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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 11:04

NOTRE MÈRE IMMACULÉE…                     

VOUS êtes, ô Mère, notre Mère Immaculée, et ce mot remplit notre âme de rêve et de regrets, de doute et d'inquiétude...,  et aussi d'espoir.

RÊVE ! Est-ce possible ? Une nature toute en splendeur et en équilibre; où rien n'est médiocre; où rien n'est trouble; où tout s'harmonise: et l'enthousiasme et la sérénité, et le parfait amour et le parfait détachement, la vie la plus intense et le recueillement de l'immensité par les nuits calmes. Rien, rien de nos incertitudes, de nos inconstances, de nos fièvres, rien de nos violences ou de nos affaissements, rien surtout de nos tentations, rien de nos péchés, de nos inquiétudes et de nos remords. Immaculée ! Sans tache! Toute belle!

REGRETS de n'être pas comme elle... et de sentir cette anarchie installée au cœur de notre être! Folies d'indépendance, orgueils mesquins et sottes rébellions, superbe d'intelligence et larmes d'impuissance à con­naître le tout de rien, rêveries où l'on se leurre d'un réel qui fait mal par un irréel qui déçoit, vanités qui fixent l'âme sur les frivolités ridicules, amours d'un jour que l'on croit éternelles, et surtout ces appels troublants que l'on ose à peine nommer et qui devien­nent parfois si violents qu'ils couvrent toutes les saintes voix. Misère ! Misère !... Et c'est avec tout cela qu'il faut cheminer vers Dieu. Et Vous êtes, Vous, ô Marie, l'Immaculée!!!

DOUTE ! Est-ce possible? Tout ce qui n'est pas sem­blable à nous, nous paraît une chimère. Nous ne con­naissons d'humanité que la nôtre et celle que nous avons perpétuellement sous les yeux : indigente, inconstante, frêle et fragile, folle et frivole, orageuse ou médiocre, tentée ou terne... Et nous ne pouvons croire qu'un exemplaire de cette humanité existe, tellement sem­blable à nous et tellement dissemblable aussi.

INQUIÉTUDE ! Dissemblable! O Marie, ne l'êtes-Vous pas tellement que Vous ne nous comprenez pas ? Vous ignorez tant de choses que nous connaissons, nous, cruellement dans notre âme et notre chair. Vous ignorez les révoltes d'une volonté orgueilleuse : Vous êtes le parfait Fiat. Vous ignorez l'impatience de l'intelligence devant les mystères : Vous êtes la parfaite Croyance...  Vous ignorez ces désirs fous de vie extérieure, prodiguée au dehors dans le mouvement et le bruit : Vous êtes le parfait Recueillement. Vous ignorez l'amour-propre, la vanité : Vous êtes la parfaite Servante du Seigneur. Vous ignorez les rapines faites par l'orgueil à la gloire de Dieu : car Vous êtes le Chantre parfait de la louange divine : « Magnificat ». Vous ignorez pratiquement toutes nos faiblesses et toutes nos fautes.

ESPOIR ! O Mère, Vous nous comprenez pourtant! Car Vous êtes notre Mère. Sans connaître le Mal en Vous, Vous le connaissez dans ces autres Vous-mêmes que sont Vos malheureux enfants. Vous avez l'intel­ligence profonde que l'on a de ceux que l'on aime, de leur faiblesse, de leur inconstance et de leurs bons désirs aussi.

Si vous êtes 1'Immaculée, ô Mère, c'est parce que nous ne le sommes pas.

Si vous êtes la Mère du Christ, c'est parce qu'il a dû venir nous racheter de nos fautes. Si Vous êtes notre Mère, c'est parce que Vous avez dû nous racheter avec Lui. Si Vous êtes notre Avocate, notre Médiatrice, c'est parce que, pécheurs, nous n'osons affronter, sans Vous, la Majesté divine.

O Mère, n'oubliez pas que toute Votre grandeur est faite de toute notre faiblesse et sauvez-nous.

 

Extrait de : AU LARGE – Méditations pour Étudiants. (1960)   Jean Le Presbytre

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