Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 18:34

 

Jésus, qu'on est heureux de servir un Maître tel que vous ! Qu'on est heureux de pouvoir se reposer tranquillement sur votre amour du soin de tout ce qui nous concerne !

 

 

Je veux, désormais avoir en vous une confiance sans bornes, je veux m'abandonner à vous sans réserve. Vous êtes mon protecteur, et vous veillez sans cesse sur moi ; qui pourra me faire trembler, ou de quoi pourrai-je avoir peur ?

 

 

Eh quoi ! Un prince est environné de ses gardes, et il ne craint rien ; un mortel est gardé par d'autres mortels comme lui, et il se croit en sûreté !

Qui craindrai-je, quand mon Dieu prend lui-même soin de moi ?

 

 

O Jésus, j'aurai toujours confiance en vous. L'enfer tout entier serait déchaîné contre moi que j'aurais encore con­fiance en vous. Avec vous, je n'ai rien à craindre de sa fureur, et il ne peut me ravir ce que vous m'avez donné. Je me re­poserai donc toujours en paix dans votre sein, et j'y pren­drai un doux repos que rien ne pourra troubler.

 

 

O mon Dieu! Je suis si persuadée que vous veillez sur tous ceux qui espèrent en vous, et qu'on ne peut manquer de rien quand on attend de vous toutes choses, que je prends la résolution de vivre à l'avenir sans aucun souci, et de me déchar­ger sur vous de toutes mes inquiétudes.

 

 

Les hommes peuvent me dépouiller des biens et de l'honneur ; les maladies peu­vent m'ôter les forces et les moyens de vous servir ; je puis même perdre votre grâce par le péché, malheur, hélas ! Dont je vous conjure de me préserver, mais jamais je ne perdrai mon espérance.

 

 

Je conserverai cette espérance jusqu'au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l'enfer feront de vains efforts pour me l'arracher. Les uns peuvent attendre leur bonheur ou de leurs richesses ou de leurs talents ; les autres, s'appuyer sur l'innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leur péniten­ce, ou sur le nombre de leurs bonnes œuvres, ou sur la fer­veur de leurs prières ; pour moi, Seigneur, toute ma confiance est en vous seul : cette confiance ne trompe jamais personne.

 

 

Je suis donc en quelque sorte assurée que je serai éternelle­ment heureuse, parce que j'espère fermement de l'être, et que c'est de vous, ô mon Dieu, que je l'espère. Je sais hélas ! Combien je suis fragile et changeante ; je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies : mais tout cela n'est pas capable de m'effrayer ; tant que j'es­père, je me tiens à couvert de tous les malheurs.

 

 

C'est pourquoi je le dis et le redis à la face du ciel et de la terre: J'espère en vous, ô mon Dieu ! Je sais que je ne puis trop espérer en vous ; je sais que je posséderai un jour tout ce que j'aurai espéré de vous.

 

J'espère donc, ô mon doux Jésus, que vous me pardonnerez mes péchés, que vous m'aimerez tou­jours, et que moi-même je vous aimerai sans relâche pendant  le temps et pendant toute l'éternité.

 

 

Oh ! Aimable Sauveur, daignez faire, que cette espérance, soit profondément et ineffaçablement gravée dans le fond de mon cœur ! Que non seulement ma bouche, mais tous mes senti­ments vous disent : J'espère en vous !

 

 

Faites que mon espérance soit si ferme que rien ne soit capable de l'ébranler ; que ni les hommes, ni le monde, ni toutes les puissances de l'enfer conjurées contre moi, ne puis­sent altérer les sentiments d'une confiance que j'aurai éta­blie dans le Dieu de mon cœur.

 

 

Faites que mon espérance soit constante, qu'elle m'ac­compagne jusqu'à mon dernier moment, qu'elle me suive jus­qu'au tombeau ; et lors même que vous me frapperez du coup de la mort, que ma confiance vous consacre mes derniers soupirs. Tels sont les sentiments dans lesquels je désire vivre, et avec lesquels j'espère mourir.

 

 

O mon Dieu, comment, dans cette douce et ferme espéran­ce, ne supporterais-je pas toutes les peines de cette vie mor­telle à la vue de la vie immortelle qui m'est préparée ?

 

 

Comment, dans l'attente des biens suprêmes du ciel, ne me détacherais-je pas des biens périssables du monde ?

 

 

Comment, à la vue de la céleste patrie, ne me regarderais-je pas sur la terre comme dans un lieu d'exil ?

 

 

Comment ne me ferais-je pas une sainte violence durant quelques jours, pour avoir part aux délices d'une éternité bien­heureuse ? Beau ciel, terme de mes vœux, unique désir de mon cœur, unique occupation de ma vie et de tous les mo­ments qui me restent à gémir et à soupirer après mon bon­heur, puisse ton souvenir ne plus jamais me quitter !

 

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article

Repost 0

commentaires