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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 16:43

Ce n'est pas assez que la miséricorde de Dieu nous par­donne les péchés que nous avons déjà commis ; nous avons besoin que sa grâce nous préserve d'en commettre de nou­veaux.

 

Nous y sommes à tout moment exposés à cause des tentations qui nous y sollicitent ; c'est pour cela que nous implorons la protection de Dieu en lui disant : Ne nous abandonnez pas à la tentation. Nous lui demandons qu'ayant égard à notre faiblesse, il détourne de nous la tentation ou qu'il nous donne la grâce de la surmonter.

 

Le monde, le démon, la concupiscence conspirent en­semble pour nous perdre. Le monde nous tente par ses mauvais exemples, par ses discours, par ses maximes ; le démon nous tente en faisant sur nos sens et notre imagi­nation des impressions qui tendent à nous suggérer des mauvaises pensée et de mauvais désirs. Il n'y a point de ruses qu'il ne mette en œuvre pour nous faire tomber : il tourne sans cesse autour de nous, cherchant à nous dévorer. Enfin la concupiscence, c'est-à-dire ce penchant vicieux que nous apportons en naissant et qui nous porte au mal, nous tente : elle nous suit partout ; elle est au dedans de nous comme un ennemi domestique et elle fournit des armes au démon et au monde pour nous attaquer avec plus d'avantage.   

 

Être tenté n'est point un  péché, c'est même souvent une occasion de mérite  par la  résistance qu'on y oppose ; mais c'est un péché de consentir à la ten­tation.   

 

Si par la crainte d'offenser Dieu nous réprimons les premiers mouvements qui s'excitent en nous et si nous refusons constamment de consentir au mal, il n'y a point de péché ; cette résistance est même une action de vertu que Dieu récompensera un jour ;  mais si  l'on  s'y arrête avec complaisance après qu'on s'en est aperçu, alors c'est un péché et l'on devient coupable.   

 

Quoique la tentation ne soit pas un péché par elle-même, elle est toujours dan­gereuse. Cependant nous ne demandons pas à Dieu d'être exempts de toutes tentations ; elles sont inévitables dans cette vie, qui est une guerre, un  combat continuel ; les plus grands saints ont été  tentés. Notre Seigneur lui-même a voulu être tenté, pour nous apprendre la manière de vaincre les tentations et pour nous en mériter la grâce. Ce que nous demandons, c'est que  nous  ne  soyons  pas abandonnés dans la tentation.

 

Nous sommes si faibles, que la moindre tentation est capable de nous renverser : toute notre ressource est dans la grâce de Dieu ; nous recourons donc à lui, nous lui faisons l'humble aveu de notre impuissance, nous lui de­mandons qu'il veuille bien nous épargner ces grandes ten­tations auxquelles nous succomberions et que dans toutes celles par lesquelles il lui plaira dénoua éprouver, il daigne nous soutenir et nous donner la force d'en sortir victorieux.

 

Nous n'avons rien à craindre avec le secours et la protec­tion de Dieu ; il est assez puissant pour nous faire sur­monter toutes nos tentations et mêmes pour nous en faire tirer avantage. Il le fera si nous veillons sur nous-mêmes pour ne pas nous exposer témérairement au danger et si nous lui demandons le secours de sa grâce dans les tenta­tions que nous n'avons pu éviter : alors nous ne combat­tons pas seuls ; Dieu combat lui-même avec nous et la vic­toire nous est assurée.

 

Dieu est fidèle, dit saint Paul, et il ne permettra point que vous soyez tentés au-dessus de vos forces, mais il vous fera tirer avantage de la tentation même, afin que vous puissiez persévérer. Dieu ne peut manquer à sa parole : Il s'est engagé à délivrer ceux qui espèrent en lui et à protéger ceux qui l'invoquent.  Ils seront attaqués, mais rien ne pourra leur nuire tant que Dieu sera leur asile : il les fera sortir du combat avec avantage ; la tentation servira à perfectionner, à affermir leur vertu, afin qu'ils puissent persévérer jusqu'à la fin.

 

histoire : La plaie de votre côté est bien grande, Seigneur, disait saint Philippe de Néri ; mais si vous ne me reteniez, je l'élargirais bien davantage par mes infidélités.

Ne m'abandonnez pas un moment à moi-même, Seigneur, disait un autre saint, sans quoi je vais périr.

Où étiez-vous ? disait sainte Catherine après avoir soutenu les assauts d'une violente tentation, où étiez-vous, Seigneur? Il lui sembla entendre une voix qui lui disait : J'étais au fond de ton cœur pour te soutenir : c'est moi qui te donnais une si grande hor­reur pour le mal que le démon te suggérait.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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Published by elogofioupiou - dans Méditations et prières
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