Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 14:29

Tout est promis à la prière ; elle obtient tout quand elle il est bien faite. C'est une vérité répétée presque à chaque page de l'Écriture ; la promesse de Jésus-Christ y est for­melle : Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous  trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. Tout ce que  vous demanderez dans la prière, si vous le demandez avec foi, vous l'obtiendrez.

 

Il ne s'est pas même contenté de nous déclarer qu'une prière bien faite est toujours exaucée ; il nous l'a assuré avec serment : En vérité, en vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon père en mon nom, Il vous le donnera.  

 

Enfin, pour dis­siper tous nos doutes, il ajoute cette preuve qui est bien capable de ranimer les esprits les plus découragés : Y a-t-il parmi vous un père qui donne une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? Et s'il lui demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc, tous méchants que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre père céleste donnera-t-il les vrais biens a ceux qui les demandent ?

 

Après une promesse si formelle il faudrait bien avoir per­du la foi pour douter de l'efficacité de la prière. Si l'on compte sur les promesses d'un homme de bien, combien plus doit-on compter sur la promesse et le serment de Jésus-Christ, qui est la vérité même !

 

Faire entrer la défiance dans son cœur, ce serait lui faire injure. Eh ! D'où pourrait donc lui venir cette défiance ! Serait-ce de notre indignité ! Mais la bonté de Dieu pour nous n'est-elle pas; toute gratuite ? Mais l'aveu même de notre indignité n'est-il pas un titre pour avoir accès auprès d'une miséricorde que les plus grands crimes ne peuvent épuiser et qui invite les plus grands pécheurs à s'approcher d'elle avec confiance ?  Mais n'est-ce pas au nom de Jésus-Christ que nous prions et notre indignité n'est-elle pas couverte par ses mérites, infinis ?

 

Non, jamais la prière du pécheur qui s'humilie n'a été rejetée ; elle s'élève jusqu'au trône de Dieu et elle at­tire infailliblement un regard de miséricorde sur celui qui la fait.

 

Est-il quelqu'un, dit le prophète, qui ait été méprisé ? Nos pères ont crié vers le Seigneur et ils ont été délivrés ;  ils ont espéré dans le Seigneur et ils n'ont point été confondus ; quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Cette confiance pleine, entière et sans bornes, honore Dieu ; c'est un hommage rendu à sa puissance, à sa bonté, à sa fidélité dans ses promesses : elle obtient tout, Dieu ne lui refuse rien.

 

Moïse prie sur la montagne et les ennemis du peuple de Dieu sont vaincus; Judith prie et sa patrie est délivrée ; le pieux roi Ezéchias prie, et Dieu ré­voque l'arrêt de mort qu'il avait prononcé contre lui ; le Publicain prie dans le temple, et il en sort justifié ; la fem­me pécheresse prie, et les péchés lui sont remis ; le bon larron prie sur la croix, et quoiqu'il fût chargé des crimes les plus énormes, il en obtint le pardon.

 

Voilà pourquoi saint Jean disait : Ce qui fait notre confiance eu Dieu c'est qu'il nous exauce en tout ce que nous lui demandons qui est conforme à sa volonté : car nous savons qu'il nous exaucera en tout ce que nous lui demanderons et nous le  savons parce que nous avons reçu l'effet des demandes que nous lui avons faites.

 

N'alléguons donc plus notre faiblesse quand on nous exhorte à pratiquer la vertu ; ne disons plus que notre penchant pour le mal nous entraîne, que nous ne pouvons résister à la violence de nos passions.

 

Nous pouvons prier et la prière soutiendra notre faiblesse; nous pouvons prier et la prière nous fortifiera contre nos mauvais penchants ; nous pouvons prier et la prière modérera la violence de nos passions. Nous avons besoin de grâces pour pratiquer la sagesse ; demandons-les et Dieu nous les accordera.

 

Si quelqu'un de vous manque de sagesse, dit l'apôtre saint Jacques, qu'il la demande à Dieu  qui donne à tous libéralement, et la sagesse lui sera don­née.

 

On ne manque donc jamais d'obtenir de Dieu les secours qu'on lui demande comme il faut ; et si nous ne les obtenons pas, c'est toujours notre faute, c'est que nous ne recourons pas à Dieu avec les dispositions suffisantes et surtout avec cette confiance qui obtient tout.

 

histoire. Saint Jean Ghrysostôme ne craint pas d’écrire que la prière est, en quelque sorte, plus puissante que Dieu même, puisqu'elle vient à bout de le fléchir, de lui faire ré­tracter les sentences qu'il a portées contre nous.

 

Voici un exemple.   Les Israélites ayant transgressé les lois du Seigneur et élevé dans le désert un Veau d'or pour l'adorer, Dieu,  tou­jours clément, semble craindre la puissance de l'intercession de  Moïse.  Laisse agir ma colère,  dit-il à son serviteur;   ne t'oppose pas à ce que j'extermine ce peuple infidèle.   Mais, vaincu par les prières de Moïse, il n'exécuta pas, dit l'Écriture, le mal qu'il avait prononcé contre son peuple.

 

Extrait de : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

elogofioupiou.over-blog.com 

Partager cet article

Repost 0
Published by elogofioupiou - dans Méditations et prières
commenter cet article

commentaires