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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 08:50

La Sainte Église tout entière, en ce beau mois de mai, se tourne vers Marie. Soyons dociles à son appel, à l'impulsion que l'Esprit-Saint donne à notre âme. Que Marie soit l'objet de nos méditations, de nos dévotions, de notre imitation.

 

Quelle place a tenue la Vierge Marie dans le plan divin ? Quelle place la Vierge Marie doit-elle occuper dans notre vie ?   

 

Dieu, depuis l'origine du monde, les Livres Saints, depuis leur première jusqu'à leur dernière page, nous présentent toujours le Rédempteur avec son auguste Mère. Tantôt, «C'est la femme dont le pied doit écraser la tête du serpent ; tantôt, c'est la Vierge enfantant un Sauveur qui est l'objet îles prophéties ; ou bien, c'est une femme annoncée comme une grande merveille que Dieu donnera à la terre... ; enfin, c'est, sous bien des figures, la maternité virginale de Marie proposée comme l'Incarnation à l'espérance du genre hu­main.

 

De plus, par une succession de miracles, Dieu inter­vient pour préparer magnifiquement celle qui sera la mère  de l'Auteur de la grâce. Il crée, il orne de perfections cette Vierge qui doit être la Mère de son Fils...

 

Aussi, Marie, par sa foi, son humilité, sa charité, est apte à coopérer aux des­seins du Très-Haut. Quand il s'agit de la formation du Christ, Dieu demande le consentement de Marie. La réponse de l'humble Vierge tient en suspens le ciel et la terre et c'est de sa volonté, de son consentement que le Verbe reçoit la nature humaine.

 

En méditant ces grandes choses, nous faisons-nous une idée de ce qu'est Marie ?... La plus grande beauté, la plus grande perfection, la plus grande sainteté qui fut ja­mais après celle de Jésus-Christ !

 

Enfin, les qualités et les mérites devant être en raison des fonctions et des dignités, imaginons combien Marie a dû être comblée de grâces ; aussi l'envoyé céleste la sa­lue-t-il ainsi : Gratia plena.

 

Quelle place tient la sainte Vierge dans nos exercices de piété ?

 

A notre réveil, que notre première pensée soit pour Jésus et Marie ! Voici la prière du matin ; comment invoquons-nous Marie ?... Avons-nous soin d'honorer cette puissante Vierge, d'invoquer cette Mère, la meilleure des Mères, du fond du cœur ?

 

Puis, c'est la méditation. Marie fut « l'âme d'oraison » par excellence. Qui mieux qu'elle nous apprendrait cette science sublime et rare !... Quand nous sommes distraites, froides, arides, pourquoi ne pas appeler à notre secours cette Vierge qui, dès ses plus jeunes années, vécut d'oraison, pour qui le Cœur de Jésus n'a pas de secrets ?...

 

Vient la sainte Messe. L'Église, dans cette auguste fonction, n'oublie pas Marie. Plusieurs fois elle rappelle sa glorieuse mémoire... Songeons-nous à nous tenir au pied de l'autel comme elle se tint au pied de la croix, et à recueillir comme elle le sang adorable de Jésus-Christ devenu victime ? L'effusion de la grâce sera d'autant plus abondante en notre âme que nous aurons soin de nous unir à la très sainte Vierge.

 

C'est encore la sainte Communion. Allons-nous au ban­quet eucharistique la main dans la main de Marie ?... Convions-nous la Mère de Jésus à préparer en nous et avec nous le trône où Jésus va descendre ? Demandons-nous à Marie les sentiments avec lesquels elle accueillit Jésus ?...

 

La prions-nous de faire les honneurs de notre pauvre petite maison à l'Hôte auguste qui daigne nous visiter ?...

 

Et quand vient l'heure de la Visite au Saint Sacrement, est-ce par Marie, avec Marie, que nous sollicitons l'audience du Roi des rois ?...

 

Mardochée employait le crédit d'Esther près d'Assuérus... Marie est bien plus accréditée auprès Jésus !... Rappelons-nous ce qu'elle fit à Cana !... Il lui suffit de dire : Ils n'ont plus de vin, pour que Jésus, avant son heure, fît son premier miracle.

 

Quelle place occupe Marie dans tous ces exercices ?... Hélas ! Nous nous plaignons d'avoir l'âme froide, sèche, nous ne recourons pas à Celle que l'Église appelle le Secours des chrétiens, le Salut des infirmes, la Cause de notre joie. Les saints agissaient différemment... ils allaient à Jésus par Marie : leur confiance envers Marie était immense, et leur naïve, simple, ardente, obtenait des miracles.

 

Comme ils aimaient toutes les pratiques de dévotion envers la très Sainte Vierge ! Quelles hymnes délicieuses leur suggérait leur amour filial !

Honorons-nous les images de Marie ? Quelles impressions produisent-elles sur notre cœur ? Quelle est notre dévotion pour le scapulaire, la médaille miraculeuse? Et notre chapelet, le disons-nous chaque jour, et comment?

 

Les saints disaient le chapelet, si occupés qu'ils fussent ; savants génies   ont   récité   le   chapelet.   « L'amour n'a qu’un mot, mais il ne se lasse pas de le répéter », a dit le Père Lacordaire.

 

Et les fêtes de Marie, comment les célébrons-nous ?... saluons-nous l'aurore comme l'enfant salue la fête d'une mère chérie ?... Qu'offrons-nous alors à notre céleste Mère ?... Que faisons-nous pour lui prouver notre amour et notre Méconnaissance ?...

 

En ce mois, considérons que Marie pria beaucoupet que cette prière continuelle, jointe à sa dignité, fut le secret de sa puissance sur le cœur de Dieu ; que Marie pria avec fer­veur, et que cette fervente et persévérante prière attira en elle la plénitude des grâces divines.

 

Prenons la résolution de penser à Marie, de l'imiter dans sa ferveur. Prions avec Marie, par Marie, comme Marie, et nous ferons de rapides progrès dans la perfection.

 

Ier MAI, FÊTE DU JOUR: Saint Philippe et saint Jacques, apôtres.

 

Philippe fut un des premiers disciples de Jésus-Christ, qui, l'ayant rencontré dans un de ses voyages de Judée en Galilée, lui dit : « Suivez-moi ». Philippe obéit immédiate­ment, et, dans son zèle pour Jésus et sa charité pour le prochain, il essaya d'amener au divin Maître Nathanaël, en lui disant : « Nous avons trouvé en Jésus de Nazareth le Messie annoncé par Moïse et les prophètes ».

 

Nathanaël lui répliquant : «Eh quoi ! Peut-il donc venir quelque chose de bien de Nazareth ? » Philippe répondit simplement : « Venez et voyez », et il le présenta à Jésus.

 

Saint Jacques, le mineur, était aussi un des douze apôtres. Saint Paul nous apprend que saint Jacques fut favorisé d'une ap­parition particulière de Jésus-Christ après sa résurrection.

 

Lors de la dispersion des apôtres à travers le monde, saint Jacques demeura à Jérusalem dont il fut le premier évêque. Sa pureté, sa vie mortifiée, son esprit de prière inspira tant de vénération aux Juifs eux-mêmes qu'ils le surnom­mèrent le juste.

 

Saint Jacques siégea au Concile de Jéru­salem à côté de saint Pierre et de saint Paul ; et lorsque plus tard saint Paul, en appelant à César, échappa à la fu­reur des Juifs, ceux-ci tournèrent leur rage contre saint Jacques en s'écriant : « Le Juste a erré », et ils le lapidèrent jusqu'à ce qu'il mourût écrasé sous leurs pierres.

 

Extrait de : LES LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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Published by elogofioupiou - dans Méditations et prières
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