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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 10:10

Nous terminons cette prière en demandant à Dieu de nous délivrer du mal, c'est-à-dire des misères de cette vie, des ennemis de notre salut et de la damnation éternelle.

 

A combien de maux n'est-on pas sujet dans cette vie ! De combien d'amertumes n'est-elle pas remplie ! Les maladies, la douleur, assiègent notre corps ; le trouble, l'inquiétude, le chagrin, attaquent notre âme : c'est bien avec raison que l'Église appelle cette terre où nous vivons une vallée de larmes.

 

Nous ne demandons pas d'être entièrement affranchis de toutes ces misères, ce privilège ne convient point à notre état présent ; ce que nous demandons, c'est d'être délivrés de celle qui seraient pour nous des occasions de péchés, qui nuiraient à notre salut. Il n'y a de véritable mal que ce qui mettrait obstacle à notre justification.

 

Si les infirmités, l'indigence, les calamités, sont appelées des maux, ce ne peut être que parce qu'elles jettent l'âme dans le trouble, qu'elles nous exposent à l'impatience, au murmure, au dé­sespoir, parce que nous n'avons pas assez de vertu pour les supporter sans pécher ; mais les maux que l'on souffre patiemment, loin de nous être préjudiciables, servent a nous purifier et contribuent à notre justification : ce sont plu­tôt des biens que des maux ; quelque pénibles qu'ils soient, ils sont dans l'ordre de la providence, le châtiment du péché et un moyen pour arriver au bonheur éternel. Il  faut, dit l'apôtre, passer par beaucoup de tribulations et de souffrances pour entrer dans le royaume du ciel. Il nous est cependant permis de désirer et de demander d'être délivrés de ces maux, pourvu que nous fassions cette prière avec une entière résignation à la volonté de Dieu et que nous soyons disposés à les souffrir avec soumission, si Dieu les juge nécessaires ou utiles pour notre salut.

 

En priant ainsi et en persévérant dans la prière, nous trouverons un vrai remède à nos maux ; Dieu nous exaucera, soit en nous en délivrant, soit en nous donnant la force de les supporter, ce qui est bien plus avantageux pour nous.

 

Nous demandons d'être délivrés des ennemis de notre salut et en particulier du démon, qui de tous est le plus cruel. Cet esprit de ténèbres, non content d'avoir séduit nos premiers parents et d'avoir attiré sur leur postérité un déluge de maux, ne cesse de nous faire la guerre et de nous tendre des pièges pour nous perdre ; mais Dieu arrê­te sa fureur et lui prescrit des bornes qu'il ne peut fran­chir.

 

Enfin nous demandons à Dieu qu'il nous délivre de la damnation éternelle, qui est le comble de tous les maux, le souverain mal, mal irréparable, mal éternel. Dans cet abîme de maux, dans cette fatale éternité, il ne sera plus possible de demander d'en être délivré ; il faudra porter pour toujours tout le poids de la colère et de la vengeance divine.

 

C'est là qu'il n'y a plus de rédemption à espérer, plus de bonheur à attendre, plus de salut à demander, mais un assemblage de tous les maux à souffrir et à souffrir pendant toute l'é­ternité.

 

Avec quelle ardeur, avec quelle persévérance ne devons-nous pas demander d'être préservés de ce malheur .affreux ! Nous ne devons jamais nous lasser de faire cette prière, tandis que nous pouvons encore en obtenir l'effet !

 

histoire : Le grand saint Basile, archevêque de Césarée, plutôt que de pécher en faisant ce que demandait de lui l'empereur Valens, qui était aérien et qui exécutait  les catholiques, résista constamment à ses volontés.

 

L'empereur chargea le préfet Modeste de menacer le saint de la confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments et de la mort, s'il n'obéissait. Basile dit au préfet : Je suis à couvert de la confiscation! Je n'ai que quelques livres et les haillons que je porte. Où m'exilera-t-on ? C'est le ciel qui est ma patrie. Les tourments que l'on pourrait me faire endurer ne seront pas longs, tant je suis faible, et je regarderai comme un bonheur de tout souffrir pour Jé­sus-Christ. Si l'on croit m'intimider en me menaçant de la mort, qu'on sache que la mort est à mes yeux une faveur. Je  préfère tout perdre, tout souffrir et mourir plutôt que de pécher.

 

Le pré­fet alla rendre compte à l'empereur et lui dit : Prince, nous sommes vaincus ; Basile ne craint qu'une chose, c'est le péché.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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Published by elogofioupiou - dans Méditations et prières
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