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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 14:55

HISTORIQUE DE LA PRIERE DE LA VIERGE: AUGUSTE REINE DES CIEUX...

«Le 13 janvier 1864, l’âme du père Louis Cestac, décédé en 1868, accoutumée aux bontés de la très Sainte Vierge, fut subitement frappée comme d'un rayon de clarté divine. Elle crut voir les démons répandus sur la terre, y causant des ravages inexprimables. En même temps, elle eut une vue d'élévation vers la très Sainte Vierge. Cette bonne Mère lui aurait dit qu'en effet les démons étaient dé­chaînés dans le monde, et que l'heure était venue de la prier comme Reine des anges, et de lui demander d'envoyer les légions saintes pour combattre et terrasser les puissan­ces de l'enfer». (Cette année 1864 est la même que celle où "Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l'enfer..." d'après le message de la Salette )

«Ma Mère, dit cette âme, vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans qu'on vous le demande? - Non, répondit la très Sainte Vierge, la prière est une con­dition posée par Dieu même pour l'obtention des grâces -Eh bien ! Ma Mère, reprit l'âme, voudriez-vous m'enseigner vous-même comment il faut vous prier? - Et elle crut rece­voir de la très Sainte Vierge, la prière: Auguste Reine».

«Mon premier devoir, écrit l'abbé Cestac, fut de pré­senter cette prière à Mgr Lacroix, évêque de Bayonne, qui daigna l'approuver. Ce devoir accompli, j'en fis tirer 500,000 exemplaires; j'eus soin de les envoyer partout».

«Nous ne devons pas oublier de dire que, lors de la pre­mière impression, les presses se brisèrent par deux fois».

Est-il possible pour vous, de faire l’effort, de la réciter tous les jours ?

«Auguste Reine des cieux, souveraine Maîtresse des Anges, vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pou­voir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, en­voyez vos Légions saintes, pour que, sous vos ordres, et par votre puissance, elles poursui­vent les démons, les combattent partout, ré­priment leur audace et les refoulent dans l'a­bîme».

Qui est comme Dieu ?

O Bonne et tendre Mère, vous serez tou­jours notre amour et notre espérance.

O divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi.

Saints Anges et Archanges défendez-nous, gardez-nous.

Prière indulgenciée par Pie X le 8 juillet 1908

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 20:31

Comment, ne pas corroborer ce modeste travail par cette affirmation, d'une portée incalculable, de Saint Thomas d'Aquin nommé : «Docteur angélique» : «Dans ce monde visible, rien ne peut être mis en mouvement, ni en ordre, si ce n'est grâce à une créature invisible. De la sorte, tout le monde visible des corps est fait pour être mû et soutenu par le monde invisible des Esprits». (Somme théologique, P. 1, q. 110, art. 1. Opinion déjà affirmée par Saint Augustin, il y a plus de quinze siècles : «Tous les corps sont sous l'action des Anges».)

Rien ne s'oppose à ce que l'ordre intelligent qui règne dans la Nature, dans la Création entière, soit confié aux soins des Esprits célestes, ministres de Dieu dans le cosmos, «machinistes cachés de l'univers», selon la savoureuse expression du grand cardinal Newman, qui écrivait encore : «La nature n'est pas sans âme. Son œuvre quotidienne respire l'intelligence. Elle obéit à des ordres reçus». (Ni la logique, ni la raison, ni les faits eux-mêmes, sur le plan humain. La Révélation, quant à elle, semble confirmer ce point de vue. «Bénissez le Seigneur, toutes ses armées (célestes), qui le suivez, qui faites ses volontés» (Ps. 103, 21).

Nous trouvons un exemple de cette intervention angélique dans le cosmos, dès le début de l'Écriture : «Dieu chassa l'homme (Adam) et posta à l'orient du jardin d'Eden les Chérubins... pour garder le chemin de l'arbre de vie» (Gen. 3, 24) : Ici, ils gardent ; ailleurs, ils mettent en mouvement ; ailleurs encore, ils mettent en ordre...)

Ce que confirme le Saint-Père Paul VI, dans sa «Profession de foi», prononcé lors de la clôture de l'année de la foi, le 30 juin 1968, en parlant des âmes des Bienheureux dans «l'Église du Ciel» : «Elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints Anges, au gouvernement divin exercé par le Christ pour nous».

Les Anges, sont aussi appelé les «coopérateurs de Dieu». Dans la hiérarchie céleste au Ve siècle, on parlait d’eux comme étant les causes secondes que Dieu s'est associées:

Ainsi les Anges, par leur intercession, et leurs interventions directes, participent au gouvernement divin de la création. Ils sont le canal par lequel la source : Dieu, communique avec le cosmos.

C'est dire que, même dans la gestion de la nature physique, les Anges de Dieu sont les frères et les coopérateurs de l'homme, ce roi de la création.

Ajoutons cependant : En tant que créature intelligente et libre, l'homme est frère des Anges. Mais en tant que créature corporelle, il a besoin - dans le gouvernement du monde et dans la conduite de soi-même — des conseils, de l'aide et de la protection des Anges. Il nous semble voir en cela la justification la plus pratique de la fonction providentielle de l'Ange gardien, créature spirituelle céleste placée par Dieu auprès de chaque créature humaine.

Poursuivons encore par une réflexion qui nous tient à cœur, et qui est si bien à sa place dans cette étude sur les Anges.

Les Anges, frères et coopérateurs de l'homme, ce roi de la création, se comportent - quand il s'agit de cette Merveille de la création, de cette Reine de l'univers, de cette «Reine des Anges» qu'est Marie - à la fois en messagers du Très-Haut, et en humbles serviteurs et sujets de leur Reine.

Quand on pense à la révérence, à la salutation de l'Archange Gabriel, quand il se tient devant «la Servante du Seigneur» (Luc 1, 38), lui «l'un des sept Esprits qui se tiennent devant le Trône de Dieu» (Apoc. 1, 4), on ne sait ce qu'il faut le plus admirer : ou l'humilité de l'Archange, ou la grandeur de l'humble servante du Seigneur. (Vision d'Ancilla : «L'Archange qui porta l'annonce à Marie se mit à genoux devant elle...» (p. 30). Et encore, ce témoignage du Père Lamy : «Quand vous voyez le respect des Anges pour Dieu, pour la Très Sainte Vierge, vous rentrez en vous-même. De quelle façon respectueuse, le Saint Archange Gabriel parle-t-il à la très Sainte Vierge ! - «Reine», et il s'incline» )

Et combien est admirable et angélique la révérence de «la Servante du Seigneur» quand, à son tour, Marie se fait la Messagère du Ciel auprès de la petite Bernadette de Lourdes ! Elle, la Pleine de Grâce qui vouvoie la fillette, et lui dit : «Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quin­ze jours» (18 février 1858.). Quelle angélique et royale humilité !

Nous ne saurions mieux clore ces humbles mais ardentes pages sur les Saints Anges que par une enthousiaste «salutation angélique», de notre pauvre part, à l'adresse de la Reine des Anges, de Notre Dame de la Très Sainte Trinité, de la Fille bien-aimée du Père, de la Mère Immaculée du Fils, de l'Épouse virginale du Saint-Esprit. («On n'a pas encore assez loué, exalté, honoré, aimé et suivi Marie» Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n. 10).

0 Cœur Immaculé de Marie, Merveille de la Création nouvelle, vous la Vierge et la Femme à la pureté angélique ; vous qui, par une infinie prédilection du Très-Haut, et en vertu des mérites infinis de votre Fils Béni, avez été préservée de tout péché, de tout orgueil, de toute révolte de l'esprit et de la chair ; vous sur qui le Diable n'a aucune prise ;

O Cœur Immaculé, si douloureusement transpercé par nos péchés, souvenez-vous que c'est pour nous, pauvres pécheurs, que vous êtes la Toute Belle, la Toute-bonne, la Toute-puissance suppliante. Vous qui êtes «ferme comme une armée rangée en bataille», soutenez-nous dans nos combats spirituels.

Vous, la Reine des Anges et notre très douce Mère, assistez-nous de votre angélique Milice céleste :

contre les embûches du Démon et les Puissances infernales de plus en plus déchaînées ;

contre la malice de notre nature viciée ;

contre les séductions d'un monde impie et corrompu.

0 Sainte Mère du Rédempteur - «Aima Redemptoris Mater» — accourez, avec Saint Michel et tous vos Anges, au secours de ce peuple qui tombe et qui cherche à se relever.

0 Sainte Épouse de l'Esprit-Saint, de l'Esprit de Jésus : obtenez-nous «un esprit nouveau» qui nous fasse marcher devant Dieu et selon ses lois, et qui nous fasse atteindre la céleste Terre promise ;

obtenez-nous «un cœur nouveau», «un cœur de chair» : un cœur de cha­rité, au lieu d'«un cœur de pierre» (Ézéchiel 36, 26-27).

0 Reine du Ciel, puissent vos Saints Anges - qui sont aussi les nôtres — Vous aider puissamment à nous faire parvenir, à travers les tribulations de ce monde et par elles, au bonheur de l'Éternité et de la Résurrection glorieuse, pour la plus grande joie du Ciel, de ses Anges et de leur Reine.

Amen.

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 15:37

Il y a des nations qui font l'objet d'une infestation — d'une véritable invasion — diabolique, particulièrement puissante.

C'est, à n'en pas douter, la Chine, qui n'a plus le nom d'«Empire du Dragon», mais qui est plus que jamais sous l'emprise du Dragon, selon les visions de plusieurs mystiques.

Mais il y a aussi, et d'abord, la Russie soviétique, où l'infestation est moins forte, parce que la Russie est protégée : et par sa dévotion filiale à la Théotokos - à la Mère de Dieu — dévotion demeurée vivace, même si elle est souvent cachée, et par sa dévotion aux Saints Anges.

La Russie sera l'instrument de Dieu pour la punition de l'humanité rebelle (qui ne le voit déjà ?), en attendant d'être punie à son tour... sauf conversion de l'une et de l'autre. «Si vous ne vous convertissez, vous périrez tous» (Luc 13,4). (Michel Servant, dans son ouvrage : Veillez et Priez. L'Heure est proche, explique bien cette situation - qui prépare la période de calamités à venir — conjuguant harmonieusement les faits d'histoire, passés et présents, et les révélations prophétiques privées (3 volumes, 26 illus­trations, 1050 pages. Association T.R.C. - C.C.P. 9.346-01 Paris).

Prions l'Ange gardien de la Russie de délivrer ce peuple martyr, et d'éclairer ses chefs, en les libérant de l'emprise du Prince des ténèbres.

Les âmes des Bienheureux dans «l'Église du Ciel» sont, nous allons le voir, associées aux Anges, pour le gouvernement divin de la création. La réflexion de l'Ange de Mechtilde nous aide à comprendre cette réalité.

«Mon deuxième Ange... m'a répondu : «Bien plus belle que nous dans tout l'éclat de notre céleste beauté est une âme pure» (Ame encore sur la terre, comme le montre le contexte.), ajoutant :

«La béatitude des Saints (Des âmes parvenues au Ciel, cette fois.) est beaucoup plus grande que la nôtre, parce qu'ils ont pu souffrir pour Dieu».

S'il y a les Anges gardiens, il y a aussi les Anges exterminateurs, c'est-à-dire les Anges chargés d'exécuter le jugement de Dieu concernant les impies impénitents. Soit punition collective : Qui ne connaît l'épisode de la destruction des deux villes de Sodome et Gomorrhe par «les deux Anges de Dieu» (Gen. 19, 1-20). Soit punition individuelle : telle celle qui frappa Hérode : «A l'instant même, il fut frappé par un Ange du Seigneur... et il mourut» (Actes 12, 23).

Disons enfin que, de par Dieu, des animaux peuvent parfois être plus sensibles que les hommes à la présence des Anges. L'ânesse du prophète Balaam vit par trois fois «l'Ange du Seigneur» qui lui barrait la route, alors que Balaam le prophète (païen, il est vrai), ne le vit qu'après la troisième fois (Nombres 22, 22-31). Il y a là plus qu'une anecdote du temps jadis.

Il est bon de préciser qu'au temps des châtiments et bouleversements, il y aura des «lieux privilégiés», qui seront protégés par les Anges de toute intervention diabolique : soit des esprits démoniaques, soit des hommes démoniaques.

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 16:37

Ainsi, les Anges rebelles furent chassés du Ciel. Où allèrent-ils donc ? Ils allèrent en enfer, «au feu éternel, allumé pour le Diable et pour ses Anges» (Matt. 25,41).

«... Dieu n'a pas épargné les Anges qui avaient péché, mais les ayant tirés d'En Haut avec les chaînes de l'enfer, il les a jetés dans le fond de l'enfer même...» (2 Pierre 2,4). Et toute la Tradition de l'Église applique à Lucifer, le fameux texte d'Isaïe (14, 11-15) : «Ton orgueil a été précipité dans les enfers».

Nous savons, également de foi biblique et ecclésiale, que les portes de l'enfer ne sont pas fermées mais ouvertes aux âmes «jusqu'au jour du Jugement dernier» (2 Pierre 2, 4). Elles sont ouvertes aux hommes qui se damnent par leur faute : par leur libre opposition, obstinée et catégorique, aux lumières divines. Elles sont ouvertes aussi... aux sorties des démons, st à leurs incursions infernales sur la terre.

Qui d'entre nous n'a présente à la mémoire - surtout depuis les angoissantes paroles du Pape Paul VI, le 29 juin 1972, sur la fumée de Satan entrée dans l'Église — la première Lecture annuelle (post-conciliaire) de la fête de l'Assomption, lecture tirée des chapitres 11 et 12 de l'Apocalypse ?

Sont surtout à retenir les versets 9 et 12 du chapitre 12 : «Et il fut jeté, le Dragon, le grand Dragon, le Serpent, l'antique Serpent, celui qu'on appelle Diable et le Satan, celui qui égare le monde entier ; il fut jeté sur la terre, et ses Anges furent jetés avec lui» (v. 9).

Voilà pourquoi (v. 12) : «Malheur à la terre et à la mer, car le Diable est descendu chez vous, avec une grande fureur, sachant qu'il n'a que peu de temps». C'est dire à quel point le Diable et ses Anges font des sorties sur la terre !

Oui ! Le Diable le sait, il ne lui reste que peu de temps, «ses jours sont comptés». Si nous enchaînons, toutes proportions gardées, sur le message de la Salette, nous pouvons y trouver une précision chronologique, avertissement maternel de Marie : «En l'année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l'enfer ; ils aboliront la foi peu à peu, et même dans les personnes consacrées à Dieu...» (Du 19 septembre 1846. Rappelons que l'apparition et le message intégral de La Salette ont été reconnus officiellement par Rome, avec l'imprimatur accordé, le 6 juin 1922, par le RP. Lepidi o.p., Maître du Sacré Palais apostolique.) http://secretdelasalettepaulsix.eklablog.com/

Depuis 1864, donc, Satan et les démons de l'enfer couvrent la terre, à laquelle ils causent d'inexprimables ravages. Saint Pierre nous en a avertis d'avance : «Soyez sobres, veillez. VOTRE ADVERSAIRE, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer» (1er ép. 5, 8) ; ajoutant : «Résistez-lui, fermes dans la foi» (v. 9).

Comment alors ne pas comprendre que Dieu nous ait donné un Ange fidèle comme compagnon de route, pour nous aider et nous protéger contre les furieux assauts des Anges rebelles ? Un Ange gardien qui compte, pour une bonne part, dans toutes les assistances spirituelles et surnaturelles dont nous bénéficions. Assistances sans lesquelles nous serions infailliblement broyés dans cette lutte disproportionnée et titanesque, entre les purs esprits dévoyés et la frêle créature humaine, si frêle surtout depuis qu'elle a été tant affaiblie et «désarmée» parle péché originel, par la défection et la déchéance de nos premiers parents, et de plus en plus frêle par suite de nos péchés personnels.

«On ne lutte pas avec Satan», affirmait le Père Lamy, «sinon, d'un souffle, pas même d'un souffle», il nous détruirait (ouv. cité, p. 134).

Il précisait cependant sa pensée plus loin : «On lutte avec Satan par la prière... la prière est la force de Dieu»... «On lutte contre Satan avec des armes qui sont divines», incluant l'aide des «bons Anges», de «!'Ange puissance supérieure» (id. p. 135).

Oh ! Paradoxe, c'est alors que l'intervention du démon dans les affaires du monde, et aussi de l'Église, atteint un incroyable degré de puissance et de ruse, que les réformistes post-conciliaires ont supprimé l'invocation à Saint Michel Archange dans le Confiteor ; ont supprimé la prière d'exorcisme à la fin des messes basses ; (Car telle était bien la raison d'être des «Prières prescrites par Léon XIII après les messes basses» : une puissance communautaire et officielle d'exorcisme.) ont supprimé trois messes sur quatre dédiées aux Grands Archanges (Saint Michel, Gabriel, Raphaël, commémorés en une fête unique au 29 septembre désormais), etc.

«Tout ceci sous l'influence d'un rationalisme desséchant (Michel Servant parle d'un plan concerté, qu'il décrit), qui aboutit à étouffer, en l'occurrence, une vivifiante réalité de la Foi : la présence et l'aide constante des Saints Anges dans la vie de l'homme ; comportement rationaliste, qui, de surcroît, ouvre grande la porte à l'action du Diable, dont nous sommes, à tous moments, les pauvres victimes.

Rappelons clairement ici la Doctrine de l'Église. Là où les textes d'Écriture et les mystiques parlent d'Anges, ce n'est pas par une manière de traduire l'action multiple de l'Esprit de Dieu et du Fils, dans le monde créé, (nais c'est bien pour exprimer : des réalités concrètes, des êtres réels et personnels, autres que le Très-Haut. Les Anges de Dieu sont les exécuteurs des volontés de la Très Sainte Trinité sur les hommes et sur les nations. C'est ainsi que, par exemple, les paroles du diacre Etienne aux membres du Sanhédrin : «Vous qui avez reçu la Loi par le ministère des Anges...» (Actes 7, 53), ne peuvent s'entendre que d'êtres distincts de Dieu mais qui sont ses ministres.

((Dans l'encyclique Humani Generis, acte solennel du Magistère suprême, du 12 août 1950, Pie XII déclare opinion fausse, au regard de la doctrine catholique, les vues de certains théologiens qui «se demandent si les Anges sont des créatures personnelles» (cf. parag. 25).

La foi aux Anges est d'ailleurs une vérité - une réalité - de notre Credo: «Credo in Deum... Factorem Invisibilium», que Paul VI explicite ainsi dans sa Profession de Foi du 30 juin 1968 : «Dieu... Créateur... des choses invisibles, comme les purs Esprits, qui portent aussi le nom d'Anges».

La Sainte Liturgie, de son côté, proclame (Préface de Noël) : «Tandis que nous contemplons Dieu — «le Verbe Incarné» — sous une forme visible, il nous emporte à l'amour des réalités invisibles... (C’est-à-dire aussi) : des Anges, des Archanges... de toute l'Armée des Forces du Ciel».))

A propos de cette invasion de la terre par l'enfer, nous aimerions citer, ici, à titre de simple information, la révélation d'une mystique (décédée en 1975), qu'elle nous communiqua personnellement, le 15 septembre 1973. Elle nous a dit avoir eu l'a vision de l'effrayante densité des Esprits infernaux répandus sur la terre. Ils étaient répartis en deux groupes, de nombre égal: le premier, sur le globe terrestre entier; le second, de même importance numérique, sur les seuls quarante-quatre hectares de la Cité du Vatican !

N'y aurait-il pas là une explication concrète de tant de phénomènes, apparemment déroutants — si douloureux et même crucifiants pour nos cœurs de chrétiens — qui semblent conduire l'Église au tombeau ?

Ils ne sont que l'application, en notre temps, de l'avertissement de Saint Paul : «Dès maintenant, oui, le mystère de l'iniquité est à l'œuvre» (2 Thess. 2, 7) dans l'Église. L'iniquité : c'est le Diable : «l'Homme impie, l'Être perdu, l'Adversaire... allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu» (id. v. 3 et4).

Le Saint-Père Paul VI a affirmé, le 29 juin 1972 : «La fumée de Satan — «cet être ténébreux... ennemi occulte» (15 nov. 1972) — est entré dans le Temple de Dieu». A un tel point, oserions-nous ajouter, que seul «le souffle de la bouche du Seigneur Jésus» (2 Thés. 2, 8) pourra l'en chasser ! (Découvrons quelques lumières sur «Satan, puissance agressive et opprimante des ténèbres» (Paul VI, id.), par la lecture de l'ouvrage du chan. Autexier, curé de Brie-sur-Chalais (Charente) : Le Mystère du Mal (1970, avec imprimatur épiscopal), d'une lecture aisée.)

Alors, foin de discussions stériles, et de critiques acerbes, qui ne font que le jeu de l'Ennemi. Aidés de nos bons Anges, prenons l'Exorcisme de Léon XIII en mains - l'Exorcisme de Saint Michel - et récitons-le quotidiennement : pour le Saint-Père Paul VI, vicaire du Christ ; pour tous les membres du gouvernement de l'Église, et du magistère ; pour la Sainte Église de Dieu, notre Mère bien-aimée ". (Et bien au-delà, dans nos intentions de prière, dont tous peuvent bénéficier, car tous ont besoin d'être protégés des attaques et des pièges du Démon.)

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-exorcisme-contre-satan-et-ses-anges-edition-1903-leon-xiii-122337872.html

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 15:58

Les Anges dans le combat de la vie… (9)

Voyons maintenant les principales armes spirituelles du chrétien d’aujourd'hui, dans ses rapports avec nos alliés et frères les Saints Anges:

1°. Le Saint Sacrifice de la Messe et la Sainte Communion, grâce à la Présence corporelle et totale, dans l'Eucharistie, du Christ crucifié et ressuscité ; c'est-à-dire, grâce à la Présence réelle et active2 de «l'Ange du Seigneur» qu'est, par excellence, Jésus, l'Envoyé par excellence, le Sauveur par excellence.

2°. Le Saint Rosaire de Marie. Après «le don de Dieu et de Marie» qu'est Jésus, le Rosaire est l'arme la plus puissante donnée par la Reine des Anges à ses enfants de la terre. Il ne peut être séparé de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, lequel semble bien être, en nos temps présents — de par la volonté du Sauveur du monde — l'ultime rempart contre les maléfices des Puissances infernales ; et l'ultime et puissant appel à la conversion urgente des esprits aveuglés et des cœurs endurcis. (Le Père Lamy disait : «Notre Ange gardien nous sauve bien souvent des accidents». Et encore : «Quand vous circulez en récitant le Rosaire, vous n'avez rien à craindre... La Très Sainte Vierge enverrait quelques-uns de ses Anges pour vous protéger, s'il y avait péril» (ouv. cité, pp. 128 et 157).

Dans l'ouvrage de Giovanni Siena : Voici l'heure des Anges (v. p. 2 supra), on trouvera d'autres exemples d'interventions angéliques, dont une se rapprochant singulièrement de la nôtre.

Que d'âmes privilégiées ont été gratifiées de «visions», pendant la Messe, au moment de la Consécration ! Elles ont vu des légions d'Anges en adoration, entourer la divine et salutaire Hostie.

«La récitation du Saint Rosaire, c'est cela qui désole Lucifer. C'est l'ennemi déclaré du chapelet». Témoignage du Père Lamy, qui ajoutait cette parole du Démon : «Quand une âme a cessé de prier, je la considère comme mienne». Et encore : «Cessez de prier, et je cesserai de vous tourmenter». Quelle leçon de choses !

3°. Le recours personnel aux Saints Anges, intensifié par un sursaut et un renouveau - personnels et communautaires - de notre culte et de notre dévotion vécue aux bons Anges. (Rappelons-nous, entre autres, le célèbre épisode de Daniel — «jeté dans la fosse aux lions» pour y être dévoré vivant par ceux-ci - disant le lendemain matin au roi Darius, stupéfait de le retrouver en vie : «Mon Dieu a envoyé son Ange et fermé la gueule des lions, et ils ne m'ont pas fait de mal, parce que j'ai été trouvé innocent devant Dieu» (6, 23). Circonstances toujours d'actualité.

4°. En corollaire, le recours aux Exorcismes de l'Église, dans la lutte contre les mauvais Anges. Rappelons-nous cette affirmation de Saint Thomas : le dernier des bons Anges commande à Lucifer lui-même, et se fait obéir de lui (Somme théologique, P. 1, q. 109, art. 4).

Pour éclairer, sous un autre angle, ce que nous venons d'écrire à propos des Anges gardiens, nous dirons : ils sont nos intercesseurs auprès du Trône de Dieu ; les inspirateurs de notre conscience et de notre intelligence ; les défenseurs de l'intégrité de notre corps, de notre esprit, de notre âme. Demandons leur concours et sollicitons leur secours, qui que nous soyons. Quel puissant moyen - mis par la Miséricorde Divine à notre disposition permanente — pour notre conversion et notre sainteté !

Les Anges gardiens sont des Puissances célestes qui nous aident; ils nous aident en particulier à conquérir la liberté et la lucidité, dans le combat spirituel. (Nous retrouvons là, le Principe fondamental des «Exercices Spirituels» de Saint Ignace : Tout EST pour la gloire de Dieu. Ces «exercices», que le saint Pape Pie XI qualifiait : «La plus parfaite méthode pour découvrir les choses de Dieu». On les donnait à Paray le Monial, à Clamart, à Chabeuil...

L'action des Démons est exactement à l'inverse : dans le principe et dans la pratique. La lutte contre les mauvais Anges est une nécessité : ils nous attaquent, nous contre-attaquons. Le Démon est un assassin de la Foi.

Les «Exercices Spirituels» ont le très précieux avantage de former au «discernement des Esprits». Car le Démon, virtuose de l'illusion, est très habile à se déguiser en ange de lumière, dans ses inspirations comme dans ses apparitions. La récitation du «Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto» est très efficace alors, car le démon est incapable de redire cette invocation et de la supporter.)

Les Démons sont des Puissances infernales qui nous nuisent, qui ne veulent que nuire au vrai bonheur des enfants de Dieu. En particulier : ils ligotent en nous «la liberté des vrais enfants de Dieu», en attisant le feu de nos passions tyranniques ; et ils obscurcissent notre lucidité, notre discernement, en faisant briller, en nous et autour de nous, le mirage des illusions, nous conduisant ainsi à l'aveuglement, phénomène caractéristique de notre temps.

On voit alors clairement la faille colossale —et pourtant, presque invisible — de toutes les «orientations» spirituelles parallèles : yoga, zen, méditation transcendantale... On fait confiance ici à l'automatisme. Alors, nécessairement, ce sont les Puissances mauvaises qui interviennent.

Dans le christianisme, tout est, avant tout, personnel ; et les réalités communautaires, ecclésiales de toute vie chrétienne dans l'Église sont toutes, en définitive, au service de «la personne».

La Foi, c'est l'adhésion d'un homme, d'une personne humaine, à la Personne du Christ. Le yoga, le zen, la méditation transcendantale… (Nous ne comparons pas ces trois formes de croyances. Il y en a bien d'autres, moins connues, d'inspiration hindouiste en général. Nous montrons le point commun de l'intervention diabolique — de l'insi­nuation diabolique — dans leur mise en pratique.) c'est la fuite dans l'impersonnel, dans l'insolite, dans l'inconnu.

Les Archanges. Nous avons signalé la double acception du mot Ange. Il en est de même pour les Archanges. Mais cette différence d'acception recouvre, dans leur cas, une réalité beaucoup plus profonde que pour les Anges.

Les Archanges sont d'abord des Esprits célestes du huitième et avant-dernier Chœur des Esprits angéliques.

Mais il en est qui sont aussi les chefs (Arkhê, en grec : primauté), des Anges ; de tous les Anges : du premier au neuvième Chœur.

Sept, effet, parmi les Archanges du huitième Chœur angélique, ont fait l’objet d'un choix divin de prédilection, et ont été élevés par Dieu au-dessus de tous les Esprits angéliques, tout en continuant à garder le titre d'Archanges. (La hiérarchie angélique est une hiérarchie de gloire. L'Apôtre Jude appelle les Anges : «les Gloires»)

Le Seigneur est maître de ses dons. (N'en avons-nous pas un exemple dans l'Évangile même. Saint Jean, en effet, l'Apôtre du Cœur de Jésus, sur lequel il a reposé (Jean 13, 25), a fait aussi l'objet d'un choix de prédilection : d'un amour de prédilection, par le Seigneur Jésus. Il était le disciple que Jésus aimait par préférence —diligebat, dit le texte latin. Mais, dans la hiérarchie apostolique, c'est Pierre que le Seigneur Jésus a choisi comme chef des Apôtres, et premier chef de son Église : comme son Vicaire. Cf. aussi la «Parabole des ouvriers employés à la vigne» (Matt. 20, 1-16) ; notamment, le verset 15 : «Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de mon bien...? »)

Ces Archanges sont donc au nombre de sept : «Et je vis, dit Saint Jean, les sept Anges qui se tiennent devant Dieu» (Apoc. 8, 2). La Sainte Écriture nous en fait connaître trois : Saint Michel («Michel, l'un des Premiers Princes», dit l'Ange à Daniel (10, 13). Saint Gabriel («Je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu...» (Luc 1, 19), et Saint Raphaël. («Je suis Raphaël, l'un des sept Anges...» (Tobie 12, 15).

Le chef suprême de tous les Anges est Saint Michel, le Grand Archange, qui mena le combat victorieux - au cri de guerre de : «Quis ut Deus ? » - «Qui est comme Dieu ?" («MI-CA-EL» : «Qui (est) comme Dieu?». Ainsi répondit le Grand Archange à Lucifer qui disait : «Je serai semblable à Dieu (cf. Isaïe 14, 14). C'est par cette réponse que Saint Michel a triomphé de Lucifer. D'où le nom de «Michel» qui lui est resté.)

- contre Lucifer et ses Anges qui «furent chassés du Ciel (Apoc. 12, 8), et qui sont devenus «le Diable ou Satan» (Apoc. 12, 9), et tous les Diables (ou Démons), dont Satan est le chef (Dans le langage usuel, le nom de Satan s'applique collectivement à tous ces êtres personnels que sont les Démons.)

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 16:49

«Le plus grand, c'est celui qui se donne le plus profondément.

Le plus grand, c'est celui qui est le plus dépouillé, c'est-à-dire qui est le plus libre de lui-même, et celui qui est infiniment libre de lui-même, c'est Dieu en personne... »

(Maurice Zundel, conférence donnée au Cénacle de Genève, le 27 janvier 1974)

La vraie joie selon Zundel

« Le christianisme ne nous demande pas de quitter la terre pour regarder un ciel imaginaire, mais de devenir nous-même ce Ciel, de transfigurer notre vie en laissant transparaître en nous toute la lumière et toute la joie de Dieu. Il ne s'agit pas de nous détourner de la vie, mais d'y entrer, car c'est avant la mort que nous risquons d'être mort si nous refusons de faire de notre vie une création continuelle de grâce et de beauté.


Il ne s'agit donc pas d'apprendre à mourir, mais d'apprendre à vaincre la mort et de devenir une source jaillissante de vie éternelle au coeur de chacune de nos journées.


Être chrétien, c'est faire fleurir toutes les fleurs dans la certitude que l'amour aura le dernier mot !


C'est par là que nous affirmerons le règne de la grâce en étant gracieux nous même, en essayant d'écouter les autres autant qu'ils ont besoin de l'être pour qu'ils se sentent aimés et découvrent le prix de la vie, le trésor caché au fond de leur coeur qui est le Dieu vivant.

Dieu, s'il est vraiment la Vie de notre vie, il faut que ça se voie, que nous soyons pour tous, l'accueil d'une amitié sans frontières. Alors, on porte Dieu et on communique sa joie en chantant puisque, comme le dit saint Augustin : «Celui qui aime chante ».

http://www.mauricezundel.ca/mz_pensees.php

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 16:13

Faisons maintenant une brève incursion dans le domaine concret des interventions angéliques, en citant un exemple, qui est un témoignage, car il a été vécu par nous. Nous agissons ainsi pour la gloire de Dieu, l'amour et la louange des Anges et l'attrait des âmes.

«Le long du chemin, votre Ange gardien vous suivra pas à pas, vous gardera de tout danger» (Message de Notre Dame, du 23 septembre 1966).

Un après-midi d'été (il y a près de cinquante ans) (Nous avons utilisé exceptionnellement ici - et même exclusivement ici - le «je», s'agissant d'un récit personnel, pour en rendre la rédaction plus commode et plus claire, et la lecture plus vivante.), je roulais en voiture, accompagné d'un confrère de Saint-Vincent-de-Paul, pour visiter un foyer où sévissait la misère : le mari, malade, sans travail depuis longtemps ; la femme, sur le point d'accoucher. Parmi nos offrandes, nous avions une layette.

Je me rappelle très bien la scène. Au volant de la voiture, je prends un tournant, qui nous met, mon ami et moi, sur une longue et rapide descente, au bas de laquelle se trouvait le logis — le taudis, serait plus exact - dans lequel «vivait» le ménage.

La voiture prend une certaine allure, modérée cependant. Tout à coup, après avoir parcouru une centaine de mètres environ, la voilà qui fait une brusque embardée sur la gauche, alors que j'étais très attentif à regarder la route devant moi, en raison de la descente rapide ; et à observer la circulation assez importante qui s'y déroulait, beaucoup de gens circulant en outre sur les bas-côtés sans trottoir. Il y avait simplement de la terre battue. C'était dans un quartier très pauvre de la banlieue ouest de Tunis

Un coup sec de volant sur la droite : je redresse la voiture, qui reprend sa place normale dans la file de droite, laquelle, Dieu merci, n'était pas alors continue (celle de gauche non plus) !

Mon ami à ma droite, assez pâle — ce n'était rien, à côté de moi ! — me dit : «Comment as-tu fait pour donner instantanément un tel coup de volant, et éviter ainsi le petit garçon (de quatre ans environ, m'a-t-il semblé), qui s'est élancé brusquement de la droite pour traverser la route, au moment même où nous arrivions à sa hauteur ? L'écart brutal imprimé ainsi à gauche à la voiture, t'a permis d'éviter l'enfant, de justesse ; j'en ai encore chaud».

«Mais je n'ai pas vu l'enfant, lui ai-je dit ! Et je n'ai donné aucun coup de volant à gauche. Pourquoi l'aurais-je fait ? Je ne comprends pas. Louons Dieu d'avoir échappé à ce danger dont tu me parles».

Bien sûr, j'ai pensé et repensé ensuite à ce fait, bénissant sans cesse Dieu de m'avoir ainsi protégé. J'ai continué à méditer sur ce fait : «Comment cela a-t-il pu se produire, puisque je n'ai pas tourné, le moindrement, le volant de la voiture».

Et puis, un soir, l'étincelle a jailli : «Mais nous avons chacun un Ange gardien ! C'est lui qui a agi à ma place». Et de concert —pourquoi pas ? - avec l'Ange gardien de cet enfant.

Que vous dire, ami lecteur ? Cette étincelle est devenue une lumière. Cette brochure en est l'un des fruits.

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:46

Dieu lui-même, le Tout-Puissant, l'Éternel nous a montré la voie. Limitons-nous à des témoignages caractéristiques, puisés dans l'Ancien et le Nouveau Testament.

A. Dans l'Ancien Testament

1. Aux tout débuts de l'Écriture : «Voilà qu'une échelle était plantée en terre et son sommet touchait le Ciel, et voilà que des Anges de Dieu y montaient et descendaient» (Gen. 28, 12).

2. Pour sauver son peuple au désert, Dieu lui dit, par Moïse : «Voici que j'envoie mon Ange DEVANT toi, pour veiller sur toi en chemin, et TE CONDUIRE dans le pays que je t'ai préparé» (Exode 23, 20). (Cette parole concerne «originellement et dans son sens premier, l'Ange d'un peuple» : le peuple hébreu. Mais «elle peut être appliquée également à tout homme» (card.von Faulhaber)

B. Dans le Nouveau Testament

D'une part, les textes relatifs à Jésus lui-même.

1. Pour déclencher la geste du salut, Dieu envoya l'Archange Gabriel à Marie : «Je te salue, pleine de grâce... Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus... Marie dit alors (après avoir obtenu l'assurance que sa virginité serait préservée) : «Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Luc 1, 28-38 passim).

Ainsi, le Plan du Salut fut inauguré par la Salutation angélique.

2. L'intervention des Anges s'est d'ailleurs manifestée dans TOUTES les grandes étapes de la vie du Christ. Ainsi, interviennent les annonces angéliques :

- de la conception (miraculeuse) de Jésus : à Marie (Luc 1, 26-30) ; à Joseph (Matt. 1,20-21);

- de la naissance de Jésus : Luc 2, 10-12 ;

- du Précurseur de Jésus, Jean le Baptiste : à Zacharie, son père (Luc 1, 11-17) ; à Marie (Luc 1, 13) ;

- de la protection de Jésus Enfant (des fureurs d'Hérode) : à Joseph, son père, en deux étapes : Matt. 2, 13 et 19-20 ;

- du service de Jésus dans la Tentation au désert : «Il était avec les bêtes sauvages et les Anges le servaient» (Marc 1, 13) ;

- du secours à Jésus Agonisant: Étant «en agonie», au mont des Oliviers, «voici que lui apparut, venant du Ciel, un Ange qui le réconfortait» - ou : «qui le fortifiait» (Luc 20, 43) ;

- de la Résurrection du Christ (aux saintes femmes) : Matt. 28, 2-4 ; Jean 20, 11-12; («L'Ange du Seigneur était descendu du Ciel et, s'avançant, avait roulé la pierre, et il était assis dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement blanc comme neige. Dans la crainte qu'ils en eurent, les gardes... devinrent comme morts». Jean 20, 11-12: «Marie Madeleine se pencha vers le tombeau ; et elle vit deux Anges en blanc, assis où avait été placé le corps de Jésus, l'un à la tête et l'autre aux pieds». Matthieu 28, 2- 4

- du Retour du Christ : Actes 1,11.

3. Sans nul doute, dans la pensée de Jésus, sa promesse testamentaire : «Voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde» (Matt. 28, 20), inclut la présence et l'action, au cœur du monde racheté, des bons Anges. Que de merveilles contient ce testament !

Il contient :

et la présence perpétuelle de l'Esprit-Saint, envoyé par le Père et le Fils, grâce à la puissance du mystère pascal ;

et la présence réelle permanente du Vivant Corps eucharistique ;

et la présence, et la mission, du Corps mystique : la Sainte Église ;

et la présence, et la mission, quotidiennes, des Saints Anges.

D'autre part, les textes relatifs à l'Église.

1. Pour sauver l'Église naissante du péril de mort où elle se trouvaitpar suite de l'arrestation de son chef : Pierre, le premier chef de l'Église — Dieu envoya un Ange pour lui ouvrir les portes de sa prison et le délivrer des mains d'Hérode : «Soudain, l'Ange du Seigneur survint, et le cachot fut inondé de lumière. L'Ange frappa Pierre au côté et le fit lever : «Debout ! Vite !», dit-il. Et les chaînes lui tombèrent des mains» (Actes 12, 7 et suiv.).

2. Par ailleurs, la Sainte Église séculaire, Maîtresse de vérité et d'adoration, offre au Père, après la Consécration de la Messe, le Sacrifice du Nouvel Isaac, du Fils Notre Seigneur - Sacrifice qui est aussi celui de toute l'Église, en faisant dire au célébrant : «Nous vous en supplions, Dieu tout-puissant, faites porter ces offrandes par les mains de votre saint Ange, sur votre Autel sublime, en présence de votre divine Majesté». (Certains théologiens... ont estimé qu'il ne s'agissait pas en ce lieu d'un Ange, mais du Christ lui-même ; cependant, l'ancienne rédaction du Canon, attestée par Saint Ambroise, portait le pluriel : les Anges» (Dictionnaire de la Foi chrétienne, t. I, p. 42 au mot : Ange - Cerf, Paris, 1968).

Aurions-nous alors la folle prétention de faire mieux que le Seigneur tout-puissant, que le Christ «l'égal du Père» (Jean 10, 30... - Phil. 2, 6), que notre sainte Mère l'Église ?

Alors n'imitons pas l'orgueil démentiel du Rebelle : Non serviam (Jér. 2, I 20) - je refuse d'obéir, de servir2 ; c'est-à-dire, ici, d'agir comme Dieu l'a ( fait, comme le Christ l'a fait, comme l'Église le fait ; et plongeons-nous I dans la vérité, dans l'humilité, à l'imitation de Marie, notre modèle et ( notre Mère - la Reine des Anges - dont le Fiat de l'Annonciation (Luc 1, 38) EST l'étoile de notre fiât quotidien.

Rapportons cet étonnant dialogue, témoignage du Père Lamy (Paul Biver : Apôtre et mystique : le Père Lamy (Congrégation des «Serviteurs de Jésus et de Marie», 60118 Chiry-Ourscamp, 1966, avec imprimatur, p. XII). L'abbé Édouard Lamy (1853-1931), fut un prêtre exceptionnel, confident de la Sainte Vierge, ami des Saints Anges, avec lesquels il s'entretenait couramment. «Un second curé d'Ars» : ainsi le qualifiait le cardinal Amette, archevêque de Paris.,) dont nous pouvons faire notre profit quotidien.

«La Vierge commande à son adversaire...» - «C'est à cause de Vous que je suis tombé», (lui) disait Lucifer avec rage. - «Pourtant, je n'étais pas née» — «Vous m'avez toujours combattu, toujours vaincu». La Sainte Vierge, avec tristesse : «Ce n'est pas sans déchet».

Rejetons la voix du démon. Et écoutons, comme Marie, la voix de l'Ange, messager de Dieu, que nous aimons appeler : «notre frère Ange en amour de Dieu et du prochain».

Le Bonheur ineffable et sans fin est pour l'homme au bout de cette route d'intimité à deux sur terre : de la naissance à la mort, porte de cette Béatitude, dans laquelle nous verrons alors notre compagnon angélique.

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 16:29

Les Anges dans le combat de la vie… (6)

La mission de l'Ange, être personnel, est de travailler à la réalisation du Plan de Dieu sur terre, et dans l'univers, en sa qualité de missionnaire de la Très Sainte Trinité.

Plan divin qui, éternellement conçu au sein de la Très Sainte Trinité, a lancé le Verbe Éternel, le Soleil de justice (de sainteté) et de miséricorde, dans sa course gigantesque: du Sein trinitaire dans le sein de la Vierge Marie ; du sein de Marie dans la crèche ; de la crèche sur la Croix ; de la Croix sur les Autels perpétuels. (Cf. Psaume 18)

La Sainte Trinité a lancé le Verbe dans cette course, pour qu'il prenne à bord de tous ses Mystères, à travers le temps et l'espace, tous les humains que nous sommes, pour nous conduire, avec Lui et en Lui, à Elle : la Très Sainte Trinité, Elle qui est l'Alpha et l'Oméga - le début et la fin - de Sa course gigantesque : de la Trinité à l'Eucharistie, de l'Eucharistie à la Trinité.

O Saints Anges, adorateurs et missionnaires de la Très Sainte Trinité, invisibles adorateurs et missionnaires du Très Saint-Sacrement, soyez pour tous — et pour chacun de nous - nos célestes protecteurs, compagnons et frères de route, en notre gigantesque traversée à bord du «Mystère Christ», lequel ne fait qu'un avec le «Mystère Église». C'est dans le Christ et dans l'Église que nous allons ad Patrem, vers le Père.

(Dieu est le souverain Maître. Ses dons dépendent de sa Libéralité, de son Bon Vouloir, dans les réponses à nos demandes, à nos appels, mêmes angoissés. L'Ange gardien n'intervient pas automatiquement sur notre demande. S'il intervient, c'est en obéissance à Dieu, et pour le bien de notre âme.)

C'est dire combien l'aide angélique nous est indispensable en cette merveilleuse mais périlleuse aventure qu'est notre course terrestre avec Jésus, jusqu'à son Ciel de Dieu - et notre Ciel de Dieu — qu'est la Très Sainte Trinité.

Cette aide angélique est d'autant plus nécessaire, qu'au-delà de la lutte quotidienne contre les tendances de notre pauvre nature humaine — viciée par le Péché originel, et sans cesse entraînée dans le désordre par nos passions — ce n'est pas seulement «contre des êtres de chair et de sang» que nous avons à combattre, mais aussi «contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Souverains de ce monde de ténèbres, contre les Esprits de malice répandus dans les airs». (N'oublions pas que les Puissances du mal, comme tout dans la création, restent toujours, en dernier ressort, sous le contrôle absolu de la Providence divine.)

Car nous sommes immergés dans un monde d'êtres invisibles : les Anges. Les Anges fidèles, d'une part, avec l'Archange Saint Michel à leur tête ; les Anges rebelles, d'autre part - les Démons - avec l'Archange déchu : Lucifer, devenu Satan (Apoc. 12, 9), précipité sur la terre avec les siens, après avoir été vaincu dans le grand combat du ciel entre les Anges (Apoc. 12,7-9). (C'est à la suite de ce «combat», que le Primat angélique, tenu jusque là par Lucifer, fut alors perdu par celui-ci, et acquis par Saint Michel. Cela répond à une simple convenance de justice, et Dieu est la Justice suprême.)

L'homme vit, en ce monde, entouré de Puissances bénéfiques et maléfiques. La Foi, éclairée par la grâce, illuminée par les dons du Saint-Esprit, appuyée sur l'intelligence prudente et sur la volonté droite, comporte et nous apporte aussi «le discernement des Esprits».

Or, cette présence des Esprits angéliques et démoniaques, ce mélange, sont destinés à demeurer jusqu'à la fin du monde, selon le décret du Divin Maître : «Laissez croître ensemble l'un et l'autre («le bon grain» et «l'ivraie»), jusqu'à la moisson» (Matt. 13, 20). («Le bon grain — «le blé» — ce sont les sujets du Royaume ; l'ivraie, ce sont les sujets du Mauvais. L'ennemi qui le sème, c'est le Diable» (Matt. 13, 38-39). On ne saurait être plus clair !)

C'est seulement en ce jour de «la moisson» (du Jugement universel à la fin du monde) que le partage - séparation définitive : pour l'Éternité -sera fait : Par le ministère des Anges. Ils seront bien placés pour cela, puisque chaque Ange reconnaîtra celui qui lui fut confié par Dieu. Le jour de «la moisson», «le Fils de l'homme enverra ses Anges» ; ils lieront en bottes la mauvaise herbe, et recueilleront le blé pour les greniers du Seigneur (cf. Matt. 13, 39-41 et 49).

Alors, ne faisons pas les malins, poussés par notre absurde orgueil, et confions à notre Ange gardien le soin de nous guider pas à pas, dans les tourments, et les tourmentes de la vie. (En agissant ainsi, nous ne faisons qu'imiter servilement celui qui, justement, est «LE Malin». Ainsi le nomme l'Évangile (Marc 14, 15...).

On sait où cela l'a mené : tout droit en enfer.

Il n'est nul besoin d'être chrétien, pour invoquer l'Ange gardien, pour l'appeler à son secours. Essayez donc, ami lecteur, avec confiance et persévérance. Vous n'aurez plus besoin, alors, de nous croire, car vous en aurez acquis personnellement la conviction : par l'expérience.

Et, de l'Ange, créature de Dieu, frère de l'homme, vous remonterez à Dieu, Créateur et Père.

Mais ajoutons aussitôt. Vous remonterez au Père par Jésus, qui est «la Voie, la Vérité et la Vie» (Jean 14, 6). Car c'est «par Lui, avec Lui et en Lui» que les bons Anges nous conduisent à l'adorable Trinité d'Amour.

Oui ! L’Ange gardien nous apprend, au jour le jour, à mettre, comme lui et comme le Père céleste lui-même (Matt. 17, 5), toutes nos complaisances en Jésus.

Oui ! L’Ange gardien, c'est notre maître et frère dans l'art d'aimer Dieu.

L'Amour divin, c'est, pour les bons Anges et pour nous, comme pour le Bon Maître et Seigneur Jésus, «la complaisance» de notre volonté dans la Volonté du Père.

C'est la Volonté divine, aimée et vécue par nous, qui nous conduit à l'union avec Dieu, sur la terre comme au Ciel.

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 16:21

Voyons maintenant le point précis de l'influence concrète de l'Esprit angélique sur l'être humain, car, dans cette relation : monde invisible -monde visible, monde angélique - monde humain, monde spirituel - monde sensible, nous sommes en pleine réalité, en pleine vie.

Sur les consacrés d'abord, et, plus précisément, au sommet de la pyramide, sur les évêques. (Tout le Sacerdoce aussi, à un degré moindre. L'Église enseignante, ce sont les évêques, desquels les prêtres tiennent leur mission.) Dans son allocution du 21 septembre 1924, à Einsiedeln (Suisse), en la fête de la «Dédicace des Anges», le cardinal Michael von Faulhaber (+ 1952) disait : «Dans l'Apocalypse, les évêques sont appelés anges (ch. 2, v. 1, 8, etc.), parce que les évêques participent à cette triple mission des Anges : Conduire dans le chemin de la vérité, annoncer la bonne nouvelle du Salut, proclamer le jugement de Dieu». (Friedrich von Lama : Les Anges, «d'après les communications faites par (la mystique et stigmatisée) Mechtilde Thaller, nommée «Ancilla Domini» (+ 1919), ou encore Madeleine de la Croix (éd. Christiana, Stein am Rhein, Suisse, 1973, p. 95 - En dépôt chez Résiac, 53150Montsûrs).

Sur les fidèles ensuite, et, au-delà, sur toutes les créatures humaines sans exception. Voici ce que nous apprend Sainte Françoise Romaine, mère de famille, morte en 1440, laquelle, «par une faveur particulière de Dieu, communiquait fréquemment et conversait familièrement avec son Ange Gardien» (Missel Feder, 1961, p. 1052. Commentaire et prière de la Collecte).

Son Ange gardien --lui reprochait ses moindres fautes (J'enverrai mon Ange, dit le Seigneur. Il ne laissera passer aucune de tes fautes).

Son Ange gardien --lui exprimait les moindres désirs de Dieu, «Soyez saints, parce que je suis saint, moi votre Dieu» (Lév. 19, 2). Devenir saint, cela veut dire devenir de plus en plus semblables à Dieu, de plus en plus «divinisés».

Son Ange gardien --l'avertissait des moindres dangers (J'enverrai mon Ange, dit le Seigneur... Si tu écoutes sa voix... Je me ferai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires) (Exode 23,22).

Nous retrouvons ici, incarnée dans les événements de la vie quotidienne, la définition de la mission de l'Ange gardien par Pie XI : «Un Guide céleste», ce qui nous conduit à chercher la Volonté divine pour orienter et marquer notre vie, en vue du salut de l'âme : avec l'aide permanente de notre Ange gardien.

De là résultent nos devoirs envers notre Ange gardien, que Notre Seigneur résumait ainsi à Marie Lataste (1822-1847) : «Vous lui devez respect, obéissance, amour.

Respect, car c'est un Prince de la Cour céleste, c'est le représentant de Dieu, c'est son ministre auprès de vous. Obéissance, car Dieu l’a établi votre protecteur. Il est aussi votre supérieur. En vous montrant docile à votre Ange gardien, vous montrerez votre docilité vis-à-vis de Dieu.

Amour, car il est votre bienfaiteur ; un bienfait demande la reconnaissance, et la reconnaissance se témoigne par l'amour. Vous lui devez amour parce qu'il vous aime...»

Déjà ici-bas, par notre vie surnaturelle d'intériorité et de grâce, nous sommes greffés sur le Christ, nous possédons la Vie éternelle, une «vie cachée avec le Christ en Dieu» (Col. 3, 3).

Mais ce n'est qu'après notre mort, et dans la Vision béatifique, que, de toute notre âme, nous jouirons de la possession de Dieu et que nous entrerons dans la Joie même de Dieu (cf. Matt. 25, 21 et 23), en attendant de posséder, au dernier jour du monde : Dieu et sa Joie, de tout notre être : «esprit, âme et corps» (1 Thess. 5, 23).

C'est la mission des Anges - «qui voient la Face du Père qui est dans les cieux», rappelons-le - de nous faire découvrir chaque jour davantage Dieu, notre Père, vivant en nous, et de nous préparer ainsi, directement, à la Vie éternelle de Gloire.

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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