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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 15:32

Prières quotidiennes…

Prière à votre Ange gardien

Ange du Seigneur, mon fidèle gardien, à qui la bonté divine a daigné me confier, éclairez-moi, protégez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi toujours. Amen.

Mon Saint Ange gardien, je vous salue et je vous remercie. Veuillez prier pour moi et prier à ma place dans tous les moments où je ne pourrai plus formuler mes prières.

Daignez aussi, dans la Lumière divine, faire équipe avec les Anges gardiens de ceux que j'aime le plus et de tous ceux auxquels je m'intéresse spirituellement, pour les éclairer, les protéger et les conduire. Amen.

SUPPLIQUE A SAINT MICHEL

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant ; et Vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la vertu divine, Satan et les autres esprits malins qui errent dans le monde pour la perte des âmes. Amen.

Saint Michel Archange, je me consacre à Vous. Je me place, moi-même, ma famille et tout ce qui m'appartient, sous votre puissante protection. Faites grandir la ferveur dans mon cœur et souvenez-vous qu'à dater de ce jour, je suis sous votre protection.

Obtenez-moi la grâce d'aimer de tout mon cœur : Dieu, mon Père, Jésus, mon Sauveur, l'Esprit-Saint, mon Sanctificateur, et Marie ma douce Mère. Amen.

PRIÈRE A SAINT RAPHAËL

Glorieux Archange, saint Raphaël, grand prince de la Cour Céleste, illustre par les dons de la sagesse et de la grâce, guide des voyageurs sur terre et sur mer, consolation des malheureux et refuge des pécheurs, je vous supplie de m'assister dans toutes mes nécessités et les peines de cette vie, comme vous avez soutenu le jeune Tobie dans ses pérégrinations. Puisque vous êtes le remède de Dieu, je vous prie humblement de guérir mon âme de ses nombreu­ses infirmités et mon corps des maux qui l'affligent, si cette grâce me convient. Je vous demande, en particulier, une angélique pureté, afin de mériter ainsi d'être le temple vivant du Saint-Esprit. Amen.      Imprimatur : G. delà Bigne, v.g., Orléans, 20oct. 1931

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 15:47

Une seule fois…

Je ne parcours qu'une seule fois le chemin de la vie;

Je ne vivrai jamais plus les heures d'aujourd'hui.

Il me faut donc y faire tout le bien possible à toutes les âmes que je rencontre, sans négliger ni différer, car ja­mais plus je ne passerai par ce chemin :

Jamais plus, je ne vivrai les heures d'au­jourd'hui.

D’un auteur inconnu  (1904) Publiée avec permission de l’ordinaire.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:19

Merci mon Dieu de ne pas m'avoir donné seulement le droit de vivre, mais aussi celui de faire vivre;

Merci mon Dieu, de ne pas m'avoir donné seulement du don de voir Vos vérités, mais aussi celui de les faire voir;

Merci mon Dieu, de ne pas m'avoir donné seulement le privilège de jouir de Vos biens, mais aussi celui de les partager; et de ne pas m'avoir constitué eau dormante, mais fontaine, source et créateur de source avec Vous »

Inspiré de : Dieu gouverne (1942) RP Sertillanges OP

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 17:51

Dans l’octave de la Fête du Sacré-Cœur,

Fête en l’honneur du Chef Sacré de Jésus.

En esprit de réparation des folies des hommes « Qui a trouvé Son Lieu ? Et qui est entré dans Ses Trésors…. ? » demandait le Prophète Baruch parlant de la Sagesse (Baruch, III-XV) Dieu nous a révélé par le mystère de L’Incarnation le « Lieu où réside la Sagesse ». C’est la Sainte Humanité de Jésus-Christ et tout spécialement Son Chef Sacré.

Litanies du Chef Sacré de Jésus

SEIGNEUR, ayez pitié de nous.

JÉSUS-CHRIST, ayez pitié de nous.

SEIGNEUR, ayez pitié de nous.

JÉSUS-CHRIST, écoutez-nous. JÉSUS-CHRIST, exaucez-nous. PÈRE CÉLESTE, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

FILS RÉDEMPTEUR DU MONDE, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

ESPRIT-SAINT, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

TRINITÉ SAINTE, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

CHEF SACRÉ DE JÉSUS. (répéter après chaque invocation.) Nous Vous adorons.

Formé par le Saint Esprit dans le sein de la Bienheureuse Vierge Marie,

Uni substantiellement au Verbe de Dieu,

Siège de la Divine Sagesse,

Foyer des clartés éternelles, Sanctuaire de l'Intelligence infinie,

Providence contre l'erreur,

Soleil de la terre et du Ciel,

Trésor de Science et gage de Foi,

Rayonnant de beauté, de justice et d'amour,

Leçon vivante d'humilité,

Reflet de l'infinie Majesté de Dieu,

Centre de l'Univers,

Objet des complaisances du Père Céleste,

Qui avez reçu les caresses de la Vierge Marie,

Sur qui s'est reposé l'Esprit-Saint, Qui avez laissé briller un reflet de Votre gloire au Thabor.

Qui n'avez pas eu sur terre, où Vous reposer,

Qui avez agréé l'onction parfumée de Madeleine,

Inondé d'une sueur de Sang, à Gethsémani, Qui avez pleuré sur nos péchés,

Couronné d'épines.

Indignement outragé pendant la Passion,

Consolé par le geste aimant de Véronique.

Qui Vous êtes incliné vers la terre, au moment où Vous la sauviez par la séparation de Votre Ame et de Votre Corps, sur la Croix,

Lumière de tout homme venant en ce monde,

Notre guide et notre espoir,

Qui connaissez tous nos besoins.

Qui dispensez toutes grâces,

Qui dirigez les mouvements du Divin Cœur. Qui gouvernez le monde,

Qui jugez toutes nos actions,

Qui connaissez le secret de nos cœurs,

Que nous voulons faire connaître et adorer par toute la terre.

Qui ravissez les Anges et les Saints,

Que nous espérons contempler un jour sans voile.

Nous adorons, Jésus, Votre Chef Sacré. - Et nous nous soumettons à tous les décrets de Son Infinie Sagesse. -

PRIONS.

- O Jésus, qui avez daigné révéler à Votre Servante Térésa Higginson, Votre immense désir de voir adorer Votre Chef Sacré, donnez-nous la joie de Le faire connaître et honorer.

Laissez tomber sur nos âmes un rayon de Votre lumière afin que nous avancions de clarté en clarté, conduits par Votre Sagesse Adorable jusqu'à la récompense promise à Vos élus. Amen

O Sagesse du Chef Sacré, guidez-nous dans toutes nos voies. O Amour du Sacré-Cœur, consumez-nous par Votre Feu.

Invocations préférées de Térésa Higginson, montrant la liaison profonde entre les deux dévotions qui ne peuvent être séparées, mais qui se complètent admirablement IMPRIMATUR: 26 août 1937 - G. Puyo

http://amdg.over-blog.fr/2016/06/fete-du-chef-sacre-de-jesus.html

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 15:02

Jésus Christ inventa un moyen de ne pas nous quitter. « Emmanuel: Dieu avec nous tout entier et pour toujours. (Sainte Angèle de Foligno)»

Parlons un moment du Sacrement de l'Amour, parlons de l'Eucharistie. C'est lui qui provoque dans l'âme la prière ardente; c'est lui qui réveille la vertu d'impétration (prière) et la puissance d'arracher â Dieu. C'est lui qui creuse l'abîme de l'humilité; c'est lui qui allume les flammes de l'amour.

J'ai la certitude que si une âme voyait et contemplait quelqu'une des splendeurs intimes du Sacrement de l'Autel, elle prendrait feu, car elle verrait l'Amour divin, Jésus - Christ l'a institué parce que Son amour dépasse les paroles, comme Ses entrailles criaient vers nous. Il s'est jeté là tout entier, tout entier et pour toujours, jusqu'â la consommation des siècles. Ce n'est pas seulement en mémoire de Sa mort qu'Il institua l'Eucharistie; non, c'est pour rester tout entier avec nous, tout entier et pour toujours ...

O amour inextinguible! La présence de la mort Lui était déjà évidente : Il voyait venir sur Lui l'agonie inénarrable: c'est alors qu'Il se donne à nous, qu'Il invente un moyen de ne pas nous quitter; car « Ses délices sont d'être avec les enfants des hommes » Sainte Angèle de Foligno(1309)

http://amdg.over-blog.fr/2016/05/dieu-avec-nous.html

Méditons ensemble : Mon Jésus, je vous aime, je vous adore et je vous remercie pour… votre flagellations pour moi, votre couronnement d’épine pour moi, pur avoir donné votre vie sur la croix pour moi… Etc.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 14:31
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 14:44

LA SEPTIÈME PAROLE

Un des châtiments imposés à l'homme à la suite du péché originel, c'est qu'il mourrait en son corps. Après le renvoi du paradis, Adam buta sur le corps inanimé de son fils Abel. Il lui parla, mais Abel ne répondit pas. Il lui souleva la tête, mais elle retomba en arrière, les yeux étaient sans vie et le regard éteint. C'est alors qu'Adam se rappela que la mort était le châtiment du péché. C'était le premier cas de mort dans le monde. A présent, le nouvel Abel, le Christ, immolé par la race de Caïn, Se préparait à retourner vers Son Père.

Sa sixième Parole s'adressait à la terre, la dernière allait s'adresser à Dieu. La sixième était un adieu au temps, la septième marquerait le commencement de la gloire du Christ. Trente-trois ans auparavant, Il avait quitté la maison de Son Père pour aller dans le pays étranger qu'était pour Lui notre monde. Après y avoir donné Sa Chair et Son Sang pour les pécheurs, après avoir reçu les sarcasmes et le vinaigre de l'ingratitude humaine, Jésus Se préparait à retourner vers la maison de Son Père. C'est alors qu'il laissa tomber de Ses lèvres la prière parfaite

« Père, Je remets Mon esprit entre Tes mains. » (Luc 23, 46.)

Ces mots ne furent pas prononcés dans un murmure d'épui­sement, comme font les hommes qui arrivent à leur dernier soupir. Il avait déjà dit que personne ne Lui enlèverait Sa vie, mais qu'il la donnerait Lui-même. La mort ne posa pas la main sur Son épaule pour Lui donner le signal du départ. C'est Lui qui alla à sa rencontre. Pour montrer qu'il ne mou­rait pas d'épuisement, mais par un acte de Sa volonté, Ses dernières paroles furent dites en poussant un grand cri. (Matthieu 27, 50.)

C'est le seul exemple qu'on trouve dans l'histoire d'un Mou­rant qui était un Vivant.

Ses paroles d'adieu étaient une citation des Psaumes :

« Entre Tes mains Je remets Mon esprit; Dieu toujours fidèle, Tu Me réclames pour Toi. Je laisse les insensés Te provoquer par le culte des faux dieux; pour Moi, c'est dans le Seigneur que Je mets Ma confiance. J'exulterai et Je Me réjouirai de Ta grâce, parce que Tu as eu pitié de Ma faiblesse, et Tu M'as sauvé quand J'étais dans l'an­goisse. » (Psaume 30, 6-9.)

Le Christ ne Se chantait pas à Lui-même le chant de la mort; Il proclamait plutôt la marche en avant de la Vie divine. Il ne se réfugiait pas en Dieu parce qu'il devait mourir, mais Sa mort était un service pour l'homme et l'accomplissement de la volonté du Père. Pour un homme qui estime que la mort est la plus terrible épreuve de sa vie, il est difficile de comprendre la joie qui inspira ces paroles du Christ mourant. L'homme pense que c'est sa mort qui décide de son état futur; c'est plutôt sa vie qui en décide. Certains des choix qu'il a faits, les occasions qu'il a eues entre ses mains, les grâces qu'il a acceptées ou rejetées, c'est cela qui décide de son sort futur.

Le péril de la vie est plus grand que le péril de la mort. Dans le cas du Christ, c'est la manière dont Il avait vécu, c'est-à-dire pour racheter les hommes, qui provoqua la joie de Sa mort et Sa réunion avec le Père des Cieux. Ce n'est qu'après une longue période de temps que cer­taines planètes achèvent de décrire leur orbite, comme si elles venaient à leur point de départ pour saluer Celui qui les a lancées sur le chemin qu'elles parcourent, ainsi le Verbe Incarné, ayant achevé Sa mission terrestre, retournait vers le Père des Cieux, qui L'avait envoyé pour accomplir l'œuvre de la Rédemption.

Lorsque ces paroles furent dites, on entendait en face, sur la colline de Jérusalem, les gémissements des milliers d'agneaux qu'on immolait dans la cour extérieure du Temple, afin que leur sang puisse être offert sur l'autel, devant le Seigneur Dieu, et que leur chair puisse être mangée par le peuple. Nous ne savons pas s'il y a quelque vérité dans l'en­seignement des rabbis, qui prétend que ce serait ce même jour que Caïn aurait tué Abel, que Dieu aurait fait l'Alliance avec Abraham, qu'Isaac aurait été conduit sur la montagne pour être sanctifié, que Melchisédech aurait offert le pain et le vin à Abraham, et qu'Ésaü aurait vendu son droit d'aî­nesse à Jacob ; mais en ce jour, l'Agneau de Dieu fut immolé et toutes les prophéties furent accomplies.

L'œuvre de la Rédemption était achevée. Il y avait la rupture d'un cœur dans un ravissement d'amour; le Fils de l'homme inclina Sa tête et accepta de mourir.

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 07:22

LA SIXIÈME PAROLE

De toute éternité Dieu avait voulu faire l'homme à l'image de Son Fils éternel. Ayant réalisé d'une manière achevée cette ressemblance en Adam, Il plaça Sa créature dans un jardin d'une beauté que Dieu seul sait donner à un beau jardin. Par quelque voie mystérieuse, la révolte de Lucifer eut sa répercussion sur la terre, et l'image de Dieu en l'homme fut défigurée. Dans Sa miséricorde divine, le Père des Cieux voulut alors restaurer l'homme dans sa gloire pre­mière, de manière que, dans sa déchéance, il puisse connaître la belle image à laquelle il aurait dû ressembler. Dieu envoya Son divin Fils sur cette terre, pour satisfaire à la justice par la souffrance, tout autant que pour pardonner le péché.

Dans la magnifique économie divine de la Rédemption, les trois choses mêmes qui contribuaient à la chute eurent leur valeur de rachat. En face d'Adam désobéissant, il y eut le Christ, nouvel Adam obéissant; en face d'Ève l'orgueilleuse, il y eut la Vierge Marie, l'humble nouvelle Ève; à la place de l'arbre du jardin, il y eut l'arbre de la Croix. En consi­dérant le plan divin, et après avoir goûté au vinaigre pour accomplir la prophétie, Jésus dit, d'un seul mot dans la langue originale : « Tout est consommé. » (Jean 19, 30.)

Ce n'était pas une parole d'action de grâces parce que Sa souffrance était achevée, bien que l'humiliation du Fils de l'homme touchât maintenant à sa fin. Cela signifiait que Sa vie, depuis Sa naissance jusqu'à Sa mort, avait fidèlement accompli ce que le Père des Cieux l'avait chargé de faire.

Trois fois Dieu utilisa le même mot dans l'histoire : d'abord dans la Genèse, pour décrire l'achèvement de la création; ensuite dans l'Apocalypse, pour marquer que, toute - la création ayant disparu, il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Entre ces deux extrêmes du commencement et de l'achèvement final, il y a le chaînon de la sixième parole tombée du haut de la Croix. Nôtre-Seigneur, dans l'état de Sa plus grande humiliation, constatant que toutes les prophéties étaient accomplies, tous les symboles réalisés, et que tout ce qui était nécessaire à la Rédemption avait été fait, poussa un cri de satisfaction : « Tout est consommé. »

La vie de l'Esprit pouvait désormais commencer l'œuvre de sanctification, car l'œuvre de Rédemption était achevée. Lors de la création, le septième jour, après que les cieux et la terre eurent été achevés, Dieu Se reposa de tout le travail qu'il avait fait. A Son tour le Sauveur en Croix, ayant ensei­gné comme docteur, gouverné comme Roi et sanctifié comme Prêtre, pouvait entrer dans Son repos. Il n'y aurait pas un second Sauveur; il n'y aurait pas une autre voie de salut; il n'y aurait aucun autre nom sous le ciel par qui les hommes puissent être sauvés.

L'homme avait été racheté et payé. Un nouveau David s'était levé pour tuer le Goliath du mal, non pas avec cinq cailloux mais avec cinq blessures, les hideuses plaies des mains, des pieds et du côté. Le combat n'avait pas été livré avec une armure resplendissant au soleil de midi, mais avec une chair déchirée au point qu'on en pouvait comp­ter tous les os. Le divin Artiste avait mis la dernière touche à Son chef-d'œuvre et, avec la joie de l'homme fort, Il enton­nait le chant de triomphe qui annonçait que Son œuvre était achevée.

Il n'y avait pas un seul symbole, depuis la tourterelle jusqu'au Temple, qui n'ait été réalisé en Jésus. Le Christ, un avec le Père éternel dans l'œuvre de la création, avait parachevé la Rédemption. Il n'y avait pas une seule prédiction historique, depuis Abraham, qui avait offert son fils en sacrifice, jusqu'à Jonas qui resta trois jours dans les entrailles du poisson, qui n'ait été accomplie en Lui. La prophétie de Zacharie annonçant qu'il ferait Son entrée à Jérusalem humblement, sur le dos d'un âne; la prophétie de David sur la trahison par un de Ses familiers ; la prophétie de Zacharie disant qu'il serait vendu pour trente pièces d'argent et qu'en­suite cette somme serait employée pour acheter un champ du sang; la prophétie d'Isaïe sur la barbarie avec laquelle Il serait traité, flagellé et mis à mort; la prophétie d'Isaïe prédisant qu'il serait crucifié entre deux malfaiteurs et qu'il prierait pour Ses ennemis; les prophéties de David sur le vinaigre qu'on Lui donnerait à boire et le partage de Ses vêtements, sur ce qu'il serait un prophète comme Moïse, un prêtre comme Melchisédech, un Agneau qu'on immole, un bouc émissaire conduit hors de la ville, un sage plus avisé que Salomon, un roi plus grand que David; enfin qu'il serait Celui qu'Abraham et Moïse avaient vu par avance, tous ces admirables hiéroglyphes seraient restés sans explication, si le Fils de Dieu Incarné n'avait pas regardé du haut de Sa Croix vers toutes les brebis, tous les boucs et tous les jeunes taureaux qui avaient été offerts en sacrifice, pour s'écrier : « Tout est consommé. »

Ce n'est pas après avoir prêché le beau Sermon sur la Montagne que Jésus a dit que Son œuvre était achevée. Ce n'est pas pour enseigner qu'il était venu, c'était, comme Il l'a dit, pour donner Sa vie en rédemption pour beaucoup. En montant à Jérusalem, Il avait dit à Ses Apôtres qu'il serait livré aux Gentils, qu'il serait tourné en dérision et qu'on cra­cherait sur Lui, qu'on Le flagellerait et qu'on Le mettrait à mort. Au jardin des Oliviers, quand Pierre avait tiré son épée, le Christ avait demandé s'il ne devrait pas boire le calice que Son Père céleste Lui avait donné. A l'âge de douze ans, la première fois qu'il parla d'après les Écritures, Il déclara qu'il devait être aux affaires de Son Père. A présent, l'œuvre que Son Père Lui avait donné à faire était achevée. Le Père avait envoyé Son Fils sous la forme d'une chair de péché, et Il avait été conçu par l'Esprit Éternel dans le sein de Marie. Tout ceci était arrivé afin qu'il puisse souffrir sur la Croix. Ainsi toute la Sainte Trinité était engagée dans l'œuvre de réparation. Ce qui était achevé, c'était la Rédemp­tion, ainsi que Pierre lui-même le dirait après qu'il aurait reçu le Saint-Esprit et compris le sens de la Croix.

« Quelle est la rançon qui vous a affranchis des vaines observances héritées de vos pères? Sachez bien qu'elle n'a été payée par rien de corruptible, argent ou or; elle a été payée par le précieux Sang du Christ; aucun agneau n'a jamais été une Victime aussi pure, aussi immaculée.» (I Pierre 1, 18-19.)

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 15:33

LA CINQUIÈME PAROLE…

Nous arrivons à une des sept Paroles prononcées par le Christ du haut de la Croix qui semble indiquer que Nôtre-Seigneur Se parlait à Lui-même, tandis que, dans les paroles précédentes, Il S'adressait à d'autres. Cependant le fait n'est pas tellement simple. Il est certain que tout ce que Jésus avait supporté de souffrances devait avoir provoqué une soif intense : perte de sang par les blessures, position anormale du corps tirant fortement sur les mains et les pieds, tension extrême des muscles, plaies ouvertes exposées à l'air, dou­leurs de la tête causées par les épines de la couronne, gonfle­ment des vaisseaux sanguins et inflammations croissantes. Il n'est pas surprenant qu'il ait eu soif; ce qui est surpre­nant, c'est qu'il l'ait dit. Lui qui avait lancé les astres à travers l'espace et fixé un point d'arrêt aux eaux de la mer, Lui qui avait fait jaillir l'eau du rocher frappé par Moïse et avait dit à la Samaritaine : « Celui qui boira de l'eau que Je lui donnerai n'aura plus jamais soif », voici qu'il laissait tomber de Ses lèvres la plus courte des paroles prononcées sur la Croix : « J'ai soif.» (Jean 19, 28.)

Au moment où on Le crucifiait, Il avait refusé de boire le breuvage qu'on Lui offrait, et maintenant Il demandait avidement à boire. Mais il y avait une différence considérable entre les deux breuvages. Le premier, composé avec de la myrrhe, était un stupéfiant capable d'endormir la douleur : Jésus le refusa afin que Sa sensibilité n'en soit pas émoussée. Le second breuvage, qu'on allait Lui donner, était du vinaigre ou du mauvais vin sûr destiné aux soldats. Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats ayant fixé une éponge imbibée de vinaigre au bout d'une tige d'hysope, l'approchèrent de Sa bouche. Jésus but le vinaigre. (Jean 19, 29.)

Celui qui avait changé l'eau en vin à Cana aurait pu user des mêmes ressources infinies pour apaiser Sa propre soif, s'il n'avait pas pris pour règle de ne jamais faire de miracle à Son avantage. Mais pourquoi demanda-t-il à boire? Ce n'était pas uniquement par besoin, quelque grand qu'ait pu être celui-ci. La vraie raison de cette demande, c'était l'accom­plissement des prophéties : Jésus, sachant que tout était consommé, pour que l'Écri­ture s'accomplisse, dit : « J'ai soif. » (Jean 19 28.)

Tout ce que l'Ancien Testament avait prédit du Messie devait être accompli jusqu'au moindre iota. Deux Psaumes avaient annoncé cette soif pendant la Passion : « Mon palais est sec comme un tesson, et Ma langue est collée à la mâchoire... » (Psaume 21, 16.)

« J'ai cherché de la compassion et il n'y en avait pas, des consolations, et Je n'en ai pas trouvé. Pour nourriture on M'a donné du fiel, et lorsque J'ai eu soif on M'a abreuvé avec du vinaigre. » (Psaume 68, 21-22.)

Ainsi, bien qu'ils aient agi par moquerie en donnant du vinaigre à Jésus, comme cela est explicitement indiqué, les soldats ont tout de même accompli les prophéties des Écri­tures. Le vinaigre fut présenté au Christ sur une touffe d'hysope, plante qui atteint environ cinquante centimètres de haut. C'était de l'hysope aussi qui était trempée dans le sang de l'Agneau pascal; c'était de l'hysope que l'on avait utilisée pour asperger les linteaux et les montants des portes des Hébreux, en Égypte, afin d'écarter l'ange exterminateur; c'était encore de l'hysope que l'on trempait dans le sang d'un oiseau pour purifier les lépreux; enfin, c'est David lui-même qui a dit, après son péché, qu'il devait être aspergé avec l'hysope et rendu pur.

Ce qui tient la dernière place dans la vie des hommes la mort, tenait intentionnellement la première dans celle du Christ, car c'est pour souffrir et mourir qu'il était venu. Mais Il ne renoncerait pas à Sa vie tant qu'il n'aurait pas accompli les Écritures jusque dans le détail, afin que les hommes puissent savoir que c'était Lui, le Christ, le Fils de Dieu, qui mourait sur la Croix. On trouve dans les Écritures l'idée que le Messie promis ne devrait pas subir la mort comme une fatalité, mais l'assumer comme un acte voulu. Ce n'est pas l'épuisement qui devait Le faire mourir, pas plus qu'il n'était cause de Sa soif. Mais, parce qu'il était le Souverain Prêtre et Médiateur, c'étaient les prophéties mes­sianiques qui faisaient jaillir le cri de la soif. En effet, les rabbis juifs Lui avaient déjà appliqué cette prophétie; la Midrash exposait ceci : Viens et imbibe ta morsure avec du vinaigre, ceci est dit du Messie, de Sa Passion et de Ses tourments, tels qu'ils sont écrits dans le prophète Isaïe : « Il a été transpercé à cause de nos péchés, écrasé à cause de nos iniquités. »

Puisque les soldats, pour se moquer, ont donné du vinaigre à Nôtre-Seigneur au bout d'une tige d'hysope, il est fort probable qu'ils ont voulu ridiculiser quelqu'un des rites sacrés des Juifs. Le sang de l'agneau était aspergé avec l'hysope; en ce moment la purification par un symbole s'accomplissait, car l'hysope touchait le Sang du Christ. Saint Paul, s'arrê­tant sur cette idée, a écrit : « C'est avec Son propre Sang, et non avec celui des boucs et des jeunes taureaux, qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, la rédemption qu'il nous a acquise étant éternelle. Le sang des taureaux et des boucs et la cendre des génisses, dont on asperge ceux qui sont souillés, peuvent les sanctifier par une purification extérieure; est-ce que le Sang du Christ, qui S'est offert Lui-même par l'Esprit-Saint, comme une Victime sans tache aux yeux de Dieu, ne pourrait pas purifier nos consciences des œuvres de mort, pour que nous puissions servir le Dieu vivant? » (Hébreux 9, 12-14.)

Ceux qui se tenaient auprès de la Croix, et qui connais­saient bien les prophéties de l'Ancien Testament trouvaient là une nouvelle preuve que Jésus était le Messie souffrant. Sa quatrième parole, qui avait traduit les souffrances de Son Ame, et la cinquième qui exprimait les tortures de Son Corps, étaient prédites toutes les deux. La soif symbolisait le carac­tère d'insatisfaction du péché ; les plaisirs de la chair, achetés au prix des joies de l'esprit, font le même effet que de boire de l'eau salée. Dans la parabole, l'homme riche qui est en enfer souffre de la soif, et il supplie Abraham de demander à Lazare d'humecter sa langue avec une simple goutte d'eau. La réparation complète du péché demandait que le Rédemp­teur éprouve maintenant la soif même des damnés, avant leur damnation. Mais c'était aussi une soif pour les justes, une aspiration vers leurs âmes. Il y a des gens qui ont la passion de l'argent, d'autres de la gloire; la passion du Christ était pour les âmes. « Donne-moi à boire » signifiait : « Donne-moi ton cœur. » La tragédie de l'amour de Dieu pour l'humanité c'est que, pour apaiser Sa soif, les hommes Lui donnent du vinaigre et du fiel.

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 09:11

LA SECONDE PAROLE

Le Jugement dernier se trouvait préfiguré au Calvaire; le Juge était au centre et les deux groupes humains de chaque côté de Lui : les justes et les damnés, les brebis et les boucs. Lorsque le Christ reviendra dans Sa gloire pour juger tous les hommes, Il aura Sa Croix avec Lui, mais en signe d'honneur et non plus d'ignominie.

Les deux voleurs crucifiés de chaque côté de Jésus com­mencèrent par maudire et blasphémer. La souffrance ne rend pas nécessairement les hommes meilleurs ; elle peut dessécher et brûler l'âme, à moins que les hommes ne se purifient en reconnaissant sa valeur rédemptrice. La souffrance non sur­naturalisée peut faire dégénérer l'homme. Le voleur qui se trouvait à gauche du Seigneur n'était certainement pas rendu meilleur par la douleur; il ne cherchait pas à s'élever. Mais celui de droite, évidemment ému par la prière d'intercession de Notre Sauveur, demanda à monter. Il reprit son compa­gnon à cause de son blasphème en disant : « Tu ne crains donc pas Dieu, toi qui subis le même sup­plice ? Pour nous, c'est justice car nous recevons ce que méritent nos crimes ; mais Lui, Il n'a fait aucun mal. » (Luc 23, 40-41.)

Puis, s'abandonnant à la Miséricorde divine, il demanda son pardon. « Seigneur, souvenez-Vous de moi quand Vous serez dans Votre Royaume. » (Luc 23, 42.)

Un mourant demandait à un mourant la vie éternelle; un homme dénué de tout demandait un Royaume à un pauvre ; un voleur, aux portes de la mort, demandait à mourir comme un voleur et volait ainsi le Paradis. On aurait pu penser qu'un saint serait la première âme achetée au compte du Calvaire avec la monnaie rouge de la Rédemption, mais selon le plan divin, c'était un voleur qui devait faire escorte au Roi des rois entrant dans le Paradis. Si Nôtre-Seigneur n'était venu que comme un docteur, le voleur n'aurait jamais demandé son pardon. Mais parce que sa requête touchait à la raison de la venue du Sauveur sur la terre, c'est-à-dire au salut des âmes, le voleur entendit immédiatement cette réponse : « Je te le promets, aujourd'hui même tu seras avec Moi en Paradis. » (Luc 23, 43.)

C'était la dernière prière du voleur, c'était peut-être même la première. Il ne frappa qu'une fois, ne chercha qu'une fois, ne demanda qu'une fois, il osa tout, et il trouva tout. Alors que les disciples eux-mêmes étaient dans le doute et qu'un seul d'entre eux était présent à côté de la Croix, le voleur reconnut et confessa le Christ comme Sauveur. Si Barabbas assistait à l'exécution, comme il dut regretter d'avoir été relâché et privé ainsi d'entendre les paroles du Grand Prêtre Jésus.

Pratiquement, tout dans le Corps du Christ était fixé par les clous ou torturé par les blessures des fouets et des épines, excepté Son Cœur et Sa langue et celle-ci annon­çait à ce moment même le pardon. Mais qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu? Et qui peut promettre le Paradis, sinon Celui qui, par nature, est éternel dans le Paradis?

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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