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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 16:31

Le péché originel et ses conséquences…

Vision d’Anne  Catherine Emmerrick. Je vis Adam et Ève se promener pour la première fois dans le Paradis. Les animaux venaient à leur ren­contre et les escortaient, s'attachant davantage à Ève qu'à Adam... Ève s'occupait en général beaucoup plus qu'Adam de la terre et des créatures, elle regardait plus souvent le sol autour d'elle, et semblait plus curieuse. Adam était plus calme, plus tourné vers Dieu.

Parmi tous les animaux, il s'en trouvait un qui s'at­tacha plus que tous les autres à Ève ; c'était une bête extrêmement familière, enjôleuse et docile ; je n'en connais aucune à quoi je puisse la comparer. (Dans Gen. 3. 1 s. le serpent est présenté comme l'animal le plus rusé des champs. Mais il est montré non pas tant comme animal que comme créature diabolique qui mène nos premiers parents à la chute par sa ruse... Le serpent se dresse en paroles contre Dieu, en L'accusant de mensonge, et il se révèle en même temps comme l'ennemi des hommes en poussant par ses discours Adam et Ève à la révolte contre la volonté de Dieu ; (NdT)

Cette bête était en effet toute lisse et mince, comme si elle n'avait pas d'os, ses pattes de derrière étaient courtes et elle marchait debout. Sa queue pointue trainait sur le sol, et elle avait de petites pattes courtes, très haut, près de la tête. Sa tête était ronde et exprimait une ruse remarquable : cette bête avait une langue fine toujours en mouvement. La couleur de son ventre, de sa poitrine et de sa gorge était à peu près blanc jaunâ­tre, et tout son dos était tacheté de brun, presque comme une anguille. Cette bête avait environ la taille d'un enfant de dix ans. Elle tournait toujours autour d'Ève, si docile et folâtre, si agile et si curieuse de tout et de rien qu'Ève éprouvait beaucoup de plaisir en sa compagnie. Mais pour moi, cette bête avait je ne sais quoi d'effrayant, et je la vois toujours aussi distincte­ment. Je n'ai pas vu qu'Adam ou Ève l'aient touchée. Il y avait avant le péché une grande distance entre l'homme et les animaux et je n'ai jamais vu nos pre­miers parents toucher un animal ; et si les animaux étaient plus confiants envers l'homme, ils n'en res­taient pas moins à l'écart.

Lorsqu'Adam et Ève revinrent à l'endroit lumi­neux, une silhouette éclatante, comme celle d'un homme majestueux aux cheveux blancs étincelants, vint à eux et sembla leur donner tout ce qui les entou­rait, leur désignant tout en quelques mots, et aussi leur ordonner quelque chose. Ils n'avaient nulle crain­te, mais écoutaient avec candeur. Lorsque cette sil­houette disparut, ils parurent plus satisfaits, plus heu­reux, ils semblaient mieux comprendre et découvrir un ordre plus grand en toutes choses : et ils en éprouvaient une très vive reconnaissance, mais Adam plus qu'Ève, qui pensait à son bonheur et à ces choses plus qu'à la reconnaissance car elle n'était pas aussi tour­née vers Dieu qu'Adam, son âme se penchait plus vers la nature. Je crois qu'ils se sont promenés trois fois dans le Paradis.

Puis je vis Adam sur la colline lumineuse où il avait été plongé dans le sommeil, lorsque Dieu tira la femme de son côté : il rendait grâce et s'émerveillait. Il se tenait tout seul sous les arbres. Quant à Ève, je la vis s'approcher de l'Arbre de la Connaissance, comme si elle voulait se tenir près de lui. La bête était de nouveau prés d'elle, encore plus folâtre et plus agi­le : Ève fut toute conquise par le serpent et se complut particulièrement en sa compagnie. Alors le serpent grimpa dans l'Arbre, assez haut pour que sa tête fût à la hauteur de celle d'Ève ; il s'agrippa au tronc avec ses pattes et, tournant la tête vers Ève, il lui parla. Il lui dit que si Adam et elle mangeaient de ce fruit de l'Arbre, ils deviendraient libres et ne seraient plus des esclaves ; qu'ils connaîtraient la façon dont ils se mul­tiplieraient.

Adam et Ève avaient déjà reçu de Dieu l'ordre de se multiplier. Mais j'appris qu'ils ne connaissaient pas les desseins de Dieu à ce sujet, et que, s'ils les avaient sus et avaient néanmoins péché, la Rédemption eût été impossible.

Dés lors, Ève ne cessa de penser à ce que lui avait dit la bête, et elle s'enflamma du désir d'en savoir plus ; il se passa en elle quelque chose qui l'abaissait, et j'en frémis. Alors elle se tourna vers Adam, qui se tenait paisiblement sous les arbres, et l'appela, et il vint ; Ève courut à lui, puis fit demi-tour ; il y avait en elle une hésitation et un trouble. Elle marcha, comme si elle voulait dépasser l'Arbre, mais elle s'en appro­cha, du côté gauche, et se tint derrière le tronc...

L'Arbre était plus touffu au sommet, et ses longues branches flexibles recouvertes de feuilles retombaient jusqu'à terre. A l'endroit où se tenait Ève, un fruit particulièrement beau pendait.

Lorsqu'Adam arriva près d'elle, Ève lui prit le bras et lui fit part de ce qu'avait dit cette bête qui parlait, et Adam écouta aussi. Lorsqu'Ève prit le bras d'Adam, c'était la première fois qu'elle le touchait : lui ne la toucha pas, mais tout devint plus obscur autour d'eux.

Je vis que la bête montrait le fruit, sans oser toute­fois le cueillir pour Ève. Mais lorsqu'Ève convoita le fruit, la bête le cueillit et le lui tendit : c'était le fruit d'une grappe de cinq, le plus beau, celui qui se trou­vait au milieu des autres.

Je vis alors qu'Ève s'approcha d'Adam avec le fruit et le lui donna, et que sans son consentement à lui, il n'y aurait pas eu de péché. Je vis que le fruit semblait s'ouvrir dans la main d'Adam qui parut y voir des images. C'était comme s'ils avaient révélation de ce qu'ils devaient ignorer. L'intérieur du fruit était cou­leur de sang et parcouru de veines. Je vis qu'Adam et Ève s'obscurcissaient et qu'ils se tassaient dans leur taille. L'éclat du soleil sembla se ternir. La bête sauta de l'Arbre et je la vis s'enfuir à quatre pattes. Mais je n'ai pas vu qu'Adam et Ève aient mangé le fruit avec leur bouche, comme nous faisons : le fruit disparut entre eux.

Je vis qu'Ève avait déjà péché lorsque le serpent était dans l'Arbre, car elle lui avait remis sa volonté. Je compris à ce sujet quelque chose que je suis inca­pable d'exprimer en paroles : c'était comme si le ser­pent représentait la forme, le symbole de leur volonté, comme celui d'un être par lequel ils pouvaient tout faire et tout atteindre. Et Satan se glissa en cela.

Le péché ne se trouva pas accompli par le seul usage du fruit défendu ; ce fruit renferme en soi la faculté d'une reproduction tout arbitraire, reproduction dans l'ordre des sens, qui sépare de Dieu : il est le fruit de cet arbre qui plonge ses branches dans la terre pour se reproduire en poussant ainsi de nouveaux sur­geons, ceux-ci se multipliant à leur tour de la même façon, même après la chute. Aussi, ayant consommé le fruit dans la désobéissance, l'homme se sépara de Dieu, et la concupiscence s'implanta en lui, et par lui dans toute la nature humaine. Cette usurpation des propriétés du fruit eut en l'homme, qui voulut ainsi satisfaire son désir propre, de funestes conséquences : la division, la déchéance de la nature, le péché et la mort.

Après la création d'Ève, Dieu avait accordé à Adam une bénédiction porteuse d'une faculté permet­tant à l'homme de se reproduire dans la sainteté et la pureté ;  (L'union charnelle ne constitue nullement le péché originel qui. ainsi que le souligne Anne-Catherine Emmerick. est avant tout désobéissance et faute dans l'ordre spirituel. La forme actuelle de la reproduction n'est qu'une conséquence du péché originel. (NdT); cette bénédiction fut retirée à Adam à cause de l'usage qu'il fit du fruit défendu, car je vis le Sei­gneur passer derrière Adam lorsque celui-ci quitta sa colline pour rejoindre Ève (C'est lorsqu'Adam répondit à l'appel d'Ève qui se trouvait près de l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. (NdT)  et lui retirer quelque cho­se ; et il me sembla que le Salut du monde devait sortir de ce que Dieu avait repris à Adam. (Ce que Dieu avait retranché d'Adam devint le « dépôt sacré » dont il sera question dés le chap.  12. (NdT)

Un jour, à la fête de la Sainte et Immaculée Concep­tion de Marie, Dieu m'accorda une vision de ce mystère : je vis la vie physique et spirituelle de tous les hommes comme contenue en Adam et Ève, et gâtée par la chute et mêlée au mal, ce dont les anges déchus tirèrent une grande puissance. Mais je vis également la seconde Personne de la Divinité descendre vers Adam et lui retirer la bénédiction divine, avec une lame recourbée, avant qu'il consentît au péché. Au même moment, je vis la Vierge Marie sortir du côté d'Adam, comme une petite nuée lumineuse qui s'éleva vers Dieu.

Lorsqu'Adam et Ève eurent consommé le fruit, ils furent comme ivres, et leur consentement au péché provoqua de grands changements en eux. Car, le ser­pent étant auprès d'eux, ils étaient pénétrés de son influence, et l'ivraie s'introduisait parmi le bon grain.

La circoncision a été établie comme un signe de châtiment et d'expiation : de même que le premier surgeon de la vigne est émondé, pour éviter que le vin ne devienne aigre, mauvais et inutilisable, de même l'homme fut soumis à ce rite, comme s'il devait par là retrouver sa noblesse.

Lorsque la réparation de la chute m'était montrée sous forme de visions, je voyais Ève qui, à peine issue du côté d'Adam tournait déjà la tête vers le fruit défendu et courait vers l'arbre pour l'entourer de ses bras. Mais je voyais en même temps, dans une vision opposée, comment Jésus, né de la Vierge Immaculée, se hâtait vers la Croix et la serrait dans ses bras, et comment la descendance de nos premiers parents, souillée et dispersée par la faute d'Ève, retrouvait sa pureté grâce aux souffrances de Jésus ; il m'a été montré comment la convoitise et ses troubles doivent être extirpés de la chair par les douleurs de l'expiation. (Le thème de l'expiation est l'un des plus importants dans la vie et les écrits d'Anne-Catherine Emmerick. (NdT)

J'ai toujours ainsi compris les mots de l'Épître aux Galates selon lesquels le fils de la servante n'a point de part à l'héritage : par ce terme « ser­vante » on doit entendre la chair et les soumissions serviles qu'elle engendre. (Ces soumissions ne sont pas limitées à la sexualité, mais se manifestent dans toutes les convoitises de la chair : gourmandise, paresse, envie,  intempérance, luxure etc. (NdT)

Le mariage est un état de pénitence, qui exige le renoncement, la prière, le jeû­ne, la pratique de l'aumône et dont le but est l'accrois­sement du Royaume de Dieu.

Extrait de : Les mystères de l’ancienne Alliance. Anne Catherine Emmerick.

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

 

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