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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 23:51

 

 

En terminant, il est utile de rappeler quelques textes pontificaux: de saint Pie X, de Pie XII, de Jean XXIII.

 

De saint Pie X : « On ne doit rien trouver dans le temple, qui trouble ou même diminue la piété et la dévotion des fidèles, rien qui donne un juste mo­tif de dégoût ou de scandale, rien surtout qui soit indigne de la maison de prière et de la majesté de Dieu. » (Motu proprio, 1903)

 

De Pie XII : « Les oeuvres modernes... ne doi­vent pas être méprisées et rejetées en bloc, de par­ti pris; mais, tout en évitant avec un sage esprit de mesure, d'une part les excès du réalisme, et de l'au­tre ceux du symbolisme... et tout en tenant comp­te des exigences de la communauté chrétienne plu­tôt que du jugement et du goût personnel des ar­tistes, il importe extrêmement de laisser le champ libre à l'art de notre temps, lorsqu'il se met au ser­vice des édifices et des rites sacrés, avec le respect et l'honneur qui leur sont dus. Ainsi, l'Art moderne pourra unir sa voix à l'admirable cantique chanté, dans les siècles passés, par des hommes de génie, à la gloire de la foi catholique.

 

«Cependant, Nous ne pouvons Nous empêcher, c'est pour Nous un de­voir de conscience, de déplorer et de réprouver ces images et ces statues introduites récemment par quelques-uns, et qui semble bien être une déprava­tion et une déformation de l'art véritable, en ce qu'elles répugnent parfois ouvertement à la beauté, à la réserve et à la piété par le regrettable mépris qu'elles font de l'instinctif sentiment religieux. Il faut absolument bannir ou expulser ces oeuvres de nos églises, comme en général tout ce qui n'est pas en conformité avec la sainteté du lieu (canon 1178). » (Encyclique Mediator Dei, 1947, no 197).

 

Peu de temps après son accession au Souverain Pon­tificat, Jean XXIII a parlé dans le même sens :

Les portes de nos églises sont grandes ouvertes aux artistes, pourvu qu'ils observent les prescrip­tions canoniques ; puis le Pape a fait cette réserve, que certains artistes préfèrent ignorer : « Mais il y à certaines choses auxquelles on ne s'habitue pas : c'est lorsqu'il y a en elles une déformation, un dé­sordre de la nature, ce qui doit être repoussé. » (CGC, 2 janvier 1959)

 

conclusion.

 

Lorsque les artistes suivent les direc­tives de l'Église, leurs oeuvres méritent d'être admises dans le temple, pour glorifier Dieu et sanctifier les fidè­les. Tous les saints, en particulier saint Paul, saint Jérô­me, saint Augustin, saint François d'Assise, saint Domi­nique, saint Bonaventure, saint Thomas d'Aquin, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse d'Avila et sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, ont trouvé dans le Crucifix, discrètement enluminé du Précieux Sang, une source de sainteté et de zèle apostolique, tout comme, en général, les docteurs, les ascètes, les âmes contemplatives ...

 

Mais leur objet de vénération, c'était le Crucifix traditionnel, conforme à la vérité historique et à la vérité dogmatique, exprimant la souffrance et la mort du Sauveur, mais faisant aussi rayonner sa Majesté royale, son Sacerdoce, son inaccessible divinité et sa victoire sur la mort et les Enfers.

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

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