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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 18:51

À réciter et à méditer chaque jour…

 

Acte d’Adoration.

Mon Dieu, je vous adore et vous reconnais pour mon Créateur, mon souverain Seigneur et pour le maître absolu de toutes choses.

 

Acte de Foi.

Mon Dieu, je crois fermement tout ce que la Sainte  Église Catholique toujours crue et enseignée, parce que c'est Vous  qui l’avez dit, et que vous êtes la Vérité même.

 

Acte d'Espérance.

Mon Dieu, appuyé sur vos promesses et sur les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur, j'espère avec une ferme confiance que vous me ferez la grâce d'ob­server vos commandements en ce monde, et d'obtenir par ce moyen la vie éternelle.

 

Acte d'Amour et de Charité.

Mon Dieu, qui êtes digne de tout amour, à cause de vos perfections infinies, je vous aime de tout mon coeur, et j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de vous.

 

Acte de Contrition.

Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé parce vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur; je me propose, moyennant votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

 

Acte de Remerciement.

Mon Dieu, je vous remercie de tous les biens que j'ai reçu de vous, principalement de m’avoir crée, racheté par votre Fils et fait enfant de votre Église.

 

Acte d'Offrande.

Mon Dieu, j’ai tout reçu de vous; je vous offre mes pensées, mes paroles, mes actions, ma vie et tout ce que je possède, et je ne veux l’employer qu’à votre service.

 

Acte d'Humilité.

Mon Dieu, je ne suis que cendre et poussière, réprimez les mouvements d'orgueil qui s'élèvent dans mon âme, et apprenez-moi à me mépriser moi-même, vous qui résistez aux superbes et qui donnez votre grâce aux humbles.

 

Acte de Demande.

Mon Dieu, source infinie de tous les biens, donnez-moi tout ce qui m’est nécessaire pour la vie et la santé de mon cœur, mais surtout la grâce de faire en toute choses votre sainte volonté. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.               Ainsi soit-il.

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 10:10

Nous terminons cette prière en demandant à Dieu de nous délivrer du mal, c'est-à-dire des misères de cette vie, des ennemis de notre salut et de la damnation éternelle.

 

A combien de maux n'est-on pas sujet dans cette vie ! De combien d'amertumes n'est-elle pas remplie ! Les maladies, la douleur, assiègent notre corps ; le trouble, l'inquiétude, le chagrin, attaquent notre âme : c'est bien avec raison que l'Église appelle cette terre où nous vivons une vallée de larmes.

 

Nous ne demandons pas d'être entièrement affranchis de toutes ces misères, ce privilège ne convient point à notre état présent ; ce que nous demandons, c'est d'être délivrés de celle qui seraient pour nous des occasions de péchés, qui nuiraient à notre salut. Il n'y a de véritable mal que ce qui mettrait obstacle à notre justification.

 

Si les infirmités, l'indigence, les calamités, sont appelées des maux, ce ne peut être que parce qu'elles jettent l'âme dans le trouble, qu'elles nous exposent à l'impatience, au murmure, au dé­sespoir, parce que nous n'avons pas assez de vertu pour les supporter sans pécher ; mais les maux que l'on souffre patiemment, loin de nous être préjudiciables, servent a nous purifier et contribuent à notre justification : ce sont plu­tôt des biens que des maux ; quelque pénibles qu'ils soient, ils sont dans l'ordre de la providence, le châtiment du péché et un moyen pour arriver au bonheur éternel. Il  faut, dit l'apôtre, passer par beaucoup de tribulations et de souffrances pour entrer dans le royaume du ciel. Il nous est cependant permis de désirer et de demander d'être délivrés de ces maux, pourvu que nous fassions cette prière avec une entière résignation à la volonté de Dieu et que nous soyons disposés à les souffrir avec soumission, si Dieu les juge nécessaires ou utiles pour notre salut.

 

En priant ainsi et en persévérant dans la prière, nous trouverons un vrai remède à nos maux ; Dieu nous exaucera, soit en nous en délivrant, soit en nous donnant la force de les supporter, ce qui est bien plus avantageux pour nous.

 

Nous demandons d'être délivrés des ennemis de notre salut et en particulier du démon, qui de tous est le plus cruel. Cet esprit de ténèbres, non content d'avoir séduit nos premiers parents et d'avoir attiré sur leur postérité un déluge de maux, ne cesse de nous faire la guerre et de nous tendre des pièges pour nous perdre ; mais Dieu arrê­te sa fureur et lui prescrit des bornes qu'il ne peut fran­chir.

 

Enfin nous demandons à Dieu qu'il nous délivre de la damnation éternelle, qui est le comble de tous les maux, le souverain mal, mal irréparable, mal éternel. Dans cet abîme de maux, dans cette fatale éternité, il ne sera plus possible de demander d'en être délivré ; il faudra porter pour toujours tout le poids de la colère et de la vengeance divine.

 

C'est là qu'il n'y a plus de rédemption à espérer, plus de bonheur à attendre, plus de salut à demander, mais un assemblage de tous les maux à souffrir et à souffrir pendant toute l'é­ternité.

 

Avec quelle ardeur, avec quelle persévérance ne devons-nous pas demander d'être préservés de ce malheur .affreux ! Nous ne devons jamais nous lasser de faire cette prière, tandis que nous pouvons encore en obtenir l'effet !

 

histoire : Le grand saint Basile, archevêque de Césarée, plutôt que de pécher en faisant ce que demandait de lui l'empereur Valens, qui était aérien et qui exécutait  les catholiques, résista constamment à ses volontés.

 

L'empereur chargea le préfet Modeste de menacer le saint de la confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments et de la mort, s'il n'obéissait. Basile dit au préfet : Je suis à couvert de la confiscation! Je n'ai que quelques livres et les haillons que je porte. Où m'exilera-t-on ? C'est le ciel qui est ma patrie. Les tourments que l'on pourrait me faire endurer ne seront pas longs, tant je suis faible, et je regarderai comme un bonheur de tout souffrir pour Jé­sus-Christ. Si l'on croit m'intimider en me menaçant de la mort, qu'on sache que la mort est à mes yeux une faveur. Je  préfère tout perdre, tout souffrir et mourir plutôt que de pécher.

 

Le pré­fet alla rendre compte à l'empereur et lui dit : Prince, nous sommes vaincus ; Basile ne craint qu'une chose, c'est le péché.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 16:43

Ce n'est pas assez que la miséricorde de Dieu nous par­donne les péchés que nous avons déjà commis ; nous avons besoin que sa grâce nous préserve d'en commettre de nou­veaux.

 

Nous y sommes à tout moment exposés à cause des tentations qui nous y sollicitent ; c'est pour cela que nous implorons la protection de Dieu en lui disant : Ne nous abandonnez pas à la tentation. Nous lui demandons qu'ayant égard à notre faiblesse, il détourne de nous la tentation ou qu'il nous donne la grâce de la surmonter.

 

Le monde, le démon, la concupiscence conspirent en­semble pour nous perdre. Le monde nous tente par ses mauvais exemples, par ses discours, par ses maximes ; le démon nous tente en faisant sur nos sens et notre imagi­nation des impressions qui tendent à nous suggérer des mauvaises pensée et de mauvais désirs. Il n'y a point de ruses qu'il ne mette en œuvre pour nous faire tomber : il tourne sans cesse autour de nous, cherchant à nous dévorer. Enfin la concupiscence, c'est-à-dire ce penchant vicieux que nous apportons en naissant et qui nous porte au mal, nous tente : elle nous suit partout ; elle est au dedans de nous comme un ennemi domestique et elle fournit des armes au démon et au monde pour nous attaquer avec plus d'avantage.   

 

Être tenté n'est point un  péché, c'est même souvent une occasion de mérite  par la  résistance qu'on y oppose ; mais c'est un péché de consentir à la ten­tation.   

 

Si par la crainte d'offenser Dieu nous réprimons les premiers mouvements qui s'excitent en nous et si nous refusons constamment de consentir au mal, il n'y a point de péché ; cette résistance est même une action de vertu que Dieu récompensera un jour ;  mais si  l'on  s'y arrête avec complaisance après qu'on s'en est aperçu, alors c'est un péché et l'on devient coupable.   

 

Quoique la tentation ne soit pas un péché par elle-même, elle est toujours dan­gereuse. Cependant nous ne demandons pas à Dieu d'être exempts de toutes tentations ; elles sont inévitables dans cette vie, qui est une guerre, un  combat continuel ; les plus grands saints ont été  tentés. Notre Seigneur lui-même a voulu être tenté, pour nous apprendre la manière de vaincre les tentations et pour nous en mériter la grâce. Ce que nous demandons, c'est que  nous  ne  soyons  pas abandonnés dans la tentation.

 

Nous sommes si faibles, que la moindre tentation est capable de nous renverser : toute notre ressource est dans la grâce de Dieu ; nous recourons donc à lui, nous lui faisons l'humble aveu de notre impuissance, nous lui de­mandons qu'il veuille bien nous épargner ces grandes ten­tations auxquelles nous succomberions et que dans toutes celles par lesquelles il lui plaira dénoua éprouver, il daigne nous soutenir et nous donner la force d'en sortir victorieux.

 

Nous n'avons rien à craindre avec le secours et la protec­tion de Dieu ; il est assez puissant pour nous faire sur­monter toutes nos tentations et mêmes pour nous en faire tirer avantage. Il le fera si nous veillons sur nous-mêmes pour ne pas nous exposer témérairement au danger et si nous lui demandons le secours de sa grâce dans les tenta­tions que nous n'avons pu éviter : alors nous ne combat­tons pas seuls ; Dieu combat lui-même avec nous et la vic­toire nous est assurée.

 

Dieu est fidèle, dit saint Paul, et il ne permettra point que vous soyez tentés au-dessus de vos forces, mais il vous fera tirer avantage de la tentation même, afin que vous puissiez persévérer. Dieu ne peut manquer à sa parole : Il s'est engagé à délivrer ceux qui espèrent en lui et à protéger ceux qui l'invoquent.  Ils seront attaqués, mais rien ne pourra leur nuire tant que Dieu sera leur asile : il les fera sortir du combat avec avantage ; la tentation servira à perfectionner, à affermir leur vertu, afin qu'ils puissent persévérer jusqu'à la fin.

 

histoire : La plaie de votre côté est bien grande, Seigneur, disait saint Philippe de Néri ; mais si vous ne me reteniez, je l'élargirais bien davantage par mes infidélités.

Ne m'abandonnez pas un moment à moi-même, Seigneur, disait un autre saint, sans quoi je vais périr.

Où étiez-vous ? disait sainte Catherine après avoir soutenu les assauts d'une violente tentation, où étiez-vous, Seigneur? Il lui sembla entendre une voix qui lui disait : J'étais au fond de ton cœur pour te soutenir : c'est moi qui te donnais une si grande hor­reur pour le mal que le démon te suggérait.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 23:23

En cette fin d’année 2013, je demande au Seigneur Jésus et à sa Sainte Mère de nous bénir ainsi que notre Saint Père Paul VI, toujours vivant et en exil, dont le retour ne saurait tarder.

 

En cette fin des temps, il n’est pas facile de reconnaître qu’il y a déjà plus de 2000 ans que cet Enfant Dieu est né miraculeusement.

 

Il a voulu se faire homme,  pour nous permettre de parvenir à la vie éternelle en nous enseignant par son exemple et ses paroles la voie à suivre. Il n’est pas nécessaire d’avoir un gros diplôme, pour constater que ce chemin  est celui qui a le plus d’obstacles, le plus de sacrifices, de souffrances et de renoncements.

 

Son mot d’ordre était : Votre volonté Père et non la mienne. 

 

Faisons nous aussi la volonté de notre Père du Ciel en acceptant les épreuves de cette vie et nous parviendrons au Royaume Céleste qui est notre destiné selon sa promesse.

 

Passez de Joyeuse Fêtes et prenez les moyens en 2014 de conserver votre santé spirituelle, et si vous l’avez perdu, hâtez vous de prendre les moyens de la retrouver.  Vous savez que la vie est si courte, ne prenez pas de chance de manquer ce pourquoi nous sommes sur cette terre.

 

C’est la seule façon de parvenir au Royaume Céleste.

 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:23

 

Un Dieu si bon, un père si tendre, ne devrait trouver dans ses enfants qu'une docilité parfaite à sa sainte loi et une fidélité constante et inviolable ; mais il s'en faut bien que les hommes aient ces sentiments et tiennent cette conduite à son égard.  

 

Ils l'offensent tous les jours ;  la plu­part l'abandonnent, violent ses commandements dans les points les plus essentiels et l'outragent par les plus grands crimes. Les justes mêmes tombent souvent dans des fautes qui contristent le Saint-Esprit ; ils ne commettent point, à la vérité, de ces crimes qui donnent la mort à l'âme et qui la séparent de Dieu, mais ils font tous les jours des choses qui lui déplaisent.   Il n'y a point d'homme qui si nous disons que nous ne sommes coupables d'aucun péché, nous nous trompons nous-mêmes  et la vérité n'est point en nous.  Ce sont les paroles de l'apôtre saint Jean. Aussi notre divin Sauveur, qui con­naissait la faiblesse de notre nature, nous a fait un devoir de demander tous les jours à Dieu le pardon de nos of­fenses.

 

Il n'a mis cette demande dans la prière qu'il nous a en­seignée, que   parce   qu'il   veut  nous  pardonner ;  il  ne nous l'aurait pas prescrite s'il n'avait pas eu la volonté de nous accorder l'effet de cette demande.

 

Mais il ne faut pas oublier que sans la contrition, aucun péché,  ni  mor­tel ni véniel, ne peut être remis. Dieu ne pardonne qu'à ceux qui ont du regret de l'avoir offensé et qui sont dans la résolution de n'y plus retomber. Il ne faut cependant pas se dispenser de prier sous prétexte qu'on se croit éloigné de cette disposition ; il faut, au contraire, prier pour la demander à Dieu.   

 

En lui disant : Pardonnez-nous nos offenses, nous lui demandons la grâce d'une sincère péni­tence afin d'obtenir par ce moyen le pardon de nos péchés. Quand on est dans cette disposition, on est sûr d'être écouté favorablement et de parvenir à une entière réconciliation avec Dieu.

 

Mais serait-il juste de vouloir que Dieu nous remît nos offenses, tandis que nous ne pardonnons pas à notre pro­chain les fautes qu'il a commises  contre   nous?   

 

Serait-il raisonnable   de   vouloir que  Dieu  usât  d'indulgence à notre égard et qu'il oubliât les injures que nous lui avons faites, si nous voulions nous venger de  celles  que  nous avons reçues ?

 

Nous disons tous les jours à Dieu : Pardon­nez nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.   Le pardon que nous accordons aux autres est donc la mesure de celui que nous demandons à Dieu pour nous-mêmes : si nous pardonnons à notre prochain, Dieu nous pardonnera ; si nous ne voulons pas  lui  par­donner, Dieu ne nous pardonnera pas  non  plus.   

 

Faire cette demande et conserver dans son cœur du ressentiment contre ceux qui nous ont offensés,  ce serait   donc   dire   à Dieu : ne me pardonnez pas, parce que je ne veux pas pardonner à ceux qui m'ont fait de la peine ;   vengez-vous de moi, parce que je veux  me venger d'eux. Ce serait prononcer l'arrêt de sa condamnation, en demandant pour soi-même le traitement que l'on fait aux autres.

 

histoire : Saint Jean l'Aumônier apprenant qu'un seigneur refusait de pardonner à un ennemi, le fit venir et l'engage à assister à la sainte messe qu'il allait célébrer. Comme c'était la coutume que tout le monde récitât l'oraison dominicale, le saint fit signe au servant de se taire à ces paroles : Pardonnez  nous nos offenses comme nous pardonnons...et le seigneur les récita seul. Alors le saint, se tournant vers lui, lui dit avec fermeté : Qu'avez-vous fait ? Vous avez prononcé votre sentence, vous avez dit à Dieu de ne pas vous pardonner, puisque vous ne pardonnez pas! Le seigneur, frappé de ces pa­roles, se prosterna devant l'autel et promit tout ce que le saint voulut : la réconciliation fut parfaite.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 13:32

 

Après les trois premières demandes qui regardent la gloire de Dieu, nous demandons au père céleste ce qui nous est nécessaire chaque jour pour la vie du corps et pour celle de l'âme.

 

Dieu est la source de tous les biens, c'est lui qui pour­voit à tous nos besoins dans l'ordre de la nature et dans celui de la grâce. Nous sommes tous devant lui comme des indigents qui n'ont rien que ce qu'ils reçoivent de sa main bienfaisante. Toutes les créatures, dit le prophète en parlant à Dieu, toutes les créatures attendent de vous la nourriture que vous leur donnez en son temps : vous ouvrez votre main et elles sont rassasiées de vos biens. Les riches eux-mêmes sont obligés de demander chaque jour leur pain, pour reconnaître que tout ce qu'ils possèdent est dans la main de Dieu, qu'ils le tiennent de sa libéralité et qu'ils peuvent le perdre en mille manières s'Il ne leur conserve.

 

Remarquons bien que nous demandons à Dieu non pas des richesses superflues, non pas de quoi satisfaire notre sensualité ou notre orgueil, mais uniquement notre pain, c'est-à-dire ce qui nous est absolument nécessaire pour notre subsistance, selon notre état ; encore ne devons-nous le demander que pour le jour présent, car Notre Seigneur nous défend de nous inquiéter du lendemain, où nous ne sommes pas sûrs d'arriver ; il veut que nous nous repo­sions sur sa providence et que chaque jour nous recourions à lui, bien assurés que nous retrouverons chaque jour un bon père, toujours également disposé à accorder à ses en­fants tout ce qui leur est nécessaire. «Ne vous mettez point en peine, nous dit-il lui-même, d'où vous trouverez de quoi boire et de quoi manger pour le soutien de votre vie, ni d'où vous aurez des vêtements pour couvrir votre corps : votre père qui est dans le ciel sait que vous  avez besoin de toutes ces choses. Ne soyez point inquiets pour le jour qui doit suivre; à chaque jour suffit sa peine

 

Cette confiance en la providence ne doit cependant pas être oisive et présomptueuse. Dieu ne veut pas favoriser la paresse ; mais il nous ordonne de faire tout ce qui dé­pend de nous et quand nous l'avons fait, de nous confier en lui et de compter alors sur lestrésors inépuisables de sa bonté. La manne était donnée jour par jour aux Is­raélites dans le désert et pendant quarante ans elle ne manqua pas une seule fois : voilà pour les besoins du corps.

 

Nous avons aussi une âme qui a besoin d'une nourriture spirituelle ; c'est ce pain de l'âme que nous demandons principalement dans cette prière. La nourriture de notre âme, c'est la parole de Dieu, c'est la grâce, c'est la divine eucharistie.

 

La parole de Dieu nourrit notre âme ; elle conserve les justes et les fait avancer dans la justice ; elle guérit les pécheurs et les ramène à la vie de la grâce qu'ils ont per­due ; c'est le moyen ordinaire dont Dieu se sert pour faire entrer et croître dans notre âme la connaissance et l'amour des vérités du salut; Nous ne devons donc jamais négli­ger d'entendre la parole de Dieu; nous devons l'écouter avec respect, avec attention et avec le désir d'en profiter.

 

La grâce est aussi nécessaire pour la vie de l'âme que le pain matériel l'est pour la vie du corps ; c'est la grâce qui soutient l'âme, qui la fortifie, qui la fait agir; nous en avons un besoin continuel ; Dieu veut que nous la de­mandions et que nous fassions instance tous les jours pour l'obtenir.

 

Enfin Jésus-Christ lui-même nous assure que la sainte eucharistie est la nourriture de notre âme : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez point la vie en vous. Je suis le pain virant descendu du ciel ; celui qui mange de ce pain vivra éternellement.

 

Les chrétiens des premiers  siècles   recevaient tous  les jours ce pain céleste ; il serait bien à souhaiter que  nous puissions y participer comme eux,  parce  que  notre  âme tombe en défaillance et meurt quand elle néglige de s'en nourrir ; mais comme il faut avoir le cœur pur  pour  recevoir la sainte eucharistie, en priant Dieu de nous donner chaque jour ce pain de vie, nous lui demandons la pureté de cœur qui nous mette en état de le recevoir avec fruit.

 

histoire : Seigneur, disait le roi Salomon, ne me donnez ni la pauvreté ni la richesse ; ne me condamnez pas à une  indi­gence absolue, de peur que la faiblesse, qui m'est naturelle, ne me porte au désespoir ;  ne me donnez pas l'abondance des richesses, de peur que, m'élevant par orgueil, je ne m'imagine follement pouvoir me passer de vous.    Donnez-moi donc seu­lement ce qui m'est nécessaire pour vivre et apprenez-moi que c'est de votre main libérale que je tiens tout ce que je possède, afin que je vous glorifie sans cesse, vous qui êtes le Seigneur mon Dieu.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 18:44

Pour obtenir du père céleste l'héritage qu'Il nous réser­ve et le royaume qu'Il nous destine, il nous faut faire sa volonté…

 

Notre Seigneur nous en avertit lui-même dans l'Évangile: Tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur! N'entreront pas pour cela dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon père.  Il y a un Dieu, une volonté qui est la règle de nos devoirs, par laquelle il nous commande le bien et nous défend le mal ; c'est cette vo­lonté que le prophète désirait exécuter quand il disait : Apprenez-moi à faire votre volonté, faites-moi marcher dans la voie de vos commandements, donnez à mon cœur du goût pour vos saintes ordonnances.

 

Cette volonté divine nous est manifestée dans les commandements de Dieu et de l'Église, dans les avertissements de nos supé­rieurs. Ainsi, en disant à Dieu : Que votre volonté soit faite en la terre comme au ciel, nous lui demandons la grâce d'observer sa loi, d'obéir à l'Église et à tous ceux qu'elle a chargés de nous conduire : nous désirons que notre obéis­sance soit aussi parfaite que l'est dans le ciel celle des anges et des bienheureux. Dans le ciel tout obéit à Dieu avec promptitude, avec ponctualité, avec ardeur. Est-ce ainsi que nous lui obéissons ? Sommes-nous fidèles à ob­server ses commandements ? Sommes-nous soumis à ceux qui tiennent sa place à notre égard ? Cependant on ne fait sérieusement cette prière que lorsque le cœur est d'accord avec la langue : ce serait mentir à Dieu que de lui deman­des des lèvres-ce que le cœur ne désire pas.

 

Il y a une volonté de Dieu qui est la cause des événe­ments do la vie : tout ce qui arrive dans le monde est ré­glé par la volonté de Dieu ; il ne dépend pas de nous d'en arrêter ou retarder l'effet ; notre devoir à l'égard de cette volonté divine est de l'adorer, de nous y soumettre, d'ac­cepter avec résignation les maux qu'il lui plaît do nous en­voyer, de recevoir, comme de la main d'un père, les coups dont il nous frappe.

 

Dieu permet que ces maux nous ar­rivent, parce qu'il a sur nous des vues de miséricorde. S'il nous envoie des afflictions, c'est parce qu'il veut nous sau­ver ; il veut qu'elles servent à expier nos péchés. Ainsi c'est plutôt par bonté que par justice que Dieu nous punit en cette vie ; ce qui fait dire à l'apôtre que le Seigneur châtie celui qu'il aime et qu'il frappe celui qu'il reçoit au nombre de ses enfants et qu'en cela même il le traite com­me son enfant ; car, ajoute-t-il, quel est l'enfant qui n'est pas châtié par son père ?

 

Ce que nous demandons à Dieu par ces paroles : Que votre volonté soit faite, c'est donc de supporter avec une entière soumission toutes les peines qu'il lui plaira de nous envoyer ; c'est que, quelque chose qui nous arrive, il nous trouve toujours patients, résignés et dans une parfaite conformité de cœur et d'esprit aux desseins de sa providence.

 

On ne fait donc cette prière comme il faut qu'en renon­çant à sa propre volonté ou en s'efforçant d'y renoncer. Rien n'est, en effet, plus avantageux pour nous que de l'assujettir à la volonté de Dieu. L'homme ne s'est perdu que pour avoir préféré sa propre volonté à celle de Dieu et il ne se sauve qu'en préférant la volonté divine à la sienne.

Saint Bernard disait : Ôtez la propre volonté et il n'y aura plus d'enfer.

 

Notre Seigneur a donné l'exemple de cette profonde con­formité à la volonté de Dieu. Je suis venu sur la terre, non pour faire ma volonté, mais  pour faire celle de mon Père, et ailleurs il disait: Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé. En effet, toute la vie de Notre Seigneur n'a été que l'ac­complissement exact des ordres de son père : s'il naît dans une étable, s'il passe sa jeunesse dans une humiliante obs­curité et ses dernières années dans les fonctions d'un pé­nible ministère, c'est parce que son père l'a envoyé et qu'il règle toutes ses démarches sur les ordres qu'il reçus de lui.  Enfin, s'il meurt par le plus ignominieux des suppli­ces, c'est qu'il faut que la volonté de son père s'accomplis­se et non pas la sienne.

 

histoire: Obéissez aux volontés des maîtres du monde, disaient les juges aux martyrs ; obéissez, ou nous vous livre­rons aux flammes, aux bêtes, etc. Nous avons aussi une loi, répondaient ces généreux athlètes, et cette loi est la volonté de Dieu ; elle nous défend d'adorer les idoles et veut que nous demeurions fermes dans la foi et la fidélité de nos devoirs. Vous nous promettez les richesses de ce monde si nous obéissons ; mais nous les méprisons ; celles du ciel sont les seules que nous désirions.

 

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 07:11

 

             

Par ces paroles : Que votre règne arrive, nous ne deman­dons pas que Dieu possède un pouvoir souverain sur toutes les créatures ; cette souveraineté lui appartient souverainement et essentiellement ; nul ne peut se soustraire à son empire.

 

Mais il y a un autre règne, un règne de grâce au­quel nous devons coopérer et que Dieu fait dépendre de notre consentement ; un règne tout spirituel, où l'âme, prévenue et aidée par la grâce, obéit volontairement et li­brement à toutes les inspirations de Dieu, se conforme en toutes choses et sans réserve à son bon plaisir, exécute avec une pleine fidélité tous ses ordres et n'a point d'autre règle de conduite que sa loi et ses divins commandements;un règne où le cœur se donne lui-même à Dieu, afin qu'il le possède tout entier, afin qu'il le gouverne se­lon son gré, pour qu'il le dégage de toute affection terres­tre, de toute attache humaine. Voilà le règne que nous désirons que Dieu établisse en nous dès le présent.

 

Il y a un règne de gloire où Dieu a préparé à ses élus une couronne immortelle, où il se donne à eux pour qu'ils le possèdent à jamais, où il répand sur eux tous ses trésors et ses richesses, où il les enivre de l'abondance des biens de sa maison et d'un torrent de délices, où il les fait régner avec lui dans tous les siècles des siècles. Voilà le règne que nous désirons voir arriver.

 

Ce que nous demandons, c'est donc que Dieu règne dès à présent dans nos cœurs par la grâce et qu'il nous fasse ré­gner un jour avec lui dans sa gloire. En faisant cette demande, nous devons désirer sincèrement que le règne du péché, que le règne des passions soit détruit en nous et que notre esprit, notre cœur et notre corps soient soumis à Dieu, qu'il en soit le maître et l'unique souverain.

 

Si nous sommes dominés par des mauvaises habitudes et assujettis à des vices, il faut que nous gémissions de cette malheureuse servitude, que nous souhaitions de briser nos chaînes et de rentrer dans la liberté des enfants de Dieu ; il faut ensuite que nous élevions nos pensées et nos désirs au-dessus de la terre, qui n'est pour nous qu'un lieu d'exil; que nous soupirions après notre patrie, où plongés dans les délices éternelles, nous régnerons avec Jésus-Christ. Ce doit être là l'objet de nos désirs et de nos espérances, la consolation de nos travaux et de nos peines.

 

La vie de l'homme, si courte dans sa durée, est remplie de beaucoup de misères. Comment pouvons-nous- être at­tachés à cette vie misérable, nous qui sommes destinés à une vie éternelle ?

 

Comment pouvons-nous appréhender la séparation de ce corps mortel et corruptible qui nous em­pêche de voir Dieu, de nous réunir à la société des esprits bienheureux ?

 

Que peut-il nous arriver de plus avantageux que de sortir de cette prison, que de quitter ce monde vi­sible, où nous sommes exposés à tant de dangers, où tout est piège pour nous, où nous courrons risque de périr à chaque instant ?

 

Un bon chrétien a sans cesse devant les yeux la récompense qu'il attend ; il se regarde sur la terre comme un voyageur ; il est déjà citoyen du ciel par la vi­vacité de sa foi et de son espérance ; assis sur les rivages des fleuves de Babylone, il pleure amèrement au souvenir de la Jérusalem céleste, qui est sa véritable patrie ; il lève souvent les yeux vers la montagne sainte, où est le séjour de la paix, où son héritage l'attend, où Jésus-Christ doit le couronner et le rendre éternellement heureux.

 

histoire : Peu importe la perte de mes biens, disait un martyr de la foi : le ciel me reste, c'est là le véritable héritage de mon Père, personne ne pourra me le ravir; dans un moment je vais en prendre possession.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 14:51

 

     

Il est bien juste que notre premier désir et notre première demande aient la gloire de Dieu pour objet. Si nous sommes ses enfants, rien ne doit nous être plus cher que l'hon­neur et la gloire de notre père.

 

Nous commençons donc par demander que son nom soit sanctifié, c'est-à-dire honoré et glorifié. Le nom de Dieu est saint par lui-même et il ne peut acquérir aucun nouveau degré de sainteté ; mais il est souvent déshonoré par le discours et par la conduite des hommes. Ce que nous demandons par ces paroles, c'est que le saint nom de Dieu soit connu, loué et adoré par toutes les créatures ; que toute langue le bénisse ; que tout l'univers lui rende l'hommage qui est dû à la souve­raine Majesté; que sa gloire s'étende dans toutes les con­trées du monde.

 

Il y a encore des nations infidèles, des peuples qui ne connaissent point Dieu : nous le prions de les faire sortir des ténèbres où ils sont ensevelis et de les appeler à la lu­mière admirable de l'Évangile. Il y a des hérétiques qui le connaissent mais qui ne lui rendent pas un culte pur : nous demandons qu'ils renoncent à l'erreur, qu'ils recon­naissent la vérité et qu'ils rentrent dans le sein de la véri­table Église, hors de laquelle il n'y a point de salut.

 

Enfin, il y a de mauvais chrétiens qui ne servent pas Dieu, qui l'outragent même par leurs péchés, qui profanent et blas­phèment son nom redoutable : nous demandons qu'ils se convertissent à Dieu par une sincère pénitence et qu'ils commencent à le glorifier par une conduite édifiante.

 

Nous prions même pour les justes, qui honorent déjà le nom de Dieu par leurs vertus, afin qu'ils croissent et qu'ils persévèrent jusqu'à la fin dans la justice ; mais ce que nous devons surtout désirer, c'est de sanctifier nous-mêmes le nom de Dieu, de consacrer toute notre vie à le glorifier et à le faire glorifier par les autres.

 

On sanctifie le nom de Dieu par ses pensées, en s'humi­liant profondément devant la Majesté divine, en ne pen­sant jamais à Dieu ni aux choses de Dieu qu'avec un pro­fond respect et une vénération religieuse.

 

On sanctifie le nom de Dieu par ses paroles, en ne parlant jamais de Dieu qu'avec un sentiment d'adoration intérieure et un saint tremblement.

 

On le sanctifie par ses actions, en menant une vie exemplaire, qui porte les autres à louer Dieu et à le servir. Nous devons donc, en prononçant cette deman­de : Que votre nom soit sanctifié, avoir un désir sincère de procurer la gloire de Dieu autant qu'il nous est possible ; de porter les autres à l'honorer, de leur inspirer par nos  discours et par notre exemple l'amour de la vertu et le goût de la piété.

 

Sans ce désir, notre cœur démentirait notre bouche et nos paroles déposeraient contre nous-mê­mes, puisque nous ne désirerions pas ce que nous parais­sons demander. Que serait-ce si, en demandant à Dieu que son nom soit sanctifié, nous étions du nombre de ceux qui portent les autres à l'offenser ?

 

histoire : Un enfant bien né ne peut s'empêcher de bénir le nom de son père ; tout son plaisir est de l'entendre louer, son malheur serait de le voir mépriser. C'est ainsi qu'un chrétien doit agir envers Dieu : son cœur est animé du zèle de la gloire de son maître : l'indolence du lâche l'afflige, le blas­phème de l'impie le glace d'effroi.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 15:08

 

C'est Notre Seigneur lui-même qui nous a enseigné ce  que nous devons demander à Dieu et l'ordre dans lequel il faut le demander. Il a bien voulu lui-même dresser la re­quête que nous devons présenter en son nom au Père éter­nel  et  nous  laisser  une   excellente   formule  de  prière, que l'on appelle pour cette raison la prière du Seigneur, ou l'Oraison Dominicale.

 

Saint Cyprien dit, entre autres avis et préceptes salutaires, que Jésus-Christ a prescrit à son peuple pour le conduire au salut, une formule de prière, afin que nous fussions plus facilement exaucés par le Père, lorsque nous lui adresserions la même prière que son propre  Fils nous a apprise.    

 

Prions donc, ajoute ce saint docteur, comme notre maître et notre Dieu nous l'a enseigné ; c'est une prière bien agréable à Dieu que celle qui vient de lui-même, que celle qui frappe ses oreilles par les paroles de Jésus-Christ : que le Père reconnaisse les paroles de son Fils quand nous le prions.   

 

Puisque c'est Jésus-Christ qui est notre avocat  auprès du Père, servons-nous des propres paroles de notre intercesseur ; il nous assure que le Père nous accordera tout ce que nous lui demanderons en son nom ;   combien plus nous accordera-t-il,  si nous  demandons  non seulement en son nom, mais par ses paroles !    

 

Aussi l'Église fait-elle un usage continuel de cette divine prière ;   c'est par elle qu'elle commence et qu'elle finit tous ses offices ; elle la rappelle en particulier au saint sacrifice de la messe. Les vrais fidèles ne manquent jamais de la réciter tous les jours, au moins le matin et le soir.

 

L’oraison dominicale est composée d'une courte préface, et de sept demandes, dont les trois premières se rapportent à Dieu et les quatre autres nous regardent nous-mêmes : elle renferme tout ce que nous pouvons désirer et demander à Dieu ; elle est la règle sur laquelle nous devons former nos sentiments et nos désirs.    

 

Nous pouvons bien nous servir d'autres paroles dans nos prières, mais nous ne pou­vons demander autre chose que ce qui y est enfermé ; tou­te demande qu'on ne peut y rapporter est indigne d'un chrétien et ne saurait être agréable à Dieu.   

 

La préface consiste dans ces mots : Notre Père qui êtes dans les cieux. Jésus-Christ a réuni dans ce peu de mots tout ce qu'il y a de plus capable d'engager Dieu à nous exaucer et de nous inspirer à nous-mêmes des sentiments de respect,  d'amour et de confiance.

 

Nous appelons Dieu notre père, c'est Jésus-Christ qui nous l'ordonne.    Dieu est en effet notre père par la  créa­tion, puisqu'il nous a donné la vie et qu'il nous  a formés à son image ; il l'est encore plus par la grâce de la régénéra­tion puisque dans le baptême il nous a adoptés en Jésus-Christ pour ses enfants. Considère dit l'apôtre saint Jean, quel amour le père a eu pour nous, de vouloir que nous soyons appelés et que nous soyons  en effet les enfants de Dieu !  Parce que vous êtes enfants, ajoute  saint Paul, Dieu a envoyé dans vos cœurs l'esprit de son Fils, qui crie : Mon père, mon père !"   

 

O nom plein   de douceur et de charmes ! Quel amour, quelle reconnaissance, quelle confiance ne doit-il pas exciter dans notre cœur ! S'il est vrai, que Dieu est votre père,  pouvez-vous craindre que votre prière soit rejetée lorsque vous lui rappelez un nom qu'il prend à notre égard avec tant de complaisance ? Que n'accorde-t-il pas à un enfant qui le prie, après qu'il l'a reçu au nombre de ses enfants par une grâce qui a pré­venu ses prières et ses désirs !  

 

Ne craignez que de vous rendre indigne par votre désobéissance d'être appelé l'en­fant de Dieu ; rien autre chose ne peut arrêter le cours de ses grâces et l'effet de vos prières.

 

Chacun de nous, en parlant à Dieu, dit : Notre Pèreet non pas Mon Père, parce qu'ayant tous le même père et espérant de lui le même héritage, nous ne devons pas seulement le prier pour nous, mais encore pour tous les fidèles, qui sont nos frères. Par là nous comprenons que ce n'est pas en notre propre nom que nous prions, mais au nom de Jésus-Christ et en union avec tout le corps de son Église, dont nous sommes les membres.

 

Nous ajoutons : Qui êtes dans les cieux, car quoique Dieu soit en tous lieux par son immensité, nous considérons néanmoins le ciel comme le trône de sa gloire : c'est dans le ciel qu'il fait éclater sa magnificence et qu'il se montre à ses élus à découvert et sans nuage. C'est au ciel que nous sommes appelés nous-mêmes ; le ciel est notre patrie et l'héritage que notre père nous destine.

 

Lors donc que nous nous mettons en prière, élevons nos pensées et nos désirs vers le ciel ; unissons-nous à la société des esprits bienheureux, excitons dans nos cœurs le désir et l'espérance de posséder Dieu.

 

histoires : C'est maintenant, disait saint François d'Assise, après avoir été déshérité par son père à cause de ses grandes libéralités envers les pauvres, c'est maintenant que je pourrai dire: Notre père qui êtes aux cieux.

 

Oh ! Quelle est la noblesse d'un chrétien ! Dieu est son Père. Un jeune berger avait pria l'habitude de prier en paissant son troupeau. Interrogé s'il n'éprouvait pas souvent de l'ennui à rester si souvent seul dans la campagne, il répondit que son Pater lui suffisait pour abréger ses journées et les rendre agréables, parce qu'il y trouvait une source toujours nouvelle de pensées consolantes et de bons sentiments, en sorte qu'il lui fallait quelquefois toute une semaine pour le méditer en entier. (Le bon catéchiste, par M. de la palme.)

 

Saint Hugues, évêque de Grenoble, étant toujours malade, ne fit presque autre chose pendant toute une nuit que de réciter l'oraison dominicale. Le domestique qui le gardait lui repré­senta que la récitation de cette prière, si souvent répétée, serait certainement nuisible à sa santé. Il lui répondit : « Détrompez- vous : la récitation de cette prière si belle ne peut me faire aucun mal, je sens même qu’elle une fait un grand bien.»  (labausse)

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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