Samedi 27 avril 2013 6 27 /04 /Avr /2013 15:28

          

 

Le  démon rôde sans cesse autour de nous ; son unique occupation en ce monde est de chercher des compagnons. Toute notre vie, il nous tendra des pièges ; il cherchera à nous faire succomber ; il faut donc faire de notre côté tout ce que nous pouvons pour déjouer ses plans et pour  lui  résister.

 

Nous ne pouvons rien par nous-mêmes, mais nous pou­vons tout avec le secours du bon Dieu ; prions-le de nous dé­livrer de cet ennemi de notre salut, ou de nous accorder la force de le combattre. Avec le nom de Jésus nous terrasse­rons les démons, nous les mettrons en fuite.

 

Avec ce nom, s'ils osent quelquefois nous attaquer, nos combats seront des victoires, et nos victoires des couronnes, toutes resplendissantes de pierreries.

 

Si nous demandons à Dieu la grâce de résister aux tenta­tions, il nous l'accordera, car il veut nous sauver bien plus que nous ne le voulons nous-mêmes. Il a versé son sang pour tous, il est mort pour tous, il nous attend tous au ciel.

 

Les âmes tombent en enfer comme les feuilles tombent des arbres à l'approche de l'hiver ; nous tomberons comme les autres si nous n'évitons pas les tentations, ou si, ne pou­vant pas les éviter, nous ne combattons pas généreuse­ment avec le secours du bon Dieu, si nous n'invoquons pas son nom pendant le combat, comme saint Antoine dans le désert.

 

Ce saint s'étant retiré dans un vieux sépulcre, le démon vint l'y attaquer : il essaya d'abord de l'effrayer par un horrible fracas ; il le battit même un jour si cruellement qu'il le laissa tout couvert de blessures et à demi-mort.

 

«Eh  bien ! dit saint Antoine, me voilà encore prêt à combattre : non, tu ne seras pas capable de me séparer de Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Dieu». Les esprits de ténèbres redou­blèrent d'efforts : Saint Antoine resta inébranlable, parce qu'il mettait toute sa confiance en Dieu. A l'exemple de ce saint, soyons toujours prêts au combat, mettons notre confiance en Dieu, jeûnons et prions, et le démon ne pourra nous sé­parer de Jésus-Christ ni en ce monde ni en l'autre.

 

Encore une fois, il ne faut pas croire qu'il y ait quelque lieu sur la terre où nous puissions échapper à la lutte contre le démon. Nous le trouverons partout, et partout il cherchera à nous ravir le ciel ; mais partout et toujours nous pouvons être vainqueurs.

 

Lorsque nous croyons que tout est perdu, nous n'avons qu'à crier : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons ! ». Car Notre-Seigneur est là, tout à côté de nous, qui nous regarde avec complaisance, qui sourit et nous dit : «Vraiment tu m'aimes, je reconnais que tu m'aimes !... »

 

En effet, c'est dans les combats contre l'enfer, et dans la résistance aux tentations, que nous prouvons à Dieu notre amour.

 

Il y a beaucoup d'âmes inconnues dans le monde qu'on verra riches, un jour, de toutes ces victoires de chaque instant ! C'est à ces âmes que le bon Dieu dira : « Venez, les bénis de mon Père... entrez dans la joie de votre Maître... »

 

Nous n'avons pas  encore souffert comme les martyrs : Demandez-leur s'ils sont fâchés maintenant... Le bon Dieu ne nous en demande pas tant... Il y en a qu'un seul mot pour renverser la situation. Une petite humiliation fait chavirer la barque... Courage, mes amis, courage ! Quand viendra le dernier jour, vous direz : « Heureux combats qui m'ont valu le ciel ! »

 

Si  l'on  marchait  toujours  en  avant comme  les braves soldats, quand viendrait la guerre ou la tentation, on élèverait son cœur vers Dieu et on reprendrait courage. Mais on demeure en arrière, on se dit : « Pourvu que je me sauve, c'est tout ce qu'il me faut. Je ne veux pas être un saint ».

 

Si vous n'êtes pas un saint, vous serez un réprouvé ; il n'y a pas de milieu ; il faut être l'un ou l'autre : prenez-y garde ! Tous ceux qui posséderont le ciel un jour seront saints. Le démon nous amuse jusqu'au dernier moment, comme on amuse un pauvre homme en attendant que les gendarmes viennent le prendre. Quand les gendarmes arrivent, il crie, se tourmente ; mais on ne le lâche pas !

 

Faites encore cette réflexion : tous les soldats sont bons en garnison ; mais sur le champ de bataille, c'est autre chose : c’est là que l'on voit la différence entre les courageux et les lâches.

 

La plus grande des tentations est de n'en point avoir.  On peut presque dire qu'on est heureux d'avoir des tentations : c'est le moment de la récolte spirituelle où nous amassons pour le ciel. C'est comme au temps de la moisson : se lève de grand matin, on se donne beaucoup de peine, mais on ne se plaint pas, parce qu'on amasse beaucoup. Le démon ne tente que les âmes qui veulent sortir du péché et celles qui  sont en état de grâce. Les autres sont à lui, n'a pas besoin de les tenter.

 

Si nous étions bien pénétrés de la sainte présence de Dieu, il nous serait très facile de résister à l'ennemi. Avec cette pensée : Dieu me voit !  Nous ne pécherions jamais.

 

Il y avait une sainte, qui se plaignait à Notre-Seigneur près la tentation, et lui disait : « Où étiez-vous donc, mon Jésus tout aimable, pendant cette horrible tempête ? » Notre-Seigneur lui répondit : « J'étais au milieu de ton cœur, prenant plaisir à te voir combattre ».

 

Un chrétien doit toujours être prêt au combat. Comme en temps de guerre il y a toujours des sentinelles placées ça et là, pour voir si l'ennemi approche, de même nous devons être toujours sur nos gardes pour voir si l'ennemi ne nous tend pas des pièges, et s'il ne vient pas nous surprendre...

 

De même aussi que le soldat ne tarde pas à résister à l'enne­mi des qu'ils se montrent, ainsi nous devons résister énergiquement au démon dès qu'il cherche à nous faire offenser Dieu.    (Le Saint Curé d'ars.)

 

   

LE 25 AVRIL, FÊTE DE  Saint Marc, évangéliste.

 

saint Marc fut gagné à Jésus-Christ par le prince des apôtres qu'il accompagna ensuite à Rome où il lui servit de secrétaire ou d'interprète. Lorsque saint Pierre écrivit sa première épître aux églises de l'Asie, il joignit affectueuse­ment à ses salutations celles de son fidèle secrétaire qu'il appelle son cher fils Marc.

 

Les chrétiens de Rome demandè­rent instamment à saint Marc de leur résumer par écrit les fréquents discours de saint Pierre sur la vie de Notre-Seigneur. Cet évangile, composé sous les yeux de l'apôtre et avec son approbation expresse, reflète si bien à chaque page le carac­tère de saint Pierre, que les Pères de l'Église l'appelaient ordinairement l'évangile de saint Pierre.

 

Saint Marc fut envoyé en Égypte pour y fonder l'église d'Alexandrie. Ses disciples y firent l'admiration du monde par leur ferveur et leur ascétisme. Après avoir gouverné son Église pendant plusieurs années, saint Marc fut saisi par les païens, traîné par une corde sur des rochers et jeté en prison.

 

Le lende­main ce même supplice recommença, et fut suivi de la mort de Marc.

 

Tiré de : LES LECTRES MÉDITÉES (1933)

 

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Par elogofioupiou - Publié dans : La vraie doctrine catholique
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