Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 01:32

 

Qu'elle est vraie, cette parole, ô mon Dieu ! Que de fois j'en ai expérimenté la justesse ! Non, jamais je n'ai trouvé la vérité qu'en vous, et hors de vos voies je n'ai rencontré que le mensonge, les vanités et l'erreur.

 

Qu'est-ce que l'homme pour que vous le visitiez, ô mon Dieu?

 

Mais que peut-il si vous ne le visitez pas ? Où ira-t-il traîner sa vie si vous ne lui donnez la vôtre ? Sans cesse enclin aux vanités, toujours emporté vers les chimères, semblant ne vouloir attacher son cœur qu'aux illusions et aux frivolités, l'homme, ô mon Dieu, s'éloignera de sa fin, il ne vivra que des sens, il ne se nourrira que des plaisirs de la brute, si vous n'ê­tes, vous, sa voie, sa nourriture et sa vie.

 

Comme il végète, il se dessèche et périt bientôt, ô mon Dieu, le cœur de l'insensé qui ne veut pas suivre vos voies et préfère à la vie que donne votre amour, l'insuffisante nourriture des affec­tions terrestres !

 

Mon Dieu, je comprends que si vous n'êtes l'âme de mon âme, si vous n'êtes le cœur de mon cœur, si je ne vis pas tout entier de votre vie, je ne puis espérer aucune paix ici-bas.

 

Si vous ne me conduisez en toutes choses, je ne puis que faillir; si mes pensées ne sont point les vôtres, si mes désirs ne sont point vos désirs, si mes affections et ma volonté ne sont point vos affections et Votre volonté, alors je m'éloigne de la vérité, et mon âme, exposée souffrante et sans vie sur une terre aride et sans eau, périt bientôt de lassitude et de misère.

 

O immuable, ô suprême et infaillible vérité, vous seul ré­pandez la vraie lumière dans notre intelligence, la vraie sa­gesse dans nos œuvres, la véritable droiture dans nos cœurs, et vous seul avez pour nos âmes les paroles de la vie éternelle.

 

Parlez donc, Seigneur, oh! Parlez toujours à votre servante, et donnez-lui l'intelligence de votre amour. Parlez et inclinez mon cœur aux paroles de votre bouche. Nous avons un si grand besoin de vous, ô mon Dieu !

 

Faites-nous donc bien comprendre que, hors de vous, nous ne saurions que nous fati­guer vainement sur des routes ténébreuses et toujours hé­rissées d'épines !

 

Faites-nous comprendre que vous êtes la seule voie que nous puissions suivre sans nous égarer, et la seule vérité que nous puissions embrasser sans crainte de nous tromper.

 

Mon Dieu, rapprochez-nous de vous, dissipez nos ténèbres par la lumière de votre vérité, absorbez toute notre vie terrestre dans votre vie spirituelle et divine. C'est de vous que nous attendons la lumière et la force, pour mar­cher jusqu'à l'éternité dans la voie de vos commandements et dans l'acceptation des sacrifices que nous demande votre saint amour.

 

Oh ! Encore une fois, mon Dieu, ne me promettez rien hors de vous, ne m'offrez rien qui ne soit pas Vous, car tout cela ne me suffirait point si je ne vous possède vous-même, ô vie divine !

 

Ce n'est qu'en vous que mon cœur peut rassasier ses prétentions, son avidité et ses désirs. Pour assouvir ma faim, pour étancher ma soif, il me faut VOUS sans réserve.

 

Eh ! Pourquoi, mon Dieu, nos cœurs sont-ils toujours agi­tés, toujours tourmentés d'une irrémédiable inquiétude, si ce n'est parce que nous voulons chercher notre prin­cipe de vie et de félicité ailleurs qu'en vous ?

 

Oh ! Venez donc, Seigneur, venez vous seul... Puis, restez seul pour m'enrichir, restez seul pour me consoler, car sans vous je ne trouverais de tout côté que déceptions et mécomptes.

 

Rien ne peut me plaire en cette vie, si vous n'êtes mon bien.

 

Et si, pour gagner ce bien, il faut parcourir une arène de sa­crifices et de combats, tout ce qu'il vous plaira, mon Dieu, pourvu que vous restiez toujours ici-bas l'unique trésor de mon âme !

 

N'êtes-vous pas, dans l'immuable éternité, le partage assuré de ceux qui, dans le temps, n'auront aimé et désiré que Vous seul ?

 

hubert  lebon.

 

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

 

elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article

Repost 0

commentaires