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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 23:01

   

 

Des catéchètes modernes refusent de parler de la Pas­sion du Christ aux enfants, ils n'acceptent dans les écoles que des Croix sans Christ, ou ils refusent totalement la Croix, parce que la représentation ou la vue de Jésus souffrant ou ensanglanté serait trop déprimante pour les enfants, ce qui pourrait les porter au MASOCHISME (joie maladive et parfois érotique, éprouvée dans la souffran­ce).

 

Pour la même raison, des prêtres progressistes refu­sent les images du Chemin de la Croix et les méditations ou les sermons sur la Passion, sur Notre-Dame des Dou­leurs, sur les souffrances des Saints Martyrs.

 

Négli­ger la Passion pour aller directement à la Résurrec­tion : c'est plus facile et plus populaire. Saint Paul les accuserait d'être des « ennemis de la Croix du Christ » (Phil. 3, 18).

 

Contradiction : les cinémas, la télévision, les jour­naux illustrés, sont remplis de films ou d'images d'hor­reurs sadiques, de monstres cruels, de massacres, de vio­lences, de criminels et de bandits.  

 

On y étale avec com­plaisance, le mal, la laideur satanique, les saletés immo­rales. Là, on ne craint pas le Masochisme !

 

Folie mon­daine qui repousse la folie de la Croix, bienfaisante et salutaire, tout comme la pénitence et la mortification, pour courir aux folies malfaisantes et diaboliques. Voilà l'oeuvre de Satan, l'ennemi du Christ qui disait : « Lors­que je serai élevé (sur la Croix) j'attirerai tout à moi (tous les hommes de bonne volonté) » (Jean, 12, 32).

 

Ces pédagogues novateurs qui enlèvent les Crucifix de nos écoles, craignent pour l'équilibre psychologique des jeunes ; voilà pourquoi ils ont changé le mot d'ordre de la Croisade Eucharistique : « Prie, communie, sacrifie-toi, sois apôtre », inventé par le saint abbé Edouard Poppe, car, disaient-ils, il y a assez de détraqués et de fous mystiques lancés dans cette voie, etc.

 

Réponse facile : Il faut distinguer entre une perver­sion sensuelle et l'attitude spirituelle, magnifique d'équi­libre et d'amour, des deux Thérèses et de tant d'autres saints.

 

Il n'est pas possible d'imiter le Christ sans souf­frir avec Lui. « La Croix, dit S. Bernard, prend une voix pour nous révéler son amour ». Le seul chemin qui mène à la perfection est le chemin de la Croix. Nous ne pre­nons pas la souffrance comme une fin, mais comme un moyen de réparation et de salut : elle développe la per­sonnalité, elle épanouit notre nature en l'élevant. Tout comme les athlètes font des exercices et des sacrifices pour gagner une récompense terrestre, voilà comment on formera des chrétiens virils et courageux, pour mar­cher dans le chemin du ciel et pour devenir des apôtres, comme saint Pierre et saint Paul.

 

Citons encore S. S. Paul VI, au Colisée de Rome, après le Chemin de la Croix du Vendredi Saint, 8 avril 1966:

 

« Aujourd'hui, après le Concile, on voit souvent ap­paraître la tentation d'un christianisme facile, con­fortable, n'exigeant aucun sacrifice, un christianisme où l'on cherche à se conformer à la vie du monde, avec tous ses aises.

 

«Non, il n'en est pas ainsi. S'il est vrai que la nouvelle discipline cherche à facili­ter la vie chrétienne et à faire ressortir ses valeurs positives, nous ne devons jamais oublier que le chris­tianisme ne peut pas faire abstraction de la Croix. . .

 

« La vie chrétienne ne peut pas se concevoir sans la grandeur et la force du devoir, sans le mystère pas­cal du sacrifice, le passage...

 

«Quiconque cher­che à supprimer cette réalité de sa vie, se trompe lui-même, il dénature le christianisme qu'il réduit à une interprétation mièvre et commode de la vie. » (Cf. Sem. Rel. Québec, 30 juin 1966, p. 440).

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

 

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