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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 21:35

Lorsque le Pape Paul VI prononça un sermon sur la Passion, au cours duquel il dit : "C'est une page extrêmement solennelle et triste qui nous rappelle la rencontre de Jésus avec le peuple juif. Ce peuple était prédestiné à recevoir le Messie ; il l'avait attendu des milliers d'années et était pleinement absorbé dans cet espoir et cette certitude, mais à ce moment précis, c'est à dire quand le Christ vint, parla et qu'il se montra, non seulement ils ne le reconnurent pas, mais ils le combattirent, le calomnièrent, l'insultèrent et finalement le mirent à mort. (Osservatore Romano du 7 avril 1965) (Notez que le Grand Rabbin de Rome Elio Toaff protesta violemment contre cette déclaration le 4 avril 1965)

Le Dr Toaff et le Dr Sergio Piperno, président des Communautés Juives Italiennes adressèrent alors le télégramme suivant au Vatican : "Les Juifs italiens expriment leur stupéfaction inquiète devant l'imputation faite au peuple hébreux de la mort de Jésus que contenait l'homélie du Souverain Pontife prononcée peu avant Pâques, à la paroisse de Notre Dame de Guadalupe et qu'a rapportée la presse Vaticane officielle, renouvelant ainsi l'accusation de déicide, source séculaire de tragiques injustices envers les juifs, que les solennelles affirmations de Vatican II semblaient terminer à jamais." (Il Messagero di Roma, 8 avril 1965) …

Doit-on purger les Évangiles des nombreux passages qui ont un relent d'antisémitisme ? "Peut-on écrit Mgr Carli peut-on légitimement faire assumer par l'Église Catholique en tant que telle une responsabilité aussi énorme, qui en ferait la plus cruelle et la plus vaste association de malfaiteurs qui ait jamais existé à la surface de la terre ? "Les juifs aujourd'hui ne se veulent plus responsables de quoi que ce soit de ce que le Christ a subi de la part de leurs ancêtres, auxquels ils accordent même désormais le bénéfice de la bonne foi ; mais ils exigent de l'Église Catholique d'aujourd'hui qu'elle se sente responsable et coupable pour tout ce que, d'après eux, les juifs ont souffert au cours des deux mille ans écoulés." "Je ne pense pas que l'Église, même en dehors de la seule charité et humilité, puisse adopter officiellement une telle interprétation de l'Histoire. Du moins, elle ne devrait pas s'accuser d'une telle transgression, qui souille son image devant ses fils et le monde entier, avant d'avoir procédé à une investigation détaillée et impartiale, pour laquelle les quelques lignes du schéma conciliaire actuel ne peuvent suffire. "Personne n'entend nier, et tout le monde est prêt à regretter, qu'il ait pu y avoir, plus ou moins par ignorance ou quelquefois par mauvaise foi, des chrétiens à préjugés anti-juifs, de la même manière qu'une certaine littérature rabbinique juive insulta Jésus et la Vierge Marie, inspirant la haine et la malédiction contre les chrétiens. "Mais, bien plutôt que de s'engager dans des procès historiques et d'exiger réciproquement des aveux de culpabilité, il serait beaucoup plus utile à chacun de formuler d'exacts principes doctrinaux, de pratiquer l'estime et la charité, et ainsi de réduire les préjugés mutuels. En ce sens, on peut souscrire aux paroles du grand rabbin du Danemark : "Nous continuerons probablement à demeurer un signe de contradiction mutuelle, mais nous cesserons de nous dévorer l'un l'autre." (cf. Oekoumenikon, 1er août 1963, p. 270)

Donc, à cette condition que "nous ne renions aucun de nos principes".

Pour nous, catholiques, sans renier ni passer sous silence aucun des points contenus dans la Sainte Écriture ou dans la tradition divine et apostolique, "Entreprenons donc de travailler à un texte qui soit acceptable à tous "nos amis juifs", mais qui soit surtout acceptable à tous ceux qui aiment la vérité objective... "Quand bien même les deux mille ans d'histoire seraient remplis, comme le dit la thèse juive, des fautes morales de l'Église envers le peuple d'Israël, cela ne pourrait ni ne devrait rien changer aux termes de la question, telle qu'exprimée par la bouche de Jésus, de St Pierre, St Paul, etc... "La décision transmise par le schéma de 1964 coïncidait avec ce que les juifs proposent et espèrent. Qu'il me soit permis de douter qu'elle soit acceptable en regard de la vérité objective." (Mgr Carli, Palestro del Clero, 1er mai 1965)

Et quelle est la position de l'Église vis à vis de la persécution ? Terme que les juifs associent toujours avec le mot antisémitisme.

L'Eglise réprouve toutes formes de persécutions, de quelque coté qu’elles proviennent. De nouveau tout le monde sera d'accord, mais à la condition que soit clarifiée la phrase quelque fût la période et quiconque en fût responsable".

A entendre et à lire les auteurs juifs, on pourrait croire qu'eux seuls sont victimes de persécutions dans le monde. Dans le monde moderne, seul la persécution anti-juive réveille la conscience démocratique…

Dans son article dans La Palestra del Clero Mgr Carli expose clairement la doctrine catholique sur ce point : "A un certain moment de l'Histoire, Israël rompit l'Alliance avec Dieu, non pas tant pour avoir transgressé les commandements de Dieu ou en d'autres termes pour n'avoir pas rempli les conditions de l'Alliance (il avait si souvent commis ce péché, et Dieu le lui avait toujours pardonné) que parce qu'il avait refusé l'accomplissement de l'Alliance elle-même en refusant Jésus : car "le Christ est l'accomplissement de la Loi" (Rom. X, 4). Dès lors, il ne s'agissait plus des termes accidentels de l'Alliance, mais de sa propre substance. Automatiquement l'élection d'Israël fut annulée ; elle perdit son objet, et les privilèges qui y étaient attachés perdirent leur raison suffisante... Israël finit par s'institutionnaliser en quelque sorte dans une opposition globale, officielle et radicale au Christ et à sa doctrine, en dépit du grand "signe" de la Résurrection du Christ. "La religion Mosaïque, qui par une disposition révélée par Dieu devait aboutir au Christianisme pour y trouver son achèvement et sa perfection, tout au contraire refusa constamment d'adhérer au Christ, rejetant ainsi "la pierre angulaire" posée par Dieu. "Il ne s'agit pas seulement de sa renonciation pure et simple au plan de Dieu (ce qui est déjà une grave faute), mais d'une opposition positive ; sous cet angle, la relation entre le Christianisme et le Judaïsme est bien pire qu'entre le Christianisme et les autres religions. Car Israël seul avait été choisi, avait reçu une vocation, des dons, une histoire, etc., très différents de tous les autres peuples de la terre : dans le plan de Dieu, Israël se rapportait entièrement et complètement au Christ et au Christianisme. Pour n'avoir pas réalisé de sa propre faute cette relation si essentielle, il s'est mis de lui même dans une situation de rejet objectif. Cette situation durera aussi longtemps que la religion judaïque dans le monde refusera de reconnaître et d'accepter officiellement Jésus-Christ. "A mon sens, la Sainte Écriture justifie cette interprétation, et la tradition patristique la confirme".

La rupture entre l'Ancien Testament et le Nouveau n'a cessé d'augmenter, au fur et à mesure que la Torah ou Loi de Moïse fit place à l'influence croissante du Talmud comme source d'inspiration de la religion hébraïque.

Le juif moderne n'étudie pas la Loi de Moïse mais le Talmud, et entre l'Évangile et le Talmud il y a un antagonisme irréductible. …

Cet antagonisme durera-t-il toujours ? Non, répond la doctrine catholique telle que formulée par St Paul, car à la fin des temps, l'ensemble du peuple juif se convertira : "A la fin des temps, la masse des juifs se sauvera ; cette assertion de St Paul est une partie essentielle de l'espérance chrétienne... Les dons de Dieu sont donnés de manière absolue, c'est à dire qu'une fois donnés ils ne sont plus jamais retirés ; mais pour ceux qui les refusent ou qui ne les utilisent pas au moment opportun, ils deviennent des articles de condamnation... "Cette position fut librement acceptée par Israël, et aussi longtemps qu'elle persistera, la condition objective de malédiction demeurera avec toutes ses conséquences. Mais on doit nier catégoriquement qu'une quelconque autorité humaine, qu'elle soit privée ou publique, puisse sous aucun prétexte ou en aucun droit exécuter la punition attachée au jugement divin : Dieu seul peut le faire, de la manière et à l'heure qu'il choisit." (Mgr Carli : Palestra del Clero, 15 février 1965)

Extrait de : Le Judaïsme et le Vatican. (Léon De Poncins)

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Published by elogofioupiou - dans Vraie doctrine
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