Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 08:01

C'est une grande œuvre qu'une vie chrétienne. Il ne faut, néanmoins, pour la réaliser, qu'une soigneuse attention à sanctifier chacune de ses journées. Ce n'est point au-dessus de nos forces ; nous le pouvons dans une grande mesure.

 

Une journée de la vie chrétienne est celle d'un enfant qui la passe en compagnie de son père et de sa mère, appliqué à faire leur volonté et à prévenir leurs désirs. C'est la vôtre, âme chrétienne, si vous la passez dans l'amitié de Dieu et à son service.

 

Jour à retrancher de la vie d'une chrétienne que celui où elle a outragé le Seigneur et perdu sa sainte grâce.

 

Une journée de la vie chrétienne est celle de l'ouvrier de l'Évangile que le père de famille envoie à sa vigne, et qui emploie bien son temps.  C'est la vôtre, si vous n'avez rien omis de vos devoirs et si vous avez ainsi étendu le règne de Dieu au dedans et autour de vous.

 

Jour à retrancher de la vie chrétienne que celui où Dieu est resté dans l'oubli, où son service a été négligé.

 

Une journée de la vie chrétienne est celle du jardinier intelligent et laborieux qui greffe de bons plants et les taille, qui orne son jardin de fleurs variées et choisies. — C'est la vôtre, si vous êtes soigneuse de la culture de votre âme, si vous y semez les fleurs des vertus, si vous en arrachez les mau­vaises herbes, qui sont les défauts.

 

Jour à retrancher de la vie d'une chrétienne que celui où elle n'a rien semé pour le ciel, ni récolté aucun mérite.

 

Une journée de la vie chrétienne est celle du serviteur de la parabole qui fait fructifier le talent qui lui a été confié. — C'est la vôtre si, faisant bon usage des dons de la nature et de la grâce, vous remplissez religieusement les charges on les travaux qui vous sont confiés.

 

Jour à retrancher de la vie d'une chrétienne que celui où elle a été infidèle en quelque point à sa vocation.

 

Une journée de la vie chrétienne est celle de cette bonne Ruth, dont les Livres saints nous racontent la touchante his­toire, qui s'en allait glaner de grand matin, et qui, le soir, rentrait joyeuse au logis, chargée de trois boisseaux d'orge, fruit de son travail. — Ce sera la vôtre, si vous faites de bon­nes œuvres et grossissez ainsi votre gerbe pour l'éternité.

 

Jour à retrancher de la vie d'une chrétienne que celui où elle n'a rien amassé pour les greniers du Père céleste.

 

Une journée de la vie chrétienne est celle du débiteur dont il est parlé dans l'Évangile, qui avise prudemment aux moyens d'éteindre sa dette, et qui, en effet, l'échéance venue, se trouve à même de payer. — C'est la vôtre, si vous payez vos dettes spirituelles en faisant pénitence.

 

Jour à retrancher de la vie d'une chrétienne que celui où pas un acte de patience, pas une œuvre de pénitence, pas une larme de repentir, pas un soupir de résignation n'ont été mis par elle dans la balance de l'éternelle justice, pour faire contrepoids à ses péchés.

 

Vos jours, bonne Lectrice, ressemblent-ils à une jour­née de la vie chrétienne ? Quand viendra votre dernière heure, serez-vous chargée de mérites et de richesses pour le ciel ?

 

N'oubliez pas que, devant Dieu, ce ne sont pas les actions d'éclat qui ont le plus de valeur, mais bien toutes les petites actions ordinaires, si elles sont bien faites : voilà donc ce qu'il faut surtout surveiller pour que la journée soit chrétienne.

 

« Comment, dit un jour Napoléon à l'abbé Emery, supé­rieur du séminaire de Saint-Sulpice, comment, vous qui êtes un homme d'esprit, pouvez-vous imposer à vos élèves je ne sais quelles vétilles ?

 

« Sire, repartit M. Emery, votre Majesté n'ignore pas qu'il y a de petites choses qui contribuent à faire les bons soldats ; il y en a aussi qui font les bons prêtres. »

 

La fidélité dans le menu détail de la vie, dit Mgr de Ségur, non moins que dans les grandes occasions, tel est le secret de la sanctification parfaite...

 

On dira peut-être: C'est de la minutie. Eh non ! Ce que le monde appelle minutie, c'est de la délicatesse; et celle-ci vaut souvent beaucoup plus, entre amis, que de gros services. Elle est la fleur du cœur et le parfum des affections.

 

Les détails, ce sont les fils du tissu dont la vie se compose.

 

Notre sanctification en Jésus est un édifice formé de grains de sable et de gouttes d'eau : un coup d'œil réprimé, un mot retenu, un sourire inachevé, un souvenir étouffé, une lettre chère rapidement lue, un petit mouvement de nature coura­geusement ralenti.

 

Une importunité, un ennui doucement supportés ; une sail­lie de caractère, un mouvement d'humeur immédiatement comprimés ; la privation d'une dépense inutile.

 

Un nuage de tristesse habilement écarté ; une joie naturelle tempérée par un retour sur l'Hôte divin du cœur... enfin une répugnance surmontée, que sais-je ? Des riens, imperceptibles au regard humain, mais admirablement visibles au regard intérieur de Jésus...

 

Voilà les très petites et très grandes fidélités qui attirent dans l'âme des torrents de grâces, des lumières étonnantes, îles douceurs, des attendrissements pleins de sainteté, une paix forte et profonde, une sérénité inconnue, et ce qu'on pourrait appeler des caresses intimes du divin Sauveur !

 

La vie, et par conséquent la sainteté, se compose surtout île petites choses ; et ces petites choses dépendent de nous. Si nous voulons, nous pouvons les faire...

 

Oui, surveillons tout ! Une pensée, un regard, un batte­ment de cœur, un rien... nous vaut une céleste récompense ou nous souille.

 

O mon Jésus, donnez-moi cette fidélité, cette exactitude dans les moindres choses, dont vous êtes un si parfait modèle ! Car vous n'avez jamais rien avancé, ni retardé, ni retranché, ni négligé... Qu'à votre exemple, j'apporte à chaque chose toute la perfection dont je suis capable, suivant cette parole : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

 

FÊTE DU JOUR: Le 18 août. Sainte Hélène, impératrice.

Sainte Hélène, issue d'une famille princière de la Grande­-Bretagne, embrassa le christianisme à un âge déjà avancé : sa foi incomparable et sa piété eurent une assez grande in­fluence sur son fils Constantin, le premier empereur chrétien, et sur l'esprit du peuple romain pour les décider à renoncer aux faux dieux.

 

Malgré son titre d'impératrice, elle aimait à assister aux divins offices, mêlée à la foule des pauvres, et à se montrer la mère des indigents et des délaissés en leur distri­buant elle-même de larges aumônes. Dans sa quatre-ving­tième année, sainte Hélène entreprit le pèlerinage de Jérusa­lem avec le désir ardent de découvrir la croix sur laquelle Notre-Seigneur avait souffert et était mort.

 

Pour détourner les chrétiens du Golgotha où les attirait eu foule le souvenir du crucifiement de Jésus-Christ, les empereurs païens avaient fait élever, sur la place même où s'était dressée la croix, un temple dont les ruines amoncelées avaient haussé le ter­rain.

 

Après de grands travaux, on découvrit sur le Calvaire trois croix, avec les clous de la Passion et l'inscription : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs, » mentionnée dans l'Évan­gile.

 

Sur l'avis de saint Macaire, évêque de Jérusalem, on fit successivement toucher les trois croix par une femme malade qui fut instantanément guérie par l'attouchement de la troisième. La pieuse impératrice, transportée de joie d'avoir découvert une si précieuse relique, fit construire sur le Cal­vaire un temple magnifique pour la recevoir, et en envoya une partie à Rome où elle fut exposée à la vénération des fi­dèles.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

Recherche

Liens