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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 07:48

Nous croyons que : les avertissements du Mont Sinaï ont gardé toute leur force ; que dans l'apostasie formidable de notre temps, il continuera d'y avoir des âmes fidèles au Christ ; qu'il y aura toujours un groupe de fidèles qui accueilleront avec obéissance et empres­sement les commandements de Dieu pour y adapter leur vie. N'est-il pas vrai, mes frères, que nous faisons partie de la communion des saints ?  (Note : C’était en 1945. Que dirait-il s’il voyait ce qui se passe en 2013 ?)

 

 

Ah! Certes, si nous observions pleinement les commandements de Dieu, ce serait une véritable révolution. Or, notre devoir est de travailler à cette rénovation par laquelle nous rétablirons les droits de Dieu, de même que pour faire le mal Satan emploie la révolution.

 

 

Nous disons le Notre Père à la fin du sermon. Comme il est bon, par ces temps troublés, pour l'homme qui cherche son bonheur, d'avoir cette prière sur les lèvres. C’est N.S.J.-C., lui-même qui l’a donné aux apôtres qui voulaient savoir comment prier.

 

 

Notre Père. Oui, Père. Nous avons un Père au ciel. Ici sur terre c'est l'oppression qui nous écrase. Dans cette existence terrestre, il y a si peu d'hommes qui sont bons pour moi ! Voici que je puis, ô Créateur, vous nommer mon Père. Quelle émotion étrange et douce vient saisir mon âme.

 

 

Notre Père qui êtes aux cieux. Combien ce ciel est loin de nous, de nous surtout qui habitons les grandes villes! Dans nos maisons, pas un rayon de soleil, pas une étoile ne brille pour nous. Comme le royaume des cieux est loin de notre monde; au prix de quels efforts il nous faut gagner le pain de chaque jour. Ce doit être un tout autre royaume que celui que nous habitons, et nous n'avons aucun chemin de communication. Il y a bien les saints cependant qui ont pris d'ici-bas leur élan, et nous les regardons le cœur battant comme des pilotes courageux. Ah! Si le ciel était plus près de nous!

 

 

Que votre nom soit sanctifié. Je regarde autour de moi. Qui donc parmi ceux qui m'entourent sanctifie votre nom? Qui pense à Vous, dans ces immeubles où j'habite avec deux cents autres locataires. Pour qui donc votre nom demeure-t-il toujours sacré ? Ah ! Que d'outrages, que d'indifférence, que de péchés!

 

 

Que votre règne arrive. Puisse-t-il arriver. Aujourd'hui encore, après vingt siècles, nous sommes si indigents, si pauvres de la pensée divine. Dire qu'il y a de nos jours nombre de gens qui se disent chrétiens et qui ne valent pas les païens d'autrefois. Que votre règne ne s'établisse pas seulement en nous, mais dans les âmes desséchées où la semence est morte.

 

 

Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Dans le royaume des cieux il n'y a pas de révoltes; tout se règle sur votre volonté, tous les désirs sont tournés vers la sainteté. Or, à l'homme qui habite la terre vous avez laissé la libre disposition de sa volonté, il connaît vos commandements, il peut s'en écarter. Il le peut; et il peut s'opposer à vos ordres, à vos décrets. Comment! L'homme oserait...! Regardons simplement le monde qui s'agite autour de nous...!

 

 

Donnez-nous aujourd'hui le pain de chaque jour. Composés de matière et d'esprit, nous devons, dès nos premières années et très tard dans la vie chercher notre subsistance et courir pour nos besoins dans une telle anxiété que nous risquons d'oublier ce qui n'est pas notre pain.

 

 

Et pardonnez-nous nos offenses. Car nous avons, hélas, nous avons beaucoup péché. Et ne rejetons pas la faute sur nos proches, ne nous absolvons pas en nous retranchant derrière l'hérédité, derrière la ten­tation qui nous assaille et nous trouble. Ah! Certes, on glisse plus facilement sur l'asphalte des villes. Nous avons hérité de nos ancêtres beaucoup de fai­blesses, des propensions au péché. Dans les misérables quartiers des villes, dans la vapeur et la fumée des fabriques, les fleurs se flétrissent plus vite. Mais je le sens, je suis coupable, moi aussi, car même dans la poussière ou la boue de la ville, j'aurais dû rester un lis blanc; ma petite mansarde eût pu être une chapelle, et du sifflement de la sirène j'aurais pu tirer un cantique d'actions de grâces. Pardon! O Dieu tout puissant, parce que nous avons péché contre vous.

 

 

Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé. Vous nous avez accordé le Pardon ineffable, aussi est-il juste et raisonnable d'avoir de l'indulgence pour les manques d'égard de notre prochain, une indulgence compatissante, fine et souriante.

 

 

Et ne nous laissez pas succomber à la tentation. Car nous voulons rester chrétiens, rester vos enfants, même dans ce monde troublé, vos enfants même dans ce néo-­paganisme qui ne vous connaît plus, vos enfants, pour qui les commandements du Père sont sacrés. Peut-être n'a-t-il jamais été aussi difficile, même au temps des premiers martyrs, de rester logique avec soi-même, de mettre en harmonie notre vie avec celle du Christ, jamais aussi pénible que dans l'air pestilentiel de nos grandes villes; et cependant ne nous laissez pas succomber à la tentation.

 

 

Mais délivrez-nous de tous les maux. De tous les maux dont le Prince des ténèbres s'efforce de nous recouvrir. Nous ne voulons pas être vaincus et nous lutterons encore en nous attachant de toutes nos forces à vos commandements. Car Vous seul êtes le Seigneur, le Tout-Puissant, Vous qui êtes Notre Seigneur, Notre Dieu et Notre Père.

 

Amen.

 

 

Extrait de : Les Dix Commandements de Dieu   MGR Tihamer TOTH. (1945)

 

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Published by elogofioupiou - dans Méditations et prières
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