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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 18:42

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (19)

Si l’on veut rendre manifeste l'égarement où se trouvent toutes les sectes séparées de l'Église romaine, il n'est pas nécessaire d'at­taquer une à une toutes les erreurs dans lesquelles elles sont tombées, mais il suffira d'exposer une raison, qui militant également contre toutes, les convainc toutes de faus­seté.

 

 

Pour ce faire nous leur demanderons : quelle est la véritable Église? Il est clair qu'elles doivent convenir que c'est celle qui ayant été fondée par Jésus-Christ et les apôtres, s'est perpétuée jusqu'à nous. Bien.

 

 

Continuons : quelle est l'église qui réunit ces caractères? Est-ce l'Église romaine, ou quelqu'une des autres? Qu'elles se présentent toutes en ligne de bataille, luthérienne, cal­viniste, protestantes de tout nom, nous les mettrons en déroute à l'aide d'une seule question. Et cette question sera : Qui t'a fondée? Moi, répondra l'une, Luther m'a fondée; moi, Calvin, dira l'autre; Socin, exclamera celle-ci; Fox, dira celle-là; et ainsi pourrons-nous nous adresser successi­vement à toutes.

 

 

C'est à dire que leur an­cienneté remonte à deux cents ans, ou à trois cents ans tout au plus, tandis que la fondation de l'Église romaine date de l'apô­tre saint Pierre, et que la succession de ses pontifes s'étend par une chaîne non inter­rompue de saint Pierre au Pape actuel Pie IX.

 

 

C'est là un argument sans réplique, puisqu'il est fondé sur un fait que ne peuvent nier les protestants eux-mêmes, et qu'à dire vrai ils n'ont jamais osé nier non plus.

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 15:37

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (18)

Nous avons démontré que Jésus-Christ n'était point un imposteur, qu'il avait tous les caractères d'un envoyé du ciel : donc tout ce qu'il a enseigné est la pure vérité ; donc ce qu'il a promis s'accomplira ; donc la sainte Église qu'il a fondée durera, comme lui-même l'a dit, jusqu'à la consommation des siècles; donc cette Église à laquelle il a promis son assistance ne peut nous trom­per; et par conséquent nous devons nous re­poser tranquillement dans la foi que nous lui portons, sans qu'il nous soit permis de dou­ter d'aucun des articles enseignés par elle.  (On parle ici de l’enseignement traditionnel, de la véritable Église, celle d’avant le concile hérétique de Vatican 2) *

 

 

Cette Église dans le sein de laquelle nous devons rester, est l'Église catholique, apos­tolique, romaine, laquelle reconnaît pour chef visible le Pape de Rome; car il ne suffi­rait pas d'être convaincus que Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, et qu'il est venu au monde pour nous racheter, et que toutes les religions autres que la Religion chré­tienne sont fausses, si nous n'étions unis avec la véritable Église qui est l'Église ca­tholique romaine.  (N’oublions pas que le véritable chef de la sainte Église fondé par N. S. J.-C., est SS Pape Paul VI en exil et toujours vivant.) *

 

 

Quelques éclaircissements particuliers sont nécessaires ici. Comme les sectes séparées de l'Église catholique se nomment aussi chrétiennes, il pourrait arri­ver en effet que quelque imprudent se laissât tromper par la sainteté de ce nom, et tombât dans l’erreur en se persuadant qu'il suffit d'appartenir à une de ces sectes pour obtenir le salut éternel. (Depuis Vatican 2, une secte judéo maçonnique  occupe l’église et dupe une grande partie des croyants superficiels et crédules. Réveillez vous, cette religion est bien une secte satanique, [SS Paul VI ayant perdu son pouvoir de diriger, a dit que: "les fumées de Satan étaient entrées dans l'Église",] qui a pour mission de détruire la véritable Église. Jusqu'alors cette tentative avait toujours avorté, parce que les membres de cette sainte Église, savaient encore prier et savaient aussi se sacrifier pour une sainte cause : Notre salut éternel et la gloire de Dieu.) *

 

* Les commentaires entre parenthèses sont d’elogofioupiou.

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 14:22

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (17)

Peut-être se trouvera-t-il quelqu'un pour dire que l'idolâtrie existait avant la venue de Jésus-Christ, répandue pour ainsi dire dans le monde entier, et qu'encore aujour­d'hui elle conserve assujettis à son empire beaucoup de peuples de la terre ; et qu'il est pourtant clair qu'il ne s'ensuit pas nécessairement que l'ido­lâtrie est la religion véritable.

 

 

Nous avons vu combien est faible le rai­sonnement tiré de la religion de Mahomet ; beaucoup plus faible encore est celui que l'on fonde, comme nous venons de le mon­trer, sur l'extension et la durée de l'idolâtrie.

 

 

En premier lieu, l'idolâtrie n'est pas une re­ligion, mais un assemblage de toutes les erreurs et de toutes les monstruosités. Dans tel temps et dans tel pays, elle se présente sous une forme, dans d'autres sous une forme toute différente : nous ne voyons pas en elle une religion formée sur un plan ré­gulier, mais une masse informe d'erreurs qui se sont amoncelées avec le temps, masse qui se compose de vérités altérées et défigu­rées , de fictions complètement arbitraires, d'allégories mal comprises, de passions divi­nisées ; nous n'y voyons rien de fixe, d'uni­forme, rien qui indique un plan, non pas seulement inspiré de Dieu, mais qui ait pu être arrangé par un homme.

 

 

Comment oser après cela comparer la Religion chrétienne avec l'idolâtrie! Cette sainte Religion où tout est d'accord et pro­portionné, tout est noble, pur, élevé, avec cette religion méprisable, où tout est dispa­rate, informe, mesquin, et souillé de toutes parts par la flétrissure du vice !

 

 

Cette reli­gion divine, si parfaitement d'accord avec toutes les lumières naturelles, qui enseigne bien, il est vrai, des mystères supérieurs à la raison, mais rien de contraire à la raison, comment la comparer avec ce monstrueux assemblage d'erreurs et de délires de l'ido­lâtrie!

 

 

Avec cette tourbe de dieux et de déesses qui se querellent entre eux, se haïs­sent, se portent envie, se font la guerre, commettent des vols et des adultères, se souillent de toute espèce de vices, favorisent la corruption, se complaisent aux sacrifices de sang humain, exigent pour leur culte les actes les plus honteux, et qui mêlés, confon­dus sans ordre ni harmonie, sont tous assujettis à une certaine divinité aveugle, dont personne ne sait ce qu'elle est, et dont on ne connaît que le nom, le destin!

 

 

Cette chose qui à la première vue répugne si fort à la raison, il se trouvera quelqu'un qui osera la comparer avec notre Religion auguste ! Pour se convaincre de ce qu'il y a de monstrueux dans une semblable comparaison, est-il be­soin par hasard de quelque chose de plus que d'ouvrir un de ces livres où est contenue l'histoire des faux dieux, et de la comparer avec la doctrine du catéchisme chrétien, et avec les récits de l'Ancien et du Nouveau Testament ?

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 06:32

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (16)

Quelques-uns diront peut-être que la reli­gion de Mahomet a pris aussi beaucoup d'ex­tension : mais à cela nous répondrons que Mahomet et ses successeurs ont répandu leur religion par le moyen des armes; leurs preuves étaient l’épée  levé sur la tête des vaincus : ou croire ou mourir.

 

 

Ont-ils fait ainsi les apôtres allant seuls par le monde, sans autres armes que leur bâton de voya­geurs? Mahomet, quand il commença ses prédications, était un homme fort riche et très puissant, instruit dans la langue de son temps et de son pays, tenu pour sage parmi les siens, et exerçant une influence con­sidérable; Jésus-Christ était d'humble con­dition, il n'avait pas appris les lettres, et il était si pauvre qu'il naquit dans une étable, et qu'il n'avait pas où reposer sa tête.

 

 

Ma­homet, loin de contrarier les passions, les a flattées, en accordant à ses sectateurs la plus ample liberté dans les choses qui exercent le plus de séduction et d'entraî­nement sur le cœur de l'homme; Jésus-Christ, au contraire, loin de flatter aucune passion, loin d'innocenter aucun vice, a tou­jours parié avec franchise contre tout désor­dre moral, n'a excusé aucun mal, et a en­seigné par sa parole et par son exemple l'étroit sentier de la vertu.

 

 

Qu'y a-t-il donc de commun entre Mahomet et Jésus-Christ? Tout bien examiné, nous voyons dans Maho­met un homme puissant qui se fait roi au moyen de divers artifices, qui étend ensuite son règne par la conquête, et qui impose sa religion à ses sujets, comme d'autres con­quérants ont imposé d'autres lois aux vain­cus. Qu'y a-t-il là de divin, de miraculeux ?

 

Il y aura, si l’on veut, astuce, habilité, va­leur, ou choses semblables; mais de surna­turel il n'y a rien ; rien qu'on puisse compa­rer seulement avec ce qui a été exécuté par Jésus-Christ.

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 06:11

Un jour Jésus demanda à Jean de la Croix quelle récompense il désirait de lui. Le saint répondit: Souffrir et être méprisé pour vous, mon Dieu. Souffrir ou mourir, s'écriait la grande contemplative d'Avila. Non pas mourir, mais continuer de souffrir, disait Madeleine de Pazzi. Et plus près de nôtre temps la petite sainte de Lisieux disait: J'en suis venue au point où je ne puis plus souffrir, car toute souffrance est devenue un délice pour moi.

 

Quel est le secret de cette ardente soif, de cet amour passionné de la souffrance que nous voyons chez les saints? Le secret est simplement l'amour pour Dieu et pour Jésus crucifié qui les consumait. La souffrance ne les troublait pas, quelque forme qu'elle prît. Elle leur semblait quelque chose de très désirable. Ils décou­vraient dans la souffrance d'inépuisables trésors, et un moyen d'accroître chaque jour leur amour irrassasié. Méditons parfois sur les grands avantages de la souf­france, et peu à peu nous réussirons, avec la grâce de Dieu, à en apprécier la signification comme le faisaient les saints.

 

La souffrance nous rend semblables à Jésus, et si nous aimons notre Sauveur d'un amour ardent et désintéressé, comment ne désirerions-nous pas de lui ressembler? N'est-ce pas une des facultés de l'amour de nous rendre conformes à l'objet aimé? Comment pourrions-nous contempler Jésus souffrant, souffleté, crucifié, et pourtant fuir tout ce qui nous fait ressembler à lui même au moindre degré?

 

Quelques saints se sont efforcés d'imiter la Passion de notre Sauveur dans tous ses détails. Le bienheureux Henri Suso jouait le drame de la Passion dans le jardin et les cloîtres de son monastère. Sainte Rosé de Lima flagellait son corps, se fouettant jusqu'au sang; elle portait autour de sa tête une couronne de fer hérissée de pointes aiguës; elle portait pendant de longues heures une lourde croix sur ses épaules et attachait ses deux bras autour de la croix la nuit, unissant sa prière à celle de Jésus mourant. Ceci montre à quel point peut atteindre l'amour de Jésus crucifié et le besoin de lui ressembler, éprouvé par certaines âmes.

 

La souffrance nous fait ressembler à Jésus; elle nous donne aussi d'innombrables et parfois merveilleuses occasions de prouver notre amour pour lui. Sans aucun doute il y a beaucoup d'autres façons de prouver cet amour. L'obéissance, la chasteté, l'humilité, l'amour pour nos frères, toutes les vertus sont des expressions de notre amour. De la même façon la contemplation, l'activité apostolique, la charité nous offrent tour à tour des occasions de manifester notre amour et de démontrer à Jésus combien nous l'aimons.

 

Mais l'âme enflammée d'amour, l'âme réellement amoureuse de Dieu sent instinctivement que la souffrance sous ses mille formes offre peut-être le meilleur moyen d'aimer. Et ce moyen satisfait l'âme. Elle n'a pas besoin d'autre motif, elle ne désire pas d'autre récom­pense. Comme l'a dit si justement saint Augustin: Aimer est la récompense même de l'amour.

 

L'amour est essentiellement le don de soi; donc nous aimons dans la mesure où nous nous donnons. Comment peut-on se donner plus effectivement que par la souffrance endurée, recherchée, aimée pour le bien-aimé? L'amour est aussi un oubli de soi-même. Plus nous nous mettons de côté pour celui que nous aimons, plus nous aimons, et comment pouvons-nous nous oublier plus complètement que par la souffrance aimée pour Jésus?

 

L'amour est un sacrifice, une immolation de soi-même. Et quelle belle immolation de soi-même que la souffrance chrétienne!

 

Aimer la croix pour l'amour de Jésus, c'est préférer Jésus à soi-même, préférer ses désirs, ses joies aux nôtres. L'âme qui souffre avec amour et par amour se compte elle-même comme rien. Jésus est son tout. Cette âme éprouve un charme secret à s'humilier devant lui, à ne compter pour rien ses goûts, ses dégoûts» son bien-être afin de prouver sans aucun doute son amour pour Jésus. En outre, qu'est-elle comparée à lui qui est la suprême Beauté, Bonté, Douceur. L'âme est une créature insignifiante et pécheresse. Aussi est-ce avec joie et en toute sincérité que nous nous écrions, surtout aux heures d'amour passif: O mon Sauveur, un sourire sur vos lèvres divines vaut bien toute une vie de travail et de souffrance.

 

La souffrance nous permet de témoigner notre amour à Jésus et par le fait même nous donne l'occasion de le rendre heureux. Rendre Jésus heureux, lui donner joie, lui plaire, comme cela est doux si j'aime le divin Maître vraiment et tendrement! N'est-ce pas le rêve de ma vie, mon seul et unique idéal? Que m'importent les richesses de ce monde, la gloire et les louanges des hommes? Que m'importent les plaisirs des sens et tout ce qui enchante mon moi intérieur comparés à l'amour de Jésus?

 

Ma seule satisfaction est de plaire à Jésus, c'est lui seul que je désire aimer en ce monde, lui que je désire au lieu de ce moi trop aimé jusqu'ici. En consé­quence, je veux souvent répéter: O mon bien-aimé Jésus, je ne demande qu'une joie ici-bas, la joie de vous rendre heureux.

 

Or où pourrais-je mieux trouver cette joie que dans les mille et une souffrances qui composent ma vie? Chaque croix, toute petite qu'elle est, devient, si je l'aime, un baiser de mon âme à Jésus. Chaque souffrance lui dit: Mon Sauveur, je vous aime, je vous aime mille fois plus que moi-même; je n'aime que vous en ce monde.  Si seulement je pouvais voir de ce point de vue la petite souffrance de chaque heure, combien chaque souffrance me paraîtrait agréable, combien je souhaiterais qu'aucune souffrance ne me soit épargnée.

 

Voilà pourquoi la petite sainte de Lisieux aimait tant les croix. Cueillir des fleurs et répandre leurs pétales aux pieds du Christ crucifié n'était que l'expres­sion de son amour passionné pour les souffrances quotidiennes qu'elle rencontrait, l'expression du désir de son cœur de ne laisser échapper aucune occasion de souffrir pour Jésus.

 

Donc nos souffrances, endurées comme elles doivent l'être, sont, comme nous l'avons dit, des baisers à Jésus crucifié. Mais la souffrance est aussi le baiser de Jésus crucifié à notre âme. Les âmes ordinaires ne voient généralement dans la souffrance qu'une punition de Dieu, une preuve de sa justice ou de son déplaisir. L'âme généreuse, au contraire, trouve dans la souffrance une preuve de l'amour de Dieu pour elle. Elle ne voit pas la croix toute nue, elle voit Jésus crucifié sur la croix, Jésus qui embrasse l'âme avec amour et attend d'elle en retour un généreux et tendre consentement.

 

Combien transfigurée nous paraîtrait la croix si nous la considérions ainsi, un embrassement de notre Sauveur, une effusion de son amour. Combien nous l'aimerions entièrement! Avec quelle joie nous la salue­rions, disant avec l'Apôtre: Dieu me préserve de me glorifier sauf en la croix de Nôtre Seigneur Jésus-Christ!  (Gai., 6, 14).

 

Mais pour voir la croix de ce point de vue, je ne dois pas la considérer d'une manière théorique ou poétique. Pour moi, la Croix de Jésus, c'est tout ce qui me fait souffrir. Les baisers de Jésus à mon âme, pour si étrange que cela paraisse, ce sont les nombreuses petites souffrances de ma vie quotidienne, les petits manques de considération à mon égard, ces continuels dérangements au milieu de mes occupations, cette vie monotone qui est mon sort, ces compagnons qui me montrent si peu de sympathie, ces infirmités corpo­relles qui m'attaquent de temps en temps. A ces épreuves je puis ajouter les silences prolongés de Jésus dans mon cœur, ces imperfections rebelles qui résistent à tous mes efforts, les tentations qui parfois m'assaillent, et même les aspirations inaccomplies et douloureuses de mon âme.

 

Hélas! Qu’il est rare que je réussisse à trouver le divin Maître en toutes ces circonstances! Quel grand art de pouvoir découvrir, avec les yeux d'une foi vive et d'un ardent amour, Jésus défiguré, méprisé, à peine reconnaissable sous ces apparences peu attrayantes! Car c'est vraiment l'amour de Jésus pour nous et son désir d'être aimé en retour qui disposent et arrangent tous les détails de notre vie, qu'ils soient désagréables ou agréables à notre nature. A chacune de ces souffrances Jésus est caché, mais nous crie: Chère âme, je vous aime, aimez-moi en retour.

 

Aux âmes qui ont soif de l'amour divin les souffrances semblent attrayantes pour une autre excellente raison: la souffrance apaise à un certain degré la soif d'amour qui les consume. Si nous avons quelque peu compris combien Dieu est adorable et en même temps combien notre moi est haïssable, nous devons avoir éprouvé, du moins à certains moments, un intense désir d'aimer davantage, d'une façon plus pure et plus désintéressée. Et nous aurons acquis peu à peu une conscience claire que, quoi que nous puissions faire, quelque ardent et pur que soit notre amour, nous n'aimerons jamais Dieu autant que le mérite son infinie bonté. Cette conscience deviendra petit à petit une vive et intense souffrance qui, à mesure que nous progressons en amour, deviendra la plus grande et plus profonde souffrance de notre vie.

 

Si nous sommes de ces âmes bénies que l'amour divin a blessées de la blessure incurable causée par l'insuffisance même de leur amour pour Dieu, la souf­france doit être pour nous, sous quelque forme qu'elle vienne, le meilleur baume pour notre blessure d'amour. Car elle nous apporte, comme nous l'avons vu, des occasions répétées d'aimer, de nous approcher de cet immense et très pur amour dont nous désirons brûler. En outre, bien que d'abord cela puisse paraître sur­prenant, la souffrance de ne pas aimer assez sera elle-même notre meilleure consolation et un très puissant remède à notre tristesse. Les âmes qui ont enduré ces souffrances bénies le savent par expérience. Pour rien au monde elles ne voudraient échanger la blessure douloureuse et pourtant bénie produite par l'insuffisance de leur amour.

 

Nous avons vu quelques-uns des grands avantages que l'amour de la souffrance nous apporte. Il y a beau­coup d'autres raisons d'aimer la souffrance. Par exemple, nous savons tous, bien qu'il nous arrive de l'oublier, que la croix est un moyen indispensable au succès de notre activité apostolique. La plupart des saints illustres qui ont fondé les grands ordres de l'Église ou accompli des merveilles pour le salut des âmes ont passé par de grandes tribulations avant de conquérir le succès que le monde a admiré après leur mort, sinon durant leur vie. Thérèse de Lisieux a dit justement: C'est beaucoup plus par la souffrance que par de brillantes prédications que Jésus veut établir son règne.

 

Mais examiner toutes les raisons d'aimer la croix, cela nous entraînerait trop loin. Ce que nous avons vu suffit pour nous faire accueillir avec joie et amour toutes les afflictions qu'il plaît à Dieu de nous envoyer. Soyons pleinement convaincus que si Dieu, qui est à la fois l'incomparable médecin et Père, juge bon de nous faire souffrir, c'est qu'à ses yeux la souffrance est très bonne et très précieuse. Autrement il ne consen­tirait jamais à employer ces amers remèdes qui causent tant de peine à ses enfants bien-aimés.

 

Extrait de : LA VERTU D’AMOUR. Paul De Jaegher. S. J. (1957)

                   «Le feu de l’amour est plus purifiant que le feu du purgatoire».  Ste Thérèse de l’Enfant Jésus.

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:48

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (15)

Après avoir exposé des preuves si con­vaincantes de la Religion chrétienne, nous finirons par en mentionner une qui se pré­sente d'elle-même aux yeux de tout le monde, et qui pour être comprise n'a pas besoin qu'on consulte la sainte Écriture, ni les saints Pères, ni qu'on lise l'histoire profane, ni qu'on examine les miracles qu'a faits Jésus-Christ, ni les prophéties qui l’ont an­noncé, mais qui exige seulement un regard jeté sur des faits admis par tout le monde.

 

 

Pour être mieux compris, nous supposerons que nous ne savons rien de certain sur les autres preuves qui manifestent invinci­blement la vérité de la Religion. Personne ne nie, même pas les impies, que Jésus-Christ a changé la face du monde entier : le monde était idolâtre, et il s'est fait chrétien. Personne ne peut douter si peu que ce soit, puisque nous le voyons de nos yeux, que la Religion enseignée par Jésus-Christ dure toujours, et s'étend sur une grande partie de la terre ; personne ne conteste que Jésus-Christ était un homme de condition humble et pauvre, qu'il en était de même des apôtres, et que pour établir et propager la Religion chrétienne on n'a point usé de la force des armes, car je ne sache pas qu'on ait jamais dit que Jésus-Christ et ses apôtres avaient été des conquérants ; enfin personne ne peut nier que les préceptes et les conseils de la Religion chrétienne sont en lutte ouverte avec nos passions, qu'elle les contrarie à chaque pas, et qu'elle exige fréquemment de nous des sacrifices très douloureux à notre cœur.

 

 

Tous ces faits étant incontestables et à la portée de tout le monde, j'emploierai le rai­sonnement de saint Augustin. Changer la face de l'univers, en obtenant que sans forces, sans armes, sans violence d'aucune sorte, des personnes de tout âge, de tout sexe, de toute condition, se soient enrôlées dans la Religion chrétienne, vieillards, jeunes gens, enfants, riches et pauvres, savants et ignorants, et cela non paisiblement, mais en se privant de leurs biens, en sacrifiant leur vie au milieu des plus cruels tourments; arriver à ce que cette religion se soit établie, étendue, perpétuée en dépit des efforts des princes de la terre, des sages du monde, de la résistance de toutes les passions ; chan­ger, je le répète, la face du monde de cette manière, Jésus-Christ et ses apôtres l'ont-ils fait, en opérant de grands miracles, oui ou non?

 

 

Si c'a été avec des miracles, la Religion chrétienne est donc vraie; si c'a été sans miracles, alors je demanderai si ce n'est pas le plus grand des miracles de convertir le monde sans miracles; je demanderai s'ils étaient fous les hommes qui sans preuves, sans aucune manifestation d'une mission divine, sans y être forcés, en s'exposant au contraire à périr d'une mort infâme, ont voulu suivre la doctrine de quelques prédi­cateurs pauvres, ignorants, envoyés par un autre homme qui avait été condamné au der­nier supplice? Cela ne souffre pas de répli­que.

 

 

Qu'ils y réfléchissent ceux qui si légè­rement nient la vérité de notre Religion, et ils trouveront là quelque chose de plus so­lide que dans les frivoles discours de ceux qui les ont trompés.

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 14:44

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (14)

Parmi les preuves de la mission divine de Jésus-Christ, sont les prophéties qui se sont accomplies en lui d'une façon si visible. Les choses qui sont à venir et qui n'ont aucune liaison nécessaire avec celles qui ont précédé, Dieu seul est capable de les connaître. L'homme peut savoir que le soleil se lèvera demain matin, parce que c'est là ce qui arrive tous les jours d'après le cours ordi­naire de la nature ; l'homme peut tout aussi bien pronostiquer qu'il pleuvra, qu'il y aura une tempête, que la moisson sera bonne ou mauvaise, le tout avec plus ou moins de probabilité, selon les indices sur lesquels se fondent ses conjectures.

 

 

Mais savoir cinq cents ans, mille ans ou deux mille ans d'avance qu'en tel lieu et de telle manière naîtra un homme, dont on prédit en détail les circonstances de la vie, des souffrances, de la mort, la propagation de la doctrine par toute la terre, la société qu'il formera de ses disciples ; en un mot, prédire tout cela avec autant de clarté et de précision que si l'on assistait à l'accomplissement, qui peut le faire si ce n'est Dieu?

 

 

Si de semblables prédictions se vérifient en un homme, et si ces prédictions nous disent que cet homme sera le Sauveur du monde, qui doit nous apporter la lumière et la grâce ; qu'il sera le Fils de Dieu, et Dieu comme son Père : quand viendra l'homme en qui s'accompliront tous les signes annoncés d'une façon si admirable, ne devrons-nous pas penser que ces prédictions émanaient de Dieu, et que cet homme est envoyé de Dieu?

 

 

Or tout cela s'est accompli en Jésus-Christ, et de telle manière que quand nous lisons les prophètes, il nous semble que nous lisons des historiens. Le temps où il est venu au monde, le lieu de sa naissance, la persécu­tion d'Hérode, la fuite en Égypte, la suite de sa vie, sa conduite, ses habitudes, sa prédi­cation, ses miracles, ses souffrances, sa mort, la propagation de sa doctrine, la fon­dation et la durée de son Église, tout cela a été annoncé un grand nombre de siècles d'avance et avec une précision étonnante. Les livres de la Sainte Écriture sont entre les mains de tout le monde ; l'Ancien Testa­ment et le Nouveau comparés entre eux font resplendir cette vérité d'un éclat égal à celui de la lumière du jour. Ici il ne s'agit point de les considérer comme des livres sacrés ; il suffit de les considérer comme ceux d'Hé­rodote, de Thucydide, ou tout autre livre quelconque; de comparer la date des prédictions et celle de leur accomplissement, et de s'assurer que ce qui s'est passé en Jésus-Christ avait été prédit bien des siècles avant qu'il vînt au monde.

 

 

Non seulement tout ce que les prophètes avaient prédit de Jésus-Christ s'est accompli en lui ; mais lui-même a fait diverses prédic­tions, et toutes se sont accomplies avec une exactitude surprenante. Avant de mourir il prédit la ruine de Jérusalem, et en des termes qui annonçaient une catastrophe épouvan­table : et en effet au bout de quelques années Jérusalem fut détruite, et nous savons par les historiens profanes qu'au siège et à la prise de la ville, il se passa de telles hor­reurs qu'elles font dresser les cheveux sur la tête. Jésus-Christ annonça à ses apôtres les travaux, les tourments et la mort qu'ils auraient à souffrir pour son nom, et per­sonne n’ignore que les apôtres s'en allèrent par le monde confirmant par leurs souf­frances et scellant de leur sang la foi du divin Maître. Il prédit également que son Église s'étendrait d'une façon admirable, et qu'elle ne périrait jamais malgré toutes les contradictions de l'enfer, et ainsi est-il ar­rivé, et nous le voyons de nos yeux et le touchons de nos mains.

 

 

Que peut-on demander de plus pour être convaincu que Jésus-Christ était réellement envoyé de Dieu, et que comme il nous l'a dit lui-même et comme nous le dit notre Mère la Sainte Église catholique, il est le Fils de Dieu et Dieu comme son Père ; et par con­séquent que la doctrine qu'il est venu ensei­gner au monde est la pure vérité, puisque étant Dieu il ne peut se tromper ni nous tromper?

 

 

Quel déplorable aveuglement que celui de ces malheureux qui s'obstinent malgré tout à fermer les yeux à de si lumineuses vérités ! Ils font parade de ne rien croire ; ils disent orgueilleusement que tout cela sont des préjugés, et en toute leur vie peut-être n'ont-ils pas lu un seul des ouvrages où est prouvée la vérité de la Religion; et toute la raison qu'ils ont de ne pas croire c'est d'avoir entendu quelques inepties de la bouche d'un discoureur ignorant.

 

 

Ayons pitié de leur misérable aveuglement, et tâ­chons d'obtenir d'eux qu'au moins ils nous écoutent. Si nous obtenons cela, il ne sera pas difficile, avec la grâce de Dieu, de les faire rentrer au bercail de l'Église.

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:37

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants…

Autre preuve. Quiconque n'est point en­voyé de Dieu ne peut faire de miracle, car Dieu seul pouvant en faire, il est clair que l'homme dont la doctrine est appuyée sur des miracles, a dû nécessairement être envoyé de Dieu; autrement il s'ensuivrait que Dieu autoriserait l’erreur par le témoi­gnage de sa toute-puissance.

 

 

Jésus-Christ a fait continuellement des miracles : il ressus­citait les morts, rendait la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la parole aux muets, le mouvement aux paralytiques; d'un mot il guérissait tout un groupe de malades; il marchait sur la mer comme sur un cristal ; par un ordre de sa bouche il apaisait en un instant les flots au milieu de la tempête. Et il est si certain qu'il a fait ces miracles, que ses ennemis même n'osaient pas les nier, et que ne sachant à quoi recourir, ils disaient sottement que Jésus les opérait par la vertu du démon, comme si cela eut été possible en celui qui le chassait des corps des possédés, en celui qui par la sainteté de sa doctrine présentait la preuve la plus forte qu'il avait précisément pour but de détruire l'empire de cet ennemi du genre humain.

 

 

Ceux qui osent douter des miracles de Jésus-Christ, devraient tout aussi bien douter des autres faits que nous rapporte l'histoire. Car comment pouvons-nous savoir qu'en tel temps, en tel pays, a eu lieu une guerre, et que dans cette guerre s'est fort distingué un tel général, qu'il a pris telles et telles places, qu'il a remporté telles et telles victoires ?

 

 

Il est bien clair que le seul moyen que nous ayons de nous assurer de tout cela, c'est que c'est ainsi que nous l'ont rapporté des hommes intelligents et véridiques qui l'ont vu de leurs yeux, ou qui au moins l'ont en­tendu de la bouche de témoins complète­ment dignes de foi.

 

 

C'est d'une façon pareille que la chose s'est passée par rapport aux miracles de Jésus-Christ. Même en ne con­sidérant la sainte Écriture que comme un livre ordinaire, toujours en résulte-t-il que des hommes qui nous rapportent ce qu'ils ont vu sont dignes de foi, que ce qu'ils racontent ils l'ont dit en présence des ennemis du nom de Jésus, lesquels sans doute leur auraient donné un démenti, s'ils avaient eu l'audace de mentir.

 

 

Ces hommes étaient si convaincus de ce qu'ils disaient qu'ils moururent dans les supplices pour le soutenir. Un homme, peut-il donner une preuve plus forte qu'il croît ce qu'il dit, qu'en mourant d'une mort ignominieuse pour le soutenir?

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 07:44

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (13)

Il nous reste à prouver que Jésus-Christ était envoyé de Dieu, et vrai Dieu.

Personne n'ignore qu'en différents temps et en divers lieux il a existé certains hommes qui se sont dits envoyés du ciel, tandis qu'en réalité ils n'étaient que de perfides impos­teurs, qui en trompant la multitude cher­chaient leur avantage personnel, ou de pau­vres hallucinés qui avaient le cerveau malade.

 

Les ennemis de la religion placent Jésus-Christ dans l'une de ces deux classes : Bien que la seule idée d'un pareil blasphème fasse reculer d'horreur tout chrétien, il est ce pendant nécessaire que nous mettions en évidence, à la lumière de la raison, la souve­raine injustice et la légèreté avec lesquelles procèdent sur ce point les ennemis de Jésus-Christ.

 

Dès la première vue sa personne se montre à nous si extraordinaire, si supé­rieure à tous les hommes qui ont paru sur la terre, qu'à l'instant même on découvre en lui quelque chose de merveilleux et de divin. Ses mœurs sont si pures, ses paroles si sages et si graves; son commerce est si aimable, il respire une simplicité si majes­tueuse, une gravité et une dignité si natu­relles et si surprenantes, une telle élévation de pensées et de sentiments, que jusqu'à l'impie Rousseau lui-même s'est écrié pé­nétré d'admiration : « Si la vie et la mort de Socrate sont d'un sage, la vie et la mort de Jésus-Christ ne peuvent être que d'un Dieu.»

 

Tous, jusqu'aux ennemis mêmes de la Re­ligion chrétienne, conviennent que la morale de Jésus-Christ est tout ce qui s'est vu jamais de plus pur, de plus noble et de plus élevé. Toute la doctrine des philosophes antiques n'est rien en comparaison de celle de Jésus-Christ, soit que nous l'écoutions parlant de l'homme et de Dieu, soit que nous examinions la base sur laquelle il a fait reposer sa doc­trine morale, ou ses préceptes et ses conseils, ou le poids des motifs pour porter l'homme à la pratique de toutes les vertus.

 

Jésus est né d'une famille obscure et pauvre, il n'a fait aucune étude des lettres : qui donc lui a communiqué une si grande sagesse ? N'est-ce pas là une preuve qu'il était envoyé de Dieu, qu'il n'était point un imposteur. Quand un homme veut en tromper d'autres, il a soin de flatter leurs passions et leurs caprices, dissimulant et excusant leurs torts ; il re­cherche avec soin la protection des gens influents, et pour l'ordinaire il n'oublie point de travailler à sa propre fortune.

 

Jésus-Christ fait tout le contraire, reprenant sans cesse le vice, parlant sans cesse contre les passions, prêchant sans cesse sa morale sé­vère. Il recherche de préférence les pauvres, les délaissés ; il aime tout particulière­ment les enfants ; il est si désintéressé qu'il n'a pas même où reposer sa tête. Sont-ce là les signes d'un imposteur?

 

S'il avait été tel, n'eût-il pas au moins cherché à éviter les tourments et la mort? Est-il possible qu'il se fût oublié lui-même à tel point, que menacé de si près du gibet, comme il le disait lui-même, il n'ait rien fait pour échapper à un opprobre si effrayant?

 

Et mourir avec un calme si serein, ne pas prononcer une pa­role contre ses ennemis, contre ceux-là même qui étaient présents l'insultant et le tourmentant, prier pour eux du haut de la croix, tout cela ne prouve-t-il point qu'en ce cœur était renfermé quelque chose que ne renferma jamais le cœur d'un autre homme?

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 21:36

 

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (12)

Selon la doctrine catholique, Jésus-Christ est Fils de Dieu, Dieu comme son Père ; il s'est fait homme, a souffert et est mort pour le salut du genre humain. Notre intel­ligence est incapable de comprendre un si sublime mystère, et nous n'aurions jamais pu en avoir la pensée, si Dieu n'avait daigné nous le révéler.

 

 

Mais quelques inutiles que soient nos efforts pour scruter l'abîme d'un si auguste secret, nous persistons a essayer de démontrer, par les preuves mêmes que Dieu en a données, que c'est bien la vérité, celle de la venue de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme.

 

 

En premier lieu, personne ne peut nier qu'il a existé en Palestine, il y a dix-huit siècles, un homme appelé Jésus, qui prêchait, qui entraînait sur ses pas de grandes foules, et qui à la fin mourut sur une croix. L'existence de cet homme nous est prouvée d'une façon aussi certaine que celle d'un grand nombre d'au­tres personnages célèbres de l'antiquité, phi­losophes, orateurs, poètes, hommes d'état, guerriers, et de toute autre classe quelcon­que. Il est bien clair que nous ne connais­sons l'existence d'Homère, de Cicéron, de César, de Ponce Pilate, etc., que parce que leurs contemporains ont parlé de l'existence de ces hommes, que ceux qui sont venus après eux en ont parlé aussi, et qu'il en a été ainsi en avançant de siècle en siècle jusqu'à nous.

 

 

La même chose s'est passée par rapport à Jésus. Ceux qui ont vécu de son temps nous entretiennent de lui, en nous expliquant ; quelle était sa patrie, ses doctrines et qui étaient ses amis et ses ennemis ; quelle fut sa vie et quelle fut sa mort.

 

 

Les hommes qui sont venus au monde depuis lors, jusqu'à nos jours, ont continué à parler de Jésus ; et il y en a eu qui ont prétendu qu'il n'était pas Dieu, ni envoyé de Dieu, mais ils n'ont jamais nié son existence : par conséquent vouloir aujourd'hui soutenir que Jésus n'a pas existé, et affirmer qu'il faut entendre son existence que dans un sens figuré, est tout aussi ridicule que de dire que Socrate et César n'ont jamais existés.

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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