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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 14:57

La contrition est l'acte par lequel l'âme se détourne du péché et se retourne vers Dieu pour lui demander pardon et pour implorer en même temps le secours de sa grâce afin de ne plus pécher à l'avenir.

Il y en a deux sortes : la contrition imparfaite et la contrition parfaite.

La contrition est imparfaite lorsque le motif de notre regret du péché est le mal que le péché nous cause à nous-mêmes : par exemple, la perte du droit au ciel et le châtiment de l'enfer auquel nous aurions été condamnés si la mort nous avait surpris en état de péché.

La contrition imparfaite suffit pour obtenir le pardon des péchés lorsqu'elle est accompagnée de la réception d'un des trois sacrements que Notre -Seigneur a institués pour la rémission des péchés : le Baptême, la Péni­tence et l'Extrême-Onction.

La contrition est parfaite lorsque le motif de notre regret est le mal que le péché fait à Dieu : offense à sa majesté, à sa sainteté, révolte contre son autorité sou­veraine, mépris de son amour, souffrances de Notre -Seigneur, etc. Autrement dit, la contrition parfaite consiste à regretter le péché par un motif d'amour.

Et c'est précisément parce que la contrition est une des variétés de l'amour de Dieu, qu'elle obtient le par­don du péché sur-le-champ et avant même la réception du sacrement de Pénitence. Il faut cependant que cet acte contienne la résolution au moins implicite d'accuser ses péchés à sa prochaine confession.

Il est donc d'une souveraine importance de faire souvent des actes de contrition ou de charité parfaite, puisque ces actes ont la vertu d'assurer en nous l'état de grâce. En agissant de la sorte, on se conforme à l'esprit de l'Eglise qui tâche par tous les moyens d'in­culquer dans l'âme des fidèles l'esprit de contrition. A cette fin elle consacre deux périodes de l'année — l'Avent et le Carême — à l'acquisition de cette vertu. En effet, la pénitence dont elle nous recommande la pratique au cours de ces deux périodes, c'est d'abord et surtout la pénitence intérieure, c'est-à-dire la con­trition. On peut, pour des raisons valables, être exempté de la pénitence extérieure et du jeûne; mais personne n'est exempté de la pénitence intérieure, parce que nous sommes tous des pécheurs; et c'est l'intention de l'Eglise que nous répétions souvent des actes de contri­tion pendant ces temps consacrés à la pénitence afin d'en acquérir l'habitude pour le reste de l'année.

Quant aux formules, elles sont nombreuses et nous pouvons les varier à l'infini.

Nous possédons d'abord celle que nous avons ap­prise dès notre enfance et que notre langue a consacrée sous le titre d'Acte de contrition. C'est un acte de contrition parfaite, car tous les motifs de regret qu'il contient sont tirés de l'offense que le péché fait aux attributs de Dieu.

« Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ, mon Sauveur, je me propose - moyennant votre sainte grâce - de ne plus vous offenser et de faire pénitence.»

Il y a aussi le Confiteor, qui est la formule de contri­tion officielle de l'Eglise. Dans un chapitre précédent, nous avons montré que cette prière est un petit chef-d'oeuvre de contrition parfaite.

On peut encore se servir de formules plus courtes, sous la forme d'oraisons jaculatoires, afin de pouvoir les répéter plusieurs fois au cours de nos journées : « Mon Jésus, miséricorde!», c'est-à-dire: «pardonnez-moi mes péchés ! », ou mieux encore : « pardonnez-nous nos péchés ! » Il suffit, en effet, de faire l'acte de contrition au pluriel pour lui acquérir la valeur d'un acte de con­trition parfaite, puisqu'il contient alors un acte de charité parfaite à l'égard du prochain. C'est ainsi d'ail­leurs que Nôtre-Seigneur nous a enseigné à implorer la miséricorde de Dieu dans le bel acte de contrition qu'il a inclus dans le Pater : « Pardonnez-nous nos of­fenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »

Nous avons d'excellentes raisons de nous attacher à cette dernière formule.

D'abord, à cause de sa brièveté, nous pouvons très bien l'employer à la façon d'une oraison jaculatoire qui peut se répéter plusieurs fois chaque jour, même au mi­lieu des occupations les plus absorbantes.

De plus, le fait qu'elle a été composée par le Fils de Dieu lui-même lui confère une valeur exceptionnelle bien propre à nous inspirer une confiance absolue en son efficacité pour nous-mêmes et pour les autres.

N'oublions pas enfin que chaque fois que nous im­plorons le pardon divin pour nos péchés personnels et pour ceux des autres, nous procurons à Dieu l'occasion d'exercer l'attribut qui, au dire de l'Eglise, est la carac­téristique de sa divine perfection : Sa Miséricorde in­finie.

Extrait de : LES PLUS BELLES PRIÈRES. Léon Lebel S. J. (1950)

Voir aussi: http://elogofioupiou.over-blog.com/article-l-acte-de-contrition-falsifie-ampute-de-sa-partie-la-plus-importante-124166969.html

Elogofioupiou.over-blog.com

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Published by elogofioupiou - dans Prières et méditations
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