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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 15:22

Apocalypse 3:14-22

 Bible selon la Vulgate .La plus sûre (Éditions DFT)

14 Écris à l’Ange de l’Église de Laodicée, Voici ce que dit l’Amen*, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la Création de Dieu,

15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni chaud. Plût à Dieu que tu fusses froid ou chaud !

16 «Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni chaud, Je suis près de te vomir de Ma bouche.

17 Car tu dis, je suis riche et opulent, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,

18 Je te conseille d’acheter de Moi de l’or **éprouvé par le feu, afin de t’enrichir, et des vêtements blancs***, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.****

19Pour  Moi, Je reprends et Je châtie ceux que J’aime. Rallume donc ton zèle, et fais pénitence.

20 Voici, Je Me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend Ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui, Je souperai avec lui, et lui avec Moi.

21 Celui qui vaincra, Je le ferai asseoir avec Moi sur Mon Trône, comme Moi J’ai vaincu et Me suis assis avec Mon Père sur Son Trône.

22 Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises. »

Notes :

*L’Amen = le Christ. Comme Verbe de Dieu, Il a créé l’univers

** L’or= La Charité, l’amour de Dieu, la foi purifiée par les épreuves

*** les vêtements blancs : l’innocence, la pénitence.

****Le collyre symbolise la grâce « qui nous ouvre les yeux » et nous rend humbles.

La tiédeur, c’est la suffisance, la médiocrité, c’est le maintien dans la position intermédiaire entre le OUI, de « l’amen » et le NON du « non serviam ». Le service de deux maîtres : Dieu et le monde, n’est pas possible. Il faut choisir et s’engager.

Le contraire de la tiédeur est la ferveur, le dévouement zélé. Ce choix oblige à des renoncements, des sacrifices mais en contrepartie apporte la joie de servir ; la tiédeur ne défend pas la Vérité, quoi qu’il en coûte. Elle discute, raisonne, « dialogue », « tolère » l’erreur. Elle adore par-dessus tout « la paix » par le compromis, le « pragmatisme », l’entente à l’amiable, la conciliation   même si c’est aux dépens de la Vérité. Elle joue sur tous les tableaux… et finalement perd tout, si elle ne reprend pas et ne se convertit pas pour de bon.

La lettre à l’Église de Laodicée est la dernière de la suite des lettres aux églises qui introduit la grande Révélation de la fin des temps. C’est un avertissement à la Rome actuelle et à ceux qui suivent aveuglément ses fausses routes.

Jésus nous le répète dans Son message d’amour et de miséricorde (1972) « Vous voyezcomme ceux qui croient Me servir ont en réalité tout abandonné. Vous voyezà quel point vous avez à faire à des âmes de bonne volonté mais dont la compréhension de la véritable charité- celle qui passe par Moi-leur est étrangère. Ils croient Me servir et ils M’ont complètement perdu à cause de leur désir de concilier l’esprit du monde et le véritable Esprit de Dieu qui ne s’accommode pas du tout avec cet état d’esprit du monde qui veut se mettre au service de l’Homme au lieu de demeurer au service de Dieu »

 La  Rome moderne se croit riche des seules « valeurs naturelles », qui font qu’elle ne fait plus de référence à la Grâce, à la vie surnaturelle. Les sacrements sont profanés  et rendus invalides, inopérants. Le Sacrifice Parfait, la Sainte Messe est méprisée, reléguée, voir interdite. Tout s’effondre : Malgré cela «  tout va bien dans l’église » (Dixit B….) Ils se croient riches et ils sont nus….Ils se croient lucides et ils sont aveugles. »Ils ne savent plus de quel esprit ils sont »

Mais voici venir le « Grand Coup », que Jésus « frappe à la porte « ; ce sera le dernier et ultime avertissement avant l’Heure de la Justice. Jésus chassera « l’esprit double, l’esprit de mélange, l’esprit de tiédeur » « Dies irae, Dies Illa … »

Prions avec ferveur pour que nous restions éveillés et prompts à servir le Maître quand Il viendra…comme les vierges sages.

http://amdg.over-blog.fr/2013/11/divins-et-ultimes-avertissements.html

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 14:49

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants (1)

 

La raison naturelle suffît pour connaître qu'il y a un Dieu, créateur du ciel et de la terre.

 

Car à la vue d'un vaste palais, parfai­tement proportionné, rempli de meubles ma­gnifiques, orné avec un goût exquis, ne con­sidérerions-nous point comme un insensé celui qui affirmerait que ce palais, cet ameu­blement, cette ornementation, n'ont eu ni constructeur ni ordonnateur?

 

Eh bien, le monde est ce superbe palais : le soleil l'éclairé pendant le jour, la lune pendant la nuit ; le ciel est peuplé d'étoiles, la terre d'hommes, d'animaux ; la mer et les fleuves de poissons ; l'air d'oiseaux; les saisons se succèdent les unes aux autres avec un ordre admirable; dans les entrailles de la terre gisent l'or, l'argent, tous les métaux, les pierres pré­cieuses.

 

Et un monde si riche, si beau, si merveilleux, ne prouverait pas l'existence d'un maître qui l'a créé et ordonné ?

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 14:35

AVERTISSEMENT DE L'AUTEUR.

Je n'ai point eu l'intention d'écrire un ca­téchisme de la doctrine chrétienne, ni un abrégé de l'histoire de la Religion : il ne manque pas de petits ouvrages de ce genre. Je me suis seulement proposé de combler un vide qui existe dans l'éducation des en­fants.

 

 

On les instruit des éléments de la Re­ligion au moyen du catéchisme, et on leur en fait apprendre l'histoire, mais on n'appelle pas suffisamment leur attention sur les fon­dements des vérités qu'on leur enseigne. Il en résulte qu'au sortir de l'école pour entrer dans une société distraite et dissipée, quand elle n'est pas incrédule ou indifférente, ils ne trouvent point dans leur intelligence les lumières qui pourraient leur servir pour se conserver dans leur foi à notre très sainte Religion.

 

 

Il y a malheureusement aujourd'hui une foule d'hommes superficiels, qui, parlant de ce qu'ils n'entendent point, prennent de préférence pour sujet de leurs discours les attaques contre la Religion. Et quelles armes a-t-on fournies aux enfants dans leur éduca­tion pour pouvoir défendre leurs croyances, sinon dans la conversation, au moins dans le sanctuaire de leur conscience? Et les maîtres eux-mêmes où peuvent-ils recourir pour trouver résumées en de courtes ces leçons les preuves de la Religion ? Et cependant cet enseignement n'est-il pas aussi et même beaucoup plus nécessaire que celui des prin­cipes de l'arithmétique, de la géométrie, du dessin, par lequel on prépare les enfants à entrer plus tard avec honneur et profit dans leurs carrières respectives?

 

 

Voilà le vide que je me suis proposé de combler. Cet opuscule, tout en étant utile aux enfants, ne laissera pas d'être avanta­geux aux adultes. Lamentables sont l'igno­rance et l'incurie qui règnent en cette ma­tière : on donne et on reçoit des leçons sur toute chose ; on ne néglige qu'un seul point, la connaissance des raisons de notre foi. Et c'est là une des causes pour lesquelles cette foi gît en tant de cœurs comme une semence stérile, si tant est, chose plus déplorable mille fois, que le vent de l'incrédulité ne l'enlève pas de son premier souffle.

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 21:43
Homme, pourquoi es-tu si vil à tes propres yeux, alors que tu es si précieux aux yeux de Dieu ? Pourquoi te déshonores-tu quand Dieu t’a tellement honoré ? Pourquoi te demandes-tu avec quoi tu es créé, et négliges-tu de rechercher pour quel but ? Cette demeure du monde que tu vois, n’est-elle pas tout entière bâtie pour toi ?
 
Pour toi la lumière a jailli, afin de chasser les ténèbres ; pour toi la nuit est disposée et le jour mesuré ; pour toi le ciel brille de l’éclat du soleil, de la lune et des étoiles ; pour toi la terre se couvre de fleurs, de forêts, de fruits ; pour toi vivent dans l’air, dans les champs, dans l’eau la multitude merveilleuse de tous les animaux, de peur que la tristesse et la solitude n’assombrissent la joie de la création naissante.
 
Dieu t’a façonné à partir de la terre (Gn 2,7), afin que tu sois le maître des choses de cette terre, tout en partageant avec elles une nature commune. Cependant, tout terrestre que tu sois, Dieu ne t’a pas nivelé au point que tu ne sois plus au niveau des cieux, en ce qui concerne ton âme.
 
Pour que tu aies l’intelligence en commun avec Dieu, et le corps en commun avec les animaux, Dieu t’a fait don d’une âme céleste et d’un corps terrestre ; ainsi en toi se noue une union permanente entre Ciel et terre.
 
Ton Créateur cherche encore ce qu’il pourrait ajouter à ton élévation : voilà qu’il va jusqu’à déposer en toi son image (Gn 1,26), afin que cette image visible rende le Créateur invisible présent sur terre.
 
S’il en est ainsi, comment considérer comme un déshonneur que Dieu, dans sa bonté, accueille en lui-même ce qu’il a créé en toi et qu’il veuille apparaître en réalité sous l’aspect de l’homme ? La Vierge a conçu et elle a enfanté un fils (Mt 1,23-25).
 
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église - Sermon 148 ; PL 52, 596 (trad. Année en fête, Migne 2000, p. 51 rev.) 

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/11/03/homme-tu-es-precieux-aux-yeux-de-dieu/

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 13:50

 

«Celui qui récitera pieusement son Rosaire en méditant ses mystères, ne mourra pas de mauvaise mort;

 

«pécheur, il se convertira;

 

«juste, il persévérera dans la grâce, et en tous cas, il sera admis à la Vie éternelle».

 

(Promesse de Notre-Dame au Bienheureux Alain de la Roche.)

Lu dans ‘Calendrier Perpétuel des Saints Anges’, éditions D.F.T.

 

 

« Toutes les souffrances du monde entier, accumulées, depuis la création jusqu'au dernier jour, ne sont rien en comparaison du purgatoire le plus bénin.»

 

K. à  Mechtilde Thaller von Schönwerth.

 

 

http://yannickcharbonnelreligion.blogspot.ca/

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 14:13

Vous employez les moyens  conseillés pour progresser dans la vertu, et cependant vous n'avancez pas dans la per­fection aussi vite que vous le voudriez ; vous retombez souvent dans les mêmes fautes ; vos défauts se font aussi vivement sentir et prennent à certains moments une recru­descence qui vous déconcerte.

 

Et vous dites : Pourquoi des fautes ? Pourquoi des imperfections ? Pourquoi ces perpé­tuelles rechutes ?

 

D'abord, soyez juste envers vous-même, comparez ce que vous êtes avec ce que vous étiez avant cette période d'efforts. Vos fautes ne sont-elles pas plus rares et moins vo­lontaires ? N'en sentez-vous pas plus vite le regret ? N'avez-vous pas pour elles une horreur plus grande ? Vous avez ga­gné, si vous constatez quelques-unes de ces améliorations.

 

Vos défauts ! N'est-il pas vrai que vous les remarquez mieux ? Et c'est justement pour cela que vous les croyez plus vivants. N'est-il pas vrai qu'ils vous déplaisent davantage ? Et c'est peut-être ce qui provoque vos tristesses découragées. Mais des défauts que l'on remarque mieux et qui déplaisent d’avantage, sont des défauts en voie de guérison !

 

Au simple point de vue de la raison, l'étude attentive de l’âme humaine montre que là, comme dans la santé, com­me dans la nature matérielle, les progrès sont, dans une certaine mesure, l'œuvre du temps. La vertu est chose trop haute pour dépendre d'un simple vouloir et de quelques efforts.

 

Ne portons-nous pas d'ailleurs cette corruption de na­ture qui est l'essence de notre état déchu ? Saint Paul en ressentait les assauts renaissants. Sommes-nous de meilleure noblesse que le grand Apôtre et présenterons-nous à notre ac­tif les mêmes sacrifices, la même mortification, la même vigi­lance, la même ardeur? L'ange de Satan l'humilie par ses ten­tations ; la convoitise semble l'emporter sur ses résolutions et il s'écrie : Malheureux homme que je suis ! Mais voyez-le bientôt, relevant le front et laissant rayonner sur son mâle visage la sérénité du voyant et la confiance du vainqueur : « Je peux tout en celui qui est ma force ! »

 

Ces imperfections, ces fautes, ces impressions de nos défauts sont nécessaires à notre vertu ; elles assurent sa soli­dité.

 

On peut sans doute supposer un être absolument parfait et qui serait humble ; mais cet être n'est pas l'homme  déchu. Voyant trop peu dans la vertu la part de Dieu, car l'invi­sible action de la grâce lui échappe ; se voyant trop lui-même, surtout dans son action personnelle, il est porté à s'attribuer la résistance au mal, le progrès et la perfection même. Se complaire dans cette persuasion plus ou moins consciente est si facile ! Orienter vers soi l'attention et l'estime des autres serait si tentant! Voilà l'orgueil qui porte le trouble au de­dans et au dehors et qui désorganise la vie morale.

 

Les misères que nous déplorons, Dieu nous les laisse à des­sein ; il en fait cette boue miraculeuse, qui ouvre les yeux de l'aveugle ; et l'aveugle, guéri, distingue dans la lumière de vérité ce qui est de Dieu et ce qui est de lui. Le partage est facile à faire : il ne nous laisse que le mal.

 

Au lieu de vous attrister, relevez vos espérances. De votre grande misère formez cette grande vertu qui met tout en sa place : l'humilité.

 

Bien humble, vous aurez la vraie notion de la confiance, vous serez rassurée et paisible, hardie s'il le faut; mais vous le serez sans trop compter sur vous. Se confier, c'est s'appuyer sur Dieu.

 

Bien humble, vous serez facilement charitable, indulgente, douce, patiente ; vous aimerez comme vous sentez que Dieu vous aime, avec sa tolérance si large qui ne se lasse pas.

 

Bien humble, vous éprouverez le besoin de prier. Vous vous sentez indigente, impuissante, et voilà qu'il vous est permis de tout demander et de tout avoir !

 

Bien humble, vous découvrirez dans la prière tout l'ordre surnaturel : la grâce, agent du progrès, appartenant à Dieu ; la prière, moyen de l'obtenir, mis entre vos mains ; et, par là, le bien, œuvre de Dieu, œuvre de l'homme, donnant à l'un la gloire, laissant à l'autre le mérite.

 

Nous pourrions évoquer l'une après l'autre, toutes les ver­tus, toutes les générosités, tous les sentiments élevés ; nous constaterions, avec un étonnement ravi, que toutes ces gran­des choses doivent leur sève, leur éclat et leur solidité à l'hu­milité dans laquelle elles plongent leurs racines.

 

Tout en détestant nos fautes, et les combattant avec une ardeur chaque jour plus grande, ayons donc soin de ne pas nous décourager et prions Dieu de nous faire trouver dans ces fautes elles-mêmes l'occasion de recourir davantage à lui, de nous mépriser nous-même, de pratiquer la vraie humilité.

 

Rappel : Le 21 septembre c’était la fête de Saint Mathieu, apôtre.

Jésus suivait un jour le rivage du lac de Galilée, lorsqu'il  aperçut, assis à son comptoir, un publicain nommé Ma­thieu, dont la charge était de recueillir le tribut que les Juifs devaient payer à leurs maîtres, les Romains. Jésus lui dit : « Suivez-moi, » et aussitôt Mathieu se leva, quitta tout et le suivit. Les publicains étaient alors abhorrés par les Juifs, qui les considéraient comme des ennemis de leur patrie, des bannis, des pécheurs publics occupés à s'enrichir par l'injustice et la fraude.

 

Nul pharisien n'eût consenti à manger à la même table qu'un publicain ; seul, Notre-Seigneur eut pitié de ces hommes que tous repoussaient.

 

Aussi, Mathieu prépara-t-il un grand festin, auquel il invita Jésus, ses disci­ples et un certain nombre de  publicains, qui dès lors se montrèrent des plus assidus à la prédication du Sauveur. C'est en réponse aux murmures des pharisiens à cette occa­sion que Jésus prononça cette belle parole : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin ; je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs à la pénitence. »

 

Après l'Ascension, saint Mathieu demeura quelque temps en Judée, et c'est là qu'il écrivit son évangile, pour prouver à ses compatriotes que Jésus était véritablement le Seigneur, et le roi prédit par les prophètes. Plus tard il porta l'évangile dans différentes contrées, et la tradition rapporte qu'il subit martyre en Nubie, vers l'an 70 de J.-C.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 13:13

Comment pourrait-on, vous disent certaines personnes, approfondir les vérités religieuses ? C'est trop abstrait, trop relevé, il s'y trouve trop de mystères et de vérités impénétrables.

 

C’est une excuse puérile ! Qu'est-ce que les passions, l'ambition, la haine, la curiosité ne font point rechercher, découvrir ou deviner aux hommes les plus vulgaires ?

 

Qu'est-ce que les hommes n'ont pas inventé pour gagner de l'argent par leur commerce ?

 

Qu'est-ce qu'un prisonnier n'imagine pas dans une prison pendant vingt ans, pour tâcher d'en sortir, pour avoir des nouvelles de ses amis, pour leur donner des siennes, pour trom­per la vigilance et la défiance de ceux qui le tiennent en cap­tivité ?

 

Qu'est-ce qu'un homme ne rechercherait point pour dé­couvrir les causes de son état, s'il se trouvait tout à coup à son réveil transporté dans une île déserte et inconnue ?

 

Que ne ferait-il pas pour savoir comment il y aurait été trans­porté pendant son sommeil, pour chercher dans cette île quelque trace d'habitation, quelque vestige d'habitant, pour inventer quelque moyen de se nourrir, de se vêtir, de se loger, de naviguer et de retourner en son pays ?

 

Voilà les ressources naturelles de l'esprit humain chez les hommes même les moins cultivés. Il n'y a qu'à bien vouloirpour parvenir à toutes les choses qui ne sont pas absolument impossibles. Aimez autant la vérité que vous aimez votre san­té, votre vanité, votre liberté, votre plaisir, votre fantaisie : vous la trouverez. Au lieu de vous amuser aux sottises qu'on nomme fortune, divertissements, spectacles, réputation, po­litique, ne soyez occupée que de vous dire à vous-même : Qui suis-je, où suis-je, d'où viens-je ? Depuis quand suis-je venue ici ? Où vais-je ? Pourquoi suis-je ici ? Quels sont ces autres êtres qui me ressemblent et qui m'environnent ; d'où viennent-ils ?

 

Je n'ai nulle autre affaire dans ce coin de l'univers, où je suis comme tombée des nues, que celle de songer à mon état, de découvrir mon origine et ma fin. Je n'ai que peu de temps à passer dans cet état : je dois l'employer à découvrir ce qui doit décider de moi. Je ne dois avoir qu'un seul souci : m'étu­dier, m'approfondir, et arriver coûte que coûte à connaître la vérité sur moi-même. Quand il me faudrait passer toute ma vie dans cette recherche, qu'importe ?

 

Cette courte vie n'est que le songe d'une nuit ; si peu que je suive ma raison avec courage, je dois être plus content de la passer dans une si importante occupation, avec la consolation d'agir sérieuse­ment, que de m'abandonner à la folie de mes passions qui se tourneraient en malheur pour moi.

 

Pourquoi les hommes ne feraient-ils pas, pour la décou­verte d'eux-mêmes, ce que fit ce Scythe Anacharsis, qui vint en Grèce chercher la vérité ; et ce que faisaient les Grecs, qui allaient en Égypte, en Asie, et jusque dans les Indes chercher la sagesse ?

 

Il ne faut pas beaucoup de lumière pour aperce­voir qu'on est dans les ténèbres ; il ne faut pas être bien fort pour sentir son impuissance ! Un voyageur va au Monomotapa et au Japon pour apprendre ce qui ne mérite nullement sa curio­sité, et dont la découverte ne le guérira d'aucun de ses maux.

 

Quand trouvera-t-on des hommes qui fassent, non pas le tour du monde, mais le moindre effort pour développer le grand mystère de leur propre état ? On parcourt les mers les plus orageuses pour aller chercher à quatre mille lieues d'ici le poivre et la cannelle ; on surmonte les vents, les flots, les abî­mes et les écueils, pour avoir ce qui n'est presque bon à rien ; et on ne traverserait pas la Manche pour connaître la vérité, pour apprendre à être sage, à être digne d'un bonheur éternel!

 

En faut-il davantage pour confondre l'homme, pour le couvrir de honte sur son ignorance, pour le rendre inexcu­sable d'entretenir une indolence si dénaturée et une stupidi­té si monstrueuse ?

 

On ose dire qu'un villageois n'a pas assez d'esprit pour ap­prendre son catéchisme, pendant qu'il apprend sans peine toutes les chansons malignes et impudentes de son village, pendant qu'il use des déguisements les plus subtils pour ca­cher ses débauches et ses larcins !

 

L'esprit de chacun de nous s'étend ou se raccourcit sui­vant l'application ou l'inapplication où il vit. L'esprit est comme un cuir souple : il s'allonge et s'élargit à proportion de la bonne volonté et de l'exercice.

 

Tournez votre esprit autant vers le bien qu'il l'est d'ordinaire tourné vers le mal, vous trouverez par le seul amour du bien des ressources incroyables d'esprit pour arri­ver à la vérité, chez ceux mêmes qui montrent le moins d'in­telligence.

 

Allez à Dieu, franchement, humblement, priez-le de vous éclairer et vous comprendrez tout autrement les choses de la religion.

 

fénelon

 

EXTRAIT DE : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 14:19

Oui, Merci beaucoup, pour avoir lu et récité ces belles prières pour les mourants.  Ces âmes, j'en suis certain, vous disent aussi MERCI.

 

Pour ceux qui ne les ont pas encore découvertes, voici le lien :

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-trois-prieres-pour-les-mourants-95808008.html

 

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 15:47

"L'erreur la plus fatale est de s'imaginer que l'on peut arriver à la connaissance de la vérité par le sentiment »

CH.Charaux

 

"La vérité, c'est que l’esprit et le bon vouloir sont lumière quand ils s'associent, mais deviennent ténèbres quand ils se séparent "

CH.Charaux

http://amdg.over-blog.fr/2013/10/l-erreur-fatale.html

 

 

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 14:45

La revue le CEP publie dans son numéro de juillet 2012 un témoignage important sur un point très important : L’attitude de W… concernant  l’évolution. Le 22 Octobre 1996 le monde de la recherche et la presse rendait compte du message de W… délivré à l’assemblée plénière de l’Académie Pontificale des sciences réunie à Rome pour débattre des théories de l’évolution et de l’émergence progressive des formes et des espèces.

Ce message ne fut pas prononcé car l’audience avait été annulée. Le message fut néanmoins transmis. On peut lire le texte complet dans les actes du Saint Siège, en anglais. (JPII Messages  pontificaux) publié et daté du 29 Novembre 1996. La petite phrase « Aujourd’hui les nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l’évolution plus qu’une hypothèse » n’y figure pas. »

Voici ce qu’en dit un prêtre, membre de cette assemblée    

« J’étais membre de cette assemblée plénière sur l’évolution. Le Bienheureux Jean-Paul II n’a JAMAIS prononcé le discours qui lui est attribué en date du 22 Octobre 1996. Le texte non signé a été remis aux participants sans qu’il y ait eu audience pontificale. J’ai interrogé après coup le Père Cottier, maintenant cardinal. Il m’a dit avoir rédigé lui-même une partie du texte mais qu’un second auteur était intervenu, en intégrant au texte son ajout personnel sans le lui soumettre. Or le Père Cottier, théologien de la Maison Pontificale, avait précisément pour mission de relire les textes devant être signés par le Pape…  L’électeur n’a donc pas pu remplir sa mission. Il a été court-circuité. Quand à Jean Paul II, confiant en son re-lecteur, il n’a jamais lu ni relu ce texte…. »

 La revue « le Cep » étant une revue sérieuse, nous nous devions de faire connaître cette information.

 Elle nous réjouit car elle ruine les arguments des ennemis de la Création qui faisaient de cette « petite phrase » un argument victorieux.

Elle nous attriste en ce qu’elle montre l’infiltration des plus hautes sphères par des intervenants dangereux. L’influence des secrétariats  et des rédacteurs est capitale, car il est impossible à un pape de tout rédiger et contrôler. Ceci en dit long sur la tragédie de SS Paul VI, trahi et abusé.

Elle nous conforte sur notre volonté de nous méfier des « petites phrases » et des « images chocs ».

http://amdg.over-blog.fr/2013/10/les-petites-phrases-qui-tuent.html

 

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