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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 07:04

  « Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu et, comme l'avait prédit Siméon, un glaive de douleur transperça son âme. Impuissante, elle voit son enfant désolé dans les angoisses de la mort, et elle recueille Son dernier soupir

 Lacompassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité d'obtenir, la palme du martyre.

Célébrée avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle, la fête des Sept Douleurs de la Sainte Vierge fut étendue par Pie VII à toute l'Église, en 1817, afin de rappeler les souffrances qu'elle venait de traverser dans la personne de son chef d'abord exilé et captif, puis délivré grâce à la protection de la Vierge. Sa Sainteté Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe, et en 1912, il l'a fixée au 15 septembre où elle prend la place du jour octave de la Nativité de Marie

.                 Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion nous montre la part qu'elle prit au sacrifice de Jésus, sachons voir dans la seconde, au Temps après la Pentecôte; toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l'Église,l'épouse de Jésus, crucifiée à son tour, et dont la dévotion aux Douleurs de Marie s'accroît dans les temps de calamités »

   « La Passion de Ma Mère est plus négligée encore que la Mienne. Commencez par elle et venez ensuite à la Mienne. »NSJC

         Notre-Dame parle de sa passion à Sœur Marie du Sacré-Cœur

                 «  Un jeudi soir de la semaine sainte, je me transportai par la pensée sur le haut du Calvaire. Là, je vis le Sauveur Jésus en croix et Marie debout au pied de la croix. Je n'ai jamais vu de spectacle qui m'ait émue de compassion comme celui que j'eus alors sous les yeux. J'aurais voulu être en croix à la place de Jésus qui souffrait pour moi, j'aurais voulu consoler Marie qui venait de sacrifier son Fils pour moi.

                 Je m'approchai de Marie, et je vis ses yeux s’arrêter sur mes yeux. Son regard m’arracha des pleurs. Elle vint à moi, essuya mes larmes et me dit: « Ma fille, j'ai voulu vous montrer l'état dans lequel m'avait mise la Passion de mon Fils et vous faire comprendre tout ce qu'a souffert mon cœur de Mère.

                En ce moment s'est réalisée la parole du Saint vieillard Siméon, m'annonçant qu'un glaive de douleur percerait mon âme. J'avais vu mon Fils livré par un de Ses disciples, conduit par une soldatesque barbare, flagellé; couronné d'épines, dépouillé de Ses vêtements; je Le voyais à cette heure cloué sur la Croix élevée entre le ciel et la terre.

                 Ah! Vous ne comprendrez jamais l'excès de mes souffrances en ce moment de la Passion de mon Fils; je souffrais tout ce qu'Il souffrait de la part des soldats, de ses juges, de ses bourreaux; j'étais crucifiée avec Lui. Oui, mon âme et ma bouche disaient bien haut à Dieu : `« Mon Dieu, que ce calice, s'il est possible, passe loin de moi ! Mais, sachant que par la mort de mon Fils le monde devait être sauvé, j'ajoutai: « Que Votre volonté soit faite et non la mienne. «Combien douloureux a été pour moi le glaive de la justice de Dieu perçant le Cœur de mon Fils, et perçant aussi mon cœur! Sera-t-il jamais douleur pareille à cette douleur? Combien les âmes rachetées au prix du Sang de mon Fils m'ont coûté cher, ma fille ; combien ce rachat m'a fait souffrir ! Il ne m'a point coûté la vie ; mais il a coûté la vie de mon Fils, et, en ce moment, la vie m'était plus douloureuse que ne l’eût été la mort.

               Telle n'était point la volonté de Dieu; Il voulait la Mort de mon Fils et non ma mort, et j'ai vu mourir mon Fils, j'ai supporté, j'ai conservé ma vie avec soumission à Sa Sainte Volonté.

               Ma fille, vous aurez beaucoup à souffrir dans votre vie; vous aurez beaucoup de tribulations à supporter: quand vous n'aurez plus ni force ni courage, venez dans mon cœur, il vous relèvera et vous soutiendra.

 Venez dans mon cœur, il vous donnera patience et soumission;

 Venez dans mon cœur, il vous consolera;

 Venez dans mon cœur, il guérira toutes vos blessures et vous fera croître par la patience en mérite devant mon Fils.

                 La souffrance est le chemin du salut, le sentier qui mène à la patrie, le combat qui assure la couronne; c'est le signe de ralliement avec mon Fils, c'est le drapeau des soldats qui marchent sous Ses ordres. »  

 

http://amdg.over-blog.fr/2014/09/stabat-mater.html

 

 

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