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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 12:52

 

 

Sous prétexte de fausse charité qui veut unir tous les hommes, on a vou­lu atténuer ou même ignorer les divergences religieuses, à l’encontre de la Vérité qui est le Verbe Incarné, Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Une union à réaliser: Celle des Orthodoxes et des Protestants, si l’on veut poursuivre l'union avec les autres sectes.

a) Union avec les Grées Orthodoxes: Qu'est-ce qui sépare les Orthodoxes de l'Église ? Le pouvoir de juridiction du Pape.

 

1.)  Il faudra donc réduire ce pouvoir, en augmentant celui des groupes d'Évêques, des Conférences Épiscopales: qui auront un pouvoir per­mettant d'assimiler les Églises Orthodoxes; qui reconnaîtront au Pape une primauté d'honneur.

Pour cela, faisons valoir le principe de collégialité qui, de soi, tend à obliger le Pape à consulter ses collègues et enfin à res­pecter la majorité des voix.

 

2.)  Par la Sacramentalité de l'Épiscopat, tendre àdonner à l'Évêque sa juridiction de par son sacre et à enlever sa dépendance totale du Pape.     

 

3.)         Enlever tout ce qui, psychologiquement, gêne les Orthodoxes. Multi­plier les contacts, leur rendre les mêmes honneurs qu'aux Évêques catholiques, enlever l'excommunication. Rendre les reliques qui leur ont été enlevées. Offrir des excuses pour ce qui a été fait contre eux, etc...

 

Jusque là, la foi pouvait paraître sauve; paraître: car c'était toucher à la constitution fondamentale de l'Église basée sur la primauté de Pierre. C'était fausser les notions traditionnelles du Collège Apostolique, en essayant de lui ap­pliquer la notion de collégialité abstraite. C'était introduire à nouveau 1'êpis-copalisme, soit un ferment d'indépendance dans l'épiscopat, tenté par la formation d'Églises nationales et autocéphales.

 

b)     Union avec les Protestants. Leur présence au Concile est un fait sans précédent et assez significatif d'une volonté de réduire au minimum les di­vergences.

Si le danger de l'union avec les Orthodoxes étaitpérilleux pour la Véri­té de la Constitution de l'Église, telle que Notre Seigneur l'a voulue, il est beaucoup plus grave de vouloir à tout prix une union avec les Protestants.

 

Toutes les erreurs et conséquences du modernisme, du naturalisme, du libé­ralisme, sont à craindre. Le protestantisme véhicule toutes ces erreurs, et en a été la source. Ne plus obliger à l'abjuration des erreurs, mais chercher à détrui­re les barrières qui nous séparent des protestants: barrières liturgiques, canoni­ques, théologiques, scripturaires qui justifient les barrières liturgiques et ca­noniques.

 

C'est l'Église entière, dans sa définition, sa constitution, ses relations avec la société civile, son droit public: en définitive, toute sa tradition, sa conception du sacerdoce, de son esprit missionnaire, sa sociologie, qui en seront bouleversées.

 

C'est l'introduction d'un humanisme naturaliste, négateur de toute foi, du Credo, de la grâce, du Sacrifice propitiatoire, du péché originel, qui détrui­ra l'Église de fond en comble.

 

D'où les schémas d'oecuménisme, de liberté des religions, de l'Église dans le monde, où prédominent la conscience personnelle, le libre examen, la li­berté dans la culture et les arts, dans le mariage, la reconnaissance de l'objection de conscience, le pacifisme, etc…

 

Pour arriver à ce rapprochement, à cette réunion, on sacrifiera l'honneur de l'Église, la dignité de Pierre, de l'Épiscopat catholique, la dignité incomparable du Sacerdoce catholique, le trésor mystique de la Liturgie, du Sacrifice et des Sacrements. Rien ne résistera au désir de cette folle unité: ni la gloire de Dieu, ni le Sang du Christ Rédempteur, ni le mérite des martyrs, ni le zèle des missionnaires. On fera bon marché de tout cela pour cette chimère de l'unité dans l'erreur et le mensonge.

 

Que l'on songe aux conséquences pour l'Église, de cette fureur oecuménique, et l'on s'apercevra que rien n'a résisté. Malheur à ceux qui s'y opposent; malheur bien plus certain à ceux qui sont à l'origine de ces blasphèmes et de ces sacrilèges, qui ignorent la gloire de Dieu et la pérennité de la Vérité et de Sa Parole: ceux-là encourront les malédictions divines.

 

D'où, nous ne pouvons pas, ne pas conclure que ce dernier Concile a été rédigé et inspiré par des modernistes et que tout a été fait en fonction de ce but, consciemment par certains, inconsciemment par d'autres.

 

On ne sortira de cette impasse que par le retour à la foi pure et intégrale. La foi est une et intègre: elle n'autorise pas de compromis avec l'erreur.

 

On ne fait pas 1'aggiornamento de la Foi.

 

Marcel Lefebvre,

Archevêque de Synnade,

Melbourne, le 19 février 1973.

 

Note de l'Éditeur australien.

D'autres écrivains, Patric Omlor en particulier, ont démontré que Vatican II, est en vérité un Concile hérétique, qui doit être totalement rejeté, malgré les bons points qu'il a soulignés: parce que ces bons points ne sont pas nouveaux. On peut les retrouver dans le contenu de l'ensemble des enseignements catholiques. Mais on s'en est servi d'une manière diabolique pour dorer la pilule des nombreu­ses hérésies de ce Concile. Personne n'a encore répondu aux arguments basés sur la raison, présentés par Omlor: nos Évêques ont opté pour la politique du silence.

 

Yves Dupont,

World Trends

P.O.Box 180, Hawthorne,

Vie. 3122, Australia.

 

Extrait des cahiers de :

Louis de France, T.O.S.F.   (1975)

 

elogofioupiou.com

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