Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 15:22

«Quand les huit jours furent accomplis pour la circoncision de l'Enfant, on Lui donna le nom de Jésus, nom qui avait été indiqué par l'Ange, avant qu'il fût conçu dans le sein de sa Mère, Luc 2, 21.»

La Circoncision était le symbole de l'Alliance de Dieu avec Abraham et sa descendance. On la pratiquait le huitième Jour après la naissance. Elle laissait présumer que celui qui la subissait était un pécheur. L'Enfant Jésus prenait main­tenant la place du pécheur — ce qu'il devait faire par la suite tout au long de Sa vie. La circoncision était un signe et une garantie d'appartenance à la communauté Israélite. La seule naissance ne suffisait pas à introduire un enfant dans la communauté du peuple élu : il fallait un rite spécial, comme il est marqué au livre de la Genèse :

Dieu dit à Abraham : « Et toi, tu observeras mon alliance, toi, et ta race, qui viendra après toi, de génération en génération. Et voici mon alliance qui sera observée entre moi et vous, toi et ceux de ta race : que tous vos mâles soient circoncis. » Genèse 17, 9-11.

La circoncision de l'Ancien Testament préfigurait le baptême du Nouveau Testament. L'une comme l'autre symboli­sait la renonciation de la chair à ses péchés.

La première se faisait par une mutilation du corps, le second par une puri­fication de l'âme.

La première incorporait l'enfant à la com­munauté Israélite, le second l'incorpore à la communauté du nouvel Israël, qui est l'Église. Le mot «Circoncision» a été utilisé par la suite dans l'Écriture pour signifier le sens spirituel de l'application de la Croix à la chair par la pénitence personnelle. Le Deutéronome parle clairement de la circoncision des cœurs. Jérémie emploie la même expression. Saint Étienne, dans le discours qu'il fit au Sanhédrin avant d'être lapidé, accusa ses auditeurs d'être des incirconcis d'oreille et de cœur. Le Fils de Dieu, en Se soumettant à ce rite dont Il n'avait nul besoin, puisqu'il était sans péché, satisfaisait à une exigence de la nation à laquelle Il appar­tenait comme homme. Il se soumettrait de la même manière à toutes les autres lois hébraïques. Il observa la Pâque et le Sabbat; Il participa aux diverses fêtes et obéit à la Loi mosaïque, jusqu'au jour où Il lui donna son plein accomplis­sement en réalisant d'une manière spirituelle tout ce qu'elle préfigurait des faveurs divines.

Dans la circoncision du divin Enfant on trouve cette obscure insinuation du Calvaire qu'est la première effusion de sang. L'ombre de la Croix s'étendait déjà au-dessus d'un Enfant de huit jours. Sept fois Il devrait verser Son sang, celle-ci était la première. Les autres seraient: l'Agonie au jardin des Oliviers, la Flagellation, le Couronnement d'épines, la montée au Calvaire, la Crucifixion et le percement de Son Cœur. Mais, chaque fois qu'on trouve une évocation du Calvaire, on trouve aussi une évocation de la gloire : c'est au moment où, déjà, Il verse Son sang, dans une anticipation du Calvaire, qu'il reçoit le nom de Jésus.

Un Enfant de huit jours commençait dès ce moment l'ef­fusion de sang que Son âge mûr devait achever. Prélude du Calvaire: le berceau était teint de sang. Le Précieux Sang commençait son long pèlerinage.

Au huitième jour de Sa naissance, le Christ obéissait à une loi dont Il était Lui-même l'Auteur, une loi qui devait trouver en Lui son ultime application. Le sang humain avait été souillé par le péché, et voici que déjà coulait le sang qui devait effacer le péché. De même que l'Orient reflète au crépuscule les couleurs du couchant, ainsi la Circoncision reflète d'une certaine ma­nière le Calvaire.

Fallait-il donc que Jésus commence tout de suite à nous racheter ? La Croix ne pouvait-elle attendre? Il y aurait un temps aussi pour elle.

Venant directement des bras de Son Père céleste dans les bras de Sa mère terrestre, le Christ est porté par les bras maternels à Son premier Calvaire. Plus tard, Il sera de nouveau enlevé des bras de Sa mère, après le broiement de Sa chair sur la Croix, lorsqu'aura été accomplie toute la volonté de Son Père.

Extrait de : La vie de Jésus (1960) Mgr Fulton Sheen.

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article

Repost 0
Published by elogofioupiou - dans Vraie doctrine
commenter cet article

commentaires

Présentation

Recherche

Liens