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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 22:59

 

VIII.      JÉSUS  FUT  DÉPOUILLÉ DE  SES  VÊTEMENTS.

 

Aujourd'hui, c'est l'Église, Son Épouse, que l'on dépouille de tout ce dont on la peut dépouiller. Une sorte de dépouil­lement par le vide.

-    Les niches de saints, dans les églises, se vident.

-   Les bénitiers se vident. (On dit que l'abus ne saurait faire condamner l'usage. C'est pour­tant l'abus qui est mis en avant lorsqu'on veut supprimer une chose traditionnelle. On invoque la superstition de certains pour priver tout le monde du sacramentel « eau bénite »).

 

-   Les confessionnaux se vident en attendant que les églises soient vidées de leurs confessionnaux.

-    Les stations du Chemin de Croix sont ôtées des murs.

-   On enlève les agenouilloirs.

-   Les églises elles-mêmes se vident de fidèles et parfois du prêtre qui ne se fait plus une obligation d'aller prier le Saint-Sacrement. (Dans le même ordre d'idées, il n'est plus guère question d'ado­ration du Saint-Sacrement et à fortiori d'adoration perpétuelle. Un évêque français n'a-t-il pas déclaré, il n'y a pas si longtemps, que l'adoration perpétuelle était une vieille lune !)

 

-   Les séminaires se vident.

-   Des facultés catholiques se vident.

-   La messe est vidée de sa signification principale : le sacrifice du Christ.

-   Les ostensoirs restent vides : plus de saluts du Saint-Sacrement, plus de processions, plus de Fête-Dieu.

-   Parfois les tabernacles sont vides. ,   Dans les campagnes où l'on a supprimé la première messe pour la reporter au samedi soir, le dimanche, déjà vidé de vêpres, de louanges vespérales, de Salut, de Rosaire, se vide plus encore.

-   Des sacristies se vident d'objets sacrés que l'on retrouve à la brocante.

 

A ce dépouillement général, ajoutons celui de ceux qui ont abandonné la soutane, parfois la tenue de clergyman, parfois la Croix, parfois même les vêtements sacerdotaux.

 

Mais le comble, c'est qu'il existe de hauts dignitaires de l'Église qui, ayant une conception très personnelle de la papauté, voudraient dépouiller le successeur de Pierre d'une infaillibilité à laquelle ils ne veulent plus croire, ainsi que du gouvernement de l'Église tel qu'il est pratiqué par celui qui, du Christ, est le vicaire.

 

Comment ne pas terminer l'énumération de ce qu'on en­lève à l'Église, sans citer les paroles du Pape Paul VI dites à l'audience générale du 22 novembre 1972, à propos de « l'Église sans » ? « La formule plus ou moins radicale a brillé pour certains esprits inquiets et pour beaucoup de gens dépourvus d'une culture suffisante. C'est une formule qui a son his­toire : hérésies et schismes pendant des siècles s'en sont amplement servis. On a cherché, par exemple, à avoir une Église sans dogmes difficiles, enlevant ainsi du trésor de la foi les mystères de la pensée divine et réduisant les réalités de la religion révélée à la dimension du cerveau humain ; processus réductif qui, malheureusement, ici et là, continue à vider la doctrine catholique de son contenu et de sa certitude. A côté de ce premier « sans » est née une autre Église sans autorité, soit du magistère, soit du gouvernement... Une Église facile si elle est ainsi révélée sans confi­gurations hiérarchiques ni juridiques, une Église sans obéis­sance, sans règles liturgiques ; une Église sans sacrifice. Mais qu'est-ce qu'une Église sans la Croix ? »

 

(A suivre)

 

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE,

                   Guy Le Rumeur (1974)

                   79290 Argenton-L’Église

 

 

elogofioupiou.com

 

 

 

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