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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 07:39

 

Que signifie cette expression : le Parti de Jésus-Christ ! En droit, il ne saurait exister de parti de Jésus-Christ, ce mot est un non-sens, une impossibilité, il n'y a pas de parti là où se trouve l'unanimité, là où tous les suffrages se rallient autour du même drapeau; tout parti suppose plu­sieurs drapeaux en présence, et des suffrages qui se divisent.

 

Or, tout appartient à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il est le Roi, le Maître ! Roi universel, roi des siècles et de l'espace, roi des peuples, roi des âmes ; son immense royaume embrasse tout : le temps, les lieux, les intelligences, les cœurs.

 

Mais le droit n'est pas d'accord avec le fait. En droit, monarque universel, Notre-Seigneur ne l'est pas en fait : Ce qui se passe dans l'âme, ce petit monde, se renouvelle dans le grand ; l'âme est un centre où Jésus devrait régner seul et sans partage : et cependant que de fois l'âme est partagée, que de fois elle résiste à Notre-Seigneur ! Où l'intelligence se soumet, il arrive que la volonté s'insurge, et les sens ne suivent pas sans frémir la direction de l'âme. Il y a, dans l’âme, le parti de la grâce et le parti de la nature.

 

Cet antagonisme se retrouve dans le grand monde, en présence des droits de Notre-Seigneur. Il y a un parti pour lui, un parti contre lui. Il y a le parti de ceux qui croient toujours que les droits du Sauveur ne changent pas, que son règne est éternel et que, du haut de son trône immuable, il voit passer devant lui les vicissitudes des régimes qui s'en vont : et il y a le parti de ceux qui répètent le vieux blasphème des Juifs : « Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous ! » Nous ne voulons pas que la soumission à ses mystères humilie notre intelligence ; que le joug de ses préceptes meurtrisse nos épaules, ni que le glaive de la morti­fication évangélique déchire notre cœur. Non, nous n'en vou­lons pas ! Nous sommes les partisans de la libre pensée et des libres plaisirs : tout dire, tout faire, c'est notre programme : « Nous ne voulons pas du Christ. » Et ils l'ont mis hors la loi, hors l'école, hors la rue, hors les mœurs ; et ils ont proscrit son Image, son jour, son culte !

 

Eh bien ! Quelle sera l'attitude de ceux qui se disent en­core du parti de Jésus-Christ ? Des larmes, des doléances, des regrets impuissants en face des désastres qui s'accu­mulent, des ruines plus grandes qui se préparent, est-ce assez ?

 

Regarder faire en se croisant les bras, en formant des vœux pour le triomphe de la bonne cause, est-ce assez ? Oui, s'il s'agissait de combats simulés, de courses à l'Hippo­drome ou de régates sur le fleuve voisin !

 

Mais la lutte est sé­rieuse : tout ce qu'il y a de saint, de sacré, au monde, est en jeu ; c'est notre cause à nous qui se décide, c'est l'âme elle-même, c'est l'Église, c'est le salut de la chrétienté !

 

Et nous nous contenterions de vœux et de doléances platoniques ! Non, quiconque aspire à être du parti de Jésus-Christ doit se prononcer pour lui, parler, agir, souffrir pour lui ; il fait de la cause de Jésus sa cause ; il y met tout ce qu'il a, tout ce qu'il est, tout ce qu'il peut ; il y met son temps, son intelli­gence, sa fortune ; il y met sa santé, ses forces, sa vie même ; il paye de sa personne, il s'expose aux coups, il succombe s'il le faut ; tant mieux !... pourvu que Notre-Seigneur triom­phe !

 

Il n'y a pas d'autre nécessité que celle-là. Il n'est pas nécessaire, entendez-vous, fille du Christ, que vous vous por­tiez bien, que vous viviez heureuse et longtemps, mais « il est nécessaire qu'il règne! »

 

Que faites-vous pour Jésus, êtes-vous vraiment de son parti ? Voilà la question à vous poser !

R. P. Latierce.

 

Après cette véhémente expression du dévouement cordial et ardent, on ne lira pas sans quelque fruit les réflexions sui­vantes d'un autre auteur sur la parole de Jésus-Christ :

 

« Suis-moi ! » Sois mon disciple, sois mon défenseur, sois mon soldat ! Enrôle-toi sous ma bannière, prends ta croix à ma suite et marche courageusement sans craindre la fatigue ni la souffrance ! « Viens et suis-moi ! » telle était la première parole que Jésus adressait à ceux dont il voulait faire ses dis­ciples.

 

Cette parole, ô mon Dieu, vous me l'avez adressée, à moi aussi, au jour de la première communion. Deux routes s'ouvraient sous mes pas, celle du monde qui conduit à l'abî­me, celle de la vertu qui conduit au ciel.

 

Et, me prenant dou­cement par la main, vous m'avez dirigée vers cette dernière en me disant : « Viens et suis-moi ; c'est ton bonheur que je veux, c'est la conservation de ton innocence : tu ne les posséderas qu'à condition de me suivre. »

 

Cette même parole, vous me l'adressez encore tous les jours. « Viens et suis-moi ! » me dites-vous ; c'est-à-dire : Ne reste pas dans un coupable repos ; ne suis pas ta volonté propre ni l'exemple des chrétiens relâchés, ni les sé­ducteurs qui t'attirent vers le monde sous mille vains pré­textes. C'est moi seul qu'il faut suivre.

 

«Viens et suis-moi.» Je ne t'offre ni bien-être, ni récom­penses temporelles. A ma suite on se fatigue, on endure des privations, on porte sa croix, car c'est ainsi que je suis monté au Calvaire. On ne fait son salut qu'à ce prix.

 

Seigneur, vous dirai-je avec une humble assurance, vous m'avez tout donné et vous vous êtes vous-même donné à moi : comment pourrais-je ne pas vous suivre avec un cœur dévoué et généreux ? Vous êtes mon chef, vous êtes mon guide,  je n'en veux point d'autres !

 

Saint   Louis,   évêque.  (On le fêtait le 19 août)

 

Saint Louis était fils de Charles II, roi de Naples et de Sicile, et de Marie, fille d'Etienne V, roi de Hongrie; il était aussi neveu de saint Louis.

 

Ce jeune prince ne démentit pas une origine à la fois si illustre et si sainte. Son enfance se passa à la cour du roi son père, sans que son innocence y perdît rien le sa pureté, sans que sa piété se refroidît un seul instant.

 

A quatorze ans, Louis fut envoyé comme otage en Catalogne à la place de son père vaincu et fait prisonnier par le roi d'Aragon au siège de Messine.

 

Les grandes épreuves mûrirent rapidement les vertus du noble enfant ; son humilité s'accrut avec son amour de la pauvreté dans la compagnie des franciscains de Barcelone à qui il s'était confié complètement.

 

Atteint, au château de Sura, d'une grave maladie, Louis fit le vœu, s'il guérissait, de renoncer au monde et d'en­trer dans l'ordre de saint François. Rendu enfin à la liberté après sept années de captivité à Barcelone, le jeune prince refusa la main de la princesse de Majorque et la couronne de Naples que lui promettait son père. Louis n'avait qu'une pensée, être à Dieu, pour toujours.

 

Son père consentit enfin à son abdication, et le pape Boniface VIII lui conféra la cléricature malgré sa jeunesse et le nomma évêque de Toulouse en 1296.

 

Le jeune évêque, dans les trois années de son épiscopat, se distingua par tant de charité et de vertus, que moins de vingt ans après sa mort et du vivant de son heureuse mère, le pape Jean XXII lui décerna les honneurs de la canonisation.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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