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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 12:55

 

LE CŒUR DE JÉSUS !

 

Si le Sauveur découvrait ainsi toutes les beautés et toutes les richesses de ses divines Plaies à l'humble Converse, pouvait-Il ne point lui ouvrir les trésors de sa grande blessure d'amour ?

 

« Voilà la Source où vous devez tout puiser ! » disait-Il, en lui montrant ses Plaies dans une splendeur lumineuse et celle de son Cœur sacré, brillant, parmi les autres, d'un éclat incomparable :

 

« Viens seulement ici dans la Plaie de mon divin Côté... — c'est la Plaie de l'amour d'où il sort des flammes bien vives. »

 

Jésus lui accordait, parfois plusieurs jours de suite, la vue de sa très sainte Humanité glorieuse. Il se tenait alors auprès de sa servante, s'entre­tenait familièrement avec elle, comme autrefois, avec notre sainte Sœur Marguerite-Marie Alacoque. Et cette dernière, qui ne quitte jamais le Cœur de Jésus, disait : « C'est ainsi que Notre-Seigneur se montrait à moi », tandis que le bon Maître réitérait ses amoureuses invitations :

 

« Viens dans mon Cœur, tu ne craindras rien... Mets ici tes lèvres pour y puiser la charité et la répandre dans le monde... Mets ici ta main pour y prendre mes trésors. »

 

Un jour, Il lui fait part de son immense désir de répandre les grâces dont déborde son Cœur : « Prends, parce que la mesure est comble. Je ne puis plus les contenir tant j'ai envie de les donner. »

 

Une autre fois, c'est une invitation à utiliser encore et toujours ces trésors : « Venez recevoir l'épanchement de mon Cœur qui désire déverser son trop-plein ! Je veux verser en vous de mon abondance, parce que, aujourd'hui, j'ai reçu en ma miséricorde des âmes sauvées par vos prières. »

 

A chaque instant, sous des formes diverses, ce sont des appels à une vie d'union avec son Cœur sacré : « Tiens-toi bien collée à ce Cœur pour prendre et répandre mon Sang.»

« Si vous voulez entrer dans la lumière du Seigneur, il faut vous cacher dans mon Cœur divin... Si vous voulez connaître l'intimité des entrailles de la miséricorde de Celui qui vous aime tant, il faut vous aboucher sur l'ouverture de mon Sacré Cœur avec respect et humilité.

 

« Voilà votre centre. Personne ne pourra vous empêcher de l'aimer, ni vous le faire aimer sans que votre cœur y corresponde. Tout ce que les créatures diront ne peut vous enlever votre trésor, votre amour!... Je veux que vous m'aimiez sans appui humain. »

 

Ici, Notre-Seigneur insiste, en adressant à toutes ses épouses une exhortation pressante : « Je veux que l'âme religieuse soit détachée de tout, car pour venir à mon Cœur, il ne faut point d'attache, point de fil qui tienne encore à la terre : il faut aller à la conquête du Seigneur dans le seul à seul avec Lui; il faut chercher ce Cœur dans votre propre cœur. »

 

Puis Il revient à Sœur Marie Marthe, mais à travers sa docile servante, Il vise toutes les âmes et plus spécialement les âmes consacrées :

« J'ai besoin de ton cœur pour me dédommager et me tenir compagnie... — Je t'apprendrai à m'aimer, car tu ne sais pas le faire : la science de l'amour de Dieu se donne à l'âme qui regarde le Crucifié et lui parle cœur à cœur. Dans chacune de tes actions, il faut être unie à moi. »

 

   Et Notre-Seigneur lui fait comprendre les conditions et les fruits merveilleux de l'union intime à son Cœur divin :

 

« L'épouse qui ne se met pas sur la poitrine de son Époux dans ses peines, dans son travail, perd son temps. Lorsqu'elle a fait des fautes, il faut qu'elle se couche sur mon Cœur avec grande confiance. Dans ce foyer ardent disparaissent vos infidélités ; l'amour les brûle, les consume toutes!...Il faut m'aimer, tout m'abandonner. — Il faut vous reposer sur le Cœur de votre Maître comme saint Jean. — Vous lui procurez une très grande gloire en l'aimant ainsi. »

 

Ah ! Que Jésus désire notre amour ! Il le mendie !

Apparaissant un jour dans toute la beauté de sa Résurrection, Il dit à sa Bien-Aimée : « Avec cela, ma fille, je mendie comme le ferait un pauvre...  J'appelle mes enfants un à un..., je les regarde avec complaisance quand ils viennent à Moi... Je les attends!... »

 

Prenant vraiment l'aspect d'un mendiant, Il lui répétait encore, plein de tristesse : « Je mendie de l'amour, mais le plus grand nombre, même parmi les âmes religieuses, me refuse cet amour !... Ma fille, aime-Moi purement pour Moi-même, sans avoir égard au châtiment ou à la récompense. » Lui dési­gnant notre sainte Sœur Marguerite-Marie dont le regard dévorait le Cœur de Jésus : « Celle-ci m'a aimé, de cet amour pur et uniquement pour Moi tout seul !... »

 

Et Sœur Marie Marthe s'essayait à aimer de ce même amour. Comme un foyer immense, le Sacré Cœur l'attirait à Lui par des ardeurs indicibles... Elle se portait vers son Bien-Aimé dans des élans d'amour qui la consumaient..., mais qui, en même temps, laissaient en son âme une suavité toute divine ! Et Jésus lui disait : « Ma fille, quand je me suis choisi un cœur pour m'aimer et faire mes volontés, j'y allume le feu de mon amour. — Cependant je n'avive pas ce feu sans interruption, de peur que l'amour-propre ne gagne quelque chose et que l'on ne reçoive mes grâces par habitude. — Je me retire de temps en temps pour laisser l'âme à sa propre faiblesse. Elle voit alors qu'elle est toute seule..., elle fait des fautes : ces chutes la tiennent dans l'humilité... Mais je n'abandonne pas pour ces fautes l'âme que j'ai choisie, je la regarde toujours. Je ne suis pas si délicat : je pardonne et je reviens...

 

« Chaque humiliation vous lie plus intimement à Moi.

 

« Je ne vous demande pas de grandes choses, je veux l'amour de votre cœur tout simplement.

 

« Serre-toi contre mon Cœur, tu découvriras toute la bonté dont il est rempli. — C'est là que tu apprendras la douceur et l'humilité. Viens, mon enfant, te jeter là-dedans. Cette union n'est pas seulement pour toi, mais pour tous les membres de ta Communauté.

 

« Il faut que, par l'humilité et l'anéantissement, vos cœurs s'unissent au mien... — Ah! Ma fille, si tu savais combien mon Cœur souffre de l'ingratitude de tant de cœurs!... — Il faut unir vos peines à celles de mon Sacré Cœur.

 

« Dis à ta Supérieure de venir déposer dans cette ouverture toutes les actions de tes Sœurs, même les récréations : elles seront là comme dans une banque et elles y seront bien gardées. »

 

Détail touchant, entre mille autres : lorsque Sœur Marie Marthe rendit compte ce soir-là, elle ne put s'empêcher de s'interrompre pour demander à sa Supérieure : « Ma Mère, qu'est-ce que cela veut dire ce mot de banque ? » C'était la question de sa candide ignorance...

 

C'est plus particulièrement encore aux âmes chargées de la conduite des autres, directrices ou supérieures, que le Cœur de Jésus s'ouvre avec ses richesses : « Tu feras un grand acte de charité en offrant chaque jour mes divines Plaies pour toutes les directrices de l'Institut.

 

« Tu diras à ta Maîtresse qu'elle vienne remplir son âme à la Source, et demain, son cœur sera plein pour répandre mes grâces sur vous. — Je donnerai à toutes les grâces de comprendre les maximes de mon Sacré Cœur. Par le travail et la correspondance de l'âme, toutes y arriveront à l'heure de la mort.

 

« Ma fille, tes Supérieures sont les dépositaires de mon Cœur, il faut que je puisse mettre dans leurs âmes tout ce que je voudrai de grâces et de souffrances. Dis à ta Mère de venir prendre en ces Sources (son Cœur et ses Plaies) pour tes Sœurs...Elle doit regarder mon Sacré Cœur et tout lui confier, sans se soucier du regard des hommes. »

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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Published by elogofioupiou - dans Méditations et prières
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