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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 22:42

 

Avant le péché originel, Adam et Ève étaient fort différents…  

Avant le péché originel, Adam et Ève étaient fort différents de ce que nous, misérables humains, som­mes à présents ; mais à cause de l'usage qu'ils firent du fruit défendu, ils reçurent un devenir formel et tem­porel, et tout ce qui en eux était spirituel se mua en chair, matière, instrumentant et réceptivité. Aupara­vant, ils étaient un en Dieu, et leur volonté ne faisait qu'une avec celle de Dieu ; désormais, ils sont divisés en leur volonté propre, qui est égoïsme, concupiscence, impureté. En cueillant le fruit défendu, l'homme se détourna de Dieu, son Créateur, et ce fut comme s'il  usurpait le pouvoir de créer. Dans l'être humain, toutes les forces, les actions et les qualités, et leurs relations entre elles et avec la nature entière, sombrèrent au niveau de la matière, dans l'ordre corporel, et empruntèrent toutes sortes de formes et d'expressions. A l'origine, l'homme avait été établi par Dieu maître de toute la création ; désormais, tout se trouvait en lui abaissé au niveau de la nature, il était comme un seigneur que ses esclaves eussent soumis et lié, et il devait à présent lutter et combattre contre ces escla­ves. Je ne suis guère capable d'exprimer ces choses : c'est comme si l'homme avait possédé en Dieu l'origi­ne et le centre de toutes choses, et comme s'il les avait ramenées à soi, si bien que ces choses étaient deve­nues ses maîtres.

J'ai vu l'intérieur de l'homme, tous ses organes, comme l'image de toutes les créatures et de leurs rela­tions entre elles ; (Créé à l'image de Dieu et à sa ressemblance, l'homme récapitule en soi toute l'harmonie mystérieuse de l'univers. (NdT); il récapitule en lui toutes choses, des astres jusqu'aux plus petits animaux, comme si ceux-ci étaient par la chute de l'homme tombés eux-mêmes dans le corporel et le périssable (Le péché est un désordre qui. non seulement lèse celui qui le com­met, mais atteint toute l'harmonie du plan divin de la Création. (NdT). Tout ceci s'harmonisait en l'homme, mais il brisa cette harmo­nie et dut désormais travailler, lutter et souffrir à cause de sa faute. Je ne peux exprimer cela plus clai­rement, car je suis moi-même un membre de l'huma­nité déchue.

L'homme a été créé pour combler les rangs laissés vides par les anges rebelles. Sans le péché originel, il se fût multiplié jusqu'à ce que le genre humain atteignît le nombre des anges déchus, et la création eût alors été achevée. Si Adam et Ève avaient vécu une seule génération sans pécher, ils ne seraient jamais plus tombés ensuite. Je suis assurée que le monde ne finira pas tant que le nombre des anges rebelles ne sera pas obtenu et que tout le froment n'aura pas été séparé de la balle.

J'ai eu un jour la vision globale de TOUT le péché, en son incommensurable étendue, et de TOUT le salut. J'ai contemplé clairement tous les mystères, je les ai compris avec précision, mais il m'est bien impossible d'exprimer cela en paroles. J'ai vu le péché, depuis la chute des anges et la faute d'Adam, jusqu'à nos jours, avec la totalité de ses innombrables ramifications, et j'ai vu également toutes les préparations de la Rédemption et du Salut, jusqu'à la venue et la mort de Jésus. Jésus m'a montré le prodigieux mélange et l'in­croyable désordre qui règnent en toutes choses, et tout ce qu'il a accompli depuis l'origine pour 1a purifi­cation et la restauration de l'univers.

Lors de la chute des anges, beaucoup décrits mauvais vinrent sur la terre et infestèrent les airs ; j'ai vu nombre de choses saturées et possédées de toutes sortes de façons par leur fureur.

Le premier homme était une image de Dieu, il était comme le ciel. Tout était un avec lui et en lui : sa forme était une expression de la forme divine. Il devait recevoir et posséder la terre et les créatures, mais en les tenant de Dieu et en l'adorant. Cependant, il était libre, c'est pourquoi il fut confronté à l'épreu­ve, à ce qui lui était interdit : manger du fruit de l'Ar­bre. A l'origine, tout était uni et semblable ; lorsque s'éleva la petite hauteur, la colline lumineuse sur laquelle se tenait Adam, et lorsque se creusa la vallée toute blanche et semée de fleurs minuscules, comme de la poussière, le Tentateur s'approcha.

Après la chute, tout changea. Toutes les formes de la création se réalisèrent et s'éparpillèrent, tout ce qui était uni se diversifia, tout ce qui était un se multiplia ; Adam et Ève ne restèrent plus tournés vers Dieu seul, mais se fixèrent en eux-mêmes ; c'est alors qu'ils ne furent plus un, mais deux, (Le péché est rupture de l'unité qui a sa source en Dieu, il est divi­sion : Adam et Ève. se détournant de Dieu, sont divisés et s'affrontent désormais. (NdT), puis bientôt trois, et fina­lement une multitude. Ils étaient des images de Dieu, ils devinrent simplement le complément l'un de l'au­tre, produisant en eux-mêmes l'image du péché. Ils furent ainsi entraînés dans une relation avec le cercle des esprits rebelles. Ils conçurent à partir d'eux-mêmes et furent tributaires du sol, et les anges déchus établirent leur domination sur eux et sur la terre, si bien qu'il en résulta une infinie variété de péchés, de culpabilité, de misères, à cause du mélange des hom­mes entre eux et de leur dispersion dans la nature amoindrie par la faute originelle.

Mon Fiancé (C'est ainsi qu'Anne-Catherine Emmerick nommait Jésus-Christ. (NdT) me montra toutes ces choses très clairement, de façon précise et compréhensible, de façon bien plus exacte que tout ce que nous percevons des événements de la vie quotidienne, et je pensais qu'un enfant serait tout à fait capable de les compren­dre. Pourtant, je ne peux plus guère exprimer ces réa­lités.

Il me fit voir le plan et les voies du Salut depuis l'origine, et tout ce qu'il a accompli. J'ai reconnu l'inexactitude de cette idée selon laquelle Dieu n'avait pas besoin de se faire homme, ni de mourir sur la croix, étant fort capable de procéder tout autrement pour nous sauver, grâce à sa Toute-Puissance. En fait, il a réalisé tout ceci en toute perfection, miséricorde et justice. Dieu ne connaît point de nécessité. Il réalise tout ce qu'il produit. Il est Celui qui est.

J'ai vu Melchisédech comme un ange, préfigurant le Christ. Prêtre Eternel venu sur la terre. Comme le sacerdoce est en Dieu de toute éternité, il était prêtre dans l'ordre éternel, en tant qu'ange.

J'ai vu tout ce qu'il a fait pour préparer, fonder, éta­blir et préserver la race humaine, et pour la guider. J'ai vu également Hénoch et Noé, leur rôle et leur signification. Et, à côté de toutes ces figures, il m'a été montré l'empire de l'enfer, toujours à l'œuvre dans l'éclosion, les agissements et les mille formes d'un culte idolâtrique terrestre, charnel, diabolique. Toutes ces choses empruntaient des expressions précises et comparables, issues de pulsions intérieures et secrè­tes, qui incitaient et menaient au péché et à la disper­sion, qui en est la conséquence.

C'est ainsi que tout m'a été révélé, d'Abraham à Moïse, de Moïse aux prophètes, toujours en relation et en correspondance avec notre monde actuel. Ainsi, par exemple, cet enseignement sur une question préci­se : pourquoi les prêtres n'ont-ils plus le pouvoir d'ai­der en opérant des guérisons, pourquoi ne parviennent-ils plus ou si peu à exercer ce charisme ? Ce don du sacerdoce m'a été montré à l'époque des prophètes, ainsi que son origine : j'ai vu, par exemple. Élisée donner son bâton à Gechasi son serviteur, pour le poser sur l'enfant de la Sunamite, qui était mort. Or dans ce bâ­ton se trouvait renfermée toute la puissance d'Élisée, sa mission, de façon toute spirituelle. Ce bâton était le prolongement de son bras, c'était son bras même. C'est à cette occasion que j'ai vu l'origine de la crosse des évêques, du sceptre des rois, et leur pouvoir, tel que la foi le communique, en les liant de façon particulière à ceux qui sont investis d'une mission, et en les tenant à l'écart de tout le reste. Mais Gechazi n'y croyait pas assez, et la mère éplorée s'imaginait ne pouvoir obtenir du secours que d'Élisée lui-même, si bien que des doutes occasionnés par l'obscurcisse­ment humain avaient fait obstacle à la force de Dieu communiquée à Élisée et à son bâton. Je vis cepen­dant Élisée s'allonger sur l'enfant, bouche contre bou­che, main contre main, poitrine contre poitrine, et, par sa prière, ramener l'âme de l'enfant dans le corps. J'ai eu à cette occasion l'explication de cette forme de thaumaturgie, et de sa relation avec la mort de Jésus qu'elle préfigurait. En Élisée, la foi et la grâce divine ouvrirent de nouveau à l'homme les portes du salut et de la rédemption qui avaient été closes par le péché, à la tête, au côté, aux mains et aux pieds (Ces portes sont les Plaies du Christ, que le chrétien doit reproduire en son âme. (NdT). Élisée se coucha, telle une croix de vie déjà préfigurée, sur l'en­fant mort, image d'une croix aux sources fermées, (La croix est instrument de mort, mais, par la mort du Christ elle est devenue dispensatrice de vie. (NdT)  et, par sa prière et sa foi, fit de nouveau circuler en lui la vie et la santé, réparant et expiant les fautes des parents, commises par la tête, le cœur, les mains et les pieds, qui avaient causé la mort de l'enfant.

J'ai vu en même temps que tout cela des symboles sur la mort de Jésus en Croix et sur ses saintes Plaies, et l'harmonie qui existe en tout. Mais j'ai contemplé la plénitude de ce don de la résurrection et de la guérison qui se répandait depuis la mort de Jésus sur la croix dans tout le sacerdoce de son Eglise, et en particulier dans les chrétiens à la foi éminemment solide : car c'est à la mesure de notre vie en Jésus et de notre crucifixion en LUI que les portes de la grâce manifestées par ses Plaies sont ouvertes en nous. J'ai appris beaucoup de choses sur l'imposition des mains, sur la puissance de la bénédiction et sur son action au loin, et tout me fut expliqué précisément en cet exemple du bâton d'Élisée, bâton qui est en quelque sorte prolongement de la main et porteur de sa puis­sance.

Il m'a été montré pourquoi les prêtres, à l'heure actuelle, répandent si rarement des grâces de bénédic­tion et de guérison ; cela m'a été représenté sous forme de symboles, comme toutes les réalités de cet ordre. J'ai vu trois artistes qui modelaient des figures de cire.

Le premier utilisait de la belle cire blanche ; il était lui-même très habile et travaillait avec facilité, mais avait la tête toute pleine de sa propre suffisance et ne portait pas l'image du Christ dans son cœur, si bien que son œuvre avorta. Le second modelait de la cire pâle, mais il était rempli d'amour-propre et prenait son ouvrage si peu à cœur qu'il ne fit rien de bon. Quant au dernier, fort maladroit, il pétrissait avec aliénée et naïveté de la vulgaire cire jaune, et, bien qu'il travaillât avec beaucoup de difficultés, il fit un très bon ouvrage et une image forte expressive malgré la grossièreté de l'exécution. De même, les prêtres tout occupés à disserter de choses mondaines et imbus de sagesse humaine et de fausse science ne pro­duisent rien de bon, alors que quelques-uns, par leur seule pauvreté et simplicité, manifestent la puissan­ce du sacerdoce dans la bénédiction et la guérison. En toutes ces choses, c'était comme si j'allais à l'école, et mon Fiancé m'enseignait comment, de sa conception à sa mort, il avait souffert et expié et répa­ré, et je voyais tout ceci en des représentations de sa vie uniquement. J'ai vu également que l'on pouvait, par la prière et en offrant ses propres souffrances, obtenir la conversion et le salut de nombreuses âmes qui ne travaillent guère sur la terre et sont captives du péché mortel.

J'ai vu aussi comment les Apôtres se sont dispersés sur la plus grande partie de la terre, pour y briser la domination de Satan et y porter la bénédiction, et comment certaines régions étaient tout particulière­ment au pouvoir de l'ennemi : mais Jésus, par son sacrifice parfait, a obtenu aux hommes la puissance de sa bénédiction et l'a solidement établie en eux, en leur envoyant autrefois, et maintenant encore, son Esprit de Sainteté. Et il m'a été montré que ce don, destiné par la force de la bénédiction à soustraire la terre et les pays à la domination de Satan, se trouve évoqué en ces paroles : « Vous êtes le sel de la terre. » C'est pour cela que le sel entre également dans la composition de l'eau bénite.

En ces visions, j'ai vu également combien scrupu­leusement on s'adonne avec passion aux occupations charnelles et temporelles, si bien que toutes les prati­ques issues du refus des bénédictions célestes constituent le sens même de la vie pour beaucoup : prodiges du royaume de Satan, culte de la nature, superstition, magie, magnétisme, science tournée vers l'humain, arts superficielstous les moyens en somme de far­der la mort, de rendre le péché agréable et d'endormir la conscience — sont pratiqués avec une superstitieuse ferveur par ceux-là mêmes qui prétendent déceler dans les mystères de la religion catholique des formes caractéristiques de superstition. Et pourtant ces mys­tères pourraient se célébrer par des rites différents, tandis que ces gens-là mènent leur vie et toutes leurs activités mondaines de façon extrêmement consciencieuse selon des normes analogues — de sorte que seul vienne à être négligé le Royaume du Dieu fait hom­me. C'est ainsi que j'ai également constaté combien on accorde d'importance à toutes les occupations mondaines, au détriment du service de Dieu.

Extrait de : Les mystères de l’ancienne Alliance. Anne Catherine Emmerick.

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