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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 23:24

Il existe un véritable noviciat pour les ecclésiastiques à agréger à l'ordre maçonnique. Il est parmi les ecclésiastiques, une certaine catégorie d'hommes dans lesquels la maçonnerie voit de possibles collaborateurs ; ceux-ci doivent avoir certains dons : intelligence aiguë, vif désir de faire carrière, ambition, promptitude à comprendre et à feindre de ne rien comprendre, générosité dans te service, et, le cas échéant, une belle prestance physique et un visage avenant. Autant de qualités excellentes qui attirent l'attention des recruteurs.

 

Quand un jeune ecclésiastique répond àces critères, peu importe qu'il fasse partie du clergé diocésain ou d'un ordre religieux. Dès lors qu'il se trouve pourvu d'une extraordinaire capacité d'intuition, d'assimilation de la vie intellectuelle et dynamisation du milieu dans lequel il évolue, qu'il est ouvert et énergique, il ne lui reste qu'à passer à l’abordage en commençant par chatouiller son amour-propre.

 

La condition absolue est que, dans cette première phase, le désigné reste dans l'ignorance totale de ce qui se trame autour de lui. La technique maçonnique requiert une révélation progressive, en sorte que l'affilié ne découvre les fins de la société secrète que petit à petit, selon ce que les supérieurs jugent utile.

 

Les façons d'aborder la proie sont aussi multiples que diverses. Une invitation dans une ambassade complaisante pour une fête nationale, la rencontre inattendue d'une personne qui se dit ravie de cette amitié, un prélat qui lui demande quelque chose et qui se dit reconnaissant. Puis vient LA PHASE DES COMPLIMENTS ET DES FLATTERIES : mais quel trésor, quête gentillesse, quelle intelligence ! Et ses manières ? Exquis ! Mais comment est-ce Dieu possible ? Vous mériteriez mieux, vous perdez votre temps... Mais pourquoi ne pas se tutoyer ?... Et ensuite : il faut penser à autre chose pour toi... On entre alors dans LA PHASE DES PERSPECTIVES D'AVENIR : je connais tel prélat, tel cardinal, tel am­bassadeur ou tel ministre, si tu le souhaites, ou du moins si tu n'y mets pas d'obstacles, je dirai volontiers un mot te con­cernant ; je parlerai de toi comme d'un homme qui mérite de plus hautes responsabilités : par exemple, sous-secrétaire de ce dicastère, évêque de..., nonce en..., secrétaire particulier de...

 

A ce stade, le proposant se rend compte tout de suite si l'intéressé a déjà mordu à l'hameçon, même si par fausse modestie il se réfugie derrière de frivoles formules de circonstance : mais je n'en suis pas digne, je ne suis pas à la hauteur, je me sens tout petit, il en est qui valent bien mieux que moi... et autres protestations du même acabit. Mais le recruteur sait à quoi s'en tenir : il sait que, autant la prudence est la vertu des forts, autant la fausse modestie est la vertu des imbéciles en escalade, et que derrière se cache la reddition.

 

Le processus est déjà bien engagé. Petit à petit, les promesses faites se concrétisent. Le candidat présélectionné constate que ce n'étaient pas des promesses en l'air et croit devoir en être reconnaissant à l'ami, qu'il considère comme son bienfaiteur. Pendant ce temps, sa carrière progresse comme sur des roulettes sans rencontrer de difficultés. Des perspectives radieuses se profilent devant fui au service de l'Église, au sein de laquelle il commence à deviner un fauteuil qui lui conviendrait très bien.

 

C'est précisément au moment où, saisi par la fièvre de l'ambition et de la vanité, le prélat ignorant a les preuves en main de son ascension facile, dont il ne prend pas encore toute la mesure, et que se profilent à l'horizon d'autres promo­tions à des échelons bien plus élevés, qu'on arrive à LA PHASE DES ÉCLAIRCISSEMENTS. Les choses lui sont plus ou moins présentées en ces termes :

 

«Monseigneur, Excellence, en toute honnêteté, il faut vous... il faut te dire que, si tu assumes aujourd'hui des fonc­tions aussi prestigieuses, tu le dois, plus qu'à ma personne, à l'influence de l'ordre maçonnique et de tous ses amis, à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Église, qui ont rendu possible la prestigieuse ascension aux délicates responsabilités qui vous... qui t'ont été confiées. Comme vous le voyez,vous n'avez aucun souci à vous faire, car vous avez l'estime de nombreuses personnalités éminentes. Toutefois, libre à vous de continuer désormais ou non à collaborer avec notre organisation qui vous garantit toute discrétion et vous ouvre de belles perspectives d'avancement». Dans cette PHASE TRÈS DÉLICATE, il appartient au prélat en crise de décider du choix à accomplir. Le désir de continuer à grimper, le vertige de se savoir introduit dans la chaîne maçonnique, la peur d'immanquables révélations en cas de refus d'adhérer, le vide qu'il pressent autour de lui dans le cas contraire, la fraternelle exhortation de quelque di­gnitaire à aller de l'avant, comme lui-même l'a fait autrefois : en un mot, tout cela finit par convaincre le prélat de suivre la voie que d'autres ont commencé à tracer pour lui, à son insu.

 

Plus on est haut placé, plus on risque d'être intérieurement fragile par peur de perdre les hautes fonctions auxquelles on vous a permis d'accéder. Un abîme en appelle un autre. On cherche à se faire une raison : après tout, ce n'est pas la fin du monde et, si étrange que soit cette situation, il y a toujours le moyen de faire le bien. Dieu existe aussi pour les ma­çons, qu'ils appellent le Grand Architecte de l'Univers, même s'ils ne le servent pas intégralement. L'Être suprême existe dans le créé - qui le nie ? Il suffit qu'il ne dicte pas de lois répréhensibles. Un sacrifice personnel qui fait penser à l'hor­rible vœu de Jephté qui, pour s'assurer de la victoire sur les Ammonites, ne dédaigna pas de sacrifier à Dieu sa fille unique alors qu'elle sortait à sa rencontre pour le fêter.

 

Ainsi, une fois infiltré dans son milieu ecclésiastique, le brave novice maçon a pour premier devoir de paraître crédible en tenant les promesses faites et, le cas échéant, de présenter sous un mauvais jour, comme des esprits faux et des hy­pocrites, les meilleurs prélats de l'endroit où il s'est infiltré.

 

Voici bien en quoi réside le règne de Satan : le faux à la place du vrai, afin que le juste passe pour mensonger. Sa technique consiste à mélanger habilement le vrai et le faux pour montrer avec l'adresse d'un alchimiste que le vrai nuit apparemment au faux, en sorte que perdure le faux que personne ne remet en question, tandis que s'installe la haine du vrai qui, en tant que tel, dérange.

 

Voltaire instruisait ses disciples en ces termes : « si vous croyez que Dieu vous a faits à son image et à sa ressemblance, rendez-lui la monnaie de sa pièce. Faites-vous un dieu à votre image et à votre ressemblance, avec tous vos vices et vos défauts : puissant, vindicatif, égocentrique, avide de pouvoir, ambitieux. Et plus vous en serez convaincus plus il fera l'affaire, au point d'effacer et de faire disparaître en vous le précédent, c'est-à-dire le vrai». Les francs-maçons font tout cela à la perfection avec leurs ouailles ecclésiastiques.

 

Habilement appâté, le nouveau franc-maçon devient donc ensuite un pion dans le champ d'action de la loge secrète  et vient s'ajouter aux autres adeptes qui y ont déjà fait leur nid. Son ascension peut désormais se poursuivre sans entraves vers le sommet avec le concours des autres «frères». Et, si la carrière est bien engagée, tous les espoirs lui sont  permis : la pourpre ET PLUS ENCORE ?

 

Extrait de : LE VATICAN MIS À NU  GROUPE "LES MILLÉNAIRES", ROBERT LAFFONT 2000   CHAPITRE 18 - LA FUMÉE DE SATAN AU VATICAN

 

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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