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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 16:13

 

DEMANDES DE NOTRE-SEIGNEUR…            

En échange de tant de grâces exceptionnelles, Jésus ne demandait à la Communauté que deux pratiques dont nous allons dire un mot rapidement : l'Heure sainte et le Rosaire des saintes Plaies.

A l'époque du choléra qui, en 1867, fit tant de victimes dans la région chambérienne, Nôtre Seigneur témoigna le désir que, tous les vendredis, l'Heure sainte fût faite par cinq Sœurs dont chacune serait chargé d'honorer une de ses Plaies.

La Très Sainte Vierge unit sa demande à la demande de son divin Fils, par ces paroles où perce un douloureux regret :

« Il n'y a aucune Maison sur la terre où les saintes Plaies de Jésus soient honorées tout particulièrement le vendredi soir... Il faut pendant cette heure contempler ces saintes ouvertures et vous y enfoncer. »

Elle apprend à l'heureuse privilégiée comment devrait s'accomplir ce pieux exercice : « Ma fille, lui dit-elle, la première fois que j'ai contemplé  les Plaies de mon cher Fils, c'est lorsque son très saint Corps fut déposé entre mes bras. J'ai médité ses douleurs et j'ai tâché de les faire passer dans mon cœur... J'ai regardé ses pieds divins l'un après l'autre..., de là je suis allée à son Cœur, où j'ai vu cette grande ouverture, la plus profonde pour mon Cœur de Mère..., j'ai contemplé la main gauche, puis la droite, et ensuite la couronne d'épines. Toutes ces Plaies me perçaient le cœur!... Voilà ma Passion à Moi !... — Sept glaives sont en mon cœur, et c'est par mon cœur qu'il faut honorer les Plaies sacrées de mon divin Fils !... »

Ce fut environ à la même époque (1868-1870) que, pour entrer dans les intentions de Nôtre Seigneur, les Supérieures établirent la récitation quotidienne du « Rosaire des Saintes Plaies ».

Voici comment nous avons coutume de réciter ce rosaire :

Comme introduction, avant les dizaines, la belle prière inspirée à un prêtre de Rome :

« O Jésus, divin Rédempteur, soyez-nous miséricordieux pour nous et pour le monde entier. —  r. Amen.

« Dieu fort, Dieu saint, Dieu immortel, ayez pitié de nous et de tout le monde. — r. Amen.

« Grâce, miséricorde, ô mon Jésus, pendant les dangers présents ; couvrez-nous de votre Sang précieux. — r. Amen.

« Père Éternel, faites-nous miséricorde par le Sang de Jésus-Christ votre Fils unique; faites-nous miséricorde, nous vous en conjurons.R. Amen, « amen, amen. »

Sur les petits grains :

« MON JÉSUS, PARDON ET MISÉRICORDE.

r. PAR LES MÉRITES DE VOS   SAINTES PLAIES. »

Sur les gros grains :

« FÈRE ÉTERNEL, JE VOUS OFFRE LES PLAIES DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.

r. POUR GUÉRIR CELLES DE NOS AMES. »

Ces deux dernières invocations sont celles qu'avait indiquées Nôtre Seigneur lui-même et auxquelles Il a fait des promesses si belles !

En 1912, l'Église les a enrichies de 300 jours d'indulgence chacune en faveur des Religieuses de la Visitation.

Ce ne fut pas sans difficulté que les Supérieures purent faire adopter la récitation du Rosaire des saintes Plaies ; de même qu'à Paray, par un zèle extrême de la Règle, on se permit plus d'une réclamation. Et nos Mères, ainsi que la pauvre Converse, en recueillirent bien des souffrances.

Mais Notre-Seigneur les encourageait : « Ma fille, les grâces de Dieu ne sont pas données sans qu'il y ait de la difficulté pour accomplir mes volontés... Mais, plus vous rencontrerez d'oppositions et d'obstacles, plus ma grâce sera abondante.

« Il ne faut rien craindre, il faut marcher pardessus les obstacles; là est le vrai amour... Celui qui vous tient ne peut être ébranlé : toujours je serai votre défenseur !... mais il faut cette souffrance. »

Dieu le Père, tenant une clé à la main, semblait menacer d'un air sévère : « Si vous ne faites pas ce que je veux, je fermerai les Sources et je les donnerai à d'autres. »

Avec une fermeté pleine de patience et d'humilité, nos Mères Thérèse Eugénie et Marie Alexis parvin­rent à faire accepter cette pratique, si peu onéreuse du reste. — Jésus les soutint manifestement :

Une Sœur, dont la haute intelligence et le solide jugement faisaient autorité dans le Monastère, se trouvait la plus fortement opposée à la nouvelle dévotion. Or, elle vit un jour venir à elle l'humble Converse, chargée d'un message de la part du Maître ; elle s'entendit révéler une chose absolu­ment secrète, qui s'était passée entre elle et Lui, dans l'intime de son âme, chose qu'elle n'avait jamais confiée à personne... et que, dès lors, Sœur Marie Marthe ne pouvait savoir que de Dieu...

Devant une telle preuve, la Sœur se rendit loyalement, et voulut réparer son opposition passée en faisant de petites images des saintes Plaies, pour en propager le culte.

« La dévotion à mes Plaies est le remède pour ce temps d'iniquité, assurait le Sauveur. C'est Moi qui le veux : il faut faire vos aspirations avec grande ferveur. »

« Ma fille, je vois tout, je compte tout. — Dis à ta Mère que, chaque aspiration qu'elle fait, j'en tiens compte. Il faut qu'elle fasse tout ce qu'elle  pourra pour  maintenir le chapelet de la miséricorde.

« Je suis content de vous voir honorer mes saintes Plaies : je puis maintenant déverser plus largement les fruits de ma Rédemption.

« Il faut que vous, qui connaissez mes volontés, soyez doublement ferventes... Si vous vous relâchiez dans la dévotion à mes Plaies, vous perdriez beaucoup.

« Comme il y a une armée dressée pour le mal, il y a aussi une armée dressée pour Moi. — Avec cette prière, vous êtes plus puissante qu'une armée  pour arrêter mes ennemis.

« Vous êtes bien heureuses, vous à qui j'ai appris la prière qui me désarme : Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes Plaies. « — Les grâces que vous recevez sont des grâces de feu... Elles viennent du Ciel, il faut qu'elles retournent au Ciel...

« Dis à ta Supérieure qu'elle sera toujours exaucée pour quelque besoin que ce soit, lorsqu'elle me priera par mes saintes Plaies, en faisant dire le Rosaire de la miséricorde.

« Vos Monastères attirent les grâces de Dieu sur les diocèses où ils se trouvent; quand vous offrez à mon Père mes saintes Plaies, je vous regarde comme tendant les mains au Ciel pour avoir des grâces !... — En vérité, cette prière n'est pas de la terre, mais du Ciel !... elle peut tout obtenir !

« Il faut le dire à ta Mère, se le rappeler, l'écrire pour l'avenir, afin que vous y ayez recours de préférence. »

Les recommandations de Notre-Seigneur n'ont pas été vaines. L'usage s'est maintenu du recours quotidien à cette prière du ciel. Que surgissent de grandes difficultés, des besoins graves, des dangers menaçants, les invocations se font plus nombreuses et plus pressantes...

Et après une expérience de cinquante ans, la Communauté peut déclarer qu'elle a toujours eu à se féliciter de sa confiance ! Ce n'est pas que les épreuves nous aient été épargnées, ni que la mort ait espacé ses visites... Loin de là ! Mais l'épreuve elle-même s'adoucit de tant de consolation ! Et les morts sont si douces à l'ombre des saintes Plaies !

(À suivre)

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation1937

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