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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 23:02

 

 

L'Ancienne France, depuis ses origines, était chré­tienne et apostolique: Clovis et saint Remi, Charlemagne et saint Louis, saint Hilaire et saint Martin, Bossuet et le Cardinal Pie, sainte Jeanne d'Arc et sainte Gene­viève, sainte Bernadette et sainte Thérèse de Lisieux, saint François de Sales et saint Vincent de Paul, Ozanam et Louis Veuillot, les Martyrs de la Vendée et les Zoua­ves Pontificaux, etc. ...

 

La Mère Patrie nous a donné Jacques Cartier, qui a planté LA CROIX à Gaspé, à Trois-Rivières, à Ville Marie, en 1534-5, à Stadaconé (Québec) en 1536 : « Ayant élevé la Croix (30 pieds de haut), nous nous agenouillons tous, ayant les mains jointes, l'adorant à la vue des sau­vages, et nous leur faisions signe, en leur montrant le ciel, que d'elle dépend notre rédemption. » Prise de pos­session de notre sol, au nom de Dieu et du Roi de France. Et Cartier donne le nom de Saint-Laurentau grand fleuve, où il entre le 10 août, fête de ce saint Martyr de la primitive Église.

 

Puis vient Champlain, fondateur de Québec en 1608, qui affirmait chrétiennement : « Le salut d'une âme vaut mieux que la conquête d'une empire. » Notre premier évêque, le grand Mgr de Lavai, fonde l'Église du Ca­nada ... dont il porte la lourde Croix pendant 50 ans : 25 ans d'épiscopat, puis 25 ans de souffrances, étant reti­ré à cause de ses infirmités.

 

Mais il faut surtout nous arrêter devant le géant des missions canadiennes, saint Jean de Brébeuf. Ayant éta­bli son centre aux villages hurons de la Baie Géorgien­ne (Nord Ontario), en 1628, il plante une grande CROIX, à laquelle il fixe son CRUCIFIX de missionnaire, et il apprend à ses néophytes à baiser la Croix, à adorer No­tre Seigneur crucifié, à le prier avec une simplicité fer­vente ...

 

Avec la Croix il réussit à confondre le sorcier, agent du diable qui dominait les Indiens. . . Ayant subi toutes sortes de persécutions et d'obstacles à son aposto­lat, il fait le voeu, en 1639, de ne jamais manquer à la grâce du martyre ...

 

Réponse du ciel, un jour il voit dans le firmament une immense CROIX lumineuse, qui, ve­nant du pays des Iroquois, s'étendait vers celui des Hurons et l'embrassait tout entier. Dieu révélait ainsi au Père de Brébeuf le martyre qui devait subir bientôt, avec le Père Lallemant, en 1649.

 

Ayant fait du ministère à Trois-Rivières, le Père de Brébeuf quitta pour aller évangéliser les Hurons et féconder, de ses souffrances et de son sang, le pays où il avait planté LA CROIX.

 

L'Église a glorifié SAINT JEAN DE BREBEUF, en 1930, lors de la canonisation des huit Martyrs Jésuites, apôtres de la Nouvelle-France.

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

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