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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 22:44

            

 

Au Palatin de la Rome païenne, on voyait un célèbre Crucifix blasphématoire : c'était une cari­cature gravée sur un mur de l'École impériale par un des élèves de l'établissement. Elle était dirigée contre un condisciple chrétien du nom d'Anaximène, qu'elle représente en train d'adorer un Crucifié à tête d'âne.  (Cf. HOLZNER, Paul de Tarse, p. 493)

 

Dans son livre Contre les Juifs, l'auteur païen APION reprochait aux Juifs (chrétiens) de vénérer un dieu à tête d'âne. Le Crucifix blasphématoire du Palatin en est une preuve (idem, p. 542).

 

Ce des­sin mural, découvert en 1856, est conservé au Musée Kircher, à Rome (Cf. Dr PAUL THOBY, Le Cru­cifix, des origines au Concile de Trente, Édit. Bellanger, Nantes, 1959, p. 19).

 

En France, il y a environ 20 ans (en 1972), on a critiqué sévèrement le Crucifix de Germaine Richier, ins­tallé dans l'église Notre-Dame d'Assy, en Savoie : « Étrange caractère totémique (un Crucifix totem!), qui suggère des formes animales ou végétales, à travers la structure humaine... La pourriture a rongé ce corps, qui ne devait pas connaître la dé­composition de la tombe (selon L'Écriture Sainte) » (Cf. MADELEINE OCHSE, La Nouvelle Querelle des Images, p. 106, Édit. Bonne Presse, Paris, 1952)

                                                                                                         

D'ailleurs, en 1951, S.E. Mgr l'Évêque d'Annecy avait fait retirer de l'église d'Assy ce Crucifix indi­gne de Germaine Richier (idem, p. 33).

 

A Rome, les autorités ecclésiastiques avaient déjà condamné et fait enlever des Crucifix indignes, rapporte le Père FERDINAND PRAT dans sa Vie de Jésus-Christ. (Tome II, p. 395, Édit. Beauchesne, 1953)

 

En Belgique, vers 1960, un peintre flamand bon chrétien exécuta, pour une église, un Chemin de Croix où le Christ était représenté dans de telles contorsions, que les fidèles, choqués, réagirent for­tement. Rome fut avisée et le Saint-Office prohiba cette oeuvre, en déclarant : « Le Christ a enduré souffrances et mort humaine, mais il les a endurées volontairement et comme Dieu. » (Cf. A. de BOIS-SIEU, dans la revue La Pensée catholique, Paris, no 69, année 1960, p. 95).

 

En Afrique du Sud, à Johannesburg, en 1962, l'artiste Harold Ruben avait fait une peinture re­présentant un Christ nu à tête d'animal monstrueux, au bas de laquelle il avait écrit : « Je vous pardon­ne, mon Dieu, car vous ne savez pas ce que vous faites » (parodie d'une parole du divin Crucifié con­cernant ses bourreaux). Cette peinture ayant été ex­posée à une galerie d'art, elle fut confisquée par la police et le peintre fut traduit en Cour pour « offense publique et blasphème contre le Christ et contre Dieu». (Cf. L'Action, Québec, 22 nov. 1962).

 

Dans notre Province de Québec, au Canada, vers 1960, une haute autorité ecclésiastique a fait enlever un Crucifix caricatural, installé dans une chapelle… Dans la ville de Québec, un Chemin de Croix incon­venant a été refusé par les paroissiens d'une église importante : devant ses stations peuplées de figures bouffonnes, les fidèles pouffaient de rire et ne pou­vaient prier... On dut remiser au grenier cette prétendue oeuvre d'art qui avait coûté cher.

 

Enfin, le livret Prie avec l'Église, pour les fidèles des Of­fices liturgiques, on a présenté sur sa couverture, pour la Semaine Sainte 1967, un Crucifix ver de terre, qui a scandalisé nombre de fidèles : plusieurs ont crié « Au sacrilège ! »... et ce n'étaient pas des arriérés ou des croulants. Sans doute, l'artiste mal informé avait voulu illustrer le texte du Psaume: « Je n'ai rien d'humain; je suis comme un ver de terre » (Ps. 21).

 

Métaphore qu'il ne faut pas prendre à la lettre, car alors il faudrait approuver les Communis­tes athées qui, sur une caricature, ont insulté le Christ en l'affublant d'une tête de mouton pour re­présenter l'Agneau de Dieu.

 

Laissons aux enne­mis de la Religion, ce qui attire sur nos Images saintes, le mépris, le ridicule, le blasphème ...

 

Même crucifié, Jésus gardait le reflet de sa divinité, qui imposait le respect. Au Calvaire  le centurion (sol­dat romain)qui se tenait en face de Jésus, voyant qu'il avait expiré en jetant un grand cri, dit : « Vrai­ment cet homme était le Fils de Dieu » (Marc, 15, 39).

 

Ce païen avait été impressionné par la majesté de Jésus crucifié... C'était toujours le Christ-Roi qui affirmait sa divinité jusque dans la, mort.

 

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

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