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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 10:32

 

 

Cette vérité a peut-être plus que toute autre excité, sur­tout dans ces derniers temps, les outrageantes clameurs des ennemis de  notre sainte religion. Rien cependant n'est plus facile à démontrer et à comprendre que ce point capi­tal.

 

L'Église catholique possédant seule la vérité, doit néces­sairement professer cette doctrine. 

 

La vérité est une et l'Église la possède essentiellement. Donc en dehors d'elle c'est l'erreur, comme en dehors de la lumière ce sont les ténèbres. Mais le salut ne peut être que là où se trouve la vérité.

 

En effet, s'il est évident qu'il faut une religion à l'homme raisonnable, il ne l'est pas moins qu'il ne peut y en avoir qu'une qui soit la véritable.    Celle que Dieu a donnée, est la seule qui puisse nous assurer le salut.

 

Dès lors que notre sainte religion est prouvée divine, en dehors d'elle il ne peut y avoir de salut; et les clameurs contre l'intolérance de ce dogme sont aussi absurdes que le serait la prétention de concilier les ténèbres avec la lumiè­re, le oui avec le non, le vice avec la vertu.

 

Bien plus, toute religion qui prétendrait concilier des enseignements qui se contredisent et se combattent, prouverait par là même qu'elle ne possède pas la vérité.

 

Mais il ne faut pas croire que ce dogme soit un arrêt de damnation pour tous ceux qui ne paraissent pas apparte­nir au corps de l'Église. Car, pour quiconque cherche la vérité sincèrement, si d'ailleurs il ne met pas d'obstacles aux grâces divines, en peut être certain que la vraie lumiè­re lui apparaîtra et que les miséricordes de Dieu l'introdui­ront dans la voie du salut.

 

Et d'ailleurs, par la disposition formelle et constante de croire toutes les vérités que Dieu a révélées, même quand involontairement on les ignore, on peut appartenir invisiblement mais réellement à l'Église.

 

HISTOIRE —Avant d'épouser Charles d'Autriche, qui fut de­puis empereur sous le nom de Charles VI, la princesse Elisa­beth Christine Wolfenbuttel crut devoir, pour la tranquillité de sa conscience, consulter les luthériens mêmes dont elle avait jus­qu'alors professé la foi. Les docteurs protestants, assemblés à Helmstadt, répondirent que «les catholiques ne sont point dans l'erreur pour le fond de la doctrine et qu'on peut se sau­ver dans leur religion ».

 

Dès que la princesse apprit cette décision, elle déclara : « Il n'y a plus lieu d'hésiter, et dès demain j'embrasserai la foi de l'Église romaine, car le parti le plus sûr dans une matière si importante est toujours, la plus sage. » Le père de la princesse tint le même langage et s'atta­cha comme elle à la religion catholique.

DE  TREVERN,  Discussion amicale.

 

Henri IV, sollicité par ses amis d'embrasser la religion catholique, demanda aux évêques si l'on pouvait se sauver dans l'Église romaine. Ceux-ci, lui répondirent qu'assurément on pouvait se sauver, et de plus, qu'on ne pouvait pas se sauver hors de son sein.

 

Le prince s'étant ensuite adressé aux minis­tres protestants, leur demanda s'il était possible de trouver le salut dans leur réforme ainsi que dans l'Église romaine.

 

Les ministres lui ayant affirmé qu'on pouvait se sauver dans l'une comme dans l'autre, le roi leur répondit : « Les évêques disent que hors de l'Église romaine il n'y a pas de salut ; vous autres, vous avouez que l'on peut s'y sauver : dans ce cas je vous déclare que je me fais catholique. Dans une affaire aussi impor­tante, le parti le plus sûr est toujours le meilleur.»

 

Puisque, de l'aveu des protestants, on peut se sauver dans la religion catholique, embrasser cette religion n'était pas seulement prendre le parti le plus sûr, c'était évidemment embras­ser la vérité, car la vérité est une et le salut ne peut être que là où se trouve la vérité.

 

Extrait  du : NOUVEAU TRAITÉ DES DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU  (1860)

 

 

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