Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 07:46

 

SUITE DES EVENEMENTS DE FATIMA d’il y a 96 ans…

Si les paroles et les promesses racontées par Lucie avaient créé une favorable impression chez certains spectateurs, elles n'en avaient pas du tout diminué l'opposition de la foule, ni même celle de la parenté et de la famille.

 

Cette dernière déplorait les événements, parce qu'ils leur amenaient de nombreuses visites d'étrangers curieux et notablement nuisibles aux travaux urgents de la ferme. Déjà aussi, l'histoire complète avait été publiée par la presse catholique aussi bien que libé­rale, et tandis que la première gardait une réserve calculée au sujet des événements et conseillait la prudence au peuple en général, la presse soi-disant libérale était secouée d'une crise qui approchait de l'hystérie, en répétant qu'il était grand temps de faire cesser ces anomalies, que toute cette machine à miracle était fa­vorisée sinon montée par le clergé pour en retirer des profits intéressants.

 

L'administrateur du district de Fatima, un ardent anti-clérical, était déterminé à étouf­fer dans l'oeuf cette tentative d'obscurantisme et de médiévisme réactionnaire. Il fit venir les parents et les enfants, les questionna plusieurs fois, eut recours à des menaces pour les forcer à nier toute cette histoire et pour leur arracher les secrets qu'ils disaient tenir de cette Dame du Ciel. Il alla jusqu'à menacer les enfants de mort, mais malgré l'impression qu'une telle menace devait engendrer dans l'esprit des enfants, ils répli­quèrent avec une héroïque simplicité qu'ils ne pouvaient pas nier ce qui avait eu lieu.

 

" Si vous nous faites mourir, " dirent-ils, " cela nous importe peu, parce que nous irons au Ciel. "

 

EMPRISONNEMENT

Cependant, les articles de la presse " libérale " et le dur traitement qu'avaient fait subir aux enfants les autorités locales eurent un effet tout à fait opposé à ce qu'on attendait, puisqu'une foule de 18,000 personnes, composée, en très grande partie, de fidèles dévots, se trouva à Cova-da-Iria, le 13 août suivant. En attendant l'arrivée des trois enfants, on récitait le chapelet et on chantait des cantiques.

 

Mais les voyants ne vinrent pas ! Parce que l'administrateur les avait emprisonnés dans, sa propre maison. Des murmures d'indignation s'élevèrent parmi la foule déçue. On voulait protester énergiquement auprès des autorités. Pendant qu'ils discutaient, il se produisit un phénomène qui eut pour effet de les désarmer, de les consoler et de les convaincre, d'une manière inébranlable qu'il s'agissait, en effet, d'une visite du Ciel. Ces milliers de gens entendent un coup de tonnerre formidable qui ébranle le ciel pur, et en même temps ils voient un brillant éclair qui traverse l'atmosphère. Le soleil devient pâle, l'atmosphère jaunâtre, tandis qu'une nuée très blanche et d'une grande beauté se forme et persiste quelques minutes au-dessus du petit chêne vert, à l'endroit des apparitions.

 

Remplis d'effroi à la vue de cette manifestation qui indiquait le mécontentement de la Sainte Vierge à cause du traitement infligé à ses petits amis, les gens se dispersèrent avec calme et retournèrent paisiblement dans leurs demeures.

 

MENACES DE MORT

Entre temps,  l'administrateur avait emprisonné les enfants chez lui pour trois jours et avait eu recours à toutes sortes de menaces pour les amener à se contredire et à lui révéler le grand secret qu'ils avaient reçu. Tous ses efforts furent vains. Enfin, en désespoir de cause et voyant qu'il n'aboutissait à rien, il lança aux enfants d'un ton terrible :

 

" Si vous ne voulez pas me dire la vérité, je vais vous faire frire dans une poêle rouge. " Il prit ensuite les enfants un par un et les emmena comme pour exécuter son dessein. Il prit Lucie en der­nier lieu et plus tard quand on lui demanda ce qu'elle avait ressenti à ce moment: "Je croyais vraiment, avoua-t-elle, qu'il allait mettre à exécution son projet et me faire mourir dans la poêle, mais je ne pouvais pas trahir mon secret. Alors, je me suis placée sous la protection de la Sainte Vierge. "

 

Voilà, chez de frêles enfants, une remarquable force d'âme. Elle rappelle le courage des anciens martyrs déterminés à ne pas trahir leur Dieu, en dépit des chevalets, des chaînes, des bêtes fauves.

 

L'administrateur se sentit battu. Il fut obligé de con­duire les enfants chez; le curé de Fatima, le 16 août.

 

C'était trois jours trop tard, trois jours après leur rendez-vous. M. le curé les ramena chez leurs parents dont on devine l'inquiétude. On leur avait rapporté toutes sortes de rumeurs sur leur triste sort.

 

La QUATRIEME APPARITION,  eut donc lieu le 19 août 1917.

 

Nous avons vu comment on avait fait manquer aux enfants le rendez-vous du 13 août. Après leur retour à la maison, ils gardaient leurs troupeaux à l'endroit appelé les Valenhos, lorsque la belle Dame leur apparut de nouveau. Elle se plaignit de la violence qui les avait empêchés d'être au rendez-vous. Elle ajouta qu'à cause de cette intrusion de l'administrateur, le miracle promis pour octobre serait moins éclatant.

 

On sait peu de choses sur la conversation qui se tint à cette occasion, mais tout comme à Lourdes lorsque la Sainte Vierge s'adressait à la petite Bernadette, elle exhorta vivement les petits bergers à la pénitence pour leurs propres fautes et aussi pour celles des autres.

 

" Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, dit-elle, car beaucoup d'âmes vont en fer parce que personne ne se sacrifie pour elles. "

 

Les enfants apportèrent à la maison une partie de la branche sur laquelle les pieds de la Dame s'étaient reposés et comme la mère de Lucie l'examinait, il s'en dégagea un parfum délicat, inconnu dans la région. Elle et alors convaincue que l'apparition du ciel était réelle, et elle ressentit un remords cuisant du traitement qu'elle avait infligé aux enfants, la première fois qu'ils avaient raconté leur histoire.

 

(A suivre)

 

Extrait de : Fatima ou le Suicide Mondial.  Mgr Wm C. McGRATH, P.A.

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires