Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 22:01

               

 

L'Église recommande l'emploi d'images pour favoriser la piété des fidèles; dès le VIIe siècle, elle a condamné l'hérésie des Iconoclastes ou briseurs d'images.

 

Or, parmi les images pieuses, elle veut que, dans nos temples, do­mine toujours l'image la plus sainte, la plus vénérable, la plus émouvante : celle qui représente l'Homme Dieu cloué sur une Croix, offrant à son divin Père le Sacrifice rédempteur, qui domine l'histoire de l'humanité et qui opère le salut du monde.

 

Figurée par les sacrifices de l'Ancien Testament, l'im­molation de la divine Victime s'est accomplie une fois sur le Calvaire, il y a dix-neuf siècles, et elle se continue à la Messe, sur nos autels où domine LE CRUCIFIX, cette image sainte qui fixe sous nos yeux le Mystère du salut.

 

Les fidèles doivent, en tous lieux, vénérer la Croix; dans leurs demeures, celle-ci devrait avoir la place d'hon­neur.

 

La Liturgie nous présente deux fêtes, où nous ho­norons cet instrument par lequel le Christ opéra notre Rédemption : l'Invention de la Sainte Croix (3 mai) et l'Exaltation de la Sainte Croix (14 septembre). Alors, nous chantons : « O Crux, splendidior cunctis astris : O Croix, plus brillante que tous les astres, célèbre dans le monde, vraiment aimable aux hommes, plus sainte que toutes choses, seule tu as été digne de porter la rançon du monde ! » (3 mai, Ant. Magnif. I Vêp.) ;

 

 « Crucem sanctam subiit, qui injernum confregit : Il a été attaché à la Croix, qu'il a sanctifiée, Celui qui a vaincu l'Enfer. » (3 mai, Ant. Magnif. II Vêp.) 

 

 ( Note- Dans le nouveau Code de Rubriques de 1960, la fête de l'Invention ou Découverte de la Sainte Croix (3 mai) est sup­primée ; nous la mentionnons ici comme référence car elle se trouve dans tous nos missels, et les lecteurs peuvent s'y reporter. Désormais, nous n'aurons plus qu'une seule fête de la Sainte Croix (14 septembre), sans compter le Dévoilement et l'Adora­tion de la Croix, le Vendredi Saint.)

 

 

Mais, comme il est juste, c'est surtout le Vendredi Saint que l'Église laisse déborder son enthousiasme lyri­que pour glorifier la Sainte Croix; elle en oublie presque les faits tragiques qui sont rappelés en ce grand jour. Et les nouvelles rubriques demandent qu'on mette plus de solennité aux cérémonies du Dévoilement et de la Vénération de la Croix : avec une Croix majeure, la plus majestueuse possible ...

 

Il serait odieux de présen­ter alors à la vénération des fidèles certains Crucifix d'artistes modernes : une loque humaine attachée à deux baguettes croisées, symbolisant une Rédemption fiasco.

 

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires