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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 15:13

SS Pie XII écrivait : « Quand la raison éclairée par la foi cherche avec soin, piété et mesure, elle arrive, avec la grâce de Dieu, à une certaine intelligence des mystères qui lui est d'un plus grand profit, soit par analogie avec ce qu'elle connait naturellement, soit par connexion des mystères entre eux et avec la fin dernière de l'homme » SS Pie XII (Encyclique Myst. Corp. Christi, Juin 1943)

http://amdg.over-blog.fr/2016/06/tete-et-coeur-suite.html

Plus que jamais, soyons en contact avec nos anges gardiens.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 15:10

« Le gouvernement divin ne nous est pas apparu comme l'œuvre exclusive de la Cause première; c'est une collaboration, une coopération. »

Il convient à Dieu tout puissant et infiniment libéral de donner à Ses créatures, non seulement l'être, mais le pouvoir, comme Il les a Lui-même et ainsi de se les associer dans l'action comme Il se les associe dans l'être »

St-Thomas d' Aquin

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:34

J'ai été témoin déjà d'un étrange accident d’automobile. La roue gauche arrière d'une automobile s'est soudain détachée. Elle est partie à une vitesse folle, a dépassé la voiture qui ralentissait déjà, a viré brusquement à cause d'un caillou, a traversé une haie qui lui a imprimé un mouvement dans l'autre sens; elle a repassé sur la route, s'est faufilée entre deux arbres et a fini par un plongeon magistral dans la rivière.

Elle s’était détaché de son essieu; ça a suffit à la rendre folle, sensible à chaque obstacle, à chaque choc, revirant à droite ou à gauche avec des mouvements imprévisibles, dangereuse pour tous et courant, si j'ose dire, à sa perte. Tout cela parce qu'elle avait perdu ses boulons.

Il y a beaucoup de gens, qui sont dans la même situation que cette roue d'auto. Leur vie n'est pas fixée solidement; ils partent sur la route, sensibles à chaque obstacle, capables de revirer à droite ou à gauche sous la moindre poussée... Ils finissent quelquefois dans la rivière, ou ail­leurs, faute d'avoir centrée leur existence, sur quelque chose de solide, sur le seul Solide, qu’est Dieu.

— Oui, mais en pratique comment faire ? Je sais bien que ma vie doit être centrée sur Dieu... Mais ça fait partie des formules qui sonnent creux, parce qu'elles n'ont pas un correspondant pratique dans ma vie. J'essaye bien...

— La recette est simple, elle demande uniquement de la réflexion et de la persévérance. Tu dois vérifier régulièrement si la roue de ta vie est bien et efficacement vissée à l’essieu, pour qu'elle ne se déta­che pas en route.

Chaque jour de ta vie, prends dix minutes de ton temps, et donne à ce dix-minutes plus d'importance qu'à toute autre chose. Dix minutes sur vingt-quatre heures, c'est peu, avoue. Ce dix-minutes est tellement essentiel à ton bien spirituel qu'il doit l'emporter sur toute autre activité.

Place-le où tu voudras dans ta journée, pas trop tôt le matin parce que tu risques de dormir encore ; pas trop près du coucher, parce que tu as des chances d’être endormi. Changes-en le moment si la charité te le demande, mais ne le néglige jamais !

—Et qu'est-ce que je vais faire pendant ces "dix-minutes" ?

— Tu vas te mettre devant Dieu, et t'infuser chaque jour de l'enthousiasme pour ta mission de chrétien et d'élu.

Chaque jour tu peux méditer les 10 commandements de Dieu et retrouver quelques-unes des pensées qui t'ont emballée à la lecture de la Bible.

Ces pensées-là sont comme de belles bûches de bouleau sec. Tes retraites ont été trop sou­vent pour toi l'occasion de bourrer le poêle jusqu'à la plaque. C'a brûlé très fort, puis ça s'est éteint peu à peu, et un jour tu t'es réveillée pour ne plus trouver que les cendres de ton en­thousiasme...

— C'est vrai, ça !

— Quand tu veux que ton poêle donne une chaleur régulière, qu'il serve vraiment à chauf­fer la maison et à cuire le repas, tu remets une bûche dedans à intervalles réguliers, n'est-ce pas ? Eh bien, ton dix-minutes quotidien te permet de remettre une bûche au foyer de ton enthousiasme et de ta générosité.

Mais ce n'est pas tout : encore faut-il que cet enthousiasme ne se gaspille pas. Alors, une fois revues quelques pensées réconfortantes, demande-toi ensuite ce que Dieu attend de toi pour le jour qui vient. Sous son regard, détaille ce qui t'attend dans les vingt-quatre heures à venir, répartis d'avance ton activité entre tout ce que tu as à faire. Décide de la part que chacun aura à ton amour. Veille à ce que "Chacun en ait sa part, et que Dieu l'ait tout entier". Quand ton plan de vie paraîtra bien clair, qu'il te semblera savoir ce que Dieu attend de toi, sois prête à recevoir quelqu'autres ex­pressions de sa volonté, sous la forme des mille incidents quotidiens, imprévus, et qui mettent parfois du désordre dans tous les projets. Alors tu vivras pleinement pour vingt-quatre heures. Vois-tu maintenant comment ce petit dix-minutes fidèlement donné chaque jour peut être un pivot, un centre, un axe autour duquel ton existence tournera jour après jour sans risquer de partir comme folle, ni de revirer au moindre obstacle ?

— Je le vois. Je vais essayer. Est-ce difficile ?

— Comme je te l'ai dit, méthode et persévé­rance sont nécessaires. Mais si chaque jour tu te remets devant la magnifique mission que Dieu t'a confiée; si tu répartis le don de toi à tes de­voirs sous l'œil de Dieu; si tu sais être très con­crète, précise et fidèle, tu sentiras l'immense sécurité que ce dix-minutes aura donné à ta vie, et tu ne pourras plus y manquer.

Deux conseils pourtant. S'il t'arrive de ne trouver aucune idée, ouvre ton Évangile ou ton Missel, et lis avec attention : tu trouveras vite un aliment à ta joie et à ton enthousiasme. Mais ne manque jamais de faire le plan de ta journée, ton agenda en main si c'est nécessaire.

Il t'arrivera souvent, aussi, d'avoir d'épou­vantables distractions. Dans ce cas, prends un crayon et un morceau de papier et oblige-toi d'écrire tes réflexions. Ce moyen t'aidera à te fixer. Tu n'as pas besoin de conserver ces écrits pour l'édition de tes œuvres complètes: ils n'au­ront servi qu'à capter ton attention.

Enfin, dix-minutes d'un bloc est le minimum nécessaire. Si tu sens le besoin d'en ajouter un peu... ne te gêne pas !

Extrait de : TON MILIEU. Abbé R. E. Llewellyn (1946)

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 17:34

Le contrepoison

Extraits de « Térésa Higginson, servante de Dieu ». Ed. Tequi

"Notre Seigneur m'a montré comment l'homme outrage la Divine Sagesse par l'ABUS des trois puissances de son âme immortelle (intelligence, mémoire, volonté) et comment, par ses péchés, il efface en lui-même, autant qu'il le peut, l'image de Dieu en Trois Personnes, et par une folie inconcevable, s'efforce de dérober à la nature, son Dieu.

Il essaie de prouver que la matière est créatrice en elle-même; qu'il n'y a ni Dieu, ni besoin de Dieu. Il n'est donc pas besoin d'une puissance créatrice et providentielle pour donner l'existence et conserver les choses de la nature.

L'homme, par l'orgueil de l'intelligence et la perversité de la volonté, s'efforce de détrôner le Grand Éternel; Trois en Un, le Commencement et la Fin de toutes choses et de l'effacer du Ciel et de la terre.

L'infidélité (en tant que refus de croire) règne et l'homme, niant Dieu rejette toute Loi et toute contrainte contre ses passions...

L'homme obscurcit son intelligence par son incrédulité. Ôtez le soleil et vous n'aurez ni lumière, ni chaleur. Ôtez la Foi qui est la lumière de l'âme et tout est ruine et désolation.

C'est la sagesse du monde, vraie folie, qui entraîne les âmes dans l'abîme des ténèbres, l'Enfer. Il faut que Dieu obtienne réparation. Autrefois, Jésus a donné aux hommes, dont l'amour se refroidissait, Son Sacré-Cœur, comme élément réparateur et les âmes furent réchauffés. Maintenant, (non seulement l'amour s'est à nouveau refroidi) mais l'infidélité, l'orgueil intellectuel, la rébellion ouverte contre Dieu et Sa Loi révélée, l'opiniâtreté, la suffisance remplissent les esprits des hommes... d'où résultent l'égoïsme et le refus de l'obéissance à Dieu et à la Sainte Eglise.

Alors, ce même Jésus, Verbe Incarné, la Sagesse du Père, qui S'est rendu obéissant jusqu'à la mort de la Croix, nous donne de nouveau un antidote, un élément qui peut réparer, répare et qui réparera en toutes manières et paiera au centuple la dette contractée envers la Justice infinie de Dieu. Oh ! Quelle expiation pourrait-on offrir pour réparer une telle offense? Qui pourrait payer une rançon suffisante pour nous sauver de l'abîme? »

Regardez, voici une Victime désignée : la Tête de Jésus, couronnée d’épines » O Sagesse du Chef Sacré, guidez-nous dans toutes nos voies. O Amour du Sacré-Cœur, consumez-nous par Votre Feu.

« A Moi, le Roi des rois, le Tout-Puissant, on offre un simulacre de sceptre. Et si tu veux Me payer de retour, tu ne peux mieux faire que de dire de Ma part à Mon serviteur E (l'évêque du lieu) que Je désire maintenant que l'on fasse connaître la dévotion dont Je t'ai si souvent entretenue. Et je désire que le premier vendredi après la fête de Mon Sacré-Cœur soit réservé comme un jour de fête en l'honneur de Mon Chef Sacré, en tant que Siège de la Divine Sagesse, et qu'une adoration publique Me soit offerte pour réparer tous les outrages et les péchés qui sont continuellement commis contre Moi.»

Il a dit aussi que vous ne vous découragiez pas des difficultés qui surviendront et des croix qui seront nombreuses. Il sera votre soutien et votre récompense sera grande. Et quiconque vous aidera à propager cette dévotion sera mille fois béni ; mais malheur à ceux qui la rejetteront ou agiront contre Mon désir à cet égard, car Je les disperserai dans Ma colère et Je ne connaîtrai plus leur place.

Mais à ceux qui M'honoreront, Je donnerai de Ma Puissance ; Je serai Leur Dieu et ils seront Mes enfants ; Je placerai Mon Signe (La croix) sur leurs fronts et Mon Sceau sur leurs lèvres. (p. 132-133). Des bénédictions sans nombre sont promises à ceux qui essaieront de répondre aux désirs de Notre-Seigneur en propageant la dévotion (51) Notre-Seigneur a dit que toutes Ses promesses relatives à ceux qui aimeraient et honoreraient dignement Son Sacré-Cœur seraient aussi le partage de ceux qui honoreraient eux-mêmes Son Chef Sacré, ou qui Le feraient honorer par d'autres.

O Tête Sacrée, que Votre Sagesse nous conduise toujours !

Que Votre Langue Sacrée nous bénisse à jamais et implore pour nous pardon et miséricorde !

Puissions-nous ne jamais entendre la malédiction prononcée contre ceux qui entraveront ou mépriseront cette dévotion Notre-Seigneur m'a fait expérimenter dimanche la souffrance que fait éprouver à Son Sacré-Cœur le désir d'établir cette dévotion comme un couronnement du culte envers son Humanité Sacrée.

Il m'a montré comment les mouvements et l'amour de Son Sacré-Cœur sont gouvernés par les puissances de Son Ame et les facultés intellectuelles, et comment le cœur, sans l'esprit, est incapable de mérite : si un homme est privé de connaissance, que peut bien faire son cœur ? Ou s'il est dépourvu de raison, quel cas faisons-nous de ses dons ou de ses œuvres ?

Je comprends que la dévotion au Sacré-Cœur elle-même est incomplète sans la dévotion à la Tête Sacrée... Notre-Seigneur m'a remis devant les yeux tout ce qu'Il m'a enseigné, touchant la dévotion au Temple de la Divine Sagesse et Son désir de Le voir honoré. Il a aussi imprimé de nouveau en moi tout ce qui se rapporte au Grand Mystère de l'incarnation et l'inséparable union qui existe entre Lui-même, le Père Éternel et le Saint-Esprit, et Il m'a fait connaître combien la Sainte Trinité est jalouse de la Beauté de Sa Maison et de la Demeure où réside Sa Gloire...

O Sagesse Infinie, Amour sans bornes, que Vos Voies sont impénétrables !

O Seigneur, faites connaître combien Vous désirez que Votre Chef Sacré soit honoré comme le «Temple de la Divine Sagesse» et que Votre Sainte Ame, triste jusqu'à la mort, soit consolée. Insufflez Vos plaintes, ô Seigneur mon Dieu, dans une âme qui ait puissance pour agir. Levez-Vous et montrez que Vous êtes le Dieu tout-puissant. Faites connaître le désir brûlant de Votre Sacré-Cœur.

Hâtez-vous, Seigneur, pour Votre Propre Gloire. Ne différez pas ainsi, je Vous en conjure par Votre Très Précieux Sang et par Votre Amère Passion !"

http://amdg.over-blog.fr/2016/06/le-contre-poison.html

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 17:01

Tous ses dons sont aussi « unitifs ». — C'est aussi le but de chacun de ses dons. Jusqu'ici je n'ai peut-être vu dans les innombrables bien­faits de Dieu à mon égard que les marques d'une libéralité royale ou d'un amour d'amitié: mon corps, mon âme avec ses belles facultés, et sur­tout la grâce qui l'illumine, les mille créatures qui m'entourent, le don de parents pieux, le bienfait d'une éducation chrétienne, la voca­tion à l'état sacerdotal et religieux, tout cela peut-être m'est apparu comme des dons de ce grand bienfaiteur et ami qu'est Dieu.

Mais ces dons, vus dans leur vrai jour, sont infiniment plus beaux, plus touchants. Ce sont des dons de l'amour unitif du Bon Dieu. Ce sont les cadeaux sertis de perles fines et de diamants, qu'il me fait sans cesse pour gagner peu à peu mon cœur, pour le conquérir entièrement, non pas comme un ami gagne le cœur de son ami, mais pour le gagner en vue de l'union parfaite et l'enchaîner par les liens de son amour unitif, un amour incomparable dont l'amour des époux ici-bas n'est que la très pâle et profane image. « Je t'épouserai dans la foi (Osée, II, 20.). » Et quels dons, quels cadeaux son amour unitif nous fait ! Il y a d'abord les mille bienfaits de l'ordre naturel. L'univers entier est un don qu'il me fait à moi ! Il crée l'univers pour moi ! Toutes les créatures qui m'entourent sont pensées par lui et créées par amour pour moi, et pour me dire, me chanter son amour. Les fleurs qui me charment par leur parure plus belle que les vêtements du roi Salomon, les .fruits qui me délectent par leur saveur, les animaux qui me tiennent compagnies ou m'aident dans mes travaux, tout me dit son amoureuse bonté, car tout est à chaque instant pensé et créé par mon Bien-Aimé, pour me manifester son amour et gagner à lui mon cœur. Même l'immense soleil, qui éclaire et vivifie tout, est créé pour moi, pour mon bonheur, aussi bien que ces millions de soleils que sont les étoiles. Toute cette création magnifique et continuelle, cette féerie de l'univers pensé et créé par Dieu à chaque instant, est l'œuvre d'amour du Dieu infiniment grand, qui a un étrange désir de l'amour de sa petite créature.

Oh ! Pensée enchanteresse ! Par amour pour moi, il fait continuellement surgir du néant, comme sous la baguette magique d'une fée, tout ce monde matériel dont je fais partie.

Et pourtant, les dons de l'ordre surnaturel sont plus beaux encore et vraiment ineffables: afin de nous sauver, de me sauver de l'enfer, il se fait homme pour moi. Éternel il prend un commencement, spirituel et impassible il se fait chair et passible, immense il se fait petit-enfant. Il vit pour moi une vie de souffrance et d'oubli de soi, jamais égalée. Il meurt pour moi: sur le Calvaire, pour me montrer l'immensité de-son amour et me forcer vraiment à l'aimer en tout. Le drame de la Croix est un moyen: désespéré pour me faire croire à son amour, me-subjuguer, me conquérir. Il semble que ce doive; être le dernier.

Mais non ! Son amour n'est pas lié par nos impossibilités. Il ressuscite, et toujours en proie à son désir de nous montrer son amour, il se donne encore à moi dans l'eucharistie. Son amour toujours inventif a trouvé cet étrange moyen de franchir les deux mille ans qui le séparaient de moi. Dans l'eucharistie il revient pour moi sur la terre, il s'immole pour moi, et vient me visiter en personne, lui, le grand thau­maturge de la Galilée, du temps d'Hérode et de Pilate. Le voilà dans mon cœur. Il m'embrasse, m'étreint ineffablement. L'eucharistie c'est la visite quotidienne du Bien-Aimé à l'âme qu'il aime.

Il semble que rien ne soit possible au delà. Jésus, Homme-Dieu, venu dans mon cœur, présent en moi ! N'est-ce pas, enfin, l'union et comme la fusion de l'âme et de Jésus-Eucharis­tie ? Ce n'est pas un simple embrassement de deux amis, de deux époux qui restent absolu­ment extérieurs l'un à l'autre. L'embrassement de Jésus-Eucharistie et de l'âme aimante est une étreinte autrement intime, une union autrement unifiante. Jésus se fait manger par moi, il entre en moi, il s'incorpore en quelque sorte en moi.

Et pourtant non, tout cela ne saurait satisfaire l'amour insatiable de Dieu. Il veut aussi l'union intime de deux âmes, de deux vies. Il veut que sa vie et ma vie s'enlacent mystérieusement. Il veut une identification à lui. Il sait que l'union parfaite, l'union telle qu'un Dieu peut seul la vouloir et qu'un mortel ne pourrait l'imaginer, demande d'abord une assimilation parfaite. L'infinie beauté et la laideur sans nom ne sau­raient s'unir. Il aurait beau me montrer son amour de mille façons merveilleuses, il faut qu'il me change, qu'il me hausse jusqu'à lui-même et me divinise.

Déjà il l'a fait en me faisant participer à la nature divine par la faveur insigne de la grâce sanctifiante. Il m'a baigné dans le sang précieux de son fils pour me laver et me purifier de la lèpre du péché. Il m'a élevé et surélevé incroya­blement au-dessus de ma condition de pure créature. Il a revêtu mon âme d'une beauté ravissante, insoupçonnée, qui la rend aimable à ses yeux et digne de lui.

Mais il veut plus. Je suis loin encore du degré de divinisation requis pour l'union éternelle qu'il me destine. Il travaille donc chaque jour, par mille grâces actuelles, à rendre mon âme plus belle encore, plus digne de lui, mon divin fiancé. Il renouvelle chaque jour, si je veux, sa visite dans mon âme et chaque visite m'apporte de nouveaux joyaux, dons de son amour. Il tra­vaille sans relâche à me purifier de toute tache d'amour-propre, de toute souillure de sotte confiance en moi-même. Les mille détails, dont l'enchevêtrement incessant fait le tissu de ma vie, sont disposés par son amoureuse sagesse de façon à me transformer d'avantage en lui. Consolations, désolations se succèdent. Il me captive par ses charmes, puis s'absente pour se faire mieux désirer ensuite.

Peut-être déjà m'a-t-il fait passer par la « nuit mystique des sens » et s'est-il plu à épa­nouir en moi l'action des dons de son divin Esprit. Et bientôt, si je suis généreux, il me demandera la fidélité suprême dans la « nuit de l'esprit », cette épreuve finale qui doit me rendre plus parfaitement semblable à lui et digne de ses complaisances. Alors enfin il m'introduira dans le cellier de son amour et m'enivrera du vin de l'amour parfait en ce jour des épousailles divines et de l'union transformante.

Voilà une très pâle et très froide ébauche des dons merveilleux par lesquels l'amour infini s'efforce de travailler à mon union avec lui et de conquérir mon cœur.

Extrait de : CONFIANCE – Méditation Paul De Jaegher, S.J. (1935)

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 15:40

Dieu a pour chacun de nous un Amour unitif. Dieu est si immense, si puissant, si élevé au-dessus de nous, ses infimes créatures tirées du néant et toujours voisines du néant, que nous avons tous, dans les débuts des études du divin en nous, de la peine à réaliser l'amour de Dieu, comme nous réalisons ses autres perfections.

Nous savons qu'il nous aime, et on nous a assez répété, qu'il nous aime immensément, mais sans savoir de quelle sorte d'amour il nous aime, c'est ce que nous soupçonnons peu à l'entrée de la vie spirituelle. Les chrétiens, en général, s'ima­ginent que Dieu nous aime de cet amour que seul on peut attendre de l'infiniment grand pour un infiniment petit : un amour de compassion et de bienfaisance envers ces pauvres mendiants que nous sommes, un amour général et qui em­brasse d'une façon indistincte tous les hommes.

Même les plus grands bienfaits de l'amour de Dieu sont interprétés de cette façon. La Passion, ce chef-d'œuvre de la charité divine, n'est pour eux que l'amour compatissant du Dieu infini­ment bon, voulant d'un seul coup sauver le genre humain d'une épouvantable damnation.

Il faut s'être adonné quelque temps, à la vie spirituelle, pour comprendre que l'amour de Dieu est un amour qui me concerne personnellement, qui concerne chacun de nous. Il faut avoir entendu la voix de Dieu au fond de son cœur, avoir causé quelque peu familièrement avec lui, savouré les joies de l'amour d'intimité pour réaliser que c'est bien moi que Dieu aime, que Jésus est mort pour moi, qu'il s'intéresse à moi en particulier, qu'il songe continuellement à moi et veut mon amour ( newman).

Puis, plus tard encore, on commence à entre­voir que Dieu nous aime chacun en particulier non seulement d'un amour de compassion et de bienfaisance, ni même d'un simple amour d'amitié mais de cet amour le plus parfait de tous, l'amour unitif.

Il m'aime d'un amour immense, il est épris de mon âme et ce qu'il veut, ce à quoi il travaille inlassablement et mystérieusement, c'est l'union parfaite et finale avec lui, l'union idéale de la vision béatifique et aussi, dès cette vie, l'union de la sainteté.

L'amour unitif, l'amour du Dieu infiniment grand et infiniment parfait voulant et poursui­vant, sans jamais se lasser, l'union de sa très petite et très misérable créature avec lui : voilà la très grande vérité autour de laquelle toute notre vie gravite. Mystère, oui. Étrange mystère, dé­passant infiniment et éblouissant notre très petite intelligence humaine, comme la lumière trop vive du soleil éblouit les yeux trop faibles-des oiseaux nocturnes.

Que Dieu dans sa bonté s'intéresse à ses petites créatures, qu'il aime l'ouvrage de ses mains, qu'il veuille nous faire du bien, qu'il nous montre son amour bienfai­sant par mille dons divers, cela se conçoit encore à la rigueur. Mais que lui, l'infinie perfection, nous aime du plus grand et du plus parfait amour qui soit, qu'il veuille nous unir à lui, à l'infinie beauté, notre immense laideur, à l'infinie sainteté ces souillures que nous som­mes, à l'infinie grandeur notre extrême peti­tesse, voilà ce que nous ne saurions concevoir ici-bas. L'amour suppose toujours quelque éga­lité, quelque proportion entre ceux qui s'aiment, et Dieu et la créature ne sont-ils pas des incom­parables ?

Et pourtant, cette chose inouïe, incroyable, ce paradoxe par excellence est vrai : Dieu m'aime. Il veut non seulement me donner les mille présents que l'amour suggère, il veut en­core et surtout se donner lui-même à moi, autant que possible ici-bas et parfaitement là-haut. « Amor est diffusivus sui. » L'amour est pro­digue de soi. Dieu, l'amour par excellence, veut se communiquer, se donner à nous et si pour cela il doit nous diviniser, eh! bien, il le fera. « Amor aut similes invenit aut facit. » L'amour trouve des semblables ou bien en fait. Ne trouvant que disproportion et obstacles à l'union entre lui et nous, Dieu nous rendra semblables à lui pour pouvoir consommer l'union.

Voilà la sublime fin à laquelle Dieu nous a appelés. La sainteté ici-bas, la béatitude éternelle la haut, cela veut dire en termes plus palpables, plus concrets, l'union intime avec Dieu sur terre et l'union parfaite avec lui dans le ciel. L'union du tout et du néant, de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, voilà le chef-d'œuvre impossible imaginé par son amour et dont l'apparente impossibilité nous fait toucher un peu du doigt l'infini de l'amour divin. Ne nous étonnons pas trop. L'infini amour ne doit-il pas dépasser immensément notre pauvre «compréhension humaine et l'amour divin peut-il être comparé à quelque amour créé, peut-il trouver ici-bas quelque chose qui soit, même un tant soit peu, son rival?

Deus caritas est. Dieu est la charité même, dit saint Jean. Amour éternel et par essence, il se donne totalement et d'une façon immanente, au Fils. Mais il désire aussi se donner en dehors de lui-même et comme rien n'existe à quoi il puisse se donner, il donne l'être aux créatures, il crée l’homme et l'élève à l'ordre surnaturel. Il me crée ainsi, me conserve par une création; continuelle de chaque instant, me remplit de sa grâce et me demande mon cœur et mon amour car il veut se donner et pour qu'il puisse se donner, il faut aussi que je me donne. Notre vie entière est un drame d'amour.

C'est l'amour divin voulant se donner à moi, m'unir ineffablement à lui, et mendiant, poursuivant, re­cherchant, par mille moyens, l'amour de son infime créature. Voilà la vie. Voilà le but su­blime de Dieu en me créant.

A suivre

Extrait de : CONFIANCE – Méditation Paul De Jaegher, S.J. (1935)

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 15:47

Les quatre dernières demandes

La seconde partie du Pater est non moins admi­rable ; elle est composée de quatre demandes qui con­tiennent cinq actes d'amour parfait du prochain. Voici le sens de ces quatre demandes :

1. — «Donnez-nous aujourd'hui notre pain quo­tidien»

L'expression « pain quotidien » ne doit pas être prise dans le sens restreint de « nourriture ». De l'avis des meilleurs commentateurs, elle signifie tout ce qui est nécessaire pour notre vie naturelle : nourriture, logis, vêtement, etc., et aussi pour notre vie surnaturelle : grâce sanctifiante, inspirations divines, sacrements et particulièrement le Pain céleste que Nôtre-Seigneur a institué pour la nourriture de nos âmes.

Remarquons que ces moyens nécessaires à la vie temporelle et éternelle, Nôtre-Seigneur nous les fait demander au pluriel, c'est-à-dire pour chacun de nous et pour les deux milliards d'hommes, de femmes et d'enfants qui vivent actuellement dans cette vallée de larmes. Cette première demande contient donc un acte de charité parfaite qui embrasse d'un seul coup toute l'humanité.

2. — «Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés»

Cette demande est évidemment un acte de contrition dont l'efficacité est infaillible. En effet, Nôtre-Seigneur ne nous fait pas demander pardon seulement pour nos péchés personnels; il nous fait demander miséricorde au pluriel, pour les deux milliards d'hommes dont se compose l'humanité actuelle.

Or le pardon des péchés est une grâce incomparable qui comporte non seulement l'effacement de la tache que le péché imprime dans l'âme, mais encore la divi­nisation du pécheur par la production de la grâce sanctifiante et surtout le bienfait incroyable par lequel Dieu se donne Lui-même à son offenseur en lui confé­rant un droit véritable de propriété sur la Trinité tout entière. Il faut en conclure que demander à Dieu de pardonner à tous les hommes, c'est leur vouloir le plus grand des biens, le bien infini. La formule de contrition que Nôtre-Seigneur nous apprend à réciter est en même temps un acte de charité parfaite qui obtient in­failliblement à celui qui le fait le pardon de ses fautes.

« Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »

Voilà un nouvel acte de charité d'un mérite spécial, puisqu'il nous fait pratiquer le commandement parfait qui nous oblige à aimer même nos ennemis et à rendre le bien pour le mal.

3. — « Ne nous laissez pas succomber à la tentation »

D'après l'interprétation générale, cette demande si­gnifie : «Ne permettez pas que nous succombions à la tentation» ou, en d'autres termes : «Accordez-nous le secours de votre grâce pour nous aider à éviter le péché.»

Il s'agit donc ici d'une formule de ferme propos qui contient encore un acte de charité parfaite, puisque la grâce d'être préservé du péché n'est pas une faveur que nous demandons seulement pour chacun de nous personnellement, mais pour tous les hommes.

4. — « Mais délivrez-nous du mal »

De quel mal s'agit-il dans cette demande ?

Les théologiens distinguent trois catégories de maux : Il y a, d'abord, les maux d'ordre physique : souf­frances de toute sorte, du corps et de l'âme, qu'on désigne sous le nom d'épreuves et qui sont le lot com­mun de tous ceux qui vivent dans cette vallée de larmes.

On peut évidemment demander à Dieu de nous épargner ce genre de maux, mais personne ne peut

raisonnablement espérer être complètement à l'abri dans ce domaine. Il y a des épreuves inévitables aux­quelles toute personne sensée doit se résigner : telles sont, entre autres, les séparations, les deuils, la mort, etc.

Ces souffrances font d'ailleurs partie des maux que les philosophes appellent «accidentels», parce que, s'ils sont un mal sous un rapport, ils peuvent être un très grand bien sous un autre rapport. Il suffit, par exemple, de les accepter de la main de Dieu pour en faire un bien qui dépasse en valeur toutes les richesses d'ordre naturel. C'est précisément cette soumission à l'adorable volonté de Dieu que Notre-Seigneur nous enseigne à faire lorsqu'il nous fait dire : «Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel

Il y a, en second lieu, le mal moral, c'est-à-dire le péché. Mais il ne peut s'agir de ce genre de mal dans la demanda présente, puisque, dans les deux demandes précédentes, nous avons déjà imploré Dieu d'en être délivrés eu le suppliant de nous pardonner nos pé­chés passés et de nous en préserver à l'avenir par le secours de sa grâce.

Reste enfin le mal suprême : la damnation éternelle, mal que les théologiens qualifient d'«essentiel», car il ne peut être un bien sous aucun rapport.

C'est évidemment de ce mal de la damnation éter­nelle qu'il est surtout question dans la quatrième de­mande et nous supplions « Notre Père qui est aux cieux » d'accorder à tous ses enfants la grâce d'une bonne mort afin de les préserver du sort terrible de l'enfer éternel.

La deuxième partie de l'oraison dominicale se ter­mine donc par un cinquième acte de charité parfaite.

Résumons. Dans le Notre Père, qu'on peut réciter en quelques secondes, Nôtre-Seigneur nous apprend d'abord à nous adresser à Dieu avec la confiance filiale d'un enfant envers son père; il nous fait faire ensuite trois actes d'amour de Dieu, dont deux sont en même temps des actes d'amour du prochain; et la prière se termine enfin par cinq actes de charité parfaite envers le prochain. Le pécheur qui récite cette prière atten­tivement et avec sincérité recouvre infailliblement l'état de grâce et celui qui a le bonheur de posséder déjà la grâce sanctifiante obtient une augmentation de plusieurs degrés de cette même grâce.

L'on est donc en droit de conclure que le Notre Père est une prière vraiment divine, un chef-d’œuvre de simplicité et de concision. Ici, aucune prétention à la littérature, aucun raisonnement savant; l'on va droit au but. Les actes d'amour jaillissent du cœur à coups ré­pétés, comme les explosions d'un feu d'artifice.

Il est à remarquer que Nôtre-Seigneur, dans la se­conde partie du Pater, nous fait prier uniquement au pluriel. Par là, l'oraison dominicale diffère d'un trop grand nombre de prières savantes et éloquentes, où le «moi» et le «je» émaillent toutes les phrases.

Malgré l'extraordinaire perfection de sa formule, la récitation du Notre Père ne produit pas toujours les effets salutaires que nous avons signalés au cours de cet article.

Deux défauts surtout contribuent à en dimi­nuer l'efficacité ou même à la rendre stérile.

° Il y a d'abord le manque d'attention

Le Notre Père est une des premières prières que nous avons apprises par coeur. On nous l'a enseigné à un âge où il nous était impossible d'en saisir le sens; nous l'avons ensuite récité pendant des années d'une façon toute machinale et sans penser au sens des paroles.

L'habitude prise au cours de notre enfance de mar­motter nos prières, sans penser à rien ; cette tendance na­turelle peut durer toute la vie et elle est fort difficile à dé­raciner. Pour la combattre, les maîtres de la vie spiri­tuelle conseillent de réciter de temps en temps quelques-unes de nos prières lentement, en laissant quelques secondes entre les groupes de mots qui forment un sens complet, afin de pouvoir ainsi réfléchir suffisamment au sens de la prière. C'est ce que l'on devrait faire chaque jour pour le Notre Père; et le temps qui semble le plus approprié pour cet exercice, c'est le matin, immédiatement après le réveil. On est sûr ainsi de commencer la journée en état de grâce et le cœur rempli d'amour de Dieu et de charité envers notre prochain.

° Il y a ensuite l'égoïsme

Le second défaut qui vicie notre récitation du Pater, c'est la tendance instinctive que nous avons tous de faire au singulier les demandes que Nôtre-Seigneur nous fait faire au pluriel. En effet, nous sommes tous égoïstes par nature; nous sommes portés à penser d'abord ou uniquement à nous-mêmes; notre salut nous intéresse et le salut des autres nous laisse indifférents. Il arrive donc que quand nous disons : «Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien», dans notre intention et notre pensée, ces mots ont le sens de : «Donnez-moi»; « pardonnez-nous nos offenses » devient : «Pardonnez-moi...»

Il faut réagir contre cette tendance égoïste et se rap­peler que le moyen le plus efficace d'obtenir beaucoup pour soi, c'est de demander beaucoup pour les autres. Nôtre-Seigneur, en effet, nous a avertis expressément qu'on nous traitera avec la même mesure que nous aurons traité les autres.

Extrait de : LES PLUS BELLES PRIÈRES. Léon Lebel S. J. (1950)

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 09:25

(1 Cor. 13, 1-13) — Mes frères, quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis comme un airain son­nant ou une cymbale retentis­sante. Et quand j'aurais le don de prophétie et que je connaî­trais tous les mystères et toute la science; et quand j'aurais toute la foi jusqu'à transpor­ter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour nourrir les pauvres, et quand je livrerais mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, elle est pleine de bonté. La charité n'est point témérité, elle ne s'enfle pas d'orgueil, elle n'est pas ambi­tieuse, elle ne cherche pas ses propres intérêts, elle ne s'irrite pas, elle ne pense pas le mal, elle ne se réjouit pas de l'in­justice, mais elle se réjouit de la vérité; elle souffre tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.

La charité ne finira jamais; pas même lorsque les prophéties dispa­raîtront, que les langues cesse­ront, et que la science sera détruite. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie; mais quand ce qui est parfait sera venu, tout ce oui est partiel disparaîtra. Quand j'étais enfant, je par­lais comme un enfant, je jugeais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; mais lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Nous voyons maintenant à travers un miroir, en énigme; mais alors nous verrons face à face. Maintenant je connais en par­tie; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.

Maintenant, ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance et la charité! mais la plus grande est la charité.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 18:09

OH! SI J'AVAIS SU !

Pour mieux comprendre tous les bienfaits de la révélation, mettons-nous à la place d'un jeune homme qui n'en a jamais entendu parler — par exemple à la place de ce petit soldat dont le Père Lenoir, aumônier militaire de la guerre 1914-1918, nous raconte l'histoire émouvante :

On m'appelle en toute hâte. Dans une grange, à côté, un enfant râle, un pauvre gosse de dix-sept ans, la poitrine maculée de sang. La position du fusil, la ficelle prise dans la gâchette, la chemise ouverte laisse voir la criminelle tentative. Le malheureux n'a plus sa connaissance.

Rapidement, — et combien anxieux! — je lui donne l'absolution, l'extrême-onction...

La balle n'a pas touché le cœur, mais elle a dû le frôler : impossible de transporter ce reste de vie, on le laisse là.

Or voici que, peu à peu, les yeux s'ouvrent, de grands yeux étonnés. Puis l'orientation se fait dans cette âme renaissante et, bientôt, nous pouvons causer.

Il me parle de sa douleur... Simplement, il me raconte le coup :

« J'étais à bout de forces... j’étais certain que ce soir je n'aurais pas même pu faire la route. J'ai essayé de mettre mon sac, ce matin, pour voir ; ça me prenait dans la poitrine et dans les jambes, je serais tombé dans les tranchées... Alors, pourquoi gêner le monde !... Ce n'est pas pour ça que je me suis engagé! Je ne croyais pas que ce serait si dur et que j'aurais moi aussi, la force de servir le pays...

Puisque je ne suis plus bon pour être un bon soldat, vaut mieux me détruire. Alors j'ai préparé mon affaire dans la grange. Mais j'ai mal visé, c'est idiot! »

Je lui demande alors ce qu'il faisait avant de s'engager... Je suis sorti d'une maison de correction, que depuis dix mois où j’avais été enfermé à l’âge de treize ans.

« Voyez, lui dis-je, comme c'est heureux que vous ayez mal visé ! Au lieu de vous punir, le bon Dieu va vous pardonner cette faute-là, ainsi que toutes les autres. »

Il me regarde d'un air de quelqu’un qui ne comprend pas.

« Au fond, mon petit, vous l'aimez bien, le bon Dieu ! »

Dénégation de la tête, et toujours l'air de ne pas comprendre.

« Voyons, vous êtes chrétien ? »

Nouvelle dénégation.

Je lui montre mon crucifix :

« Vous savez ce que c'est que cela ! »

Toujours la dénégation et l'étonnement.

« Vous n'avez jamais été à l'église ?

— Oh ! Non ! proteste-t-il, comme si je lui parlais d'une mauvaise action. Quand J'étais petit, un jour que je passais avec ma mère devant une église, elle m'avait dit : « Vois-tu, faut jamais entrer dans ces grandes machines-là : il y a là dedans, des curés qui mangent les enfants. »

Alors vous n'avez jamais entendu parler du bon Dieu ?

— Non, jamais.

Savez-vous que nous ne mourons pas comme les chiens, qu'il y a quelque chose après la mort ? »

Il me regarde ahuri.

Je lui explique, tant bien que mal, l'existence d'un Dieu rémunérateur, la vie future, le péché, Notre-Seigneur Jésus-Christ, les sacrements…

Et le divin Maître, qui sait bien que le temps presse, éclaire miraculeusement l'âme de ce pauvre petit, victime de l'ignorance. Rien ne lui fait difficulté. Sur la perspective du ciel, il ouvre ses yeux tout grands : « Oh! Vrai ?... » Et voici qu'un mot, spontanément, monte à ses lèvres, qui revient sans cesse à mesure que se déroulent devant lui les beaux dogmes de l'Eglise catholique : « Ah! Si j'avais su! »

Séance tenante, il veut le baptême, que je lui confère... Il rayonne, il veut aussi la sainte Eucharistie, qu'il a comprise comme le reste. « Oh! Si, monsieur, faites-moi faire ma première communion! Je me rappelle que mes camarades m'avaient parlé de ça, un jour... Et, puisqu'il est si bon, le bon Jésus, je veux l'avoir : faites-moi faire ma première communion ! »

Mais les circonstances ne s'y prêtent pas... Il est prudent de patienter jusqu'à demain.

De bonne heure, je reviens le voir. Son regard guettait la porte. Il s'illumine. « Ah! J'ai cru que vous ne viendriez pas! J'avais si grande peur de mourir sans faire ma première communion! J'y ai pensé toute la nuit! »

Ensemble, nous faisons une petite préparation, bien facile, et, sur ses lèvres décolorées, je dépose le Tout-Puissant. Alors ses yeux se ferment, et, sur sa figure de mourant, se dessine un sourire divinement beau... il avait dit : SI J'AVAIS SU !

Dieu lui laissa encore quelques heures pour se mieux préparer à rencontrer la Miséricorde Divine. Ce fut sa dernière et unique préoccupation, maintenant qu’il savait pourquoi il avait été crée…

Note du blog : J’espère que ce récit va vous amener vous aussi, à réfléchir à cette dernière préoccupation qui devrait être celle de tous les hommes de bonne volonté… Oui SI J'AVAIS SU. Maintenant vous, vous ne pourrez pas avoir cette excuse là…

Extrait de : JÉSUS, LUMIÈRE DU MONDE –II (1952)

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 18:00

Prenons nos croix, portons-les sans rougir puisque la Croix nous procurera un jour le bonheur de voir Dieu;

Le comprendre et de L'aimer.

Portons la Croix!

Il y a des croix partout.

Le bonheur d'aimer la Croix nous procure, dès cette vie, une délicieuse attente de bonheur de voir et de posséder Dieu. »

Paroles de Saint Grégoire -19 août 1878

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