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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 15:59

Les sacrements sont le premier moyen pour obtenir les grâces ; la prière en est le second. La prière est une élévation de notre esprit et de notre cœur vers Dieu, pour lui rendre nos devoirs de remerciement, et de demande pour les choses qui nous sont nécessaires.

 

La prière est un devoir indispensable que l'on ne peut omettre sans péché : Jésus-Christ nous en a fait un comman­dement exprès et ce précepte est souvent répété dans l'Évangile. Veillez, nous dit-il, et priez; et toujours priez et ne point se lasser de le faire. De là ce reproche qu'il fait à ses disciples : "Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en mon nom : demandez, et vous recevrez." Il a pratiqué lui-même ce qu'il nous commande ; il passait souvent les nuits à prier ou, pour mieux dire, toute sa vie a été une prière conti­nuelle.

 

Jésus-Christ n'avait certainement pas besoin de prier pour lui-même ; mais il voulait nous donner l'exem­ple et nous engager par là à nous livrer à ce saint exercice : nous avions besoin qu'il priât pour nous et qu'il nous mon­trât l'obligation où nous sommes de prier.

 

Ce saint exercice est d'une nécessité indispensable et quand même l'Évangile ne nous ferait pas une loi positive de prier et de prier sans cesse, le sentiment de notre misère suffirait seul pour prouver cette nécessité. Les besoins toujours renaissants de notre âme et de notre corps ne nous avertissent-ils pas continuellement de recourir à Celui qui peut seul y remédier? N'est-ce pas le partage des misérables de gémir et de solliciter du secours ?

 

Notre indigence est extrême, les biens qui nous manquent sont d'un prix infini. Dieu est prêt à nous les accorder ; non seulement il nous permet, mais il nous commande de les lui demander. Ce n'est pas qu'il ignore nos besoins ; il les connaît mieux que nous ne les connaissons nous-mêmes; il exige cependant que nous les lui exposions, pour nous faire désirer avec plus d'ardeur les biens qu'il nous prépare et pour nous rendre par ce désir plus capables de les rece­voir.

 

Le désir des biens spirituels s'enflamme par l'exercice de la prière, et plus ce désir est ardent, plus on reçoit de Dieu ; il remplit ceux qui sont affamés et il renvoie vides ceux qui se croient riches et qui s'imaginent n'avoir besoin de rien.

 

Si Dieu nous accorde ses biens sans attendre nos prières, nous serons portés à nous les attribuer ; mais quand, après avoir senti notre misère et notre impuissance, nous recou­rons à lui, nous ne pouvons alors nous dissimuler à nous-mêmes notre dépendance ; nous sommes obligés de recon­naître que nous ne pouvons rien sans lui et que tout ce que nous en recevons est un don de sa pure libéralité : cet hum­ble aveu de notre indigence nous dispose à recevoir ses bienfaits avec abondance.

 

Appliquons-nous donc à ce saint exercice ; ne croyons pas que pour remplir ce devoir essentiel, il suffise d'y em­ployer quelques moments rapides et de passer le reste du temps sans penser à Dieu : il faut avoir souvent re­cours à la prière et y persévérer longtemps.

 

Dieu veut être sollicité, pressé, importuné : il ne se lasse pas de nous écouter ; le trésor de ses grâces est infini et on ne peut rien faire qui lui soit plus agréable que de demander sans cesse à y puiser. Les rois de la terre ne permettent pas à toutes sortes de personnes de leur parler ; c'est une faveur qu'ils n'accordent qu'à leurs favoris et dans certains mo­ments ; mais il n'en est pas ainsi de notre Dieu ; il nous permet de lui parler à toute heure, de lui présenter nos be­soins et de réclamer son secours : il nous ordonne même de le faire en toute liberté et si l'on ne se présente pas devant lui, il s'en offense. Quel honneur pour une vile créature de s'approcher ainsi de son Dieu, de lui communiquer ses pensées, ses inquiétudes, ses désirs avec une sainte liberté, avec une douce confiance !

 

Ne serait-ce pas mépriser sa bonté que de ne pas profiter de la faveur qu'il nous accorde de nous écouter et de s'intéresser à tout ce que nous désirons ?

 

histoires.

La prière est la porte par laquelle  le  Seigneur nous fait passer ses  grâces,  disait  sainte  Thérèse.    Si  cette porte est fermée, qu'allons-nous devenir ? Hélas ! Ajoutait-elle, j'en ai fait l'expérience.    J'eus le malheur d'abandonner la prière mentale et je devenais jours après jours moins chrétienne. Si je n'eusse repris ce saint exercice,   j'étais  perdue. Vie de sainte Thérèse.

 

David, quoique placé sur le trône et occupé des affaires de son royaume, avait coutume de prier sept fois le jour,  ainsi qu'il le dit lui-même ; il se levait la nuit pour prier.    Inspiré de l'esprit de Dieu, il compose ces cantiques sublimes, que l'on appelle les psaumes, qui sont encore chantés dans l'Église.

      

Plusieurs grands princes, tels que Charlemagne, saint Louis et saint Henri, empereur, observaient religieusement la pratique de réciter chaque jour l'office de l'Église et se levaient la nuit pour assister aux prières des matines.

 

Un auteur non suspect et qui a écrit sous  l'influence de la philosophie du dix-huitième siècle, alors dans toute sa nou­veauté comme dans toute la violence de sa haine contre le christianisme, a fait la réflexion suivante : «Chez les Romains,  en se mettant à table, le maître de la maison prenait une  coupe de vin et en versait quelques gouttes à terre: ces libations étaient un hommage qu'ils rendaient à la providence.   De tout temps les chrétiens, avant et après le dîner et le souper, ont fait une prière àDieu pour le remercier du repas  qu'ils allaient prendre ou qu'ils avaient pris. N'est-il pas  bien condamnable et en même temps bien ridicule que  cet acte si naturel de reconnaissance et de religion ait été regardé par les personnes du grand monde comme une petite cérémonie puérile, une vieille mode que le nouveau bel usage doit proscrire? Nos inférieurs, en devenant, à notre exemple, ingrats envers Dieu, s'habituent à l'Être envers nous

 

Extrait du volume : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  Édition 1860.   Pages 264-5-6

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 15:16

Comment soutenir notre saint Pères PAUL VI en exil et ainsi demander à N.S.J.-C., de ressusciter sa véritable Église, qui est au tombeau depuis près de 40 ans.

Vous pouvez, avec les trois prières suivantes, sur votre chapelet, gagner beaucoup d’indulgence. Si nous soulageons les âmes du purgatoire, en priant pour elles, nous pouvons leur demander de soutenir notre saint Pères PAUL VI.

A chaque dizaine on peut commencer ainsi :

« Par le signe de la croix, ô notre Dieu, délivrez-nous de nos ennemis. » (3 ans)

On enchaîne ensuite avec dix : « Miséricordieux Jésus, donnez aux saintes âmes du purgatoire le repos éternel,  par les mérites de vos  Saintes  Plaies. »   (7 ans)

On termine chaque dizaine avec : «Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons, parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix».   (3 ans)

Ce sera, vous verrez, une bonne façon d’attirer sur nous les bénédictions du Seigneur Jésus et plus vous prendrez l’habitude de dire  ces trois merveilleuses invocations en les méditants, plus vous vous sentirez dans l’action. Vous serez passé, de l’attente passive, en mode participation.

Essayez et vous pourrez, lors du retour de S. S. Paul VI, avoir la joie de vous dire en vous-même, j’ai participé à son retour Alléluia.

Seigneur nous savons, parce que Vous nous avez prévenu par divers moyens et en plusieurs occasions du retour de notre saint Père, que cet événement doit se produire à votre heure. 

En attendant, que pouvons nous faire de mieux que de prier et se sacrifier pour que la sainte volonté de Dieu se réalise au plus tôt.

Comment pourrait-Il ne pas exaucer ces trois belles demandes ? UDP

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 14:52

Elles sont très utiles pour les mourants et on peut avantageusement la réciter pour parvenir à la béatitude.

 

Il y avait  à Rome, un Pape qui était accablé par ses nombreux péchés.  Dieu le frappa d'une maladie mortelle.  Se rendant compte qu'il allait bientôt mourir, il convoqua au près de lui,  cardinaux,  évêques, savants et  leur dit   :

 

Mes chers amis ! Quelle consolation pouvez-vous me donner, alors que je vais bientôt mourir  et que j'ai mérité la damnation éternelle à cause de mes péchés !

 

Aucun ne lui répondit. Cependant, un pieux chapelain nommé Jean, lui dit: Pourquoi, désespères-tu de la Miséricorde de Dieu ? " Le Pape dit alors : Quelle consolation me donnes-tu, à moi qui doit mourir et qui  crains d'être damné pour mes péchés ?"

 

Jean lui répondit : "   Pour ce faire, je vais réciter trois prières, et j’espère que tu seras consolé et que tu obtiendras la miséricorde du Seigneur. "  Sur ce, le Pape ne peut plus rien dire, le chapelain s'agenouilla et tous  ceux qui étaient avec lui en firent autant  et il dit  les prières suivantes :

 

(Elles ont été adaptées pour répondre aux exigences de notre temps …)

 

 

Le Pape mourut vers la fin des prières.

 

Le chapelain demeura trois heures près de la dépouille.   Le Pape  lui apparut visiblement  consolé,  son visage était plus rayonnant que le soleil,  ses habits étaient comme la neige, et il dit : " Mon cher  Frère, alors que je devais être un enfant de la damnation  éternelle. Je  suis devenu un enfant de la béatitude. Quand tu prononças la première prière, mes péchés tombèrent de moi comme la pluie du ciel,  et lorsque tu prononças la deuxième prière, je fus purifié de la même manière qu'un forgeron purifie l’or dans un feu ardent. Je fus davantage purifié quand tu prononças la troisième.  Je vis alors le Ciel ouvert,  et debout à la droite du Père, le Seigneur, me dit : " Viens, tes péchés te sont remis, tu seras et resteras éternellement dans  le Royaume de Mon Père.  " 

" A ces mots, mon âme se sépara de mon corps et les Anges de Dieu la conduisirent dans l’éternelle félicité.’’

En attendant cela, le chapelain dit : " 0 Saint-Père. ! Je ne pourrai dire ces choses à personne car on ne me croira pas. "

Le Pape dit alors : " En vérité je te le dis, l’ange de Dieu est à côté de moi et il a écrit ces prières avec des lettres d’or, pour la consolation de tous les pécheurs et pécheresses. Si un homme avait commis tous les péchés du monde, mais que ces  trois prières auraient été prononcées à son lit de mort, tous ses péchés lui seraient remis, et même si son âme devait souffrir des peines jusqu'au jugement dernier, elle serait délivrée. "

" L'homme qui les entend dire, ne mourra pas d'une mauvaise mort, de  même dans n'importe quelle maison où elles seront dites."

" C'est pourquoi, prends ces prières et porte-les à l'Église Saint-Pierre et dépose-les  dans la chapelle, dite, de l'Assomption de  Marie, pour une  consolation assurée.’’

" La personne qui sera là, assistant à l’agonie qui les dit ou les entend  dire, gagnera 400 ans d'indulgences  pour les jours qu’elle aurait  du souffrir en Purgatoire, en raison  de la dette, contractée.  "

" De même, à celui qui dira ou entendra dire cette prière, lui sera révélée l'heure de sa mort. 

" Ainsi soit-il.  "

Pour trouver les textes de ces trois prières allez sur : http://elogofioupiou.over-blog.com/article-trois-prieres-pour-les-mourants-95808008.html

 

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 21:43
Homme, pourquoi es-tu si vil à tes propres yeux, alors que tu es si précieux aux yeux de Dieu ? Pourquoi te déshonores-tu quand Dieu t’a tellement honoré ? Pourquoi te demandes-tu avec quoi tu es créé, et négliges-tu de rechercher pour quel but ? Cette demeure du monde que tu vois, n’est-elle pas tout entière bâtie pour toi ?
 
Pour toi la lumière a jailli, afin de chasser les ténèbres ; pour toi la nuit est disposée et le jour mesuré ; pour toi le ciel brille de l’éclat du soleil, de la lune et des étoiles ; pour toi la terre se couvre de fleurs, de forêts, de fruits ; pour toi vivent dans l’air, dans les champs, dans l’eau la multitude merveilleuse de tous les animaux, de peur que la tristesse et la solitude n’assombrissent la joie de la création naissante.
 
Dieu t’a façonné à partir de la terre (Gn 2,7), afin que tu sois le maître des choses de cette terre, tout en partageant avec elles une nature commune. Cependant, tout terrestre que tu sois, Dieu ne t’a pas nivelé au point que tu ne sois plus au niveau des cieux, en ce qui concerne ton âme.
 
Pour que tu aies l’intelligence en commun avec Dieu, et le corps en commun avec les animaux, Dieu t’a fait don d’une âme céleste et d’un corps terrestre ; ainsi en toi se noue une union permanente entre Ciel et terre.
 
Ton Créateur cherche encore ce qu’il pourrait ajouter à ton élévation : voilà qu’il va jusqu’à déposer en toi son image (Gn 1,26), afin que cette image visible rende le Créateur invisible présent sur terre.
 
S’il en est ainsi, comment considérer comme un déshonneur que Dieu, dans sa bonté, accueille en lui-même ce qu’il a créé en toi et qu’il veuille apparaître en réalité sous l’aspect de l’homme ? La Vierge a conçu et elle a enfanté un fils (Mt 1,23-25).
 
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église - Sermon 148 ; PL 52, 596 (trad. Année en fête, Migne 2000, p. 51 rev.) 

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/11/03/homme-tu-es-precieux-aux-yeux-de-dieu/

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 13:50

 

«Celui qui récitera pieusement son Rosaire en méditant ses mystères, ne mourra pas de mauvaise mort;

 

«pécheur, il se convertira;

 

«juste, il persévérera dans la grâce, et en tous cas, il sera admis à la Vie éternelle».

 

(Promesse de Notre-Dame au Bienheureux Alain de la Roche.)

Lu dans ‘Calendrier Perpétuel des Saints Anges’, éditions D.F.T.

 

 

« Toutes les souffrances du monde entier, accumulées, depuis la création jusqu'au dernier jour, ne sont rien en comparaison du purgatoire le plus bénin.»

 

K. à  Mechtilde Thaller von Schönwerth.

 

 

http://yannickcharbonnelreligion.blogspot.ca/

 

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 14:19

Oui, Merci beaucoup, pour avoir lu et récité ces belles prières pour les mourants.  Ces âmes, j'en suis certain, vous disent aussi MERCI.

 

Pour ceux qui ne les ont pas encore découvertes, voici le lien :

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-trois-prieres-pour-les-mourants-95808008.html

 

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 15:47

"L'erreur la plus fatale est de s'imaginer que l'on peut arriver à la connaissance de la vérité par le sentiment »

CH.Charaux

 

"La vérité, c'est que l’esprit et le bon vouloir sont lumière quand ils s'associent, mais deviennent ténèbres quand ils se séparent "

CH.Charaux

http://amdg.over-blog.fr/2013/10/l-erreur-fatale.html

 

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 18:00

Jésus veut être aimé pour Lui-même, Le Ciel doit être désiré par amour.

« On demande, dit le Seigneur à  Sainte Brigitte, pourquoi les peines de l’enfer ne sont point vues.

« Si les peines de l’enfer étaient vues comme elles sont, l’homme sécherait de crainte et chercherait le Ciel non par esprit d’amour, mais par crainte. Or c’est parce que personne ne doit désirer le Ciel par crainte de la peine, mais par la charité, que Je cache la peine des damnés. »    (Liv. V, ch. II.)

 

  Ndlr : Il faut donc  que la situation actuelle soit particulièrement grave pour que le Ciel nous découvre, après la vision de l’enfer des enfants de Fatima, dans  les exorcismes de Suisse , les souffrances terribles des démons et des damnés. C’est cette révélation qui a amené bien des âmes à la conversion. Et petit à petit à l’amour du Christ pour Lui-même, ce qui est le salut. Mais c’est une sorte de dérogation exceptionnelle due aux immenses périls actuels.

 

http://amdg.over-blog.fr/2013/10/glanes.html

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 16:10

 

Entre toutes les vertus, âme chrétienne, choisissez donc et aimez de préférence la simplicité, cette heureuse sim­plicité des enfants à laquelle est promis le royaume des cieux.

 

Elle sera pour vous l'abrégé de la perfection et la scien­ce du salut. Appliquez-vous à être simple en tout et de toute manière. Voici le portrait d'une âme simple.

 

Simple d'esprit. — Comme dans la simple enfance, elle est sans prétentions, sans comparaisons, sans se prévaloir d'aucun avantage, sans penser même qu'elle en a, sans ambitionner d'autre usage de ses facultés intellectuelles que de montrer une raison plus sage et plus modeste.

 

Simple de cœur. — Crainte filiale du bon Dieu sans trou­ble ni inquiétude, ayant une confiance amoureuse, quoique non téméraire, une fidélité exacte sans raffinement ni subti­lité, un désir de lui plaire et de faire en tout sa volonté, com­me fait un petit enfant avec une mère qu'il aime tendrement et dont il sent qu'il est aimé.

 

Simple envers le prochain. — Affection sincère et cordiale, toujours selon Dieu ; ouverture et franchise sans indiscrétion, joignant ici à la simplicité de la colombe la prudence du ser­pent ; charité douce, patiente, prévenante, compatissante, s'oubliant soi-même pour être toute à tous, afin de ne faire avec tous qu'un cœur et qu'une âme dans la paix et l'union fraternelle.

 

Simple envers soi-même. — Esprit d'ordre et de régularité, de patience avec soi comme avec les autres, supportant ses misères et ses propres défauts comme ceux d'autrui, sans s'abattre et sans se flatter, sans se faire pire ni meilleure qu'on n'est, par le travail de son imagination ou par les illusions de l'amour-propre.

 

Simple de caractère. — Sans humeur ni caprice, sans ardeur ni indifférence, sans vivacité ni inégalité, cédant sans laisser voir que l'on cède, sacrifiant son sentiment et sa volonté sans qu'il y paraisse ni effort ni sacrifice, s'accommodant à tout sans s'en faire un mérite, comme un enfant s'accommode aux autres, tout naturellement et sans penser seulement que c'est une perfection.

 

Simple dans l'action. — Sans empressement et sans trou­ble, sans s'embarrasser de plusieurs choses à la fois ; s'occu­pant uniquement de ce que l'on fait, comme si l'on n'avait que cela à faire au monde ; toute à Dieu dans la prière, toute au prochain dans les relations de charité ou de devoir, tout entière au travail quand on y est, mais toujours pour Dieu, selon Dieu, et sous les yeux de Dieu, comme un petit enfant sous les yeux de sa mère s'occupe d'elle ou de ses ordres, sans que tout le reste de l'univers l'en distraie.

 

Simple dans le langage. — Avec naturel, sincérité, repous­sant la duplicité et le mensonge. Une jeune fille doit mettre tous ses soins à parler sans recherche, sans emphase, mais sans trivialité. Les termes spéciaux pour les ouvriers ne doivent pas avoir cours dans la conversation, ni les grands mots dont parfois on ignore même le vrai sens !

 

Simple dans l'extérieur. — Modeste sans affectation. Dans l'habillement, convenable sans être recherchée ni négligée ; dans les manières, naturelles et polies sans apprêt ; dans la marche, sans autre prétention que d'aller à son but ; dans le manger, réglé par le besoin et la raison, modéré et sanctifié par la pensée de la religion ; dans le maintien, composé sans art et sans contrainte; dans le parler, sans malice ni finesse ; enfin dans toute la conduite extérieure, fuyant l'affectation jusque dans la simplicité même, sans recherche de soi, sans retour  d'amour-propre, sans songer à être remarquée, comme un petit enfant qui ne pense nullement au jugement et à l'estime des hommes.

 

Simple surtout dans la piété. — Évitant également et les singularités qui défigurent, et les travers qui déshonorent ; les petitesses serviles du scrupule, contraires à la loi d'amour, et les illusions de la routine ; fuyant le découragement de la pusillanimité et, les élans de la présomption, qui font égale­ment injure à l'esprit de grâce et à la bonté de Dieu; se défiant surtout de l'ardeur d'un zèle impétueux, qui aspire tout d'abord à ce qu'il y a de plus élevé, qui prend l'enthousiasme de l'imagination pour l'inspiration, et qui ruine l'édifice par les fondements, en mettant la nature et l'amour-propre à la place de la grâce et de l'humilité, qui sont le principe de tout.

 

Tel est l'abrégé, le précis de la simplicité chrétienne, que l'on trouvera en grand dans toute la vie et les paroles de Nôtre Seigneur, et plus en détail dans la vie des saints.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 18:14

RÉPARATION TRÈS AGRÉABLE A LA SAINTE VlERGE.

Sainte Gertrude se plaignant devant Dieu d'avoir été négligente dans le service de Marie, et de n'avoir jamais témoigné à cette bonne Mère le respect qu'elle méritait, demanda à Jésus qu'Il daignât y suppléer pour elle. Alors le Roi de gloire Lui-même, Jésus, se leva, présenta à Sa Mère son Cœur déifié et suppléa ainsi à toutes les négligences de la Sainte. Nous pouvons obtenir la même faveur par la prière suivante pour nous-mêmes, l’Église, tous les pêcheurs si loin de leur Mère.

 

« O doux Jésus, au nom de cet amour que Vous nous avez témoigné, en daignant Vous revêtir de notre chair et naître de la plus pure des Vierges, pour suppléer à ce qui manque à Vos pauvres créatures, je vous conjure de daigner suppléer par Votre très doux Cœur, auprès de Votre Mère virginale, aux nombreux manquements dont je me suis rendu coupable par négligence et par ingratitude, dans le service et le culte d'une si bonne Mère, moi qui suis forcé(e) de reconnaître que jamais dans tous mes besoins, elle n'a cessé de me faire éprouver sa clémence et sa bonté maternelles.

 

Pour lui en rendre de dignes actions de grâces, offrez-lui, je vous en supplie, O tendre Jésus, offrez-Lui Votre très doux Cœur, tout débordant, comme il est, de bonté; faites-lui voir dans Votre Cœur tout ce Divin Amour par lequel Vous l'avez, de toute éternité et préférablement à toute autre créature, choisie pour votre Mère, préservée de la tache originelle, créée et incomparablement ornée de toutes les vertus et de toutes les grâces.

 

Montrez-lui encore dans Ce Divin Cœur toute la tendresse avec laquelle Vous l'avez caressée dans Votre enfance, lorsqu'elle Vous réchauffait sur son cœur.

 

Montrez-lui cette fidélité que Vous lui avez toujours gardée dans Votre vie publique, lui obéissant en tout comme un tendre Fils à sa mère, Vous qui êtes le Médiateur du ciel et de la terre; cette fidélité que Vous lui avez témoignée avec un filial amour, surtout à l'heure de la mort, lorsque, oubliant, pour ainsi dire, Vos propres tourments, pour compatir avec une indicible tendresse à sa désolation; Vous lui avez donné un gardien en même temps qu'un fils.

 

Montrez-lui enfin l'inexprimable amour que Vous avez dû lui porter pour lui conférer cette sublime dignité qui l’a élevée au jour glorieux de son Assomption au-dessus de tous les Chœurs des Anges, et constituée la Maîtresse et la Reine du Ciel et de la terre.

 

Faites ainsi, ô bon Jésus, qu'elle soit pour moi une Mère propice, et que pendant ma vie et à l'heure de ma mort, elle se montre toujours ma patronne et mon avocate: Ainsi  soit-il. »

 

« A la gloire de la Vierge et pour notre réconfort, Nous proclamons Marie, très sainte, Mère de l’Église » SS Paul VI- 21 Novembre 1964

 

http://amdg.over-blog.fr/2013/10/offrande-r%C3%A9paratrice-%C3%A0-notre-m%C3%A8re.html

 

 

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