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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 21:16

Cherchez où vous voudrez, pénétrez dans les salons du riche ou les palais des rois, parcourez tout l'univers, vous ne trouverez nulle part de meilleure place pour vous reposer avec délices que la petite étable de Bethléem.

 

Ni la nature, ni les œuvres de l'art ne sauraient vous offrir de spectacle plus doux à contempler que l'Enfant Jésus entre  Marie et Joseph.

 

Partout ailleurs, c'est l'agitation, l'inquiétude, le trouble ; ce sont les hommes qui nous tourmentent ou nos propres passions qui nous font souffrir. Mais à peine a-t-on mis le pied dans ce paradis de la terre qu'un apaisement général se produit au fond du cœur. Cet enfant calme toutes les frayeurs, parce qu'il est le maître de l'univers, et lui-même n'inspire aucune crainte à cause de l'état dans lequel il se montre à nous ; ses petits bras s'ouvrent pour nous attirer vers lui ; sa bouche  enfantine veut nous donner le baiser de la réconciliation et de l'amour !

 

Au surplus, un sourire de sa divine Mère, un regard de l'aimable Patriarche saint Joseph ne suffiraient-ils pas à réjouir notre cœur ?

 

Âme chrétienne, venez donc souvent ces jours-ci aux pieds de l'Enfant de Bethléem. « Venez, dit saint François de Sales, lui chanter de doux cantiques, lui faire votre cour. Prenez-lui une de ces chères larmes, rosée du ciel, et mettez-la sur votre cœur, pour que la tristesse en soit bannie. Voyez donc comme il est beau, le tout aimable Enfant Jésus ! J'aime cent fois mieux le voir en sa crèche que tous les rois sur leurs trô­nes. Reposez le plus doucement que vous pourrez près de lui ; il ne laissera pas de vous aimer, malgré l'imperfection de votre cœur ; il écrira votre nom dans le fond du sien, qui palpite sur la paille par amour pour vous. »

 

Maintenant, posez-vous quelques questions : Quelle est la demeure que Jésus Enfant a choisie ? C'est la plus pauvre, n'est-ce pas, la plus misérable ! Il a quitté le palais du ciel et qu'a-t-il pris en échange ? Une cabane aban­donnée, triste, nue, incommode, ouverte à tous les vents. Adam eut pour séjour un jardin délicieux ; le Fils de Dieu, lui, a le plus méprisable des réduits. Salomon habitait un palais superbe ; Jésus préfère une masure en ruines. Com­ment êtes-vous logée !N'est-il pas vrai que vous l'êtes beau­coup mieux que votre souverain Maître et Seigneur ? Réflé­chissez un peu là-dessus et voyez quelle estime vous devez faire de ce qui est humble, bas, vil, rebuté par le monde, puisque c'est là ce qui mérite les préférences de Jésus-Christ.

 

Faites en outre cette réflexion qu'il est bien indifférent, aux yeux de Dieu, qu'on naisse dans une chaumière ou dans un château. Qu'est-ce que Dieu recherche ? Une âme pure, innocente. Ainsi, si vous êtes née dans une pauvre demeure et que votre âme soit pure, elle deviendra le temple de Dieu, il vous aimera, il vous recherchera. Si vous êtes née dans un hôtel splendide et que votre cœur soit souillé par le péché, Jésus détournera ses regards. Le faste, l'orgueil, l'impureté n'entrent point dans l'étable de Bethléem.

 

Oh ! Fille de Jésus, estimez donc ce qu'il estime, aimez ce qu'il aime ! Refoulez toutes les pensées de vanité, les désirs de plaire, de paraître dans le monde, de porter de beaux vê­tements, d'être remarquée et distinguée. Préférez la grotte obscure où réside l'Enfant divin, et vous serez sûre alors de devenir l'objet de ses complaisances.

 

Demandez-vous encore quelle vie mène Jésus Enfant dans l’étable. C'est, d'abord, une vie cachée. Les autres enfants mènent une vie inutile, parce qu'ils n'ont pas la raison. Jésus a la plénitude de l'intelligence. Il est enfant et il est le Verbe éternel du Père. Il repose, mais son cœur veille. Dans le Cœur de Jésus est un autel d'où s'élèvent vers le ciel des parfums de suavité. Sa vie ne paraît pas remarquable aux yeux des hommes, elle est même fort inconnue de presque tous ; mais elle est très sainte aux yeux de Dieu.

 

En second lieu, chaque instant de la vie de Jésus est une prière au Père éternel. « Vivant toujours, dit saint Paul, pour intercéder en notre faveur. » Marie et Joseph, eux aussi, prient ardemment auprès de la crèche. Quelle admirable trinité de suppliants ! Cette prière puissante rend gloire à Dieu, satisfait pour le monde, apaise la divine justice, sauve le gen­re humain. C'est une prière silencieuse, intime, incessante.

 

Et vous, quand vous priez, vous recueillez-vous dans le silence, et persévérez-vous dans vos demandes ? Aimez-vous une vie humble, ignorée, sans bruit, sans éclat, telle que celle de Jésus Enfant ?

 

Avant de quitter la crèche, saluez encore l'Enfant Jésus, et priez-le de vous bénir ; promettez-lui d'imiter les vertus dont il vous a donné l'exemple, de vous tenir intimement unie à son divin cœur, enfin, d'éviter avec le plus grand soin tout ce qui pourrait l'offenser.

 

L'impératrice sainte Hélène passait de longues heures dans l'étable de Bethléem ; aussi les païens et les Juifs l'appe­laient-ils par mépris la Gardienne d'étable. O Hélène, que nous envions votre bonheur ! Oui, nous sommes toutes avec vous gardiennes de cette chère Étable, plus belle que les palais des rois. C'est aux pieds de l'Enfant Dieu, qui a daigné y naître par amour pour nous, que nous voulons vivre et mourir !

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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