tels sont Une vraie richesse ne doit-elle pas nous accroître, nous, et nous accom­pagner jusqu'au terme de notre destinée pour l'accroître elle-même? les biens de l'âme; mais tels ne sont pas les biens de la for­tune ou les biens du corps.

 

La vraie richesse est dans le développement de nos facultés et la satisfaction de nos légitimes sentiments, avec le concours des facultés et des sentiments de beaucoup d'autres, mais surtout de ce que Dieu met à la disposition de tous les humains.

 

Oh! Que ma richesse est grande, si je le veux et si je sais en apprécier l'abondance ! Tout l'uni­vers est à Dieu et à moi. Chacun peut le possé­der à lui seul, dans le dénuement comme dans la solitude. Toute la richesse du monde appartient à l'homme qui vit en esprit la vie de l'Esprit créateur et se tient uni à la nature et à l'huma­nité, ses deux filles.

 

Dans le réel, n'a-t-on pas dit bien des fois que les meilleurs biens de ce monde sont ceux qui ne coûtent rien? La nature regorge de biens; la famille, l'amitié, le travail intelligent, la lecture, les spectacles de choix nous en offrent à la mesure de nos capacités et dans toutes leurs formes. Ces biens-là ne demandent qu'à être appréciés pour être donnés. A mesure qu'on les recherche, on les goûte; à mesure qu'on les goûte, on se rend plus capable de les rechercher et de les goûter encore. Telle est la vraie richesse. Mais la vraie richesse sera à jamais impossible au monde tant que les hommes aspireront aux faux biens.

 

Quant à la vraie pauvreté, elle est l'envers de ces authentiques trésors; elle en est la négation ou l'absence, la négligence ou le mépris.

 

L'homme qui ne sait pas admirer un lever de soleil peut-être parce qu'il ne se lève jamais avec le soleil; qui ne lit pas ou ne choisit pas ses lectures; qui est incapable d'amitié; qui trouble sa maison de ses caprices ou de son égoïsme; qui n'a pas de tâche ardente, obligée ou choisie; qui ignore l'art, la réflexion solitaire, prière et le culte en esprit et en vérité: c'est celui-là, le pauvre homme. Donnez-lui de l'ar­gent, c'est de l'argent enfoui et très probablement corrupteur.

 

Donnez-en à l'homme de bien qui mène une haute vie, vous ne faites que por­ter de l'eau à la fontaine ; elle n'en a pas besoin ; mais elle peut s'en accroître, et l'Évangile a dit : « On donnera à celui qui a, et il abondera, et à celui qui n'a pas, même ce qu'il a sera enlevé. »

 

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 05:17

Enfin j’ai trouvé un chapelet avec le Notre Père qui respecte mieux la tradition et qui n’est pas injurieux a notre Dieu.

 

http://www.youtube.com/watch?v=jomvjiotVWE

 

 

Le nouveau Notre Père est  blasphématoire !

 

Cette traduction, en plus d'être  blasphématoire, elle est fausse et impie. Elle est une injure à Dieu notre Père.  Elle est à éviter…

 

Pourquoi une nouvelle traduction française alors que depuis des siècles les fidèles jouissaient d'un texte clair et enrichissant? 

 

C'est en raison du principe révolutionnaire bien connu:

 

«Briser, le chef d'œuvre et de ses débris construire une horreur», en d'autre terme,  substituer à une traduction catholique un texte œcuménique protestantisé,  composé par un protestant luthérien en 1922.  Et par le biais introduire le tutoiement dans les prières catholiques, donc une familiarité irrespectueuse alignée sur les mœurs démocratiques.

 

Dans le texte hérético-conciliaire «vienne» a été substitué à «arrive».  Or le texte de la Vulgate est correctement et exactement traduit par «arrive», alors que «vienne» est un contresens.  En effet «arrive» est l'aboutissement d'un mouvement qui arrivera certainement au but; tandis que «venir», c'est marcher vers un objectif que l’on n’est pas assuré d'atteindre.  Or, dans le Pater, nous demandons que le «Règne de Dieu» se réalise, non comme une possibilité, mais  comme le dit St Cyprien, «qu'il arrive au point d'être déjà présent».

 

Les conciliaires ont remplacé «pain quotidien» par «pain de ce jour».  Ce changement est contraire au génie de la langue française qui ne permet pas une périphrase sans une raison poétique quand il y a un adjectif adéquat.

 

En ajoutant «aussi» (nous pardonnons aussi)  ces mêmes apprentis réformateurs offensent une nouvelle fois la langue française.  Car cet «aussi»  est mal placé, et là où il est mis, il se rapporte à  «nous»,  et  pas, comme il le devrait, à «pardon».  Si l'ignare qui rédigea ce texte avait quelques notion de syntaxe, il aurait dû écrire: «comme aussi, nous pardonnons». 

 

La sixième demande est à bannir parce qu'elle est un blasphème.  Elle dit : «Ne nous soumets pas à la tentation».  Le mot «soumet» prétend traduire le latin «inducat» (qui signifie : conduire vers).  «Soumettre», c'est étymologiquement «mettre sous le joug», donc priver le sujet de toute liberté pour accomplir en esclave une chose imposée.  De plus, le mot «tentation» est précédé de «in» qui dans le texte latin indique le mouvement.  Ainsi la «soumission» introduite frauduleusement dans le Pater est non seulement un «joug», mais un mouvement vers la tentation ! 

En définitive, la nouvelle église conciliaire demande à Dieu une chose impie et que le Seigneur ne peut satisfaire, à savoir qu'il soit mis sous le joug et livré pieds et poings liés à la tentation qui est le mal…

 

En plus du blasphème, c'est philosophiquement une absurdité, car le mal n'est autre qu'une absence de bien due à l'imperfection d'une action chez un être libre qui use maladroitement de sa liberté.  Or Dieu est l'être infiniment parfait. 

 

Certes Dieu peut permettre l'existence du mal pour un plus grand bien, mais ne peut en rien le favoriser.  C'est ce qu'enseigne St Jacques: «Dieu ne tente personne».

 

Ajoutons afin un argument péremptoire.  Si les hérétiques protestants rejettent la Sainte Tradition, nous les Catholiques, nous la considérons comme une REGLE DE FOI.

 

Or toute la Tradition REJETTE  la version française de ce concile hérétique.   

 

Une bonne version.   http://www.youtube.com/watch?v=jomvjiotVWE

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 05:07

Tout le monde convient que l'amitié exige de part et d'autre le désintéressement et le déta­chement d'une âme libre. Un homme qui tient à son argent n'est jamais un loyal ami. On ne serre pas une main pleine. Comment ce même homme serait-il un ami de Dieu ?

 

On n'utilise chrétiennement la vie que si l'on est prêt à s'en détacher, que si l'esprit la dépasse, et cela est vrai spécialement de la richesse. On ne guide bien que de haut.

 

Ce que représente l'argent, c'est uniquement — à titre direct tout au moins — un moyen d’échange de ce monde. Or, nous ne sommes pas de ce monde. L'état propre du chrétien, même riche, et même s'il n'y a pas lieu pour lui de renoncer à ses biens, mais peut-être de les accroître, c'est donc toujours un état de détachement, un état de pauvreté.

 

Le voyageur ne prend pas sur son dos ce qui pourrait alourdir sa marche; il ne s'encombre pas. L'attachement passionné aux richesses est un des plus graves empêchements que puisse subir le voyageur de ce monde. Il peut finir par vous fixer au sol, vous amener peut-être à vous y vautrer. A plus forte raison ne permet-il pas cette liberté qui use de ce monde comme n'en usant pas, ainsi que le veut l'Apôtre, et qui nous rend disponibles pour le meilleur.

 

Un noble cœur peut avoir des coffres; il ne s'installe pas à côté, et quand du bout des doigts il détache des coupons de rente, son âme est plus haut.

 

Pourquoi courir après ce qui ne rend ni plus heureux ni meilleur quand on le possède, ni moins heureux ni moins bon quand on ne le pos­sède pas? Et comment ne pas craindre, averti par l'Évangile et par l'expérience, de devenir au contraire, par trop d'attachement aux richesses, et moins heureux, et moins bon ?

 

Un tel désir est sans limite, comme nos con­voitises. Il nous livre à un entraînement fatal. Autant la nature pose ses propres frontières, au­tant la passion, qui s'ignore elle-même, ignore où elle butera. J'ai faim : je me nourris, et c'est fini; mais si je veux m'enrichir, de plus en plus ce qui est de soi un instrument de la vie me deviendra la vie même; ce qui est moyen sera élevé à la dignité de fin, au détriment de la fin véritable, qui est notre croissance en la vé­rité et en la beauté, en l'amour mutuel et en l'amour commun des choses éternelles.

 

« Ne cherchez pas le pain qui périt, dit le Seigneur, mais celui qui demeure pour la vie éternelle. » La richesse nous procure le pain qui périt : c'est son rôle; mais le nôtre est de chercher, par son moyen ou sans elle, un autre pain dont l'hostie mince et blanche est le sym­bole, dont le Seigneur même, avec la plénitude des biens qu'il renferme, est la réalité.

 

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 05:29

Jean XXIII s'est repenti et a donc été sauvé.

Exorcisme du 13 Mai 1987 Extraits Éditions DFT

Notons qu'il est fait mention de Jean XXIII comme pape légitimement élu.

Démon = Le Pape. Jean XXIII"n'était pas d'une très grande intelligence et tomba ainsi dans le panneau. Il ne comprenait pas grand chose à la magie, à la loge ou à la franc-maçonnerie. Il a agi en beaucoup d'occasions en trop bonne confiance, et il s'est ainsi laissé rouler par la franc-maçonnerie. A son lit de mort ou déjà avant, il prit alors bien conscience de ce qu'il avait provoqué. Il disait qu'il voulait ouvrir une fenêtre dans l'Église et en agissant ainsi, il a ouvert une brèche qui n'est plus réparable humainement et reste ouverte. Je ne veux pas parler ! - (Adjurations)

D = ...et que l'on ne peut plus faire réparer. Il l'a durement expié. Il a trop peu vu ce qui se passait. Il a trop peu défendu la Vérité. Certes, il a écrit un journal intime et a pratiqué la vertu, mais quand il s'agissait de choses importantes, il était trop peu ... Ah à nous l'enfer, cela nous a valu de bonnes choses ... - Je ne veux plus parler! - (Adjurations) D = le Pape Jean XXIII est tombé dans le panneau et il s'est laissé rouler. Déjà à cette époque la magie dominait et avait déjà atteint un grand développement. Déjà à cette époque-là. Il a l'héritage ... - Je ne veux plus par1er, je ne veux pas en dire plus ! -; (Adjurations)

D = Il a reçu l'héritage de Pie XII et sous le pontificat de ce dernier, beaucoup, beaucoup de choses allaient déjà de travers. Le Pape pie XII était... - Cela je ne veux pas le dire maintenant, laissez-moi! - (Adjurations)

D = Le Pape Pie XII était un génie, un génie linguistique. Il était plus intelligent et il a discerné que les choses allaient déjà de travers. Il en a beaucoup souffert, il s'est sacrifié et a prié, mais c'était trop tard. ….. D = Je dois revenir encore une fois au Pape Jean XXIII. Comme il gisait sur son lit de mort, il a prié avec repentir et supplié que l'on n'accepte pas le modernisme, disant qu'il l'avait proclamé faussement et qu'il était tombé dans l'erreur. Il a demandé en suppliant que l'on suive l'enseignement de St Pie V, de St Pie X, etc., l’enseignement des docteurs de l'Église et les enseignements fondés déjà depuis longtemps, qu'on continue à les suivre... Je ne veux pas parler ! - (Adjurations)

D = Mais près de son lit se tenait déjà quelques francs-maçons. Il était encerclé, cerné, par quelques francs-maçons, ils ont empêché les bonnes décisions de s'accomplir et ont agi contre sa volonté, pour que le testament de Jean XXIII ne puisse être exécuté... Je ne veux pas parler! (Adjurations) --

Note : Nous pouvons donc prier l'âme de SS Jean XXIII pour le retour de SS Paul VI. Prions aussi pour le repos de l'âme du « sosie », qui se repentit et est au plus profond du purgatoire. Le retour de SS Paul VI délivrera aussi l'âme possédée -expiatrice à qui nous devons tant d'informations dans nos confusions ténébreuses.

 

http://amdg.over-blog.fr/2014/03/l-enfer-force-de-temoigner-aux-proces.html

 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 05:14

Employer de l'argent, c'est s'employer soi-même, et la hiérarchie à établir entre nos dé­penses ou nos mesures d'épargne est donc cal­quée sur celle de nos facultés et de nos valeurs de vie. La richesse est pour l'esprit, comme le corps est pour l'âme, comme tous deux sont pour Dieu.

 

Quand je dépense, ce doit être pour accroître la vie, surtout en ce qu'elle a de meilleur : la santé à la base, et, au-dessus, l'activité, la pensée, les nobles sentiments, les affections droites, les liens familiaux et les liens sociaux. Si j'épargne, ce sera en vue de favoriser cela encore, bien que ce soit pour demain.

 

Demain! Il y a un piège dans ce propos, et beaucoup y tombent. L'avarice pourrait là s'em­busquer, au minimum la timidité, la crainte de voir le sol manquer sous vos pieds, ou bien un conformisme absurde.

 

Il y a des maximes toutes faites au service de ces défauts-là, comme de ne jamais toucher à son capital   et,   par   exemple, fût-on   riche, de constituer peu à peu la dot de ses filles unique­ment avec son revenu.  Ce sont là des sottises. Il est des cas où il faut entamer le capital; il est des cas où il faut ménager même les rentes. Ce qui en décide, c'est la vie en ce qu'elle a d'es­sentiel, en ce qu'elle a de plus pressant et de plus haut.

 

L'épargne est bonne à cette condition qu'elle représente la modération   vertueuse et la prévoyance. Léonard de Vinci disait : « Le gaspillage ne profite à rien ni à personne, ne pas prévoir c'est déjà gémir ».   Mais l'entassement des biens profite encore moins, et il avilît davantage. La dilapidation est légère; l'avarice est affreuse.

 

Le vigneron est sot, qui se refuse une grappe en faveur d'une vendange qu'il ne verra peut-être pas, et il est coupable en la refusant à son enfant qui a soif ou au passant fatigué.

 

Remplir un coffre n'est honorable qu'à la condition de le remplir comme un réservoir, en vue  d'arrosages  qui ne  seront  pas  toujours  et toujours différés.

 

Les biens que le Seigneur nous octroie, il les destine à ses fils — à l'instar des biens spirituels et sous leur gouverne — « afin qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance. »

 

Il s'ensuit que la richesse ne doit pas être employée à nous épargner le travail, tout au plus à en modifier la forme, et plus que tout à en assurer l'efficacité.

 

Le travail, c'est la vie en acte : si la richesse est pour la vie, elle est aussi pour cette manifes­tation de la vie qui doit la préserver et l'ac­croître, multiplier ses effets au bénéfice du tra­vailleur et au bénéfice de tous.

 

La richesse de l'oisif est une espèce de vol. Celle du travailleur est un don, étant une force conjointe à ce qu'il donne et un adjuvant pour la tâche commune.

 

L'argent est mortel à la vertu quand il prétend en dispenser ou qu'il la domine.

 

Et l'argent do­mine toujours la vertu, s'il ne la sert pas.

 

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 17:47

Jean XXIII, vrai pape, sauvé par son repentir.

A Rome, on s'affaire à la préparation de la « canonisation » de W...et de Jean XXIII. Il serait imprudent de négliger des données importantes dans ce procès. Ces canonisations « express » sont totalement invalides. Prions pour que cette faute gravissime soit évitée, car elle serait une offense grave au Saint Esprit et une victoire pour l'enfer. Ce serait  de Satan », une sorte de répétition générale des fourberies de l'Antéchrist, aveuglant tous les peuples.

Exorcisme du 8 septembre 1989 ; Judas Iscariote. Documents DFT diffuseur exclusif

A Propos de W ….

« IL (« JP II ») EST LE PRÉCURSEUR DE L'ANTÉCHRIST, un antipape, voilà ce que je dois dire, moi Judas. J'étais Apôtre et j'ai fait beaucoup d'erreurs. Moi aussi, j'ai espéré les richesses et la royauté. Moi aussi, j'ai espéré la puissance et les honneurs, comme ce faux pape, ce renard, qui ne s'est assis sur le Trône que pour être glorifié, pourrait-on dire, mais je dois parler en termes humains : pour être honoré et acclamé ; pour avoir la parole et pouvoir amener l'Église catholique pratiquement au point zéro. Voilà pourquoi il est venu de Pologne sur le Trône.

ET PAUL VI N'EST PAS MORT. Paul VI, ils l'ont mis à l'écart, jour et nuit, comme l'a dit Catherine Emmerick, la grande, bonne et fidèle sainte Catherine qui a durement souffert. Ils l'ont fait prisonnier, et pour les gens, il était supprimé et rayé de la liste. Ils ont tué le sosie à sa place. WORTYLA SAVAIT TOUT CELA, ce renard. Il a souri de ce coup réussi.' Il s'est frotté les mains et a pensé: maintenant, je suis au Gouvernail ! Maintenant, j'ai la parole et je suis le demi saint vénéré, le demi-dieu des hommes, comme je dois le dire, moi Judas Iscariote. Je suis désigné aujourd'hui pour dire cela parce que je pensais presque la même chose. Cependant, je n'étais pas si fier et je ne me sentais pas si élevé que ce renard qui occupe à Rome le Trône Pontifical et qui brandit son sceptre tout en sachant parfaitement qu'il le brandit pour la chute. IL SERA DUREMENT PUNI. Des choses très dures et terribles l'attendent, si quelques âmes expiatrice ne se sacrifiaient pour lui ou le pouvaient encore pour qu'il ne tombe pas en enfer. Note 2014 : Sa maladie de Parkinson fut une terrible épreuve et il mourut en 2005 d'insuffisance respiratoire, privé de la parole, après plusieurs années de déclin progressif. S'est-il repenti comme Jean XXXIII ? Le jugement n'appartient qu'à Dieu. Prions.

http://amdg.over-blog.fr/2014/03/l-enfer-force-de-temoigner-aux-proces.html

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 15:05

Il ne faut pas dire trop de mal de la richesse. En elle-même, elle mérite louange comme tout ce que Dieu a fait. Les richesses naturelles : ma­tières, produits du sol, objets d'utilité ou de beauté qu'on en tire ne peuvent être bons sans communiquer de leur valeur à l'argent, qui les représente et qui en permet l'échange.

 

Le but de la richesse est de forcer la nature et d'aider l'homme à entrer dans les vues de l'esprit, à réaliser les projets de l'esprit, et ainsi de mener toutes choses à leur fin terrestre, qui est l'accroissement spirituel des personnes.

 

Quand je mange du pain, je prends de la force : si je puis nourrir mon activité avec de la richesse, mon activité en toutes ses formes : sagesse, vertu aussi bien que réalisations exté­rieures, en aura le profit.

 

L'indépendance, qui est à l'ordinaire une condition précieuse de cette activité, sera spécialement favorisée par un peu de richesse.

 

L'indépendance permet les initia­tives, et elle rend la vertu plus facile.

 

Un homme de grande valeur morale s'accommode de tout; mais une dépendance trop dure à l'égard d'autrui, à l'égard des événements, fait que beaucoup n'arriveront pas à une grande valeur morale.

 

Le jugement est toutefois, en cette matière, d'une grande ambiguïté. Au point de vue de l'origine, il y a un argent fils d'iniquité, et un autre qui est fils de notre intelligence, de notre expérience, de notre modération, de notre appli­cation au travail. L'argent qui est bon dans son origine doit le rester jusqu'à son emploi : or, ici, la même ambiguïté se retrouve.

 

La pauvreté a ses tentations : en elle-même, elle est une impuis­sance extérieure et une aide morale. La richesse a ses ressources morales : en elle-même, elle est une force extérieure et un danger spirituel. Dans une situation si incertaine et si étroitement dé­pendante de nos libertés, l'événement seul déci­dera.

 

A plus forte raison y aura-t-il ambiguïté et incertitude, si l'on compare la richesse non plus avec la pauvreté, mais avec la misère.

 

La misère est la région de l'impuissance totale et du décou­ragement — ou bien de l'héroïsme. La richesse est la région de l'orgueil et de toutes les tentations — ou bien de l'héroïsme aussi, bien que cet hé­roïsme ne ressemble pas à l'autre. Il lui res­semble en ce que tous deux attachent leur sort aux seules valeurs immatérielles.

 

Mais là où le premier exerce le détachement par rapport à ce qui lui manque, l'autre doit se détacher en esprit de ce qu'il a et pratiquer en outre l'hé­roïsme du don.

 

Tout ce qu'on peut dire, c'est que la richesse de l'homme bon est bonne et la richesse de l'homme mauvais mauvaise; que la pauvreté de l'homme bon est bonne et la pauvreté de l'homme mauvais mauvaise. Mais il arrive que la richesse de l'homme bon le rende mauvais et le devienne avec lui, alors que la pauvreté de l'homme bon tend à le confirmer dans le bien. Et c'est ce qui fait sa supériorité   spirituelle, que l'Évangile consacre.

 

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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