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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 11:31

 

MOTIFS DE LA DÉVOTION AUX SAINTES PLAIES

 

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En confiant à Sœur Marie Marthe cette tâche magnifique, le Dieu du Calvaire se plaisait à révéler à son âme ravie les innombrables motifs d'invoquer les Plaies divines, comme aussi les bénéfices de cette dévotion.

 

Chaque jour, à chaque instant, pour l'exciter à s'en faire l'ardente apôtre, Il lui dévoile les inappré­ciables trésors de ces sources de vie :

 

« Aucune âme, après ma sainte Mère, n'a eu comme toi, la grâce de contempler, jour et nuit, mes saintes Plaies.

 

« Ma fille, reconnais bien le trésor du monde!... le monde ne veut pas le connaître. — Je veux que tu les voies ainsi, afin que tu comprennes mieux ce que j'ai fait en venant souffrir pour toi.

 

« Ma fille, chaque fois que vous offrez à mon Père les mérites de mes divines Plaies, vous gagnez une fortune immense. Vous êtes semblables à celui qui trouverait dans la terre un grand trésor ; mais  comme vous ne pouvez pas conserver cette fortune, Dieu la reprend, et ma divine Mère aussi, pour vous la rendre au moment de la mort et en appliquer les mérites aux âmes qui en ont besoin : car vous devez faire valoir la fortune de mes saintes Plaies.

 

« Il ne faut pas rester pauvres, parce que votre Père est bien riche!...  Votre richesse ? C’est ma sainte Passion! Il ne faut pas vous en écarter. Il faut que vous puisiez constamment dans le trésor de ma Passion et dans les trous de mes Plaies sacrées.

 

« Celui qui est dans le besoin, qu'il vienne ici; c'est le trésor et la richesse.

 

« Une de mes créatures m'a trahi et a vendu mon Sang,  mais vous pouvez si facilement le racheter goutte à goutte pour purifier ta terre!...

 

Une seule goutte suffit... et vous n'y pensez pas!... vous n'en connaissez pas le prix!

« Les bourreaux ont bien fait en me perçant le côté, les mains et les pieds, puisqu'ils ont ouvert par là des fontaines d'où couleront éternellement les eaux de ma miséricorde. C'est seulement le péché qui en a été la cause qu'il faut détester.

 

« Mon Père se complaît dans l'offrande de mes sacrées Plaies et des douleurs de ma divine Mère.

 

« Offrir mes Plaies au Père éternel, c'est lui offrir sa gloire, c'est offrir le Ciel au Ciel.

 

« Voilà de quoi payer pour tous ceux qui ont des dettes ! — Car, en offrant à mon Père le mérite de mes saintes Plaies, vous satisfaites pour les péchés des hommes.»

 

Toutes ces paroles furent prononcées en diverses circonstances, spécialement dans l'année 1868. Tantôt Notre-Seigneur s'adresse à Sœur Marie Marthe seule, tantôt — à travers elle — à la Com­munauté et à tous les fidèles.

 

Jésus la presse  et nous presse avec elle, de venir à ce trésor :

 

« Il faut tout confier à mes divines Plaies et travailler au salut des âmes par leurs mérites. »

 

Il nous demande de le faire avec humilité : « Lorsque mes saintes Plaies ont été faites, il y a eu de la « vanité » pour l'homme qui croyait qu'elles finiraient. Mais non, elles seront éternelles, et éternellement elles seront vues de toutes mes créatures. Je te dis ceci, afin que tu ne les regardes pas par manière de routine, mais que tu les vénères avec grande humilité.

 

«Votre vie n'est pas de ce monde; enlevez les Plaies de Jésus et vous deviendrez terrestres...

 

« Vous êtes trop matériels pour comprendre toute l'étendue des grâces que vous recevez par leurs mérites... — Vous ne regardez pas assez le soleil dans sa plénitude... — Mes Prêtres eux-mêmes ne montrent pas assez le Crucifix : Je veux que l'on m'honore tout entier.

 

« Il ne faut pas craindre de montrer mes Plaies aux âmes... Le chemin de mes Plaies est si simple et si facile pour aller au Ciel. »

 

Il nous demande de le faire avec des cœurs de Séraphins. — Désignant un groupe de ces Esprits angéliques se pressant autour de l'autel, pendant la sainte Messe, il dit à Sœur Marie Marthe : « Ils contemplent la beauté, la sainteté de Dieu!... ils admirent, ils adorent... ils ne peuvent pas imiter. Quant à vous, il faut surtout contempler les souffrances de Jésus pour vous conformer à Lui.  Il faut venir à mes Plaies avec des cœurs bien chauds, bien ardents, et faire, avec grande ferveur, les aspirations pour obtenir les grâces que vous sollicitez. »

 

Il nous demande de le faire avec une foi ardente : « Elles sont toutes fraîches, il faut les offrir comme pour la première fois.

 

 « Dans la contemplation de mes Plaies, on trouve tout pour soi et pour les autres.

 

« Je te les fais voir pour que tu y entres. »

 

Il nous demande de le faire avec confiance : « Il ne faut pas t'inquiéter des choses du temps, ma fille, tu verras dans l'Éternité ce que tu auras gagné par mes Plaies.

 

« Les Plaies de mes pieds sacrés sont un océan. Amène-moi là toutes mes créatures ; ces ouvertures sont assez grandes pour les y loger toutes. »

 

Il nous demande de le faire avec esprit d'apos­tolat, et sans jamais nous lasser : « Il faut beaucoup prier pour que mes saintes Plaies se répandent dans le monde. »

 

Des Plaies de Jésus, aux yeux de la voyante, partirent, un jour, cinq rayons lumineux, cinq rayons de gloire qui enveloppèrent le globe.

 

« Mes saintes Plaies soutiennent le monde.

 

« Il faut me demander l'affermissement dans l'amour de mes Plaies, parce qu'elles sont la source de toutes les grâces. Il faut souvent les invoquer... y porter le prochain... Il faut en parler et y revenir fréquemment, afin d'en imprimer la dévotion dans les âmes...

 

« Il faudra longtemps pour établir cette dévotion, travaillez-y avec courage.

 

« Toutes les paroles dites au sujet de mes saintes Plaies me font plaisir, un plaisir indicible!... je les compte toutes.

 

«Quand même il y en a qui ne veulent pas venir à mes Plaies, il faut que toi, ma fille, tu les y fasses entrer. »

 

Un jour que Sœur Marie Marthe éprouvait une soif ardente, son bon Maître lui dit : « Ma fille, viens à moi, et je te donnerai une eau qui te désaltérera ! Dans le Crucifix, il y a tout : il y a de quoi se désaltérer — il y en a pour toutes les âmes!

 

« Ma fille, je veux que tu puises dans mes Plaies pour donner aux petits.

 

« Vous avez tout avec mes Plaies ! Elles ont fait des œuvres solides, non par la jouissance, mais par la souffrance.

 

« Vous êtes des ouvrières qui travaillez au champ du Seigneur : avec mes Plaies, vous gagnez beaucoup et sans peine.

 

 « Offre-moi tes actions et celles de tes Sœurs, unies à mes saintes Plaies ; rien ne peut les rendre plus méritoires, ni plus agréables à mes yeux : il y a des richesses incompréhensibles, même dans les plus petites. »

 

Il est bon de le remarquer ici : dans les mani­festations et confidences dont nous venons de parler, le divin Sauveur ne se présente pas toujours à Sœur Marie Marthe avec l'ensemble de ses Plaies adorables : parfois Il ne lui en montre qu'une seule à part des autres.

 

C'est ainsi qu'un jour Il lui découvre son pied droit en disant : « Combien dois-tu respecter cette Plaie et t'y cacher comme la colombe! »

 

Une autre fois, Il lui fait voir sa main gauche : « Ma fille, prends dans ma main gauche mes mérites pour les âmes, afin qu'elles soient à ma droite pour l'Éternité... Les âmes religieuses seront à ma droite pour juger le monde, mais auparavant, je leur demanderai compte des âmes qu'elles devaient  sauver. »

 

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

elogofioupiou.com

 

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Published by elogofioupiou - dans Méditations et prières
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