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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 13:48

 

En 1917, le 13 juillet il y eut la TRIOSIÈME APPARITION de la Sainte Vierge à Fatima.

 

«Le jour de la prochaine apparition approchait. Mais Lucie avait pris sa décision. Elle n'irait plus à la Cova da Iria. Les instances de sa mère lui répétant que le curé avait raison: que ce n'était qu'une ruse du démon, avaient rendu l'enfant si perplexe et si effrayée qu'elle était plus troublée que jamais. Le 12 juillet, elle alla voir François et Jacinthe et leur fit part de sa décision.

 

" Mais nous y allons, nous, " déclara Jacinthe. " La Dame nous l'a demandé. " Prête à pleurer, elle dit à Lucie que si elle n'était pas là, ce serait à eux de parler à la Dame. A cette pensée l'enfant si timide était presque navrée.

 

Mais Lucie était inébranlable. " Si la Dame s'informe de moi," dit-elle par précaution,"dites-lui que je n'y vais pas parce que je crains qu'elle soit le démon." Lucie elle-même simulait la bravoure en ce moment, mais elle fondit en larmes en se hâtant de quitter ses petits compagnons.

 

Déjà les foules commençaient à se former pour l'apparition du lendemain. Presque, à  deux doigts du désespoir, Lucie alla se cacher le reste de la journée. Son âme était déchirée entre son attrait pour la belle Dame et la crainte muée en un terrible et obsédant cauchemar.

 

Le matin suivant, jusqu'au moment même où les enfants devaient partir pour la Cova, Lucie éprouvait les mêmes doutes et les mêmes craintes. Mais soudain, comme si un gros nuage s'était dissipé devant ses yeux, comme si un poids pesant eût été enlevé de son coeur, tous ses doutes s'évanouirent et la paix revint dans son âme. Alors, joyeusement, délivrée complètement de ses doutes, elle alla faire part à ses petits cousins de son changement d'attitude. Elle les trouva près du lit, pleu­rant à faire pitié.

 

"N'alles-vous pas à la Cova?" leur demanda-t-elle. "Nous n'oserions pas y aller si tu n'étais pas là," répondirent-ils. Et alors, se rendant compte que Lucie s'y rendait malgré tout, ils sortirent de la maison dans une course joyeuse, et se joignirent aux foules déjà en marche.

 

Ti Marto avait son opinion faite depuis longtemps. Les enfants ne mentaient pas. Ils ne mentaient jamais. Il savait que toutes les accusations faites contre les fa­milles et le clergé, soupçonnés d'inventer une histoire de toute pièce, étaient la fausseté même. Que Dieu lui pardonne, mais il pressentait que même le curé se trompait lorsqu'il semblait supposer que les visions étaient l'oeuvre du démon.

 

Présentement, il se frayait lentement un chemin à travers une foule d'environ cinq mille personnes, et ce ne fut qu'à grande peine qu'il finit par arriver au petit chêne vert et se tint près de sa petite Jacinthe.

 

Une fois encore, comme ils avaient presque fini le chapelet, Lucie regarda vers l’est et cria à la foule : "Fermez; vos parapluies. Notre-Dame s'en vient." Il y eut le même éclat de lumière, d'une telle intensité cette fois que la lumière encercla les enfants, et la belle Dame était là, reposant ses yeux avec amour sur Lucie, en reconnaissance des souffrances que l'enfant avait eu à endurer pour elle. "Je veux que vous veniez ici de nouveau, le treize du mois prochain" dit-elle. "Con­tinuez de dire le chapelet chaque jour pour obtenir la paix au monde, car seule Marie peut le sauver."

 

C'était le temps propice, pensa Lucie, de dissiper s ses doutes. Ici, en présence même de l'aimable dame, elle pouvait se convaincre une fois pour toutes que ce n'était qu'une ruse du démon ou une véritable Apparition du Ciel.

 

"Chère Dame, voulez-vous opérer un miracle, afin que le monde sache que vous nous apparaisses récl­ament?"

 

"Continuez de venir chaque mois," dit-elle. "En oc­tobre, je vous dirai qui je suis et je ferai un miracle si grand que tous croiront à la réalité des apparitions.  Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites très souvent cette prière: O mon Jésus, c'est pour votre amour, pour la conversion des pécheurs et en réparation des injures faites au Coeur Immaculé de Marie."

 

En disant ces dernières paroles, la Dame ouvrit de nouveau les mains, et le faisceau de lumière projeté de ses mains sembla pénétrer au coeur même de la terre. Les enfants regardèrent mais la terre n'était plus là. Ils virent donc une grande mer de feu. "La terre même sembla disparaître et nous vîmes un grand nombre de démons et d'âmes damnées dans une grande mer de feu. Les démons ressemblaient à des animaux noirs, épouvantables et inconnus, chacun remplissant l'air de hurlements de désespoir. Les âmes des damnés étaient dans leurs corps et semblaient de couleur brune. Constamment soulevées en l'air, elles retombaient de tous les côtés dans les flammes et poussaient des cris de terreur. Tous étaient en feu avec ou sans leurs corps, et ni les démons ni les damnés semblaient capables de maîtriser leurs mouvements. Ils étaient ballottés de tous les côtés comme des charbons dans une fournaise ardente, sans jamais un instant de paix ou d'absence de douleur."

 

La vision de l'enfer fut si terrible et si épouvantable que Lucie avoua plus tard qu'ils seraient morts d'effroi, n'eut été le fait que la Sainte Vierge se tenait près d'eux et leur avait promis qu'ils iraient au Ciel.

 

Pâles comme la mort, ils levèrent les yeux vers la Sainte Vierge et Lucie s'écria:

"O..... Notre-Dame!"

 

"Vous avez vu l'enfer," leur expliqua la Dame, "où vont aboutir les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé. Si l'on fait ce que je deman­derai, beaucoup d'âmes seront converties et l'on aura la paix. Cette guerre va vers sa fin. Mais si l'on ne cesse pas d'offenser Dieu, il ne se passera pas beau­coup de temps et durant le pontificat de Pie XI une autre et plus terrible guerre commencera. Lorsque vous verrez une nuit éclairée d'une lumière inconnue, sachez que c'est le grand Signe que Dieu vous donne, qu'il est prochain le châtiment du monde, à cause de ses transgressions innombrables, par la guerre, la fa­mine et les persécutions contre l'Église et contre le Saint Père.

 

"Pour empêcher cela, je viendrai demander la con­sécration du monde à mon Coeur Immaculé et la com­munion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l'on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde entier, provoquant des guerres et des per­sécutions contre l'Église. Beaucoup de bons seront mar­tyrisés. Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir. Plu­sieurs nations seront anéanties, mais à la fin, mon Coeur Immaculé triomphera. Le Saint Père me consacrera la Russie et quelque temps de paix sera accordé à l'hu­manité."

 

Encore bouleversée par la terrible vision de l'enfer et désireuse de faire tous les sacrifices que la Sainte Vierge demanderait, Lucie lui adressa cette question:

 

"Vous ne voulez plus rien de moi?"

 

— "Non, aujourd'hui, je ne veux rien de plus." Soudain, il y eut un bruit pareil à un coup de tonnerre et Lucie se tourna subitement. "Voilà qu'elle s'en va," s'écria-t-elle, sa main levée vers le ciel, "Voilà qu'elle s'en va."

 

Ce n'est qu'en 1927 que Lucie reçut la permission de révéler les deux parties de ce grand secret, la vision de l'enfer et la nécessité de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

 

(A suivre)

 

Extrait de : Fatima ou le Suicide Mondial.  Mgr Wm C. McGRATH, P.A.

 

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