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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 08:14

 

Marie passa de cette vie à la mort, comme nous passons de l'état de veille au sommeil, sans violence  ni dou­leur. Aussi bien, elle quittait ce monde sans aucun re­gret et se voyait au contraire au comble de ses vœux.

 

Oh ! Qu'on est bien récompensée au moment de la mort quand on a passé une vie sainte ! Qu'on se réjouit d'avoir gardé la foi, la pureté, la charité, d'avoir combattu le bon combat ! De­mandons à la sainte Vierge de nous obtenir le zèle pour notre perfection, afin d'avoir une mort douce et paisible.

 

Considérons la joie des anges et des saints lorsque la sainte Vierge paraît dans le ciel au milieu d'eux, la joie qu'elle éprou­ve elle-même de retrouver son divin Fils. Unissons-nous à ses sentiments de bonheur et de reconnaissance, et voyons dans cette joie un présage de celle que nous ressentirons nous-mêmes si nous parvenons un jour au ciel, comme nous en avons la ferme espérance.

 

Marie est élevée au-dessus des chœurs angéliques, mais c'est moins, disent les auteurs, à cause de ses privilèges qu'en récompense de ses vertus. C'est par son incomparable hu­milité, sa pureté sans égale, sa charité suréminente, qu'elle a mérité de devenir la Reine du ciel et de la terre.

 

A chacune de nous également Dieu rendra selon ses œuvres. Les nou­veaux accroissements de gloire et de bonheur que nous pou­vons acquérir par nos bonnes actions sont incalculables. Comment se peut-il que nous soyons néanmoins si négligentes et si imparfaites ? Que ce jour de la fête de notre Mère soit le signal d'une réforme de notre intérieur !

 

O puissante Reine du Ciel et de la terre, en ce jour glorieux, où les Cieux se sont ouverts pour vous recevoir, où « le Roi des rois a mis sur votre tête un diadème si inappréciable, si admirable qu'aucune langue ne peut le dépeindre, aucun es­prit le concevoir ; » en ce jour béni où vous montâtes, revê­tue de splendeur, sur le trône de l'Éternel, et où vous avez été établie la dépositaire et la dispensatrice de tous les biens du Seigneur, écoutez-nous et exaucez-nous !

 

O Marie, chef-d'œuvre des mains du Très-Haut, source inépuisable de grâces, souvenez-vous de vos pauvres en­fants de la terre, jetez sur eux un regard de compassion et de miséricorde, et puisez dans vos trésors de quoi enrichir leur pauvreté.

 

Dans cette vallée de larmes, où nous gémissons, nous voulons oublier un instant nos douleurs, pour nous unir aux anges et aux bienheureux, chanter avec eux les merveilles que le Tout-Puissant a opérées en vous, acclamer les dons inestimables dont il s'est plu à vous parer, et bénir son amour qui vous a faite notre Mère.

 

Ne dédaignez pas, ô souveraine Maîtresse de nos cœurs, nos timides accents, et, s'ils sont im­puissants à redire vos beautés, vos grandeurs et votre gloire, qu'ils ne le soient pas, du moins, à proclamer notre amour et votre miséricorde !

 

C'est aujourd'hui « le jour que le Sei­gneur a fait» pour exalter votre nom et publier vos grandeurs ; c'est aussi celui où vous répandez avec une plus généreuse com­plaisance vos bienfaits sur tous ceux qui attendent ici-bas l'heure de la délivrance.

 

Montrez-vous donc notre Mère, et versez sur nous avec abondance les richesses contenues dans votre cœur. Ouvrez, ô Mère de grâces, ouvrez l'oreille à nos soupirs et à nos gémissements ; voyez nos larmes, notre in­firmité et notre indigence ; prenez compassion de nos souf­frances, et parlez à Jésus de nos besoins.

 

Donnez à tous ceux qui vous implorent, qui mettent en vous leur confiance, qui vous regardent comme leur protectrice et leur bonne Mère, donnez-leur beaucoup, afin que la reconnaissance les oblige à vous rendre beaucoup ; donnez-leur, afin que par eux votre nom soit béni et exalté ; donnez-leur, afin que, par leurs œu­vres et leurs vertus, Jésus soit glorifié.

 

Que moi aussi je ressente, ô Marie, la douce influence de vos bienfaits et de votre amour. Faites tomber la rosée du ciel sur la terre aride et désolée de mon âme ; donnez-lui une part de choix dans vos biens, ornez-la de vos aimables ver­tus et transformez mon cœur en un jardin de délices où Jésus aime à se reposer.

 

Qu'il luise enfin pour nous, pour notre patrie et pour l'Église, le jour du salut et de la miséricorde ! Vierge clémente et cause de notre joie, « par qui la sentence de notre condam­nation a été révoquée et changée en un jugement de béné­diction, » souvenez-vous des liens qui nous attachent à vous.

 

Source de notre future allégresse, vous par qui le Dieu de paix a été donné au monde, soyez dès aujourd'hui notre salut. Vierge sainte, oui, je vous en conjure, donnez à notre société malade une vie nouvelle, et à l'Église catholique une écla­tante victoire.

 

Je vous demande cette grâce, ô puissante Avo­cate ! Ô Impératrice du monde ! Au nom de vos douleurs et de vos joies, au nom de vos grandeurs et de votre gloire ; je vous la demande au nom des mérites infinis de Jésus, qui vous a faite si bonne et si admirable, si grande et si puissante !  Ainsi soit-il !

 

L’auteur de « Allons au Ciel»

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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