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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 14:58

L'exaucement de nos prières, la « Grâce reçue », est un fait de Foi qui nous émeut toujours en tant qu'il nous montre d'une façon très spéciale l'amoureuse intervention de la Divine Providence dans  les affaires qui nous sont à cœur.

 

Tout exaucement suit sa propre voie, découle de ses saints particuliers, de ses propres pèlerinages et conditions. Les exaucements de nos prières sont des manifestations de la Miséricorde de Dieu. Avant de se produire cependant ils cachent en eux le mystère qui est en toute chose divine. Nous n'en connaissons pas a priori les chemins et les conditions, nous ne savons pas à quel saint a été confiée la médiation, quel sacrifice, quelles prières, quel pèlerinage pourront conduire à la Grâce que nous cherchons.

 

Comment alors pouvons-nous la recevoir ? Moyennant la Foi, moyennant notre essai humble et audacieux tout à la fois pour attirer sur nous la Miséricorde et la Providence de Dieu. Dieu a semé un désir dans notre cœur et nous commençons à prier afin qu'il soit exaucé. Souvent cependant nous voyons que nos prières ne suffisent pas, il nous semble que nous n'avons pas la force d'arriver au Ciel tandis que ce désir d'obtenir la grâce implorée brûle toujours plus en notre cœur. Nous cherchons alors qui pourra nous aider et nous nous tournons vers ceux dont nous savons qu'ils sont plus fervents que nous, qui savent mieux prier et mieux offrir des sacrifices, raison pour laquelle ils sont plus unis au Christ et donc aussi plus profondément enracinés dans la grâce de Dieu. Nous avons confiance dans l'aide de ces fervents et « puissants dans le Christ » qui ressemblent à d'excellents guides de montagne, à la corde de qui nous pouvons nous fier pour arriver heureusement au but fixé. Et comme il y a toujours de nouveaux hommes qui reçoivent de Dieu toutes les qualités pour être de bons guides sur les chemins de montagne, ainsi de même il y a toujours plus de personnes à qui Dieu donne toutes les qualités afin qu'ils puissent nous être de précieux secours dans nos nécessités. Un de ces instruments de Dieu de notre temps est indubitablement Padre Pio.

 

Sa mission appelle d'innombrables âmes à San Giovanni Rotondo. Nous revenons au Padre Pio pour lui demander conseil dans nos difficultés, nous lui écrivons afin qu'il enferme nos peines dans ses prières, nous lui transmettons tout ce qui nous tient à cœur. Et Padre Pio, directement ou indirectement, répond, donne conseils et aide. La plupart du temps, ses réponses sont très brèves et ses conseils de peu de paroles, sa façon de nous aider est enraci­née dans la Providence de Dieu, il nous montre lui-même n'avoir aucune part, aucun mérite dans l'intervention des grâces.

 

Dans les nombreux cas que je recommandai au Padre Pio, durant mes visites ou par lettres, pas une réponse ne ressembla à l'autre. Pour chaque cas il avait un conseil particulier, un remède inattendu. Ses réponses n'ont jamais été arbitraires. Il nous dit ce que la Providence miséricordieuse de Dieu veut nous dire à travers lui, c'est pour cela qu'il est si efficace. Padre Pio est dans le vrai sens du mot un instrument de la Providencepour nous et un guide expérimentédans le chemin de la Foi qui nous élève ensuite jusqu'à être exaucés dans nos prières.

 

Parmi les nombreux exemples que je pourrais citer, je choisis les deux cas suivants, l'un concerne une grave maladie physique et l'autre la libération d'une longue souffrance de l'âme.

 

En décembre 1955 une de mes amies me demanda de recomman­der de façon urgente au Padre Pio son mari frappé d'une grave paralysie. Justement, devant les jours prochains me rendre à San Giovanni Rotondo, je promis à mon amie d'avancer mon voyage et de recommander son cas à Padre Pio.

 

Je partis le 14 décembre et, arrivée à San Giovanni Rotondo, j'écrivis au Padre Pio ces quelques lignes : « Padre Pio, priez pour que Mario N. puisse de nouveau bouger bras et jambes et soit rendu guéri à sa famille. » J'écrivis seulement cela, il n'en fallait pas plus. Chez Padre Pio tout est extrêmement simple et ramené à l'essentiel.

 

Le matin suivant, j'allai à la Sainte Messe de Padre Pio et j'eus ensuite la permission de me rendre chez lui à son confessionnal. Je donnai le billet au Padre Pio et lui demandai de bénir une médaille pour le malade. Padre Pio saisit rapidement mes quelques lignes, bénit la médaille et me dit ensuite : « Dis-lui qu'il aille ensuite à Saint Nicolas pour remercier... ! »

 

Dans cette simple réponse inattendue tout était compris : la guérison du malade et le chemin qui devait conduire à cette grâce. A qui ne connaissait pas Padre Pio cette réponse et son interprétation pourraient paraître étranges. Mais j'étais habituée à sa façon et à ses réponses. Je savais que la réponse était bonne et que mon amie serait exaucée. Mais je ne savais pas toutefois que le même jour je ferais encore un pèlerinage au Sanctuaire de Saint Nicolas à Bari. Par une des coïncidences qui arrivent parfois et par-dessus tout à San Giovanni Rotondo ! Je dus me rendre immédiatement à Bari. Cela n'était certainement pas dans mon programme et je ne sus pas tout de suite me décider, mais, me souvenant de la réponse de Padre Pio, je pensai que d'aller à Bari pourrait servir aussi à une brève visite au Sanctuaire de Saint Nicolas pour ma pauvre amie en peine. Aussi je ne voulus pas renvoyer le devoir qui d'une façon aussi inat­tendue me réclamait à la ville voisine, Bari. Je partis donc immédia­tement. Dans le peu de temps libre je me rendis à la Basilique de Saint Nicolas et là je priai sur la tombe du Saint pour la guérison du malade. Je reçus aussi une petite bouteille de la « Manne de Saint Nicolas » que je portai à l'amie pour son mari.

 

Le soir même de mon retour à Bari, le 15 décembre 1955, mon amie et son mari firent le vœu qu'ils iraient en pèlerinage de remer­ciement au Sanctuaire de Saint Nicolas à Bari si la guérison était obtenue.

 

Et on obtint la guérison ! La prière contenue dans le peu de lignes écrites au Padre Pio fut exaucée à la lettre ! Le 1er septembre 1956 mon amie et son mari s'acquittèrent de leur vœu, en se ren­dant à Bari pour remercier Saint Nicolas et ensuite à San Giovanni Rotondo chez Padre Pio.

 

Extrait de : LE MESSAGE DE PADRE PIO (Katharina Tangari)

 

 

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Published by elogofioupiou - dans Méditations et prières
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