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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 10:12

« MAINTENANT Rome est vraiment devenue une Babylone, la « prostituée de Babylone » comme il est dit. Déjà le Saint Apôtre JEAN VIT CELA D’AVANCE…. » Belzébuth : exorcisme du 6 Août 1989 

   Survol des Saintes Écritures

A la différence de 1'Égypte, qui a dans la symbolique biblique une signification ambiguë ; Babylone  y figure toujours comme une puissance mauvaise, bien que Dieu puisse à l'occasion l’utiliser pour réaliser Ses desseins. (Les textes les plus clairs sont en Jérémie et Isaïe). (Un peu de géographie :Ninive était la capitale de l’ASSYRIE  à peu près l’Irak actuel sur le fleuve Tigre ; Babylone est au sud, en Chaldée au bord de l’Euphrate. Entre les deux fleuves c’est la Mésopotamie, terre fertile qui fait des jaloux. La Perse correspond  en gros à l’Iran actuel, à l’est. Ces régions ont toujours été bouleversées par des conflits d’ambitions et ce n’est toujours pas fini…)

 

1. Le signe de Babel. Avant même qu'Israël  soit entré en rapport direct avec la grande cité mésopotamienne, celle-ci est présente à l'horizon de l’histoire sainte. Car Babel est le nom hébreu de Babylone et la fameuse tour dont parle Genèse 1l,I-9 n'est pas autre chose que la tour à étages (ou Ziggourat) de son grand temple. Signe par excellence de l'idolâtrie babylonienne, cette tour est aussi présentée comme le symbole de l’orgueil humain. Aussi la tradition biblique rattache-t-elle la confusion des langues au signe de Babel : c'est  ainsi que Dieu a châtié les hommes pour leur orgueilleuse idolâtrie.

 

2. Le fléau de Dieu. -, Cependant, à partir du VIIe siècle, (AC) Babylone joue un rôle plus direct dans l'histoire sainte. C'est l'heure où les Chaldéens, qui l'ont conquise, songent à ravir à Ninive l'empire du Moyen-Orient. Puissance redoutable, qui « fait de sa force son Dieu » (Ha l, II); mais Dieu va faire entrer cette puissance, dans son jeu. Babylone contribue ainsi à exécuter son jugement contre Ninive (Na 2,2-3,19). Elle est le fléau de Dieu pour Israël et pour les royaumes des alentours: Yahweh les a tous remis aux mains de Nabuchodonosor, le roi, dont ils doivent porter le joug ; Elle est la coupe d'or avec laquelle Yahweh enivre les peuples. Elle est le Marteau dont Il se sert, pour pilonner la terre entière. Elle va exécuter surtout le jugement de Yahweh contre Juda: sa terre sera le lieu d'exil où Dieu recueillera le reste de son peuple. Dure réalité, qu'évoquent Rois (2 R 24-25); mais « près des rives de Babylone », où les chants font place aux pleurs les juifs déportés connaissent la souffrance purifiante qui prépare les restaurations futures.

 

3- La cité du mal. ~ Ce rôle providentiel de Babylone ne l'empêche pas d'être la Cité du mal par excellence. Certes, comme les autres nations, comme Ninive même elle est appelée à se joindre un jour au peuple de Dieu (Ps 87,4). Mais à l'égal de Ninive elle s'est complue en sa Propre force Elle s'est dressée devant Yahweh avec orgueil et insolence ; Elle a multiplié les crimes: sorcellerie (Is 47,12.), idolâtrie, cruautés de toutes sortes... Elle est vraiment devenue le temple de la malice (Za 5,5-11), la « cité du néant» (Is 24,10 ).

 

4. Sortir de Babylone. - Si l'exil était un juste châtiment pour Israël coupable, c'est maintenant, pour le petit Reste converti par l'épreuve, une captivité intolérable et même un séjour dangereux. Une fois passées les 70 années prédites (*nombre conventionnel), l'année de rémission va donc venir (Is 61,2; cf Lv 25,10). Cette libération tant attendue est pour le peuple de Dieu une « bonne nouvelle» (Is 40,9; 52,7ss). Les exilés sont invités à quitter la cité mauvaise : «Sortez de Babylone ! » « Dehors! Ne touchez rien d'impur ! » Ils vont ainsi repartir vers Jérusalem, comme en un nouvel exode. Minute dont le seul souvenir, dans les siècles suivants, comblera les cœurs de joie (Ps 126, Is). Date importante, dont Saint Matthieu fait une étape vers l'ère messianique (Mt l; l Is).

 

5. Le Jugement de Babylone. - En même temps que l'histoire sainte prend ainsi un nouveau tournant, Babylone, fléau de Dieu, fait à son tour l'expérience des jugements divins. Le réquisitoire a été dressé contre la cité du mal. La sentence est annoncée avec joie par les prophètes (Is 21,1-10; Jr 51, l Is). Ils entonnent sur Babylone des lamentations ironiques (ls 47). Ils décrivent par avance sa ruine épouvantable Ce sera le Jour de Yahweh contre elle la vengeance de Yahweh et contre ses dieux. De cet événement, la marche triomphale de Cyrus est comme le prodrome (ls 41,1-5; 45,1-.6) ; les armées de Xerxès l'exécuteront en 485, si bien que de Babylone, il ne restera pas pierre sur pierre Néanmoins elle continuera de vivre dans le souvenir des Juifs comme le type de la cité païenne vouée à la perdition, et son roi Nabuchodonosor, comme le type du tyran orgueilleux et sacrilège.

 

6. Permanence du mystère de Babel. La cité historique de Babylone est tombée bien avant qu'advienne le Nouveau Testament. Mais à travers elle, le peuple de Dieu a pris conscience d'un mystère d'iniquité qui est constamment à l'œuvre ici-bas. Babylone et Jérusalem dressées l'une en face de l'autre, ce sont les deux cités entre lesquelles les hommes se partagent, la cité de Dieu et la cité de Satan. Or l'Église primitive s'est rapidement rendu compte qu'elle était entraînée, elle aussi, dans ce même drame des deux cités. En face de la Jérusalem nouvelle, l’Église (Ga 4,26; Ap 21); Babylone continue à tout instant de se dresser. A partir de la persécution de Néron, elle prend le visage concret de la Rome impériale (1 P 5,13) L'Apocalypse la décrit à ce titre comme la Prostituée fameuse, assise sur une Bête écarlate ivre du sang des saints (Ap 17) Elle a partie liée avec le Dragon, qui est Satan, et la Bête, qui est 1' Antéchrist. Aussi le peuple de Dieu est-il invité à la fuir (Ap 18,4), car son jugement est proche; elle va tomber, Babylone la grande (Ap 18,1-8), et les nations ennemies de Dieu se lamenteront sur elle tandis que le ciel résonnera d'acclamations (Ap 18,9,lO). Tel est le sort réservé finalement. À la Cité du mal ; toute catastrophe historique  qui atteint les empires terrestres dressés contre Dieu et contre Son Église est une actualisation de ce jugement divin. Les oracles contre Babylone conservés dans l'Ancien Testament trouvent dans cette perspective leur accomplissement eschatologique : ils restent suspendus comme une menace au-dessus des nations pécheresses qui incarnent de siècle en siècle le mystère de Babylone.

 

 Paris, cité orgueilleuse et impie, sera châtiée comme Babylone ; Voir secret de La Salette. Dieu donnera au moment voulu le signal de fuir cette cité du mal. Rome paiera très cher ses infidélités et ses impostures. Mais l’Église survivra grâce au petit reste, fort dans la Foi.

 http://amdg.over-blog.fr/2013/10/le-myst%C3%A8re-de-babylone.html

elogofioupiou.over-blog.com

 

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