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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 06:59

SS Paul VI et le culte de l'homme

Pour en finir avec les amalgames….

Le Pape Paul VI, lors de son discours de clôture du Concile, a employé cette expression :

 



Les sédévacantistes prétendent en tirer argument de ce que, si le pape lui-même n'était pas nécessairement pourri, ou franc-maçon, du moins était-il manipulé par un humanisme antichrétien.

Or, comme d'habitude, les sédévacantistes n'arrivent à cette conclusion qu'en découpant le texte. Je tenais ici à fournir la suite du texte qui répond à cette partie. Voici ce qu'ajoutait Paul VI en conclusion de son allocution, quelques paragraphes plus loin :

 

 

 C’est juste. Merci au forum Docteur Angélique pour ce plaidoyer. Il ne faut surtout pas faire d’amalgameavec les expressions aberrantes de W…, qui ne se situent pas du tout au même niveau philosophique et théologique. Dans l'esprit de SS Paul VI, l'ordre fondamental est maintenu : Le Haut est en haut et le bas est en bas. Le désordre révolutionnaire met le haut en bas et le bas en haut à 180°. Pour SS Paul VI "le plus ne vient pas du moins" Dieu reste le Maître souverain, la Vérité et la Vie et Le servir est un honneur. C'est vraiment le Dieu vivant, le Père des Cieux qu'il  adore, c'est vraiment le Fils de Dieu qu'il annonce. C'est vraiment la charité du Saint Esprit qui l'anime. Mais hélas à droite comme gauche, il n'a pas été suivi dans cette voie de crête, où le langage humain est si défaillant. SS Paul VI est resté "fort dans la foi". Voilà la conclusion.

Le discours à l’ONU de 1965 ne met pas son drapeau dans sa poche. Il reste fidèle à sa mission d’annonce de la grandeur de l’âme humaine créature faite à l’image de Son créateur. C’est un discours protocolaire devant des notables dont la plupart sont incroyants, agnostiques ou hostiles. Le pape leur a parlé du vrai Dieu et non du grand architecte. Là encore il a pris des risques, mais sans cacher sa foi et son enthousiasme habituel… Dernière phrase : « Pour nous, en tout cas, et pour tous ceux qui accueillent l'ineffable révélation que le Christ nous a faite de Lui, c'est le Dieu vivant, le Père de tous les hommes. »

Il y a donc, je le répète, un énorme risque à mettre les paroles de SS Paul VI dans le même registre que celles de W…, de R…, de B…, qui d’ailleurs ne concordent pas.

Distinguer pour unir est la devise thomiste. Appliquons-là et ne faisons « plus jamais la guerre »

28 juin 2013

http://amdg.over-blog.fr/

 

elogofioupiou.over-glog.com

Citation:

L'Église se penche sur l'homme et sur la terre, mais c'est vers le royaume de Dieu que son élan la porte.

La mentalité moderne, habituée à juger toutes choses d'après leur valeur, c'est-à-dire leur utilité, voudra bien admettre que la valeur du Concile est grande au moins pour ce motif : tout y a été orienté à l'utilité de l'homme. Qu'on ne déclare donc jamais inutile une religion comme la religion catholique qui, dans sa forme la plus consciente et la plus efficace, comme est celle du Concile, proclame qu'elle est tout entière au service du bien de l'homme. La religion catholique et la vie humaine réaffirment ainsi leur alliance, leur convergence vers une seule réalité humaine : la religion catholique est pour l'humanité ; en un certain sens, elle est la vie de l'humanité. Elle est la vie, par l'explication que notre religion donne de l'homme ; la seule explication, en fin de compte, exacte et sublime. (L'homme laissé à lui-même n'est-il pas un mystère à ses propres yeux ?)

Elle donne cette explication précisément en vertu de sa science de Dieu : pour connaître l'homme, l'homme vrai, l'homme tout entier, il faut connaître Dieu. Qu'il Nous suffise pour le moment de citer à l'appui de cette affirmation le mot brûlant de sainte Catherine de Sienne : « C'est dans ta nature, ô Dieu éternel, que je connaîtrai ma propre nature. » (Or. 24.) La religion catholique est la vie, parce qu'elle décrit la nature et la destinée de l'homme ; elle donne à celui-ci son véritable sens. Elle est la vie, parce qu'elle constitue la loi suprême de la vie et qu'elle infuse à la vie cette énergie mystérieuse qui la rend vraiment divine.

Mais, vénérables Frères et vous tous, Nos chers fils ici présents, si nous nous rappelons qu'à travers le visage de tout homme - spécialement lorsque les larmes et les souffrances l'ont rendu plus transparent - Nous pouvons et devons reconnaître le visage du Christ (cf. Matt., 25, 40), le Fils de l'homme, et si sur le visage du Christ nous pouvons et devons reconnaître le visage du Père céleste : « Qui me voit, dit Jésus, voit aussi le Père » (Jean, 14, 9), notre humanisme devient christianisme, et notre christianisme se fait théocentrique, si bien que nous pouvons également affirmer : pour connaître Dieu, il faut connaître l'homme.

Aimer l'homme, disons-Nous non pas comme un simple moyen, mais comme un premier terme dans la montée vers le terme suprême et transcendant. Et alors, le Concile tout entier se résume finalement dans cette conclusion religieuse: il n'est pas autre chose qu'un appel amical et pressant qui convie l'humanité à retrouver, par la voie de l'amour fraternel, ce Dieu dont on a pu dire : « S'éloigner de Lui, c'est périr; se tourner vers Lui, c'est ressusciter; demeurer en Lui, c'est être inébranlable...; retourner à Lui, c'est renaître; habiter en lui, c'est vivre, » (Saint Augustin, Solil. l, 1,3; P. L., 32, 870.) Voilà ce que Nous espérons au terme de ce second Concile œcuménique du Vatican et au début de l'entreprise de renouvellement humain et religieux qu'il s'était proposé d'étudier et de promouvoir; voilà ce que Nous espérons pour nous-mêmes, vénérables Frères et Pères de ce même Concile; voilà ce que nous espérons pour l'humanité tout entière qu'ici nous avons appris à aimer davantage et à mieux servir.

Citation: 

La religion du Dieu qui s'est fait homme s'est rencontrée avec la religion (car c'en est une) de l'homme qui se fait Dieu.

Qu'est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème ? Cela pouvait arriver ; mais cela n'a pas eu lieu. La vieille histoire du bon Samaritain a été le modèle et la règle de la spiritualité du Concile. Une sympathie sans bornes pour les hommes l'a envahi tout entier. La découverte et l'étude des besoins humains (et ils sont d'autant plus grands que le fils de la terre se fait plus grand), a absorbé l'attention de notre Synode.

Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l'homme.

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